Kaja Kallas
Kaja Kallas (prononcé en estonien : /ˈkɑjɑ ˈkɑlːɑs/), née le à Tallinn, est une femme d'État estonienne membre du Parti de la réforme (REF). Elle est haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité depuis le .
| Kaja Kallas | ||
Portrait officiel en 2024. | ||
| Fonctions | ||
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| Vice-présidente de la Commission européenne Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité | ||
| En fonction depuis le (1 an, 9 mois et 16 jours) |
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| Président | Ursula von der Leyen | |
| Commission | Von der Leyen II | |
| Prédécesseur | Josep Borrell | |
| Première ministre d'Estonie | ||
| – (3 ans, 5 mois et 27 jours) |
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| Président | Kersti Kaljulaid Alar Karis |
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| Gouvernement | Kallas I, II et III | |
| Législature | XIVe et XVe | |
| Coalition | REF-KESK (2021-2022) REF (2022) REF-Patrie-SDE (2022-2023) REF-E200-SDE (2023-2024) |
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| Prédécesseur | Jüri Ratas | |
| Successeur | Kristen Michal | |
| Présidente du Parti de la réforme d'Estonie | ||
| – (6 ans, 4 mois et 25 jours) |
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| Circonscription | 4e | |
| Prédécesseur | Hanno Pevkur | |
| Successeur | Kristen Michal | |
| Députée estonienne | ||
| – (1 an, 10 mois et 22 jours) |
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| Élection | 3 mars 2019 | |
| Législature | XIVe | |
| Groupe politique | REF | |
| – (3 ans, 3 mois et 25 jours) |
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| Élection | 6 mars 2011 | |
| Circonscription | 4e | |
| Législature | XIIe | |
| Groupe politique | REF | |
| Députée européenne | ||
| – (4 ans, 2 mois et 4 jours) |
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| Élection | 25 mai 2014 | |
| Législature | 8e | |
| Groupe politique | ADLE | |
| Successeur | Igor Gräzin | |
| Biographie | ||
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Tallinn (RSS d'Estonie, URSS) | |
| Nationalité | Estonienne | |
| Parti politique | Parti de la réforme | |
| Père | Siim Kallas | |
| Diplômée de | Université de Tartu Estonian Business School |
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| Profession | Avocate | |
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| Premiers ministres d'Estonie Hauts représentants de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité |
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Elle est députée puis députée européenne entre et . Élue cette année-là présidente du Parti de la réforme, elle remporte la majorité relative lors des élections législatives estoniennes de 2019 mais ne peut former de gouvernement. Elle est nommée Première ministre en et gouverne dans le cadre de diverses coalitions pendant trois ans et demi. Elle remporte à nouveau les élections en 2023.
En , elle renonce à diriger le gouvernement estonien et le Parti de la réforme pour prendre la direction de la diplomatie de l'Union européenne dans la commission von der Leyen II.
Biographie
modifierOrigines et vie privée
modifierKaja Kallas est la fille de Siim Kallas, ancien Premier ministre d'Estonie et commissaire européen[1]. En 2022, elle révèle que lorsqu'elle était âgée de six mois, sa mère Kristi Kallas, sa grand-mère et son arrière grand-mère, ont été déportées en Sibérie lors des déportations soviétiques menées à l'été 1940 en Estonie[2],[3]. Cette déportation pourrait être liée au fait que son arrière grand-père, Eduard Alver, fut l'un des fondateurs[réf. nécessaire] de la république d'Estonie, un des fondateurs de la Ligue de défense estonienne et qu'il a dirigé la police de sécurité et de renseignement en 1921.
En 2002, elle épouse Taavi Veskimägi (en), homme d'affaires et personnalité politique, ministre des Finances du gouvernement Parts. Ils ont un fils. Le couple divorce en 2014. En 2018, elle se remarie avec Arvo Hallik, banquier et investisseur, qui a deux enfants d'une union précédente.
Formation et carrière juridique
modifierKaja Kallas obtient son diplôme d'enseignement secondaire à Tallinn en 1995 puis étudie le droit jusqu'en 1999 à l'université de Tartu et obtient un Bachelor of Arts (BA). Elle vit brièvement en France et en Finlande pendant sa formation en droit européen[4]. Elle rejoint cette année-là le barreau d'Estonie et devient à partir de 2003 membre du conseil de surveillance de plusieurs sociétés estoniennes. À partir de 2007, elle fréquente l'école de commerce estonienne, où elle obtient un Executive Master of Business Administration (EMBA) en économie en 2010[5].
Députée estonienne
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Kaja Kallas adhère en 2010 au Parti de la réforme d'Estonie, la formation fondée par son père. Le , elle est élue au Riigikogu et prend la tête de la commission des Affaires économiques en 2014. Le , elle abandonne son poste lorsqu'elle devient députée européenne.
Elle est de nouveau élue lors des élections législatives de 2019[6], au cours desquelles le Parti de la réforme d'Estonie arrive en tête avec 29 % des voix[7]. Le , elle abandonne à nouveau son poste lorsqu'elle devient Première ministre d'Estonie.
Députée européenne
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Élue au Parlement européen en 2014, Kaja Kallas siège au sein de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE). Elle est membre de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie, et membre suppléante de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs.
En 2015, Kaja Kallas se fait remarquer[réf. nécessaire] grâce à son travail mené sur les réformes du marché numérique unique européen avec l’adoption de son rapport Vers un acte sur le marché unique numérique[8]. Ce rapport appelle des actions ambitieuses afin de lever les barrières qui subsistent dans le monde du numérique et qui entravent la révolution technologique[réf. souhaitée].
Le , elle est élue à la tête du Parti de la réforme d'Estonie, devenant la première femme à occuper ce poste[9].
Élections législatives de 2019 et échec à former un gouvernement
modifierLe , le parti de Kaja Kallas arrive en tête des élections législatives avec 29 % des voix. Le , la présidente de la république Kersti Kaljulaid la charge de former un nouveau gouvernement. Cependant, le , à la suite du vote du Riigikogu, Kallas n'obtient pas la majorité lui permettant de former un gouvernement (45 en faveur et 53 contre)[10]. Selon elle : « l’ego masculin des dirigeants centriste et conservateur l’a emporté. Ils ont préféré s’accrocher à leurs postes, plutôt que de respecter leur promesse de ne jamais s’allier avec [le parti d’extrême droite] EKRE »[11].
Le Premier ministre sortant Jüri Ratas du Parti du centre obtient finalement la confiance du Parlement et est investi après avoir formé une coalition avec EKRE et Isamaa[12].

Première ministre d'Estonie
modifierNomination et premier gouvernement
modifierJüri Ratas annonce sa démission le , alors que le Parti du centre est impliqué dans des soupçons de corruption liés à son financement et à des prêts d'État accordés en retour[13]. Le , Kaja Kallas est de nouveau chargée par la présidente de la république d'Estonie Kersti Kaljulaid, de former un gouvernement[14].
Le , son équipe obtient la confiance du Parlement. Son gouvernement repose sur une coalition entre le Parti de la réforme et le Parti du centre, qui ensemble comprennent 59 députés. Ils bénéficient également du soutien sans participation du Parti social-démocrate (SDE), ce qui porte le total à 70 députés.
Le , dans la matinée, elle prête serment comme Première ministre après une cérémonie dans la cour du palais présidentiel, succédant à Jüri Ratas et devenant la première femme à occuper cette fonction[15].
En , alors que depuis l'été, des milliers de migrants, pour la plupart originaires du Moyen-Orient, tentent de franchir les frontières de la Biélorussie avec la Pologne, la Lettonie et la Lituanie, elle réaffirme son soutien à la Pologne dans cette crise frontalière entre la Biélorussie et l'Union européenne[16].
Deuxième gouvernement et élections législatives de 2023
modifierLe , Kaja Kallas annonce avoir demandé au président de la République, Alar Karis, de relever de leurs fonctions l'ensemble des ministres issus du Parti du centre d'Estonie. Considérant l'accord de coalition comme « périmé », elle a formulé cette demande après que le Parti du centre a voté dans le même sens que le Parti populaire conservateur d'Estonie (EKRE), dans l'opposition, lors de l'examen d'un projet de loi relatif à l'éducation. Le Parti de la réforme propose alors d'ouvrir des négociations avec Isamaa (IRL) et le Parti social-démocrate[17].
Le suivant, un accord de coalition entre le Parti de la réforme, Isamaa et le Parti social-démocrate (SDE) est conclu[18]. Quelques heures plus tard, Kaja Kallas reçoit l'investiture des députés par 52 voix pour et 26 contre afin de former le nouveau gouvernement de coalition[19]. Le nouvel exécutif se compose de quatorze ministres, cinq pour les deux nouveaux partenaires des libéraux, et quatre pour ces derniers, en sus de la cheffe du gouvernement[20]. Le , la nouvelle équipe ministérielle est assermentée devant les députés et entre en fonction[21].
Elle soutient activement les sanctions contre la Russie et la fourniture d'aide militaire à l'Ukraine, dans le cadre de l'invasion de ce pays par la Russie à partir de 2022[22]. Elle gagne même la réputation de « nouvelle dame de fer de l'Europe » pour son intransigeance face à la Russie, contre laquelle elle n'a eu de cesse de réclamer toujours plus de sanctions[23]. Son nom figure alors parmi les éventuels candidats au poste de secrétaire général de l'OTAN[23].
Le , au lendemain des élections législatives, le parti de Kaja Kallas arrive en tête avec 31,24 % des voix. Elle sort ainsi renforcée du scrutin législatif[24],[25],[26]. Il devance notamment Martin Helme du Parti populaire conservateur d'Estonie avec 16,05 % des voix et Jüri Ratas du Parti du centre avec 15,28 % des voix. Il s'agit du meilleur score obtenu par le Parti de la réforme depuis sa création en 1994[27],[28]. Le , la Première ministre invite le SDE et le parti libéral Estonie 200 à entamer des négociations pour la formation d'une coalition[29].
Troisième gouvernement et démission
modifierLe troisième gouvernement de Kaja Kallas entre en fonction le . Il repose sur une coalition avec le Parti de la réforme, Estonie 200 et les sociaux-démocrates[30].
Kaja Kallas soutient la légalisation du mariage entre personnes de même sexe, votée le par le Parlement, par 55 voix contre 34[31],[32].
À partir du , elle se trouve au centre d'une controverse, causée par les révélations de la radio publique ERR relatives à la société de transport Stark Logistics, appartenant partiellement à son mari Arvo Hallik et qui a poursuivi ses livraisons en Russie après l’invasion de l'Ukraine le , malgré les sanctions contre ce pays[33]. Elle refuse de se présenter devant le Parlement pour répondre aux questions des députés. L'opposition réclame alors sa démission, lui reprochant d’affaiblir la crédibilité de son pays[23]. Dénonçant la « duplicité » de la Première ministre, le conservateur Urmas Reinsalu, qui était son ministre des Affaires étrangères jusqu’en , affirme : « La leader d’un gouvernement qui manque de capital moral est aussi une menace sécuritaire, affaiblissant notre crédibilité internationale concernant une politique des sanctions déterminée et un soutien continu à l’Ukraine[23]. » Toutefois, disposant d'une large majorité au Parlement et alors qu'aucun des partis de la coalition gouvernementale ne demande son départ, elle peut se maintenir dans ses fonctions de Première ministre[23].
Le , le gouvernement russe annonce l'avoir mise sur une liste de personnes recherchées pour la destruction de monuments en hommage aux soldats soviétiques[34].
Les élections européennes de se traduisent par une défaite pour le Parti de la réforme, qui arrive en troisième position et perd un siège de député européen.
À la suite de sa désignation comme nouvelle haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kallas remet la démission de son gouvernement le , tout en continuant d'expédier les affaires courantes jusqu'à la nomination de son successeur[35]. Kristen Michal, ministre du Climat et de l'Environnement, est désigné par le Parti de la réforme pour la remplacer et lui succède officiellement le suivant au poste de Premier ministre. Il lui succède également comme président du Parti de la réforme d'Estonie le .
Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères
modifierDurant un temps, Kaja Kallas est pressentie pour devenir la nouvelle secrétaire générale de l'OTAN. Le , peu après les élections européennes, elle est désignée par le Conseil européen pour devenir la nouvelle haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, membre et vice-présidente de la Commission européenne. Elle est la première personne d'Europe de l'Est désignée à cette fonction[36],[37]. Confirmée par le Parlement européen le , elle entre officiellement en fonction le avec les autres membres de la commission von der Leyen II[38].

Selon le journal français Le Monde, ses débuts sont décrits comme décevants par certains diplomates nationaux et du Service européen pour l'action extérieure. Ces diplomates, s'exprimant anonymement, lui reprochent notamment de se soucier quasi exclusivement de la guerre russo-ukrainienne, délaissant d'autres dossiers sensibles, ainsi qu'un « manque de tact » qui a fait échouer plusieurs de ses initiatives, comme son projet d'instaurer un régime de sanctions contre la Géorgie et de fortement accroître l'aide militaire à l’Ukraine. Le journal mentionne également ses déclarations sur la responsabilité du Hamas dans la violation du cessez-le-feu lors de la guerre à Gaza, ce qui lui vaut des critiques de certains observateurs imputant la responsabilité à Israël[39]. Un article d'Euronews en juin 2026 fait également état de tensions internes au sein de la Commission européenne, et explique que ses détracteurs lui reprochent d'abord un certain « franc-parler » allant parfois contre le consensus des 27 États membres de l’UE. D'autres sources reconnaissent toutefois que ce problème est plus « institutionnel », et lié à la fonction de Haute représentante : « elle ne peut pas réussir [estime un diplomate], quelle que soit la personne. Elle n’a pas les outils. Tous les précédents ont échoué, et ce sera pareil pour leurs successeurs. Ce n’est donc pas une question de nom »[40].
Le , Kaja Kallas dévoile un plan de sanctions de l'Union européenne contre Israël, en réponse à la situation dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Celui-ci prévoit notamment de taxer des biens importés de l’État hébreu, ainsi que des sanctions contre les ministres Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, accusés d’« incitation à la haine et de guider la politique d’expansion dans les colonies ». La mise en œuvre de ces sanctions est jugée très incertaine, en raison des avis très divergents entre les États membres[41]. De premières mesures sont toutefois approuvées par le Conseil de l'Europe en , actant des sanctions contre sept colons extrémistes violents en Cisjordanie et douze dirigeants du Hamas, une décision facilitée par la défaite de Viktor Orbán à l'élection présidentielle hongroise de 2026, l'ancien dirigeant bloquant précédemment toute sanction contre Israël[42].
Le , suite au déclenchement de la guerre d'Iran, elle appelle Israël et les États-Unis à « mettre fin aux hostilités en Iran », estimant qu’un arrêt des hostilités est « dans l’intérêt de tous »[43]. En avril, elle déclare que l'Union européenne pourrait étendre l'opération Aspides (menée en Mer Rouge) une fois le conflit terminé, pour assurer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Elle reconnaît toutefois que cette extension, qui pourrait se faire dans le cadre de la Coalition des volontaires, se heurte pour l'instant à un manque de moyens[44]. Le 24 avril, elle déclare en outre, suite à une réunion informelle du Conseil européen, que la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz est « non négociable »[45]. Elle déplore ensuite, début juillet, la reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis malgré le mémorandum d'Islamabad (en) signé en juin, jugeant qu'elle « complique encore davantage des négociations déjà tendues »[46].
En mai 2026, Kaja Kallas critique la proposition de Vladimir Poutine de désigner un médiateur européen pour les négociations de paix entre la Russie et l'Ukraine, désignant l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder. Elle estime que cette proposition est « un piège » car l'Union européenne « ne peut être un médiateur neutre entre la Russie et l’Ukraine, parce que nous sommes du côté de l’Ukraine et nous défendons nos propres intérêts fondamentaux en matière de sécurité », jugeant au final qu'une participation de l'UE aux négociations reste possible mais ne pourrait être que collective[47]. Le , suite à un bombardement de la Russie sur Kiev, Kaja Kallas annonce qu'elle va proposer de nouvelles sanctions contre les « entités soutenant le complexe militaro-industriel russe »[48]. Ce 21e paquet de sanctions est adopté le 23 juillet à Bruxelles, prévoyant notamment de prolonger d'un an le plafonnement du prix du pétrole exporté par la Russie[49].
En , le média Euractiv rapporte que Kaja Kallas aurait comparé l’État d'Israël au régime de l'apartheid, en vigueur en Afrique du Sud de 1948 à 1990. La Haute représentante refuse de commenter ces informations devant la presse. La nouvelle déclenche une forte réaction de l’État hébreu, le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa'ar annonçant le 18 juin que son pays « rompt les contacts » avec Kaja Kallas. Le chancelier allemand Friedrich Merz dit également condamner ses propos[50]. Le même jour, Kaja Kallas répond sur le réseau social X qu'« elle attache une grande importance au dialogue et à la collaboration [entre l'UE et Israël], et qu'elle est disposée à poursuivre dans cet esprit, dans le respect », tout en rappelant que l'Union européenne reste attachée à la solution à deux États et condamne les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie[51].
Décorations
modifierNotes et références
modifier- ↑ « Estonie : la victoire des libéraux devrait porter une femme à la tête du gouvernement », sur L'Express, (consulté le ).
- ↑ « Le vibrant discours de la Première ministre d'Estonie au Parlement européen », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ (uk) Sergiy Gerasymchuk, « Ще далі від Росії: що відомо про нову очільницю уряду Естонії », sur European Pravda, (consulté le ).
- ↑ (en) Silver Tambur, « Estonian candidates for the European Parliament: Kaja Kallas (Reform Party) », sur Estonian World, (consulté le ).
- ↑ (en) Corinne Deloy, « Victory for the centre-right opposition (ER) in the general elections in Estonia », (consulté le ).
- ↑ (en) « Estonia's opposition Reform Party wins general election | DW | 03.03.2019 », sur Deutsche Welle, (consulté le ).
- ↑ Antoine Pacquier, « Kaja Kallas, prochaine première ministre d’Estonie ? », sur La Croix, (consulté le ).
- ↑ « Rapport du Parlement européen », sur Parlement européen, (consulté le ).
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- ↑ Anne-Françoise Hivert, « En Estonie, l’extrême droite défie le gouvernement de l’intérieur », sur Le Monde, (consulté le ).
- ↑ Maria Udrescu, « En Estonie, Juri Ratas reste au pouvoir, au prix d’une alliance avec l’extrême droite qui a le vent en poupe », sur La Libre, (consulté le ).
- ↑ (en) Silver Tambur, « Estonia’s prime minister Jüri Ratas resigns, Kaja Kallas asked to form the government », sur Estonian World, (consulté le ).
- ↑ Belga, « Estonie : l'europhile convaincue Kaja Kallas désignée au poste du Premier ministre », sur RTBF, (consulté le ).
- ↑ Anne-Françoise Hivert, « Kaja Kallas, première femme chef du gouvernement en Estonie », sur Le Monde, (consulté le ).
- ↑ (en) Kallas: Estonia stands with Poland over migrant border crisis, err.ee, 8 novembre 2021.
- ↑ Adeline Louvigny, « Estonie : la coalition gouvernementale s'effondre », sur RTBF, (consulté le ).
- ↑ (en) Marcus Turovski, « Photos: Reform, Isamaa and SDE sign coalition agreement », sur ERR, (consulté le ).
- ↑ (en) Helen Wright, « Riigikogu grants Kallas mandate to form new government », sur ERR, (consulté le ).
- ↑ (en) Helen Wright, « Who's who: Estonia's government July 2022-March 2023 », sur ERR, (consulté le ).
- ↑ (en) Helen Wright et Aili Vahtla, « Estonia's new government takes office », sur ERR, (consulté le ).
- ↑ Karl De Meyer, « Kaja Kallas, une des voix européennes les plus fortes en soutien de l'Ukraine », sur Les Échos, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 « Estonie : la première ministre, Kaja Kallas, déstabilisée par les liens de son mari avec la Russie », Le Monde.fr, (lire en ligne).
- ↑ Olivier Truc, « En Estonie, la première ministre libérale, Kaja Kallas, triomphe aux élections législatives », sur Le Monde, (consulté le ).
- ↑ Marielle Vitureau, « En Estonie, la première ministre, Kaja Kallas, remporte une victoire électorale sans appel », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ (en) Richard Milne, « Estonia’s prime minister Kaja Kallas wins landslide election victory », sur The Irish Times, (consulté le ).
- ↑ (en) Jon Henley, « Estonia’s Kaja Kallas weighs up coalition options after historic election win », sur The Guardian, (consulté le ).
- ↑ (en-US) Kelly Kasulis Cho, « Who is Estonia’s Kaja Kallas, and why is her election win key for Ukraine? », sur The Washington Post, (consulté le ).
- ↑ (en) ERR, ERR News, « Kaja Kallas: Reform inviting Eesti 200, Social Democrats to coalition talks », sur ERR, (consulté le ).
- ↑ « Estonie: le nouveau gouvernement de Kaja Kallas entre en fonction », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « L’Estonie autorise le mariage pour les couples homosexuels », Le HuffPost, (lire en ligne, consulté le ).
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- ↑ « En Estonie, Kaja Kallas fragilisée par les liens de son époux avec la Russie », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Russia puts Estonian PM Kaja Kallas on wanted list », Politico, (lire en ligne).
- ↑ « Kaja Kallas démissionne en vue de devenir cheffe de la diplomatie européenne », L'Orient-Le Jour, .
- ↑ « L’Estonienne Kaja Kallas désignée prochaine cheffe de la diplomatie européenne », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Nelly Didelot, « Kaja Kallas, une femme venue de l’Est pour diriger la diplomatie de l’UE », sur Libération (consulté le ).
- ↑ « Le Parlement européen valide la Commission von der Leyen II », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Philippe Jacqué, « Les débuts décevants de Kaja Kallas, une cheffe de la diplomatie européenne critiquée de toutes parts », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Jorge Liboreiro, « La fronde contre Kallas révèle les faiblesses de la diplomatie de l'UE », sur Euronews,
- ↑ « Guerre à Gaza. La Commission européenne dévoile son arsenal de sanctions contre Israël », sur Courrier International,
- ↑ Cisjordanie : l'Union européenne débloque des sanctions contre des colons israéliens et des responsables du Hamas, « Léa Deseille », sur Toute l'Europe,
- ↑ « Kallas : L'UE travaille avec le Moyen-Orient pour mettre fin à la guerre en Iran - The Times of Israël », sur fr.timesofisrael.com (consulté le )
- ↑ Manon Mazuir, « L’UE pourrait étendre son opération militaire en mer Rouge au détroit d’Ormuz », sur Toute l'Europe,
- ↑ « UE : la liberté de navigation est "non négociable" selon Kaja Kallas », sur Medi1 News,
- ↑ Agence Belga, « Guerre au Moyen-Orient - Les frappes des Etats-Unis et de l'Iran compliquent les négociations, selon Kaja Kallas », sur La Libre Belgique,
- ↑ Max DELANY, « L’Europe ne sera jamais un « médiateur neutre », estime Kaja Kallas », sur La Presse,
- ↑ AFP, « Guerre en Ukraine : la chef de la diplomatie européenne Kaja Kallas va proposer de nouvelles sanctions contre la Russie après les frappes sur Kiev », sur Le Figaro,
- ↑ « Guerre en Ukraine : l'UE s'accorde sur un 21e paquet de sanctions contre la Russie », sur France 24,
- ↑ Philippe Jacqué, « Israël : les désaccords persistent dans l’UE sur la question des sanctions et créent des tensions à la commission », sur Le Monde,
- ↑ Beniamino Morante, « Tensions. Le ministre des Affaires étrangères israélien rompt les relations avec la cheffe de la diplomatie de l’UE », sur Courrier International, 189/06/2026
- 1 2 3 (en) « Kaja Kallas | Eesti Vabariigi Valitsus », sur valitsus.ee (consulté le ).
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- (et) Site officiel
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressources relatives à la vie publique :
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