Jérôme Prieur

réalisateur français

Jérôme Prieur, né le à Paris, est un écrivain et cinéaste français.

Jérôme Prieur
Jérôme Prieur en 2018.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (75 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Directrice de thèse
Distinctions
Prix Louis-Barthou ()
Prix Roland-de-Jouvenel ()
Grand Prix du festival de l’histoire de l’art (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Il est l'auteur d'une vingtaine d'essais, d'un roman et de nombreux films documentaires, pour la plupart en rapport avec l'histoire[1]. Il reçoit en 2014 et en 2022 le prix du documentaire décerné par l'Association française des critiques de cinéma et de télévision. En 2024, il est récompensé par le Grand prix du festival de l'Histoire de l'art.

Biographie

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Après un doctorat en lettres modernes[2] et un diplôme d'études supérieures de droit international, Jérôme Prieur participe à diverses revues littéraires, dont Les Cahiers du chemin et Obliques, puis tient la chronique cinéma de La Nouvelle Revue française (1976-1983) et continue à publier ensuite dans diverses revues littéraires.

De 1980 à 1989, il devient producteur pour l’INA et dirige notamment la collection de portraits d'écrivains contemporains Les Hommes-Livres, à laquelle on doit, entre autres, les portraits de Louis-René des Forêts, Henri Thomas, Claude Simon, Maurice Roche, Béatrix Beck, Jean Grosjean, Philippe Jaccottet, André Frénaud, Édouard Glissant, Albert Cossery, Jude Stéfan, Jean Starobinski, Michel Butor, Henry Bauchau, Maurice Chappaz ou encore Pierre Michon[3].

Il a également collaboré au scénario et aux dialogues de quelques longs métrages, dont Le Pont du Nord de Jacques Rivette, Hôtel du Parc de Pierre Beuchot, En compagnie d'Antonin Artaud de Gérard Mordillat, d’après Jacques Prevel, et Paddy d’après Henri Thomas.

Depuis son premier livre paru en 1980, Jérôme Prieur a publié une vingtaine d'essais et de textes en prose, qui tournent pour l'essentiel autour de la question du passé et des images.

Quant à ses films, tous documentaires, c’est essentiellement l’histoire ancienne ou récente qu’ils explorent, mais aussi la littérature et les arts, allant de l'Antiquité à l'Occupation et à la Seconde Guerre mondiale, en passant par la préhistoire du cinéma ou la peinture romane.

Parallèlement, Jérôme Prieur a mené avec Gérard Mordillat un vaste travail autour des origines du christianisme qui a donné lieu à quatre série de films pour Arte d'une quarantaine d’heures au total et à plusieurs livres, dont le retentissement reste considérable : Corpus Christi, L'Origine du christianisme, L'Apocalypse, puis Jésus et l'islam[4].

Avant-première de Les Sentinelles de l'oubli présentée par Jérôme Prieur à la Cinémathèque française, en .

Jean-Marie Salamito, un universitaire catholique spécialiste de la littérature chrétienne antique, a engagé une polémique avec les deux réalisateurs, les accusant d'avoir déformé et isolé de leur contexte des propos d'experts et des citations d'auteurs, dans une perspective antichrétienne[5], ce qui a déclenché la réaction de plusieurs universitaires de renom dont Paul Veyne et Michel Tardieu, professeurs au Collège de France, à l'occasion d'une tribune collective publiée dans le journal Libération le [6]. Dès 2000 et 2001, après la sortie des livres Jésus contre Jésus (1999), et Jésus, illustre et inconnu (2001), un enseignant d'histoire Thierry Murcia, spécialiste du christianisme des origines et de la littérature rabbinique, avait critiqué le parti pris des deux auteurs[7]. Cette thèse, défendue également par Maurice Sartre dans son compte rendu des Chevaliers de l'Apocalypse publié dans Le Monde le , a suscité une tribune de protestation signée par plusieurs des chercheurs, universitaires et spécialistes de la période ayant participé à la série, dont Paul Veyne et Michel Tardieu. Cette tribune, dans laquelle les intéressés assurent que leurs propos n'ont pas été déformés par les réalisateurs, paraît dans Libération le [8].

En 2016, Jérôme Prieur a été professeur invité à l'École polytechnique fédérale de Zürich (ETH) où il a tenu la chaire de Littérature et culture française.

En 2023, il a présidé le cycle cinéma des Rendez-vous de l'Histoire de Blois.

En 2025, la Bibliothèque nationale de France (BnF) et le Mémorial de la Shoah avec le concours du Musée d'Art et d'Histoire du judaïsme (MAHJ) et de la Cinémathèque française ont organisé une rétrospective d'une quinzaine de ses documentaires sous le titre : « D'une guerre à l'autre, 1919-1945 ».

Publications

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Filmographie

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Notes et références

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  1. ↑ Marc Cerisuelo, Yves Hersant et Lanwenn Huon, « Jérôme Prieur », Critique, vol. 884-885, no 1,‎ , p. 95–105 (ISSN 0011-1600, lire en ligne, consulté le )
  2. ↑ Jérôme Prieur, La scène de la fiction (thèse de doctorat en études anglaises sous la direction d'Hélène Cixous), Paris, Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis, (SUDOC 040945995)
  3. ↑ « Livres. Les «Hommes-livres» préservent la littérature contemporaine », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ Fabrice Gabriel, « Jérôme Prieur : « Les livres et les films sont les matériaux différents d’une même aventure mentale » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. ↑ « Les Chevaliers de l'Apocalypse. Réponse à MM. Prieur et Mordillat », de Jean-Marie Salamito : descente aux enfers pour L'Apocalypse de Mordillat et Prieur, Maurice Sartre, lemonde.fr, .
  6. ↑ « Apocalypse, Pourquoi nous ne sommes pas manipulés? » (consulté le ).
  7. ↑ Thierry Murcia, Jésus contre Jésus. Droit de réponse en 101 points, Paris, 2000 et, du même auteur, Réflexions sur Jésus, illustre et inconnu, PDF, 2001.
  8. ↑ Pierre-Antoine Bernheim, Fondation Noésis (Londres), Paula Fredriksen, Université de Boston, Robin Lane-Fox, Université d'Oxford, Yves Yves Modéran, Université de Caen, Marco Rizzi, Université catholique de Milan, Guy Stroumsa, Université hébraïque de Jérusalem, Michel Tardieu, Collège de France et Paul Veyne, Collège de France, « « L’Apocalypse » : nous ne sommes pas manipulés », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. ↑ Samuel Blumenfeld, « « Ma vie dans l’Allemagne d’Hitler » : au cœur du IIIe Reich, prison à ciel ouvert », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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