La Serre-Bussière-Vieille
La Serre-Bussière-Vieille est une commune française située dans le département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine.
| La Serre-Bussière-Vieille | |||||
L'église Saint-Pardoux. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Creuse | ||||
| Arrondissement | Aubusson | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Marche et Combraille en Aquitaine | ||||
| Maire Mandat |
Thierry Picaud 2026-2032 |
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| Code postal | 23190 | ||||
| Code commune | 23172 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
120 hab. (2023 |
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| Densité | 8,3 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 03′ 21″ nord, 2° 19′ 16″ est | ||||
| Altitude | Min. 420 m Max. 613 m |
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| Superficie | 14,41 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Aubusson | ||||
| Législatives | Circonscription unique | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Creuse
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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Géographie
modifierGénéralités
modifierDans la moitié orientale du département de la Creuse, la commune de La Serre-Bussière-Vieille s'étend sur 14,41 km2. Elle est bordée à l'ouest sur près de cinq kilomètres par la Tardes et au sud sur environ 750 mètres par son affluent le Bellegy. Un autre de ses affluents, le Compas, traverse le territoire communal du sud-est au nord-ouest.
L'altitude minimale 420 mètres se trouve localisée à l'extrême nord-ouest, près du lieu-dit Lord, là où la Tardes quitte la commune et entre sur celle de Saint-Priest. L'altitude maximale avec 613 mètres est située au sud-est, au puy Vialleix[1].
Traversé par la route départementale (RD) 24, le bourg de La Serre-Bussière-Vieille est situé, en distances orthodromiques, seize kilomètres au nord-est d'Aubusson.
Le territoire communal est également brièvement bordé au sud par la RD 19.
Communes limitrophes
modifierLa Serre-Bussière-Vieille est limitrophe de cinq autres communes.
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 914 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lupersat à 8 km à vol d'oiseau[8], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 934,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,1 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (69 %), zones agricoles hétérogènes (21,1 %), forêts (7,9 %), terres arables (2 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
modifierLe territoire de la commune de La Serre-Bussière-Vieille est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].
Risques naturels
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Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 31,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (33,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 121 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 20 sont en aléa moyen ou fort, soit 17 %, à comparer aux 25 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[19],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[20].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[17].
Risque particulier
modifierDans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de La Serre-Bussière-Vieille est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[21].
Toponymie
modifierLe nom est attesté sous la forme parochia de la Serra en 1180.
Histoire
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- La Serre, appelée en 1180 parochia de La Serra, faisait partie au début du XIVe siècle, de la châtellenie de Sermur et, avant la Révolution, du pays de Combraille. En 1620, Denis de Durat, chevalier, était seigneur de La Serre. De 1790 à 1801, la commune fut intégrée au canton de Mainsat puis à celui de Chénérailles. Elle comptait, en 1851, 851 habitants et 680 en 1890, dont 136 dans le bourg.
- La paroisse de Bussière Vieille appelée en 1232 prior de Buxeria appartenait à la châtellenie de Sermur au début du XIVe siècle, puis, de 1790 à 1801, au canton de Mainsat. En 1620, Denis de Durat était seigneur de Bussière Vieille. Elle comptait 87 habitants en 1890.
- Bussière Vieille et La Serre forment une seule commune depuis la fin du XVIIIe siècle[22].
Politique et administration
modifierAdministration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Serre-Bussière-Vieille, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[23]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 2] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[24].
Une seule liste, menée par Thierry Picaud, est déposée pour le premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 73,86 %[25],[26]. Thierry Picaud est élu maire le [27],[Note 3].
Liste des maires
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[29].
En 2023, la commune comptait 120 habitants[Note 4], en évolution de −1,64 % par rapport à 2017 (Creuse : −2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- Dolmen de la pierre sous Pèze, classé au titre des monuments historiques depuis 1889[31].
- Église paroissiale Saint-Pardoux[32].
- Le château de Chaumont, situé sur la commune et dont l'entrée carrossable se fait uniquement par la commune de Mainsat. Ce lieu est connu pour avoir abrité et sauvé de la déportation au moins 150 familles juives.
- L'église Saint-Pardoux.
- Sa nef.
- Plafond peint de l'église.
Personnalités liées à la commune
modifierLouis[33] de Durat, qualifié « puiffant Seigneur, Baron de Gouzon, Seigneur du Mazeau, de Vaurene, de Bussiere-vieille, de la Serre & de Lauroux, né en 1606, servait dans la Compagnie des chevaux-légers du Seigneur de Buffy le 14 juin 1625 et épousa par contrat du 2 mai 1632 dame Françoise de Douhet (veuve de noble Antoine Martin, Préfident au Siège Présidial de Limoges), fille de noble Pierre de Douhet, Baron de Saint Pardoux, Seigneur du Puymoulinier, & de Demoiselle Françoise de Miomandre sa femme. Il fit son testament le 5 octobre 1661, par lequel il voulut être enterré dans l'église de Bussiere-vieille, au tombeau de ses prédécesseurs ». L'église de Bussière Vieille semble être tombée à l'abandon dès avant la Révolution. Il reste une pierre tombale ancienne du « chevalier de Durat » représenté avec son épée sur le corps sur le parvis de l'église de Bussière-Nouvelle qui a été reconstruite en reprenant notamment le portail roman.
Voir aussi
modifierNotes et références
modifierNotes et cartes
modifier- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département de la Creuse en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
- ↑ « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « Puy Vialleix » sur cartes.gouv.fr (consulté le 22 août 2018)..
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre La Serre-Bussière-Vieille et Lupersat », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Lupersat_sapc », sur la commune de Lupersat - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Lupersat_sapc », sur la commune de Lupersat - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 « Les risques près de chez moi - commune de La Serre-Bussière-Vieille », sur Géorisques (consulté le ).
- ↑ BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
- ↑ « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
- ↑ « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de La Serre-Bussière-Vieille », sur georisques.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Cartographie du risque radon en France. », sur le site de l’IRSN, (consulté le ).
- 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Résultats des élections municipales 2026 à La Serre-Bussière-Vieille », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune de Serre-Bussière-Vieille », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Dolmen de Pierre-sous-Pèze », notice no PA00100202, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 22 août 2018.
- ↑ La Serre-Bussière-Vieille - Église Saint-Pardoux, Clochers de France, consulté le 22 août 2018.
- ↑ Armorial général de la France, Louis Pierre d'Hozier, 1764.

