Laurence Boone
Laurence Boone, née le à Boulogne-Billancourt, est une femme politique et économiste française spécialisée en macroéconomie, en politique européenne et en finances publiques.
| Laurence Boone | |
Laurence Boone en 2023. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Secrétaire d'État chargée de l'Europe | |
| – (1 an, 6 mois et 7 jours) |
|
| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Élisabeth Borne |
| Ministre | Catherine Colonna |
| Gouvernement | Borne |
| Prédécesseur | Clément Beaune (ministre) |
| Successeur | Jean-Noël Barrot (ministre, indirectement) |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Laurence Raymonde Marguerite Boone |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Boulogne-Billancourt (France) |
| Nationalité | Française |
| Diplômée de | London Business School Université Paris-Nanterre Université de Reading |
| Profession | Économiste |
| Secrétaires d'État chargés de l'Europe | |
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Après une carrière dans le privé et l'enseignement, elle est conseillère économique de François Hollande, président de la République française, de à . Elle poursuit sa carrière au sein du groupe Axa puis de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Le , elle est nommée secrétaire d'État chargée de l'Europe dans le gouvernement Borne mais ne fait ensuite plus partie du gouvernement français à compter du [1].
Biographie
modifierFamille et formation
modifierD'une famille aux lointaines origines irlandaises, fille d'ingénieur, Laurence Boone effectue sa scolarité dans les institutions de Notre-Dame-de-Sion, La Bruyère-Sainte-Isabelle et l’École du Sacré-Cœur[2].
Laurence Boone est diplômée de l'université Paris-Nanterre (DEA de modélisation et d'analyse quantitative), de la London Business School (doctorat d'économie)[3] et de l'université de Reading (master d'économétrie).
Elle est l'épouse du polytechnicien Xavier Faure[2] et mère de deux enfants[4].
Carrière
modifierDans le privé et dans la recherche
modifierLaurence Boone commence sa carrière en tant qu'analyste chez Merrill Lynch Asset Management (1995-1996). Elle devient ensuite chercheuse au Centre d'études prospectives et d'informations internationales, le CEPII (1996-1998), puis économiste au département des affaires économiques de l'OCDE (1998-2004). En 2004, elle rejoint Barclays Capital France en tant que chef-économiste[4].
En 2011, elle devient chef-économiste Europe de Bank of America Merrill Lynch[5], qu'elle quitte en 2014 pour rejoindre l’Élysée.
En , quittant son poste de conseillère auprès de François Hollande[6], Laurence Boone rejoint le groupe Axa comme chef économiste[7],[8],[9],[10].
Le , elle est nommée chef économiste de l'OCDE, en remplacement de Catherine Mann[11]. En , Laurence Boone est nommée secrétaire générale adjointe de l'OCDE[12].
Laurence Boone est membre du Cercle des économistes[13]. Elle a enseigné à l'École polytechnique, à l'ENSAE, à Sciences Po Paris et à l’École normale supérieure de Cachan. Elle a par ailleurs été membre du jury du concours de l'ENA. Elle est membre du conseil d'administration du groupe Kering (ex-PPR) de 2010 à 2014[14], puis de 2016 à 2018[15].
Laurence Boone est l'auteure de nombreuses publications dans le cadre de ses fonctions d’études et de recherche au CEPII ou à l'OCDE[16], ou encore dans le cadre des rencontres organisées par Le Cercle des économistes[17]. Début 2014, elle rédige des chroniques dans le quotidien L'Opinion[4].
En , elle prend la tête de la filiale française de la banque espagnole Santander[18].
Au palais de l'Élysée
modifierEn [19],[20], Laurence Boone est nommée au poste de conseiller économique et financier au palais de l'Élysée. L'annonce de sa nomination auprès du président de la République François Hollande est faite début [3] en anticipation d'un futur départ d'Emmanuel Macron[21].
Le , elle voit son titre changer : de conseillère, chef du pôle « Économies et finances », elle devient conseillère spéciale pour les affaires économiques et financières multilatérales et européennes, sherpa de François Hollande, à l'occasion du mouvement « simplificateur » du cabinet de celui-ci[22]. Durant la crise de la dette publique grecque, elle participe à le convaincre de l'importance de maintenir la Grèce dans la zone euro[23],[24].
Elle participe à la réunion du groupe Bilderberg de 2015[25],[26].
Le , Laurence Boone est nommée secrétaire d'État chargée de l'Europe dans le gouvernement Borne.
En , interrogée par le quotidien La Repubblica sur la manière dont le gouvernement français travaillera avec le prochain gouvernement italien, elle affirme : « Nous serons très vigilants sur le respect des valeurs et des règles de l’État de droit ». Ces déclarations provoquent la colère de Giorgia Meloni, dont le parti Frères d'Italie a terminé vainqueur des législatives du 25 septembre précédent. Meloni, présidente du Conseil des ministres depuis le , réagit en dénonçant « une menace inacceptable d’ingérence contre un Etat souverain membre de l’Union européenne »[27].
Publications
modifier- Agnès Bénassy-Quéré, Laurence Boone et Virginie Coudert (3e édition [entièrement refondue et mise à jour]), Les taux d'intérêt, la Découverte, coll. « Repères », (1re éd. 2003), 126 p. (ISBN 978-2-7071-8586-0)
- Laurence Boone, Antoine Goujard, Jean-Pierre Bellier, Le cerveau face au numérique: L'impact des écrans sur les jeunes, Futuribles,
Décorations
modifierLe , Laurence Boone est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « directrice de la recherche économique d'une banque d'investissement ; 20 ans de services »[28] puis faite chevalier le [29]. Elle est promue au grade d'officier le au titre de « directrice d'une banque d'investissement et de financement, ancienne secrétaire d'État »[29].
Notes et références
modifier- ↑ Le site officiel du gouvernement indique que cet ancien membre n'en fait plus partie après cette date, [lire en ligne].
- 1 2 David Fontaine, « Laurence Boone : en tailleur Channel », Le Canard enchaîné, , p. 7
- 1 2 Emmanuel Jarry et Jean-Baptiste Vey, « Laurence Boone, nouveau conseiller économique à l'Élysée », sur Reuters, (consulté le )
- 1 2 3 Marie Visot, « Laurence Boone, une forte tête à l'Élysée », Le Figaro, encart « Culture », , p. 38 (lire en ligne).
- ↑ Marina Alcaraz, « Laurence Boone rejoint BofA Merrill Lynch », sur lesechos.fr, (consulté le )
- ↑ Arrêté du 1er mars 2016 portant organisation du cabinet du Président de la République
- ↑ Laurence Boone, la conseillère économique de François Hollande, quitte l'Elysée, lexpress.fr, 11 janvier 2016
- ↑ « Laurence Boone quitte l’Élysée pour le Groupe AXA », lesechos.fr, 11 janvier 2016.
- ↑ Solenn de Royer et Le Scan Politique, « La conseillère économique de Hollande quitte l'Élysée », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
- ↑ Fin du quinquennat : François Hollande recase ses proches et ses conseillers, lepoint.fr, 18 mai 2016
- ↑ Le Figaro.fr avec AFP, « OCDE : Laurence Boone nommée cheffe économiste », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
- ↑ Le Figaro avec AFP, « Laurence Boone nommée secrétaire générale adjointe de l'OCDE », sur LEFIGARO, (consulté le ).
- ↑ « Laurence Boone », sur lecercledeseconomistes.asso.fr via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ Lefigaro.fr avec AFP, « Kering : démission de Laurence Boone », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Kering : Laurence Boone quitte le conseil d’administration, article sur Fashion Network du 27 juillet 2018
- ↑ « Laurence Boone (isidore.science) », sur isidore.science (consulté le ).
- ↑ « Laurence Boone. Le Cercle des économistes », sur Le cercle des économistes, (consulté le ).
- ↑ « Laurence Boone nommée à la tête de Santander en France », sur Les Echos, (consulté le )
- ↑ Arrêté du 12 juillet 2014 portant nomination à la présidence de la République
- ↑ Ivan Valerio, « Un proche de Valls critique le recrutement de la nouvelle conseillère de Hollande », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
- ↑ « Hollande remanie l'Élysée et recrute Laurence Boone », sur Le Point, (consulté le ).
- ↑ « François Hollande boucle la réorganisation de son cabinet », sur La Lettre de l'Expansion via Internet Archive, (consulté le ).
- ↑ « Laurence Boone », in « Les 50 Français les plus influents du monde », Vanity Fair n°64, décembre 2018 - janvier 2019, p. 101.
- ↑ Patrick Artus (banque Natixis) et Laurence Boone (Bank of America ML), « "Prendre ses pertes" sur la dette de la Grèce est une fausse solution. Tribune. », sur lemonde.fr, (consulté le )
- ↑ Pierre Breteau et Alexandre Pouchard, « 3 questions sur le très secret groupe Bilderberg, objet de fantasmes », Le Monde.fr, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Qui sont les dix Français invités du très secret groupe Bilderberg? », LExpress.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Italie : Paris se dit «vigilant sur l'État de droit», Meloni outrée, lefigaro.fr, 8 octobre 2022
- ↑ Décret du 12 juillet 2013 portant promotion et nomination.
- 1 2 Décret du 15 janvier 2025 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur.