La Foa
La Foa (prononcé [la fwa]) est une commune française de Nouvelle-Calédonie de la Province Sud. Elle est formée de plusieurs petits regroupements d'habitations, dont le plus important est celui de La Foa (1 437 habitants), situé sur la côte ouest de la Grande Terre, sur la RT1, à 115 km au nord-ouest de Nouméa.
| La Foa Foha | |||
La Passerelle Marguerite. | |||
| Administration | |||
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| Pays | |||
| Collectivité | Nouvelle-Calédonie | ||
| Province | Province Sud | ||
| Aire coutumière | Xârâcùù | ||
| Maire Mandat |
Stevens Kaouda (CE) 2026-2032 |
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| Code postal | 98880 | ||
| Code commune | 98813 | ||
| Démographie | |||
| Population municipale |
3 449 hab. (2025 |
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| Densité | 7,4 hab./km2 | ||
| Ethnie | Européens : 33,6 % Kanak : 31,6 % Wallisiens-Futuniens : 12,2 % Métis : 8,1 % Asiatiques : 2,2 % Tahitiens : 0,7 % Ni-Vanuatu : 0,3 % Autres : 10 % Non déclarés : 1,4 % |
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| Géographie | |||
| Coordonnées | 21° 42′ 41″ sud, 165° 49′ 06″ est | ||
| Altitude | Min. 0 m Max. 1 051 m |
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| Superficie | 464 km2 | ||
| Entité territoriale homogène | Sud-Ouest | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : province Sud
Géolocalisation sur la carte : province Sud
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| Liens | |||
| Site web | www.lafoa.nc | ||
| modifier |
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La commune fait partie de l'aire coutumière Xaracuu.
Géographie
modifierLocalisation
modifier| Moindou | Farino et Sarraméa | Canala | ||
| Lagon Ouest | N | Thio | ||
| O La Foa E | ||||
| S | ||||
| Lagon Ouest | Lagon Ouest | Boulouparis |
Géologie et relief
modifierHydrographie
modifierClimat
modifierPaysages
modifierLa Foa fait partie de la Brousse, sur la côte Ouest de la Grande Terre.
Milieux naturels et biodiversité
modifierUrbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierMorphologie urbaine
modifierLieux-dits, hameaux et écart
modifierLogement
modifierPlanification de l'aménagement
modifierProjets d'aménagement
modifierVoies de communication et transports
modifierRoutes
modifierElle est reliée aux autres communes de cette côte par la Route territoriale 1 (RT 1), qui sert également de rue principale à son village-centre. À la sortie de ce dernier, à Fonwhary, la Route provinciale 5 (RP 5), dite « Route du Col d'Amieu », constitue la première moitié de la transversale traversant la Chaîne centrale pour relier La Foa sur la côte ouest au col de Koh et de là aux villages de Kouaoua ou Canala sur la côte Est en Province Nord. La RP 5 s'étend sur environ 27 km de Fonwhary au col vert à la limite entre les communes de Canala et Sarraméa (et donc à la frontière entre les deux provinces). Ensuite, elle devient la Route provinciale Nord 5 (RPN 5). Cette route est la seule desservant les communes de Farino et de Sarraméa[réf. nécessaire].
Transports en commun
modifierLa commune est desservie par le réseau interurbain de Nouvelle-Calédonie (Raï)[réf. souhaitée].
Transport fluviaux
modifierÉnergie
modifierLa Foa a renforcé ses capacités énergétiques depuis la fin des années 2010, bénéficiant de son fort potentiel d'ensoleillement.
La commune est notamment alimentée par la centrale photovoltaïque Wi-Hâche Ouatom[1]. Inaugurée en , son nom veut dire « rayon de soleil » en langue tîrî. 10 ha sont consacrés au fonctionnement de près de 33 000 panneaux photovoltaïques. Les propriétaires sont les sociétés Enercal et Promosud (respectivement à 51 % et 49 % du capital)[2].
Parmi les efforts en faveur de la transition écologique, l'école primaire Yvonne Lacourt a été munie de panneaux photovoltaïques en [3].
L'année précédente, une unité de dessalement d'eau de mer (avec osmoseur) avait été installée sur la presqu'île de Lebris. Son alimentation est prévue par énergie solaire[4].
La société Enercal, impliquée dans tous ces projets, dispose d'une agence dans la commune[5].
Risques naturels et technologiques
modifierQualité de l'environnement
modifierToponymie
modifierLa Foa vient du terme Foha de la langue kanak de cette région ou nââ Tiri. Selon la tradition orale du vieux pays Tiri, le terme « Foha » désignait, à l’origine, un lieu situé sur le bord de la rivière La Foa où, pour la première fois quelqu’un a parlé dans une langue spécifique à l’endroit, différente de celle pratiquée jusque là par ses pairs. C’est en mémoire de cela qu’un lignage du clan mè Dao (clan du pays Tiri) a porté ce nom. À l’arrivée de la colonisation, ce nom de lignage a donné, par extension et par francisation, le nom du village « La Foa ».Le terme fo signifie « cours d'eau » en nââ Tiri, langue originelle kanak de la région[réf. souhaitée].
Histoire
modifierÉpoque précoloniale
modifierPremiers contacts et colonisation au XIXe siècle
modifier
L'histoire de La Foa commence avec l'arrivée de la colonisation française à Téremba, en 1871. Des explorations menées à partir de ce poste de Téremba, vers le Sud-Ouest, vers les rivières Fonwhary et, plus au sud, celle de La Foa incitèrent le gouvernement colonial, face aux potentialités agricoles de la région, à y fonder un centre de colonisation. Particularité de cette région : une partie du foncier sera occupé par l'Administration pénitentiaire, une autre par la colonisation libre. D'où le terme de "centre de colonisation mixte".
À partir du poste de Téremba, l'Administration pénitentiaire implantera un premier pénitencier agricole, en 1873, dans la petite vallée de Fo Gacheu, à mi distance entre Téremba et La Foa. Neuf sections de concessions pénales seront ensuite créées dans la région : Fonwhary, La Foa urbain (le village) et rural, Méaré, Thia urbain et rural, Pierrat puis à partir de 1888, celle de Farino et en 1891 celle de Tendéa. De 1875 à 1928, la Pénitentiaire installera ainsi près de 750 forçats en cours de peine ou libérés sur ces différents morcellements.
Cet empiètement progressif sur les terres indigènes, ces spoliations successives, ajoutées à d'autres causes plus conjoncturelles (sécheresses, divagation du bétail européen, recrutements de main-d'oeuvre abusifs) provoquèrent un soulèvement des Kanak en 1878. Le conflit, qui débuta par l'attaque, le , de la gendarmerie de La Foa, gagnera une partie de la côte Ouest de la colonie (de Tomo-Boulouparis à Pouembout) et sera maté par une répression militaire violente. Ce conflit fera de nombreuses victimes parmi les insurgés kanak et au moins 193 morts chez les Européens ou travailleurs immigrés. De nombreuses tribus de la région ont alors été rasées, les indigènes restant étant déportés aux îles Bélep et à l'île des Pins. Ce qui laissa une certaine quantité de terres "disponibles" que la Pénitentiaire s'empressa d'occuper, notamment en installant des concessionnaires pénaux à Farino (en 1888) puis à Tendéa (en 1891). La rive gauche de la rivière La Foa également débarrassée de ses habitants originels, fut allotie en 1880 et le gouverneur Courbet y plaça des familles de travailleurs indiens (dénommés "Malabars" ou "Malbars") venus dans la colonie dès 1864 dans le sillage des colons sucriers.
Au fur et à mesure du développement du centre, l'Administration pénitentiaire y déplaça ses centres d'intérêts. Le pénitencier agricole (ferme agricole pénitentiaire) de Fo Gacheu fut fermé en 1890 et l'ensemble des infrastructures pénitentiaires fut établi au lieu-dit aujourd'hui "Le Camp" du nom de l'ancien camp pénitentiaire devenu l'un des quartiers du village. La vaste demeure du commandant fut occupée en 1895.
XXe siècle
modifierLe retrait de l'Administration pénitentiaire du centre s'opéra à partir de 1908 et l'ensemble de ses biens, (immeubles bâtis ou non) furent vendus par lots, aux enchères publiques ou cédés au Service local (ancien nom de l'Administration territoriale). Le centre vit également l'installation de travailleurs engagés indonésiens, venus dans la colonie à partir de 1896, principalement pour servir de main-d'oeuvre aux colons du café. Des travailleurs engagés japonais, en fin de contrat (venus dans la colonie à partir de 1892, travailler dans les mines) s'y installèrent également à partir de 1910, rachetant de petites propriétés agricoles, ou exerçant d'autres activités telles que le commerce, la maçonnerie, le maraîchage. Ils furent arrêtés en , à la suite de l'attaque de Pearl-Harbor, aux îles Hawaï, puis déportés dans des camps de concentration en Australie; leurs biens, placés sous séquestres furent ensuite, après la guerre cédés par l'Etat au Service du Domaine qui les rétrocéda à des particuliers.
La région de La Foa connut également, à partir de 1942 (Seconde guerre mondiale), une présence importante des troupes américaines. L'actuel hôtel Banu fut réquisitionné pour servir de P.C de campagne au général Alexander Patch. Divers sites et propriétés de la région furent ainsi occupés par les troupes U.S : Pierrat : camp d'entraînement du célèbre corps des "Peep troops" du colonel Georges (unité formée des célèbres Jeep américaines qui se distingua ensuite sur divers théâtres d'affrontement de la Seconde guerre). Le secteur de Ouatom fut doté d'un aérodrome militaire, tandis que les propriétés Brinon et Fiori, dans la vallée de Sarraméa furent choisis pour implanter un hôpital de campagne: le 52nd Evacuation hospital.
XXIe siècle
modifierPolitique et administration
modifierAdministration
modifierL'actuel maire de La Foa est Stevens Kaouda, membre du parti Calédonie ensemble élu à la tête d'une liste d'ouverture aux élections municipales de 2026 face à la maire sortante Florence Rolland, qui elle-même avait succédé en 2022 à Nicolas Metzdorf, tous membres du parti Générations NC (dissidence de Calédonie ensemble créée en 2019). Le premier magistrat de la commune a été pendant longtemps, de 1989 à 2008, Philippe Gomès, qui fut également président de l'assemblée de la Province Sud (de 2004 à 2009) puis du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie (de 2009 à 2011). Il est membre de Calédonie ensemble, dont il est le principal dirigeant, après avoir été auparavant un cadre du RPCR. De 2008 à 2020, son ancienne adjointe et autre militante de Calédonie ensemble, Corine Voisin, lui avait succédé[réf. souhaitée].
Le commissaire délégué de la République, qui a pratiquement les mêmes pouvoirs qu'un sous-préfet, et des bureaux annexes de la Province Sud y sont basés. Par le passé, La Foa fut le chef-lieu de la Région Centre créée par le statut Fabius-Pisani de 1985 à 1988. Après la mise en place du statut Pons II, de 1988 à 1989, la commune fait partie de la Région Ouest, et enfin de la Province Sud depuis 1989[réf. souhaitée].
Politique
modifierÉlections municipales
modifierAutres élections
modifierFinances communales
modifierJumelages
modifierÉquipements et services publics
modifierPopulation et société
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1956. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee, mais la loi relative à la démocratie de proximité du a, dans ses articles consacrés au recensement de la population, instauré des recensements de la population tous les cinq ans en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Mayotte et dans les îles Wallis-et-Futuna, ce qui n’était pas le cas auparavant[7]. Ce recensement se fait en liaison avec l'Institut de la statistique et des études économiques (ISEE), institut de la statistique de la Nouvelle-Calédonie. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8], les précédents recensements ont eu lieu en 1996, 1989, 1983, 1976, 1969, 1963 et 1956.
En 2019, la commune comptait 3 552 habitants[9], en augmentation de 0,28 % par rapport à 2014 (Nouvelle-Calédonie : +0,98 %).
Tribus
modifier- District Coindé : Coindé, Oui-Poin
- District Oua-Tom : Kouma-Pocquereux, Oua-Tom
Manifestations culturelles et festivités
modifierLa mairie de La Foa abrite également les bureaux de l'office du tourisme.
- marché matinal, samedi matin,
- festival de l'Eau, une semaine en mai, avec carnaval
- festival du cinéma, en mai-juin,
- festival du Patrimoine, en septembre,
La Foa est réputée en Nouvelle-Calédonie pour son festival de cinéma qui a lieu tous les ans. Un cinéaste ou acteur est alors invité à présider le festival et à rencontrer les différents participants du concours de films amateurs, ainsi qu'à présenter son prochain film. Jean-Pierre Jeunet, Gérard Jugnot, Jane Campion et Claude Brasseur ont fait partie de ces présidents. Le cinéma de La Foa porte d'ailleurs le nom de Jean-Pierre Jeunet, qui l'a inauguré lors du premier festival en 1999.
Sports et loisirs
modifierLa Foa, proche de la mer, de la montagne et de la forêt, offre la possibilité de pratiquer de nombreux loisirs sportifs, tels que [réf. nécessaire]:
- randonnée pédestre, (tribus de Oua Tom et Oui Poin),
- équitation : randonnées équestres,
- activités nautiques : piscine, natation, plongée sous-marine, taxi-boat, plaisance, pêche sportive, tourisme de pêche, stand up paddle,
- aéroclub, parachutisme,
- grimpe d'arbres, table perchée, arbrévolution,
- chasse,
- camping
- handball
- football
Vie associative
modifierCultes
modifierMédias
modifierÉconomie
modifierRevenus de la population et fiscalité
modifierEmploi
modifierEntreprises et commerces
modifierAgriculture
modifierLa Foa cultive une tradition agricole de premier plan, avec 60 % de la production de pommes de terre, 25 % des fruits et 10 % de la production maraîchère et bovine du territoire. La station fruitière de Pocquereux, l'unité de froid de l'Office de commercialisation et d'entreposage frigorifique (OCEF), le barrage anti-sel de Thia ou la ferme d'aquaculture de crevettes de Ouano, figurent parmi les exemples du développement agricole de la commune[réf. nécessaire].
Tourisme
modifierLa Foa a beaucoup investi dans l'embellissement et l'aménagement du village centre et le développement des activités de tourisme et de loisirs[réf. nécessaire].
- Visite de fermes et stations d'élevage.
- Gourmandises, confitures, achards...
Culture locale et patrimoine
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Lieux et monuments
modifier- Bâtiment et matériels agricoles Bernut[réf. nécessaire]
- Four à pain[réf. nécessaire]
- Passerelle Marguerite[réf. nécessaire]
- Église de la Pentecôte de La Foa[réf. nécessaire]
- Le quatrième télescope du réseau TAROT est installé en à l'aérodrome de Ouatom, à La Foa[12].
Patrimoine culturel
modifierLa commune dans les arts
modifierPersonnalités liées à la commune
modifier- Marcel Kollen (1912-1942), résistant, Compagnon de la Libération[réf. nécessaire]
- Laurent Pakihivatau (né en 1973), joueur de rugby[réf. nécessaire]
Héraldique
modifierBlason de La Foa : « D'azur, à une passerelle d'or, et à une plante arrachée de pomme-de-terre, feuillée et fruitée, également d'or. L'écu soutenu par deux flèches faîtières au naturel, au listel d'or portant le nom de LA FOA en lettres de sable »[13].
Voir aussi
modifierNotes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ « Centrale photovoltaique de Ouatom-La Foa (Kamia Ouatom) », sur Province-Sud.nc (consulté le ).
- ↑ « Wi-Hâche Ouatom », sur Enercal (consulté le ).
- ↑ « À la Foa, nous sommes farouchement attachés au développement vert », sur ACE NC, (consulté le ).
- ↑ Administrateur_ACE, « La Foa : une solution écologique pour amener l’eau », sur ACE NC, (consulté le )
- ↑ « Nos agences », sur Enercal (consulté le ).
- ↑ Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, « Action extérieure des collectivités territoriales dans la zone Asie (mars 2017) »
[xlsx] (tableau numérique), sur data.gouv.fr, (consulté le ) - ↑ Titre V de la loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité
- ↑ Décret no 2004-724 du fixant la date et les conditions dans lesquelles sera exécuté le recensement général de la population de Nouvelle Calédonie en 2004, publié au JORF no 169 du .
- ↑ Population municipale légale en vigueur au , millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au , date de référence statistique : .
- ↑ https://www.isee.nc
- ↑ pour les années 1956, 1963, 1969, 1976, 1983, 1989, 1996, 2004, 2009, 2014, 2019 et 2025
- ↑ « "Le télescope va nous permettre d’explorer de nouvelles possibilités", la Calédonie participe à la recherche astrophysique », sur Nouvelle-Calédonie la 1ère, (consulté le )
- ↑ Délibération n° 94/42 relative à l'adoption du blason de la commune de La Foa, publiée au JONC n° 7017 du 27/09/1994 page 3389, consultable sur le site http://www.juridoc.gouv.nc


