Les Barbouzes

film de Georges Lautner, sorti en 1964

Les Barbouzes est une comédie, pastiche des films d'espionnage réalisée par Georges Lautner, produite en France et en Italie et sortie en 1964 au cinéma.

Les Barbouzes
Description de l'image Les Barbouzes.png.
Réalisation Georges Lautner
Scénario Albert Simonin
Michel Audiard
Acteurs principaux Lino Ventura
Bernard Blier
Francis Blanche
Mireille Darc
Sociétés de production Gaumont
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Comédie, espionnage, action, thriller
Durée 109 minutes
Sortie 1964

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

L'histoire met en scène une série de personnages typiques voire caricaturaux, joués par Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier et Mireille Darc, acteurs par la suite de plusieurs films de Lautner, avec des dialogues de Michel Audiard.

En France, le terme « barbouze », désignant à l'origine une barbe, puis une fausse barbe, est très souvent employé à partir du début des années 1960 pour désigner à la fois un agent de contre-espionnage et un espion[réf. souhaitée].

Synopsis

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L'histoire commence par la mort d'un riche marchand d'armes, Constantin Benard Shah suivie de ses obsèques, réunissant quatre espions autour de sa jeune et très jolie veuve Amaranthe.

Il y a son faux cousin français Francis Lagneau, son faux psychanalyste allemand Hans Müller, son faux frère de lait soviétique Boris Vassilieff et son faux confesseur suisse Eusebio Cafarelli. Tous sont là pour récupérer les secrets et l'héritage de l'industriel (des brevets sur des armes atomiques), mandatés par leurs gouvernements respectifs. Il faut aussi compter avec les dollars de l'Américain O'Brien et la présence de nombreux Chinois dans les passages secrets du château.

Après quelques bagarres homériques, où les alliances (Européens contre Américains, Européens contre Chinois) se font et se défont, Francis réussit à séduire Amaranthe, en lui faisant croire qu’il est célibataire. Ils se rendent à Lisbonne, où les brevets sont cachés. Ayant neutralisé les concurrents à la suite de nouvelles bagarres, ils prennent le train pour Paris, où Amaranthe doit remettre gracieusement les plans au gouvernement français (mais profitera en fait du chèque américain, qu'elle a accepté).

Fiche technique

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Distribution

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  • Lino Ventura : Francis Lagneau, dit « Petit Marquis », dit « Chérubin », dit « Talon rouge », dit « Falbala », dit « Belles Manières » ; mais aussi « Requiem », dit « Bazooka », dit « La Praline », dit « Belle Châtaigne » dans certains milieux
  • Francis Blanche : Boris Vassilieff, dit « Trinitrotoluène »
  • Bernard Blier : Eusebio Cafarelli, dit « Le Chanoine »
  • Charles Millot : Hans Müller, dit « Le bon Docteur »
  • Mireille Darc : Amaranthe Benard Shah, née Antoinette Dubois (comme le précise le colonel Lanoix)
  • Jess Hahn : Commodore O'Brien
  • André Weber : Rossini, le « fidèle Rudolph », secrétaire de Benard Shah
  • Noël Roquevert : Le colonel Lanoix
  • Françoise Giret : Mme Pauline, la tenancière de la maison close
  • Violette Marceau : Lucienne dite Rosalinde, l'amie d'Amaranthe
  • Anne-Marie Blot : Une des filles de Mme Pauline dans les bras desquels Benard Shah meurt d'une crise cardiaque
  • Yves Elliot
  • Jean-Pierre Moutier : Un employé du colonel
  • Michel Duplaix : Le barbouze avec l'agent Fiduc
  • Gérard Darrieu : L'agent Fiduc
  • Lutz Gabor : Le colonel allemand
  • Raoul Saint-Yves : L'employé des wagons-lits
  • Philippe Castelli : Le réceptionniste de l'hôtel d'Istanbul
  • Robert Secq : Constantin Benard Shah
  • Louis Arbessier : Le colonel suisse (dont le visage n'apparaît que lors du générique)
  • Jacques Balutin : Un douanier (à peine reconnaissable tant son apparition à la 82e minute est fugace) (j'ignore qui a laissé passer ça parmi l'équipe toute puissante de la censure de Wikipedia, mais c'est complètement faux. Nulle trace de Jacques Balutin dans le film : tout comme Hubert Deschamps (ci-dessous), il a été coupé au montage mais éventuellement conservé au générique. Mes sources : 1 : IMDb 2 : la version anglophone de la page des Barbouzes, 3 : mon visionnage répété et méticuleux du film, en particulier de la 80e à la 84e minute où nul douanier n'est présent).
  • Robert Dalban : L'agent conduisant le camion transportant la dépouille de Benard Shah (non crédité)
  • Hubert Deschamps : Le douanier (rôle coupé au montage) (non crédité)
  • Dominique Valensi : Une des filles de Mme Pauline (non créditée)
  • Luce Bonifassy : La serveuse du bistrot
  • Monique Mélinand : Mme Lagneau (non créditée)
  • Michel Dacquin : Le barbouze du train (non crédité)
  • Marius Gaidon : L'espion poignardé (non crédité)
  • Georges Géret : le 2e agent français dans le train
  • Huong Ham-Chan : Le Chinois dans le train (non crédité)
  • Pierre-Jean Vaillard : Le narrateur (non crédité)
  • Marcel Bernier : Le chauffeur du commodore O'Brien (non crédité)
  • Claude Mercutio : le groom turc de l'hôtel

Production

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Tournage

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Le film a été tourné, en partie, au château de Vigny dans le Val-d'Oise[2].

Accueil

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Critique

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Box-office

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Sorti en salles en , Les Barbouzes a totalisé 2 430 611 entrées, dont 698 499 entrées à Paris, se classant à la seizième place du box-office français de l'année[3]. Le film resta durant huit semaines dans le top 10 hebdomadaire au box-office parisien, sans toutefois occuper la première place[4].

Autour du film

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  • Le film a été tourné un an après Les Tontons flingueurs et sera suivi par Ne nous fâchons pas en 1966, tous trois mettant en grande vedette l'acteur Lino Ventura.
  • Le film contient d'ailleurs quelques clins d'œil aux Tontons flingueurs : lorsque l'abbé Cafarelli est présenté, des photos de Raoul Volfoni (personnage du film Les Tontons flingueurs) dans des situations délicates (affalé dans son bureau après le coup de poing de Lino Ventura, la tête bandée à l'hôpital…) sont montrées pour illustrer les propos.
  • Le texte en cyrillique sur la couronne funéraire de Boris Vassilieff comporte une erreur typographique : au lieu de l'inscription tronquée « МОЕМУ ДОРОГОМ У БР(АТУ) » (à mon cher fr(ère)), on lit « МОЕМЧ ДОРОГОМЧ БР » (confusion de la 21e et 25e lettre de l'alphabet cyrillique).
  • Au début du film apparaissent les doublures des comédiens.
  • La voix-off est celle de Jean Rochefort.
  • Lino Ventura, André Weber et Jess Hahn sont déjà au générique d'un film d'espionnage de 1957: Action Immédiate de Maurice Labro[5].

Notes et références

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  1. « Les Barbouzes » (dates de sortie), sur l'Internet Movie Database
  2. Ghislain de Montalembert, « Vigny, sauver le château des barbouzes », Le Figaro Magazine, , p. 52-55 (lire en ligne).
  3. « Les Barbouzes », sur Jp's Box-office (consulté le ).
  4. « Les Barbouzes », sur Box Office Story (consulté le ).
  5. https://www.unifrance.org/film/3634/action-immediate Fiche du film « Action immédiate » sur le site Unifrance, consultée le 26 juillet 2025

Voir aussi

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Liens externes

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