Joseph Coomans

peintre belge

Joseph Coomans, né le à Bruxelles et mort le à Boulogne-sur-Seine, est un artiste peintre, illustrateur et graveur belge de style romantique.

Joseph Coomans
Autoportrait avec son fils Oscar
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Lieux de travail
Père
Josse Joseph Coomans (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Jean-Baptiste Coomans (d)
Auguste Coomans
Célestine CoomansVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants

Biographie

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Famille

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Cléopâtre (1877), huile sur toile de Joseph Coomans.

Pierre Olivier Joseph Coomans, né le rue de la Braie à Bruxelles, est le fils de Josse Joseph Coomans (1787-1868), inspecteur de l'enregistrement et des domaines et écrivain, et de Cécile Joséphine Lesprit (1792-1871)[1].

De son premier mariage, en 1847, avec Zoé van Male de Brachène (1807-1848), il est le père du poète Oscar Coomans (1848-1884), dont la naissance engendre la mort de sa mère, laissant Joseph Coomans dans un état de crise profonde. De son second mariage, en 1856, avec Adélaïde Lacroix (1838-1884), il est le père des peintres Héva Coomans (1860-1939) et Diana Coomans (1861-1952), toutes deux établies à New York. Les peintres Auguste Coomans (1825-1892) et Célestine Coomans (1828-1868), sont ses frère et sœur[2].

Formation

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À seize ans, dessinateur talentueux, il est d'abord formé par Pierre Van Hanselaere à Gand et expose, l'année suivante, quatre œuvres (Jeune berger grec ornant d'une guirlande un buste de Pan, Éléonore, épouse d'Henri II roi d'Angleterre, est émue de pitié à la vue de Rosemonde et deux portraits) au Salon de Bruxelles de 1833[3]. Il parfait sa formation sous l'égide de Nicaise de Keyser et le baron Wappers, deux maîtres du romantisme historicisant, à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers. En 1836, il illustre de cinquante-deux gravures l'Histoire de Belgique écrite par son frère aîné[4],[5].

Carrière

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En 1843, introduit à la cour belge par le baron Wappers la reine Louise d'Orléans lui commande Prise de Jérusalem par les Croisés (1841) et La Grande bataille d'Ascalon (1842). En 1843, la souveraine l’envoie en Algérie pour suivre l’armée française en Kabylie. Il y est attaché à l’état-major du maréchal Thomas Robert Bugeaud et y rencontre le peintre militaire Horace Vernet. Ses trois séjours en Algérie (1843, 1844 et 1845) introduisent l’orientalisme dans son œuvre. Il est récompensé d'une médaille de vermeil au Salon de Bruxelles de 1848 pour Dernière charge d'Attila à la bataille de Châlons-sur-Marne, tout en continuant à peindre des sujets orientalistes : danseuses, odalisques, paysages maghrébins, portraits arabes. Il écrit, en 1846, un roman Gzana, Histoire algérienne[6],[5].

En 1854 et 1855, il rejoint le général Aimable Pélissier et suit une partie de la Guerre de Crimée comme peintre militaire. En 1855, après avoir contracté le choléra à Varna, il se rend à Constantinople, puis il se fixe dans les environs de Naples et les fresques romaines de Pompéi lui font progressivement abandonner l’orientalisme au profit de scènes romantiques napolitaines, puis d’un nouveau genre dit « style pompéien ». C'est également en Italie, à Albano Laziale, qu'il se remarie en 1856. Ses toiles rencontrent le succès aux salons des beaux-arts de Brême, Hambourg et Dantzig (1855 et 1856)[5].

En 1860, il s'établit à Paris et évolue alors vers un classicisme académique inspiré par Rome : intérieurs à colonnades, atriums couverts de fresques scénarisant de jeunes femmes dans de poses plus innocentes qu'érotiques. Le succès lui permet de faire bâtir, de 1874 à 1877, une villa pompéienne près du Bois de Boulogne. En 1875, l'état belge lui commande La Coupe de l'Amitié. En dépit de leur virtuosité, les sujets pompéiens de Joseph Coomans n'ont pas le souffle de sa peinture romantique, ni la grandiloquence de Jean-Léon Gérôme, ni l'érotisme de Lawrence Alma-Tadema. Toutefois, sa peinture connaît le succès international par la diffusion gravée et lithographiée de son œuvre et ses nus plaisent au public bourgeois[5].

D’ à , il séjourne à Philadelphie et à New York, y peignant surtout des portraits. Épuisé par le voyage du retour, il meurt, six mois plus tard à Boulogne-Billancourt le [5].

Œuvres dans des collections publiques

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  • Autoportrait de l'artiste avec son fils Oscar, 1852, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, Inv. 12524.
  • Bataille d'Ascalon, 1842, Palais royal, Bruxelles.
  • Soumission des tribus arabes, 1844, Palais royal, Bruxelles.
  • Scène de mœurs arabes. Fête, 1846, Palais royal, Bruxelles.
  • Les premiers pas, Staatsgalerie Stuttgart.
  • La coupe de l'amitié, 1875, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, Inv. 2648.

Honneurs

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Références

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  1. « État-civil de Bruxelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. « État-civil de Gand », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  3. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie des artistes vivans, exposés au Salon de 1833, Bruxelles, H. Remy, , 45 p. (lire en ligne), p. 5.
  4. Adolphe Siret, Dictionnaire historique des peintres de toutes les écoles depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Paris, Librairie Internationale, , 1010 p. (lire en ligne), p. 491.
  5. 1 2 3 4 5 Thomas Coomans 2018, p. 61-63.
  6. J.G.A. Luthereau, Revue de l'exposition des beaux-arts, Bruxelles, Imprimerie photographique, , 215 p. (lire en ligne), p. 196.
  7. Lucien Hochsteyn, L'ordre de Léopold : Liste de tous les dignitaires depuis la fondation de l'ordre jusqu'au 31 décembre 1886, Bruxelles, Lucien Hochsteyn, , 221 p. (lire en ligne), p. 110.

Annexes

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