Langue minoritaire

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Une langue minoritaire est une langue parlée par des minorités linguistiques provinciales, régionales, territoriales, nationales ou ethniques, dans un pays donné. Ne sont pas considérées comme langues minoritaires les langues issues de l'immigration ou les dialectes de la langue majoritaire. Elles sont également appelées langues minorisées, autochtones, indigènes, aborigène.

Présentation

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Dans certains pays, notamment dans la plupart des pays d'Europe (à l'exclusion de la France), mais aussi au Canada et dans l'Afrique du Sud d'après l'apartheid, des lois accordent une définition et un statut particuliers à de telles langues.

En France, elles sont généralement appelées langues régionales. La raison en est que la France reconnaît les régions, non les minorités, qui sont protégées par des textes internationaux émanant de l'ONU et de l'UNESCO concernant les minorités linguistiques et autres, et les droits de ces minorités.

La France a appliqué, à différentes périodes de son histoire, des politiques de centralisation et de promotion du français qui ont contribué à la marginalisation et, dans certains cas, à l’interdiction ou au recul des langues historiquement parlées sur son territoire. Ce processus s’est particulièrement renforcé à partir de la Révolution française, lorsque l’unification linguistique a été associée à la construction d’un État et d’une citoyenneté homogènes[1].

Le catalan, l’occitan, le breton, le corse, le basque, l’alsacien et d’autres langues historiquement parlées en France ont ainsi été progressivement marginalisés dans l’administration, l’éducation et la vie publique. Il est toutefois plus précis de les qualifier de langues minorisées plutôt que de langues minoritaires : leur situation minoritaire n’est pas seulement une donnée démographique, mais résulte également de processus historiques, politiques et institutionnels de minoration, de marginalisation et d’assimilation. En France, ces langues sont généralement désignées comme des « langues régionales », la tradition institutionnelle française reconnaissant les régions plutôt que les minorités[2].

Cette évolution peut donc être analysée comme un processus de minoration linguistique et d’assimilation culturelle. Dans une perspective politique ou historique, certaines analyses peuvent aller jusqu’à qualifier ces politiques de génocide culturel et linguistique[3].

Il est donc plus rigoureux de parler d’une longue histoire de minoration, d’assimilation et de centralisation linguistique en France, dont les conséquences ont été particulièrement importantes pour les communautés parlant ces langues minorisées[4].

On peut noter l'exemple de la reconnaissance officielle[évasif], bien que les statuts ne soient pas équivalents :

  1. Anglais (langue minoritaire spécifiquement parlée dans la province de Québec)
  2. Français (langue minoritaire spécifiquement parlée dans les 9 provinces et 3 territoires canadiens, hors Québec)

Au Canada, on parle plutôt de : “minorités de langue officielle” ou de "communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM)". Il est important de noter que le terme « minorités de langue officielle » est utilisé pour désigner les communautés linguistiques vivant en situation minoritaire dans certaines régions. Ces communautés, notamment les francophones hors Québec et les anglophones au Québec, jouent un rôle essentiel dans la diversité culturelle et linguistique de notre société.

Recherche

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La recherche sur les langues minoritaires utilise aujourd’hui des méthodes de la technologie informatique, par exemple Indigenous Tweets.

Notes et références

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  1. ↑ « L'abbé Grégoire (4 juin 1794) - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  2. ↑ Eguzki Urteaga, « Loi Molac : débat parlementaire, adoption et réactions », Cahiers internationaux de sociolinguistique, vol. N° 20, no 1,‎ , p. 29–45 (ISSN 2257-6517, DOI 10.3917/cisl.2201.0029, lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ Stephen Joseph McNulty, « Plus ça change…? », dans IVITRA Research in Linguistics and Literature, John Benjamins Publishing Company, , 153–169 p. (ISBN 978-90-272-1277-1, lire en ligne)
  4. ↑ Philippe Blanchet, « Problèmes méthodologiques de l'évaluation des pratiques socio-linguistiques en langues "régionales" ou "minoritaires" : l'exemple de la situation en France », Langage et société, vol. 69, no 1,‎ , p. 93–106 (ISSN 0181-4095, DOI 10.3406/lsoc.1994.2669, lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ Conseil fédéral, Rapport périodique relatif à la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires : Septième rapport de la Suisse, Confédération suisse, (lire en ligne [PDF]), p. 9.
  6. ↑ Office fédéral de la culture, Yéniches et Manouches en Suisse : Jalons clés de l’histoire récente, Confédération suisse / Département fédéral de l'intérieur (lire en ligne [PDF]), p. 2.

Voir aussi

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Liens externes

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