Lamberville (Manche)
Lamberville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 167 habitants.
| Lamberville | |
L'église Saint-Jean. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Saint-Lô |
| Intercommunalité | Saint-Lô Agglo |
| Maire Mandat |
Bernard Fousse 2020-2026 |
| Code postal | 50160 |
| Code commune | 50261 |
| Démographie | |
| Gentilé | Lambervillais |
| Population municipale |
167 hab. (2023 |
| Densité | 23 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 04′ 48″ nord, 0° 54′ 31″ ouest |
| Altitude | Min. 95 m Max. 181 m |
| Superficie | 7,12 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Saint-Lô (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Condé-sur-Vire |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | lamberville.fr |
| modifier |
|
Géographie
modifierLocalisation
modifierLa commune est à l'est du pays saint-lois. Son petit bourg est à 8,5 km au nord-est de Torigni-sur-Vire, à 9 km à l'ouest de Caumont-l'Éventé, à 15 km au sud-ouest de Balleroy et à 16 km à l'est de Saint-Lô[1].
Les communes limitrophes sont Biéville, Saint-Amand-Villages et Saint-Jean-d'Elle.
Géologie et relief
modifierLe point culminant (181 m) se situe en limite sud-ouest, près du lieu-dit le Roquier. Le point le plus bas (95 m) correspond à la sortie du ruisseau de Parquet du territoire, au nord-est. La commune est bocagère.
Hydrographie
modifierLamberville est dans le bassin de la Vire. Les deux ruisseaux qui parcourent le territoire communal, le ruisseau de Parquet et le Cauvin, livrent leurs eaux à la Drôme en dehors du territoire, à l'est. Le Cauvin draine le centre de la commune et le ruisseau de Parquet marque la limite nord. Une frange ouest alimente le ruisseau de Précorbin, affluent direct de la Vire.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Cauvin, le cours d'eau 01 de la commune de Biéville[4] et le ruisseau de Parquet[5],[6],[Carte 1].
- Réseau hydrographique de Lamberville.
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 949 mm, avec 13,9 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Caumont-sur-Aure à 8 km à vol d'oiseau[13], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 914,1 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Lamberville est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16].
Elle est située hors unité urbaine[17].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Lô, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[17]. Cette aire, qui regroupe 63 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (51 %), prairies (47,7 %), zones agricoles hétérogènes (1,3 %)[20].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Lieux-dits, hameaux et écarts
modifierLa commune présente un habitat dispersé typique du Bocage normand, composé d'une vingtaine de hameaux[21] : le bourg de Lamberville, les Monteries, la Pitelière, la Ricardière, le Saussey, la Meslerie, la Monnerie (où se situe le Moulin Cauvin), la Bonnardière, le Presbytère, la Fertière, Chanteloup, la Morinière, la Campagne, la Croix Jolie, la Nicollière, la Folle ès Faudais, le Roquier, la Forge au Pas, le Breuil, la Beauconnière, les Vaux, la Pourrie, les Landes.
Voies de communication et transports
modifierLe territoire est à l'écart des axes routiers principaux, traversé par la modeste route départementale no 190 reliant Rouxeville au nord-ouest à Dampierre au sud-est. Elle croise dans le petit bourg la D 213 qui permet de rejoindre la D 11 (Saint-Lô - Caumont-l'Éventé) au nord et la D 13 (Torigni-sur-Vire - Caumont-l'Éventé) au sud. Par Torigni-sur-Vire, on accède à l'A84 à Guilberville (échangeur 40) à 15 km au sud.
Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous la forme Lambervilla en 1159.
À l'origine Landbert Villa était le domaine (ville en ancien français) du colon germanique Landbert[22].
Le gentilé est Lambervillais.
Micro-toponymie
modifierLe Breuil signifiait en langue d'oïl « petit bois ».
Chanteloup est un toponyme courant, qui désignait un endroit où les meutes de loups hurlaient. Nombre de communes et hameaux français portent ce nom, attesté dès les XIe – XIIIe siècles sous la forme Cantu Lupi. Ce toponyme indique aussi la présence importante de bois et forêts autrefois dans ces lieux.
Landes désignait une vaste prairie.
Les lieux en Y-ière, Y-erie, le Y sont des constructions « plus récentes » (post-Moyen Âge). À l'origine, ils désignaient le corps agricole détenu par la famille Y. Monteries = ferme des Monter ; Pitelière = ferme des Pitel ; Ricardière = ferme des Ricard ; Saussey = ferme des Saussey ; Meslerie = ferme des Mesle ; Monnerie = ferme des Mons ; Bonnardière = ferme des Bonnard ; Fertière = ferme des Fertin ; Morinière = ferme des Morin ; Nicollière = ferme des Nicolle ; Folle ès Faudais = ferme des Faudais ; Roquier = ferme des Roquier ; Beauconnière = ferme des Beaucon ; Vaux = ferme des Vaux.
Histoire
modifierTemps modernes
modifierEn 1577, le bourg a pour seigneur Louis de Pierrepont[23].
Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait de la sergenterie de Thorigny, de l'élection de Bayeux (1612/1636, 1677), puis de celle de Saint-Lô (1713), et de la généralité de Caen.
Révolution française et Empire
modifierÀ Pâques 1796, la bande de David la Terreur commet plusieurs massacres dans les environs de Bayeux. Après l’assassinat de l'abbé Hébert au Tronquay, vingt-deux pseudo-Chouans après avoir atterri et dénoncés par Angélique Lehaguais, née Porée-Hergas (1739-1796), fermière à Lamberville furent arrêtés quelque temps plus tard et passée par les armes à Caen, à l'exception d'un, Jean David, qui revint avec deux comparses venger ses frères le en exécutant la fermière[24].
Politique et administration
modifierTendances politiques et résultats
modifier- Les électeurs de la commune placent Marie-Pierre Fauvel et Michel de Beaucoudrey (Divers droite) en tête au premier et au second tour des élections départementales de 2015[25].
- Les électeurs de la commune placent Hervé Morin (Liste d'Union de la droite) en tête au premier et au second tour des élections régionales 2015[26].
Administration municipale
modifierLe conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[29].
Population et société
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[31].
En 2023, la commune comptait 167 habitants[Note 4], en évolution de −4,02 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Lamberville a compté jusqu'à 538 habitants en 1841.
Manifestations culturelles et festivités
modifierUn an sur deux, les années impaires, le dernier dimanche de juillet se tient la fête communale organisée par le comité des fêtes Lamberville - Biéville (les années paires, la fête communale se tient à Biéville).
Économie
modifierUn parc de six éoliennes est entré en service en 2011. L'une de ces éoliennes est située sur le territoire de Lamberville, les cinq autres sur Saint-Amand[34],[35].
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- Église Saint-Jean des XVIe – XVIIIe siècles. Elle abrite un maître-autel à tombeau galbé (XVIIIe), un lutrin (XIXe), les tableaux la Sainte Famille en marche et saint Louis présentant à la Vierge les instruments de la Passion (XVIIe).
- Ancien pigeonnier, plan d'eau et parc du château (fin XVIIe - début XVIIIe siècle) détruit par les bombardements de . Les communs ont été aménagés en gîtes de chasse et chambre d'hôtes.
Personnalités liées à la commune
modifierPour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 119.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 295.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique de Lamberville sur le site de l'Insee.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Lamberville » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2012 (site de l'IGN, téléchargement du 24 octobre 2013)
- ↑ Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de la commune de Biéville ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Parquet ».
- ↑ « Fiche communale de Lamberville », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Lamberville et Caumont-sur-Aure », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Livry », sur la commune de Caumont-sur-Aure - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Livry », sur la commune de Caumont-sur-Aure - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur lInsee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Lamberville ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Lô », sur Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur statistiques.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Lamberville » sur Géoportail..
- ↑ Toponymie générale de la France volume 2, E. Nègre
- ↑ Éric Barré, « Quand les îles Saint-Marcouf faillirent entrer dans l'ère industrielle », Revue de la Manche, Société d'archéologie et d'histoire de la Manche (SAHM), t. 57, no 228, avril-mai-juin 2015, p. 10 (ISSN 1161-7721).
- 1 2 Gautier 2014, p. 295.
- ↑ « Résultats des élections départementales 2015 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Résultats des élections régionales 2015 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
- 1 2 « Plus de 200 000 € pour la mairie et la salle de convivialité », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ Réélection 2014 : « Lamberville (50160) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- 1 2 « Lamberville. Bernard Fousse élu maire de Lamberville », sur lamanchelibre.fr, La Manche libre (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Ouest-france.fr - Les éoliennes devraient tourner en fin d'année - Saint-Amand ».
- ↑ « Ouest-france.fr - Visite du parc éolien - Saint-Amand » (consulté le ).

