Jules-Charles Aviat
Jules-Charles Aviat, pseudonyme de Jules-Charles Mauperrin, est un peintre français, né à Brienne-le-Château (Aube) le et mort à Périgueux (Dordogne) le [1].
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Jules-Charles Mauperrin |
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Biographie
modifierFils de Jean Baptiste Mauperrin, marchand blatier, et de Marie Marguerite Doux, Jules-Charles Mauperrin est né le à Brienne-le-Château (Aube).
Après la mort de son père, le , sa mère se remaria avec le fils d'une famille bourgeoise d'Arcis-sur-Aube, Pierre Antoine Aviat, inspecteur à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, avec qui elle eut deux enfants, Marie Antoinette et Albert, qui deviendra aquafortiste et s'installera à Vendôme. Pierre Aviat donne son nom à Jules-Charles, qui devient pour l'état civil : Jules-Charles Mauperrin Aviat.
Le frère cadet de son beau-père, Auguste Louis Aviat (1819-1876) est peintre paysagiste, dessinateur et photographe, c'est sans doute à la suite de son intérêt pour le travail de ce dernier qu'il décide de devenir peintre. Il choisit pour nom d'artiste celui de son beau-père et devient Jules Aviat pour les arts.
Jules Aviat part étudier à Rome de 1867 à 1870. Il y rencontre et devient l'élève du directeur de l'Académie de France à Rome, Ernest Hébert qui l'assiste de ses conseils.

De retour en France, Jules Aviat est l'élève de Jules-Isidore Lafrance, Carolus-Duran et Léon Bonnat[1]. Avec ce dernier, Ernest Hébert et Pierre Puvis de Chavannes, tous les trois ses amis, il participe à la décoration du Panthéon à Paris[1].

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Photographie dédicacée par Ernest Hébert "à Jules Aviat souvenir de son maître et ami", de la fresque de l'abside du Panthéon, exécutée par celui-ci et à laquelle Jules Aviat a participé (collection particulière AS[2]).
Jules Aviat épouse le à Paris[3], Marguerite Françoise Flora Munoz, fille d'un médecin psychiatre parisien d'origine havanaise. Ils eurent cinq enfants.
Vers la fin de sa vie, Jules Aviat se retire à Périgueux où il continue à peindre les notables de la région, ainsi que les paysages verdoyants du Périgord. Le musée d'art et d'archéologie du Périgord de Périgueux conserve plusieurs de ses œuvres. Il était l'ami de Georges Grellet Il meurt le à Périgueux et est inhumé au cimetière Nord de cette ville[4]
- L'atelier 9 rue Pelouze Paris 8ème
- Jules Aviat (avec son frère Albert, l'aquafortiste), dans son appartement de Périgueux.
- L'appartement de Jules Aviat à Périgueux
Jules Aviat aux États-Unis
modifierEn , Samuel Thruston Ballard et son épouse, originaires de Louisville, visitent le Salon des artistes français pour choisir un peintre pouvant réaliser des portraits des membres de leur famille. Ils considèrent que le peintre le plus talentueux, en dehors de John Singer Sargent, est Jules Aviat, et lui demande de venir passer quelques mois à Louisville pour portraiturer leur famille. Jules Aviat accepte et s'embarque sur le paquebot SS La Bretagne au Havre le . Durant son séjour à Louisville, il réalise les portraits du couple Thruston Ballard et plusieurs autres portraits dont celui de la sœur de Samuel Thruston Ballard, Miss Mary Ballard, de son beau frère, Rogers Clark Ballard Thruston[5] et de son fils. Il réalisa également les portraits de Mme Herman D. Newcomb, de Maryon E. Taylor, de Theodore Harris et de Zudie Harris.
Le peintre quitte Louisville en et effectue un périple dans plusieurs villes des États-Unis. Il revint à New York début 1907 et est de retour en France en février de la même année.
- Portraits peints aux États-Unis
Portrait d'un garçon de Louisville (1906), localisation inconnue. Élégante en rose (1907), localisation inconnue. - Portrait de Thomas Lowry de Mineapolis (1906).
Œuvre
modifierJules Aviat expose entre 1876 et 1924 au Salon de peinture et de sculpture puis au Salon des artistes français[1]. Il participe à l'Exposition de Bordeaux (1895), aux Expositions universelles de 1900 à Paris, puis de 1910 à Bruxelles[1].
Mythologie et peinture d'histoire
modifierNéère[6] (1878), localisation inconnue. Zuléika[7] (1885), localisation inconnue. Artémis (1895), localisation inconnue. Charlotte Corday et Marat (1880), musée des Beaux-Arts de Rouen. Charlotte Corday (1899), musée du château royal de Blois. - Sainte Elisabeth de Hongrie soignant un blessé (musée Boucher-de-Perthes)
Portraits féminins
modifierDans ses portraits féminins, Aviat a deux styles : celui qui évoque l'époque de Franz Xaver Winterhalter, en accordant une certaine importance aux accessoires ; dans d'autres œuvres, il recherche le charme des œuvres de Thomas Gainsborough[réf. nécessaire]. Ses portraits féminins le mettait en concurrence avec ceux de Léon Bonnat, Henri Gervex, François Flameng, Ferdinand Humbert et Maurice Chabas.
- Alice Aviat épouse d'Albert Aviat ; collection particulière AS
- Berthe Bousquet née Caron, musée des Beaux-Arts de Troyes.
- Dame à l'évantail (1898), localisation inconnue.
- Madame Jules Caron née Jeaunet (1889), musée des Beaux-Arts de Troyes.
- Adelina Patti (1887), localisation inconnue.
- Portrait de Mme Marguerite Huvet, localisation inconnue.
- Manuela servante cubaine ; collection particulière CS..
- Mademoiselle Suzanne Marsa pastel de 1893 ; Musée de la ville de Rouen.
Portraits d'enfants
modifier- Pierre Aviat, l'un des fils du peintre ; collection particulière AS.
- Denise, l'une des filles du peintre (1884) ; collection particulière AS.
- Marcelle Serratrice, épouse Saitner, petite fille du peintre ; collection particulière RS
- Jacques 6 ans l'un des fils du peintre ; collection particulière JPdM
Portrait masculins
modifierDans ses portraits masculins, il concentre l'éclairage sur les visages et peint ses modèles sur des fonds neutres à la manière d'un Léon Bonnat.
- Pierre Antoine Aviat, Périgueux, musée d'art et d'archéologie du Périgord.
- Portrait du Docteur Guilbert, Périgueux, musée d'art et d'archéologie du Périgord.
- Le Professeur Alban Ribemont-Dessaignes (vers 1909), musée de Vendôme
- Portrait de Paul Bourgès à l'âge de 13 ans (vers 1884), musée des Beaux-Arts de Bordeaux.
Scènes de genre
modifierPaysages et natures mortes
modifierAquarelles
modifier- Les bords du Loir près de Vendôme ; collection particulière AS.
- La porte du Petit château de Sceaux ; collection particulière AS.
- Nature morte au faisan ; collection particulière AS.
- Périgueux vers 1880 avant l'ajout de 23 clochetons à la cathédrale Saint Front, par l'architecte Paul Abadie ; collection particulière AS.
Œuvres dans les collections publiques
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- Abbeville, musée Boucher-de-Perthes : Sainte Élisabeth de Hongrie soignant un blessé, 1879.
- Bayonne, musée Bonnat, Marine, 1887
- Blois, musée des Beaux-arts du château.: « Portrait de Charlotte Corday » 1899 ?
- Bordeaux, musée des beaux-arts : Portrait de Paul Bourgès à l'âge de 13 ans, vers 1884.
- Périgueux, musée d'art et d'archéologie du Périgord :
- Départ pour la chasse ;
- Portrait de la mère de Mme Poix ;
- Portrait d'une jeune femme roumaine ;
- Portrait du Dr Guibert ;
- Portrait de Mme Guibert ;
- Portrait du père de Jules Aviat ;
- Portrait de la mère de Jules Aviat ;
- Portrait du Dr Bardy Delisle.
- Reims, musée des beaux-arts : Portrait du Dr Louis Landouzy.
- Rennes, musée des beaux-arts : Portrait de Madame Gustave Toudouze, 1883.
- Rouen, musée des beaux-arts : Portrait de Mlle Suzanne Marsa, 1893.
- Saintes, musée du Présidial : Portrait du comte Lemercier.
- Troyes, musée Saint-Loup :
- Les Forgerons ;
- Portrait de Berthe Bousquet née Caron ;
- Portrait de Mme Aspasie Caron ;
- Portrait d'homme.
- Vendôme, musée de Vendôme : Le Professeur Alban Ribemont-Dessaignes, vers 1909.
- Vizille, musée de la Révolution française : Charlotte Corday, mort de Marat, 1880.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 Penaud 1999.
- 1 2 Blog Jules Aviat sur Tumblr.com
- ↑ Léon Bonnat était son témoin de mariage.
- ↑ « Saumur. Quoi de neuf sur Georges Grellet, cet illustre inconnu ? L'enquête avance... », in: Le Kioque. Le Journal, Saumur, 29 avril 2019 — lire en ligne.
- ↑ Ce portrait est conservé à la Filson Historical Society, dont la famille Ballard était mécène.
- ↑ Dans le mythologie grèc, selon les sources : Néère (ou Néaera) est l'amante d'Hélios (le soleil) ; elle est la mère de Phaétuse et de Lampétie ; Néère est l'amante de Jupiter, dont elle eut Æglé ; Néère est la femme d'Aétès, ainsi que la mère d'Absyrte ; Néère est la femme du dieu-fleuve Strymon et la mère d'Évadné ; Néère est la fille de Nérée et la femme d'Aléus ou d'Autolycus. Elle fut mère d'Augé, de Céphée et de Lycurgue ; Néère est la fille de Niobé.
- ↑ Zuléika, dans le poème de Byron The Bride of Abydos a également inspiré Eugène Delacroix pour son tableau La Fiancée d'Abydos.
Annexes
modifierSource
modifier- Alain Serratrice, « Jules Aviat », sur Tumblr (consulté le ).
Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, Périgueux, éditions Fanlac, , 964 p. (ISBN 2-86577-214-4), p. 59.

- Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs.

Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
