José Miguel de Barandiarán Ayerbe

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José Miguel de Barandiarán Ayerbe, également connu sous les noms de Jose Miguel Barandiaran, Joxemiel Barandiaran et Aita Barandiaran (« Père Barandiaran »), est un prêtre, chercheur et scientifique basque né le à Ataun, dans le Guipuscoa, au Pays basque espagnol. Il meurt dans sa ville natale le , à l'âge de 101 ans. Au cours de sa longue carrière, il mène de nombreuses recherches dans les domaines de l'anthropologie, de la linguistique, de l'archéologie et de l'ethnologie. Ses travaux portent notamment sur les traditions, les croyances, les coutumes et le patrimoine culturel du Pays basque. Par l'importance de ses recherches et son rôle dans la connaissance et la sauvegarde de la culture basque, il est considéré comme l'une des grandes figures de l'étude scientifique du patrimoine basque.

José Miguel de Barandiarán Ayerbe
En .
Fonction
Membre de l'Académie de la langue basque
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 101 ans)
AtaunVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jose Miguel BarandiaranVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Aita Barandiaran, On Joxe MielVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Rédacteur à
Père
Francisco Antonio Barandiaran Aizpuru (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Académie de la langue basque ()
Sociedad de Eusko Folklore (d)
Académie royale espagnole
Société des sciences Aranzadi (d)
Société d'études basquesVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Biographie

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Enfance

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José Miguel de Barandiaran, dernier-né d'une famille de neuf enfants — cinq garçons et quatre filles — de Francisco Antonio Barandiaran et Antonia Ayerbe, naît le la ferme Perunezarra, dans le quartier de Murkondo, à San Gregorio d'Ataun, au Guipuscoa. Au sein du foyer familial, sa mère lui transmet notamment des légendes, des dictons, des mythes et des croyances populaires, qui contribueront à nourrir son intérêt ultérieur pour l'ethnographie et la culture basques[1].

Comme chez beaucoup d'autres à l'époque, la vocation religieuse a grandi chez lui, guidée par les enseignements de sa mère, qui avait une foi très profonde. À l'âge de quatorze ans, en 1903, il entra au préceptorat de Baliarrain, , où il commença sa formation en vue du sacerdoce, décidé à être ordonné prêtre (d'un autre côté, il n'avait le choix comme métier qu'entre prêtre et mineur). . Il poursuivit ensuite ses études au séminaire de Vitoria-Gasteiz, où il étudia notamment la théologie et les disciplines destinées à sa formation ecclésiastique[2].

De 1914 à 1936

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Il est ordonné prêtre en décembre 1914 et obtient en 1915 sa licence en théologie à l'université ecclésiastique de Burgos. En 1916, il publie à Saint-Sébastien son premier travail, Ataun Erdi Aroan, dans la revue Euskalerriaren Alde. Ses recherches sur la préhistoire et l'ethnographie prennent une nouvelle orientation en 1917, année où il entre en contact avec le professeur Telesforo de Aranzadi, alors professeur à l'université de Barcelone. Avec l'archéologue et professeur Enrique de Eguren, ils constituent à partir de l'été 1917 une équipe consacrée notamment à l'exploration des dolmens du Pays basque, entre autres sur le versant navarrais du massif d'Aralar. Leurs recherches archéologiques et préhistoriques communes se poursuivent jusqu'en 1936[3],[4].

En 1921, il crée la Société d'Eusko Folklore, la revue Annuaire d'Eusko Folklore et la série de publications Eusko-Folklore. Matériels et questionnaires, qui rassemble des mythes et des légendes. De même, en 1923 et 1924, il assiste aux cours de l'abbé Breuil, à la demande de ce dernier. À cette époque, il rencontre des difficultés, telles que la politisation de son travail, avec une forte opposition de ses supérieurs ecclésiastiques d'une part et des milieux anticléricaux d'autre part. Cela ne le gêne pas : son travail est malgré tout reconnu dans les domaines académiques et en dehors. Il est nommé patron régional du Musée du Peuple espagnol de Madrid en 1930 et, en 1934, membre du conseil permanent des Congrès Internationaux d'Anthropologie et d'Ethnologie de Londres. Parmi ses disciples à cette époque figurent, entre autres Julio Caro Baroja (neveu de Pío Baroja) qui lui a demandé de l'inclure dans son équipe de recherche. Au début de la guerre, fiché pour ses recherches, le père Barandiaran s'exile au Pays basque français, où il continue ses recherches.

Au début de la guerre d'Espagne, José Miguel de Barandiaran se trouve à Itziar, où il poursuit ses recherches archéologiques avec Telesforo de Aranzadi. Le , il quitte le Pays basque par mer depuis le port de Mutriku et arrive à Saint-Jean-de-Luz. Il séjourne d'abord à Anglet, puis à l'abbaye bénédictine de Belloc, avant de passer environ une année au séminaire de Bayonne. Il réside ensuite à Biarritz jusqu'en 1940, année où il s'installe définitivement à Sare, en Labourd[5].

Durant son exil en Iparralde, Barandiaran poursuit ses recherches ethnographiques et préhistoriques. À Sare, il organise notamment un important travail de collecte et de recherche et fonde avec ses collaborateurs la société Ikuska, dont le bulletin est consacré aux recherches ethnographiques et préhistoriques. Il poursuit également ses relations scientifiques avec des chercheurs français, notamment dans le domaine de la préhistoire. Georges Laplace figure parmi les collaborateurs et intervenants associés aux activités scientifiques organisées autour d'Ikuska et des études basques à cette période[6].

Après dix-sept années d'exil, José Miguel de Barandiaran obtient l'autorisation de rentrer et revient à Ataun le . Il y reprend progressivement ses recherches archéologiques et ethnographiques dans le Pays basque péninsulaire[5].

Le retour en Espagne

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En octobre 1953, après dix-sept années d'exil, José Miguel de Barandiaran retourne dans son Ataun natal. Quelques jours plus tard, il se rend à l'université de Salamanque, à l'invitation de son recteur, Antonio Tovar, pour inaugurer la nouvelle chaire d'études basques « Manuel Larramendi », où il donne un cycle de conférences consacré à l'état des études basques[7].

Après son retour, il reprend ses recherches archéologiques et ethnographiques au Pays basque. Dès 1954-1955, il recommence notamment les fouilles de la grotte d'Urtiaga, puis poursuit ses recherches sur plusieurs sites préhistoriques, dont Lezetxiki et Aitzbitarte. Il continue parallèlement son activité scientifique et de diffusion des connaissances jusqu'à la fin de sa vie[8].

José Miguel de Barandiaran meurt à Ataun le , à l'âge de 101 ans[8].

Hommages

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Considéré comme le patriarche de la culture basque, Barandiaran est honoré par de nombreuses municipalités basques qui ont donné son nom à des rues : en Biscaye, à Barakaldo, Bilbao, Durango, Galdakao, Ugao-Miraballes, Santurtzi et Sestao ; au Guipuscoa, à Beasain, Errenteria, Saint-Sébastien, Zarautz et Zumarraga ; et à Vitoria-Gasteiz, la capitale de la province d'Alava. En Navarre, il a une place à Pampelune et une rue dans la commune voisine de Orkoien. Hors du Pays basque, une rue lui est dédiée à Santa Fe, près de Grenade.

Il est nommé docteur honoris causa par les universités d'Alcalá de Henares, du Pays basque et de Deusto.

En 1989, il reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts du Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports espagnol[9].

  • La Gran enciclopedia vasca, œuvres complètes formant à ce jour 20 volumes publiés entre 1972 et 1984.
  • El mundo en la mente popular vasca: creencias, cuentos y leyendas, 1960.
  • Paletnografía vasca (concepciones mágicas de Vasconia). Obras completas, Bilbao, volume V, 1974, p. 249-304.
  • Sobre las antiguas religiones de los Vascos. Obras completas, volume V, 1974, p. 435-446.
  • Mythologie basque. Ed. Annales pyrénéennes, traduction de O. de Marliave, 1989, 120 p.
  • Recetas y remedios en la tradicion popular vasca (Colección "Askatasun haizea"), 1989, (ISBN 8471482428)
  • Dictionnaire illustré de mythologie basque. Ed. Elkar, Traduction de M. Duvert, 1993, 372 p.
  • Curso monográfico de etnología vasca (édition et avant-propos de Mª Amor de Beguiristain). Ed. Fundación J-M de Barandiaran, 2000, 173 p.
  • Bosquejo etnográfico de Sara, Ed. Fundación J-M de Barandiaran, 290 p. & Obras completas, (1974), t. VI, 2000, 9-93.

Notes et références

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  1. ↑ (es) Gorka Aulestia, « Estigmatizados por la guerra », Euskaltzaindia,‎ , p. 141- (ISSN 0210-1564, lire en ligne, consulté le )
  2. ↑ (es) Juan Garmendia Larrañaga, José Miguel de Barandiaran. Apuntes acerca de su vida y su obra, Donostia-San Sebastián, Eusko Ikaskuntza, (ISBN 978-84-8419-132-2, lire en ligne)
  3. ↑ (eu) Eusko Ikaskuntza, « BARANDIARAN AYERBE, José Miguel de », Donostia-San Sebastián, Eusko Ikaskuntza (consulté le )
  4. ↑ (es) P. Garmendia, « Bibliografía de obras de T. de Aranzadi », Revista Internacional de los Estudios Vascos, vol. 26,‎ , p. 172- (ISSN 0212-7016, lire en ligne, consulté le )
  5. 1 2 (es) Joxe Azurmendi, « Gasteizko Apaiztegia eta José Miguel Barandiaran », Euskera, vol. 49, no 2,‎ , p. 873-899 (ISSN 0210-1564, lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ Jean-Claude Larronde, « Histoire du VIIème Congrès d'Études Basques », Congrès d'Études Basques (consulté le )
  7. ↑ (es) « José Miguel de Barandiaran », Euskera,‎ (ISSN 0210-1564, lire en ligne, consulté le )
  8. 1 2 (es) Universidad del País Vasco/Euskal Herriko Unibertsitatea, « Jose Migel Barandiaran », Leioa, Universidad del País Vasco/Euskal Herriko Unibertsitatea (consulté le )
  9. ↑ (es) Juan Carlos Ier et Jorge Semprún y Maura, « REAL DECRETO 194/1989 de 17 febrero por el que se concede la Medalla al Mérito en las Bellas Artes, en su categoria de Oro, a las personas que se citan », Boletin de Estado, Madrid, no 47,‎ , p. 5481 (lire en ligne).

Liens externes

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