Le Tronquay (Calvados)
Le Tronquay est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 745 habitants[Note 1].
| Le Tronquay | |
La mairie. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Arrondissement | Bayeux |
| Intercommunalité | Communauté de communes Isigny-Omaha Intercom |
| Maire Mandat |
Stella Cogent 2026-2032 |
| Code postal | 14490 |
| Code commune | 14714 |
| Démographie | |
| Gentilé | Tronquinois |
| Population municipale |
745 hab. (2023 |
| Densité | 57 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 13′ 41″ nord, 0° 49′ 25″ ouest |
| Altitude | Min. 35 m Max. 106 m |
| Superficie | 13,07 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Caen (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Trévières |
| Législatives | Cinquième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | ville-letronquay14.fr |
| modifier |
|
Géographie
modifierLa commune est au cœur du Bessin. Son bourg est à 5 km à l'est du Molay-Littry, à 9 km au nord de Balleroy et à 12 km au sud-ouest de Bayeux[1].
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Drome, la Tortonne, le Moulin Ouf[4], le Gril[5], le Vicalet[6] et un autre petit cours d'eau[7],[Carte 1].
La Drôme, d'une longueur de 58 km, prend sa source dans la commune de Souleuvre en Bocage et se jette dans l'Aure à Maisons, après avoir traversé 26 communes[8].
La Tortonne, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de Balleroy-sur-Drôme et se jette dans l'Aure à Trévières, après avoir traversé onze communes[9].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 829 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[10].
Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Caumont-sur-Aure à 15 km à vol d'oiseau[16], est de 11,3 °C, l'amplitude thermique annuelle est de 12,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 914,1 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[19], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Le Tronquay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle est située hors unité urbaine[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[21]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[22],[23].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (78,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (72,6 %), forêts (17,7 %), terres arables (5,1 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), zones urbanisées (1,9 %)[24]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous la forme Troncheium en 1252, équivalent du normand, et masculin de l'oïl tronchaye « lieu où il y a beaucoup de souches laissées dans le sol »[25].
Le Tronquay signifie « l'endroit où il y a des troncs d'arbre »[26] ou « futaie »[27]. Il s'agit d'une formation romane relativement récente comme l'indique la présence de l'article. On y reconnaît le terme « tronc » qui est issu du latin truncus et le suffixe masculin -ay (autrement graphié -ey ou -et) qui sert à désigner un ensemble d'arbre appartenant à la même espèce et dont la forme féminine -aye a donné le suffixe moderne -aie. Il est issu ultimement du latin -etus[26].
Homonymie avec Le Tronquay (Eure).
Histoire
modifierÀ Pâques 1796, la bande de David la Terreur commet plusieurs massacres dans les environs de Bayeux. Après l'assassinat de l'abbé Hébert au Tronquay, vingt-deux pseudo-Chouans après avoir atterri et dénoncés par Angélique Lehaguais, née Porée-Hergas (1739-1796), fermière à Lamberville furent arrêtés quelque temps plus tard et passés par les armes à Caen, à l'exception d'un, Jean David, qui revint avec deux comparses venger ses frères le en exécutant la fermière[29].
Les houillères de Littry exploitent plusieurs puits de mine sur la commune entre la fin du XVIIIe siècle et le milieu du XIXe siècle.
Politique et administration
modifierAdministration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal du Tronquay, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[30]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 5] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[31].
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Stella Cogent (67,4 %) et Jérémy Levavasseur (32,6 %). 13 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Stella Cogent et deux à celle de Jérémy Levavasseur[32]. Stella Cogent est élue maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[33],[Note 6].
Liste des maires
modifierLe conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[35].
Démographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[37].
En 2023, la commune comptait 745 habitants[Note 7], en évolution de −3,99 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Le Tronquay a compté jusqu'à 1 197 habitants en 1831.
Économie
modifierLa commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny[40].
Lieux et monuments
modifier- Église Saint-Jacques du XIXe siècle.
- Chapelle Notre-Dame du XIXe siècle.
L'église Saint-Jacques. La croix hosannière dans le cimetière. La chapelle Notre-Dame. Le monument aux morts.
Activité et manifestations
modifierSports
modifierL'Éveil sportif du Tronquay fait évoluer deux équipes masculines ainsi qu'une équipe féminine à huit de football en divisions de district[41].
Personnalités liées à la commune
modifierHéraldique
modifierLes armoiries de Le Tronquay se blasonnent ainsi : D'azur à deux haches d'argent passées en sautoir, au chef cousu de gueules chargé d'un léopard d'or[42]. Le léopard d'or des armoiries du Tronquay rappelle les armoiries de la Normandie. |
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 3 : Arrondissements de Vire et de Bayeux, Caen, F. Le Blanc-Hardel, (lire en ligne), p. 328-329
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Archives conservées par : archives départementales du Calvados (144 EDT, 11d99609-7d05-4864-9e3e-7f744d9c2753)
- Ressources relatives à la géographie :
- Le Tronquay sur le site de l'intercommunalité Balleroy Le Molay-Littry
- Résumé statistique du Tronquay sur le site de l'Insee
- Inventaire des archives communales sur le site des Archives départementales du Calvados
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département du Calvados en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique du Tronquay » sur Géoportail (consulté le 10 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
- ↑ Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « le Moulin Ouf »
- ↑ Sandre, « le Gril »
- ↑ Sandre, « le Vicalet »
- ↑ « Fiche communale du Tronquay », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le )
- ↑ Sandre, « La Drôme »
- ↑ Sandre, « La Tortonne »
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Le Tronquay et Caumont-sur-Aure », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Livry », sur la commune de Caumont-sur-Aure - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Livry », sur la commune de Caumont-sur-Aure - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Caen », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1218.
- 1 2 René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Éditions Charles Corlet/Presses Universitaires de Caen, 1993, (ISBN 2-905461-80-2), p. 260.
- ↑ François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard. p. 202.
- ↑ « La commune du Tronquay », sur ibml.fr, communauté de communes Intercom Balleroy Le Molay-Littry (consulté le ).
- ↑ René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 295.
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune du Tronquay », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ « Le binôme Gady-Duquesne Richard à Trévières », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- 1 2 Réélection 2020 : « Municipales au Tronquay. Patricia Gady-Duquesne élue pour un quatrième mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ AOP Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny.
- ↑ « Év. S. du Tronquay », sur Site officiel de la Ligue de Basse-Normandie (consulté le ).
- ↑ Voir Denis Joulain, Le Calvados armorié.
