Julius Schnorr von Carolsfeld
Julius Veit Hans Schnorr von Carolsfeld, né le à Leipzig et mort le à Munich, est un peintre et dessinateur allemand, représentatif du mouvement nazaréen.
| Directeur de musée |
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Ancien cimetière Sainte-Anne de Dresde (d) |
| Nom de naissance |
Julius Veit Hans Schnorr von Carolsfeld |
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| Mère |
Christina Juliana Hempel (d) |
| Fratrie |
Ludwig Schnorr von Carolsfeld Henriette Schnorr von Carolsfeld (d) Charlotte Krug (d) |
| Conjoint |
Marie Schnorr von Carolsfeld (d) |
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| Maître | |
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Ordre bavarois de Maximilien pour la science et l'art () Ordre Pour le Mérite pour les sciences et arts (d) |
Il est l'auteur de nombreuses œuvres d'inspiration biblique. À 17 ans, il entre à l'Académie des beaux-arts de Vienne, puis travaille à Rome et ensuite à Munich pour le roi Louis Ier de Bavière. Il reçoit également des commandes du Royaume-Uni, en particulier pour la cathédrale Saint-Paul de Londres.
Biographie
modifierFils cadet et élève du peintre Veit Hanns Schnorr von Carolsfeld (1764-1841)[1], frère cadet des peintres Ludwig Ferdinand (1788-1853) et Eduard Schnorr von Carolsfeld (1790-1819), Julius Schnorr von Carolsfeld fait partie d'une famille d’entrepreneurs et d’artistes présente à Schneeberg, en Saxe, dès le XVIIe siècle. En effet, la famille Schnorr prospère au départ dans le domaine de l'exploitation minière. D'ailleurs, en 1687, l'empereur Leopold Ier les anoblit pour leur contribution à la vitalité de l'économie saxonne. C'est ainsi que la famille Schnorr devient Schnorr von Carolsfeld[1].
Il est élève à la Thomasschule de Leipzig, puis à l'Académie des beaux-arts de Vienne, à partir de 1811. Il fait partie du cercle d'amis de Ferdinand Johann von Olivier et du mouvement nazaréen. Il entre en dans l'union de Saint-Luc (Lukasbund) formée par les peintres nazaréens et en été 1817 voyage avec Olivier et son frère Ferdinand Ludwig dans la région de Salzbourg, où il peint des paysages, et poursuit son voyage à l'automne en Italie avec le poète Wilhelm Müller. Il visite Venise et Florence et atteint Rome en janvier. C'est à Rome qu'il fait la connaissance de Carl Gottlieb Peschel en 1826.
Il est nommé par le roi Louis Ier de Bavière professeur à l'Académie des beaux-arts de Munich en 1827. Il reçoit en 1842 l'Ordre civil pour le Mérite pour les sciences et les arts. Il est nommé professeur à l'École supérieure des beaux-arts de Dresde en 1846 et dirige la Gemäldegalerie Alte Meister de cette même ville.
Son fils, Ludwig, est le premier ténor à chanter le rôle de Tristan. Il épouse en 1860 la cantatrice Malvina Garrigues qui créera le rôle d'Isolde. Il meurt prématurément en 1865 et est enterré au vieux cimetière Sainte-Anne de Dresde. Julius l'y rejoint sept ans plus tard en 1872.
En 1886, quelques années après sa mort, son fils, Franz Schnorr von Carolsfeld, édite pour la première fois Lettres d'Italie, un recueil des correspondances écrites par son père tout au long de sa vie[1]. Cet ouvrage se compose de deux volets, le premier « Briefe Schnorrs an seinen Vater und andere Familienangehörige », constitué de 65 lettres essentiellement adressées à son père Veit Hanns Friedrich von Carolsfeld, et le second « Briefe Schnorrs an Künstler und Kunstfreunde », constitué de 42 lettres principalement adressées à Johann Gottlob von Quandt (1787-1859), historien et marchand d’art[1].
Art pillé par les nazis
modifierEn , la National Gallery of Art de Washington DC, a restitué un dessin de sa collection, Une branche aux feuilles flétries (1817) réalisé par Julius Schnorr von Carolsfeld, aux héritiers du Dr. Marianne Schmidl (1890-1942), grande-nièce de l'artiste et ethnologue autrichienne assassinée pendant l'Holocauste[2].
Sélection d'œuvres
modifier- Les Parents de Jean visitant la famille du Christ, 1817, huile sur toile, 123 × 102 cm, Berlin, Alte Nationalgalerie[3]
- Annonciation, 1818, huile sur toile, 120 × 92, Alte Nationalgalerie, Berlin.
- Les Noces de Cana, 1820, huile sur toile, 138,5 × 208 cm, Hambourg, Kunsthalle.
- La Fuite en Égypte, 1828, huile sur bois, 120,5 × 114 cm, Düsseldorf, Museum Kunstpalast.
- Ruth dans le champ de Booz, 1828, huile sur bois, 59 × 70, Londres, National Gallery .
- Les Noces de Cana, 1819.
- Portrait de femme avec un luth (Klara Bianka von Quandt), 1820.
- Rodolphe de Habsbourg (résidence de Munich).
- Gravure représentant la bataille de Jéricho.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Patricia Viallet, « Les Lettres d’Italie du peintre nazaréen Julius Schnorr von Carolsfeld. Naissance et affirmation d’une identité artistique », Cahiers d'études germaniques, vol. 2 « L’art épistolaire entre civilité et civisme », no 71, , p. 49-64 (lire en ligne)
- ↑ (en) Associated Press, « National gallery in US returns Holocaust victim's artwork sold under Nazi regime », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ Exposition au Louvre, « De l’Allemagne 1800-1939, de Friedrich à Beckmann », Dossier de l’art, vol. Hors série, no 205, , p.38
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- « Julius Schnorr Von Carolsfeld », Larousse (consulté le ).
- (en) The Metropolitan Museum of Art, German masters of the nineteenth century : paintings and drawings from the Federal Republic of Germany, New York, The Metropolitan Museum of Art ; Abrams inc., New York distributor, , 280 p. (OCLC 1365878135, lire en ligne), p. 16
- (de) Michael Teichmann, Julius Schnorr von Carolsfeld (1794-1882) und seine Ölgemälde, Frankfurt am Main, P. Lang, coll. « Europäische Hochschulschriften / XXVIII, Histoire de l'art » (no 387), , 342 p. (ISBN 3-631-37800-9, BNF 38988913)
- (de) Sabine Fastert, « Schnorr von Carolsfeld, Julius Veit Hans », Neue Deutsche Biographie, vol. 23, , p. 341-343 (lire en ligne, consulté le )
- Patricia Viallet, « Les Lettres d’Italie du peintre nazaréen Julius Schnorr von Carolsfeld. Naissance et affirmation d’une identité artistique », Cahiers d'études germaniques, vol. 2 « L’art épistolaire entre civilité et civisme », no 71, , p. 49-64 (lire en ligne).
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressources relatives à la musique :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Ressource relative à la littérature :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
(en) « Schnorr von Karolsfeld, Julius », dans Encyclopædia Britannica [détail de l’édition], (lire sur Wikisource).