Robert Dalban

acteur français

Gaston Paul Barré dit Robert Dalban, né le à Celles-sur-Belle (département des Deux-Sèvres)[1], mort le à Paris 8e[2], est un acteur français.

Robert Dalban
Description de cette image, également commentée ci-après
Robert Dalban en 1952 (Studio Harcourt)
Nom de naissance Gaston Paul Barré
Naissance
Celles-sur-Belle, Deux-Sèvres, France
Nationalité Française
Décès (à 83 ans)
8e arrondissement de Paris (France)
Profession Acteur
Films notables Les Tontons flingueurs
trilogie Fantômas
Le Grand Restaurant
Mon oncle Benjamin
Mais où est donc passée la septième compagnie ?
On a retrouvé la septième compagnie

Avec plus de deux cents films à son actif entre 1934 et 1987, il est l'un des « seconds rôles » masculins les plus connus du cinéma français. Il donne ainsi la réplique aux plus grands acteurs du cinéma français : Louis Jouvet, Jean Gabin, Alain Delon, Lino Ventura, Bernard Blier, Paul Meurisse, Jean Marais ou encore Louis de Funès et Sophie Marceau.

Biographie

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Fils de Louis Auguste Barré (1873-1951), garçon boulanger, et de Marie Léontine Moreau (1868-1951), sans profession, Gaston Paul Barré naît à Celles-sur-Belle le [1].

Il débute à l'âge de seize ans au théâtre Montparnasse aux côtés de Harry-Max et Maurice Dorléac.

Sous le pseudonyme de « R.Q. », il est aussi comique troupier au caf'conc' Les Trois Mousquetaires. Avant un départ en tournée aux États-Unis avec Sarah Bernhardt au début des années 1920, il joue dans de nombreux théâtres de quartier. Il se produit dans des opérettes et dans des revues au cours des années 1930. Il donne la réplique plusieurs fois à Gaby Morlay, qui le pousse vers le cinéma, où il commence en 1934.

Le , il épouse à Marseille[1] la comédienne Madeleine Svoboda dite Madeleine Robinson, avec laquelle il a un fils, Jean-François, né en 1941. Par jugement du tribunal de la Seine, le couple divorce le [1]. Robert Dalban se remarie avec la comédienne et chanteuse Francine Léonie Ghislaine Vanderwalle dite Francine Claudel à Paris 8e le [1],[3]. Le mariage est dissous le [1].

L'acteur en 1948 (Studio Harcourt).

En 1950, il est choisi sur casting organisé par la Metro-Goldwyn-Mayer pour prêter sa voix à Clark Gable dans la version française de la super-production de David O. Selznick Autant en emporte le vent[4]. En 1955, il rencontre Robert Hossein et tourne dans Les salauds vont en enfer. C'est le début d'une grande amitié entre les deux hommes.

Daniel Ceccaldi et Robert Dalban lors du tournage du film Le Maestro en , au lac d'Annecy.

Robert Dalban a interprété, entre autres, un ancien camarade de la Résistance de Marie-Octobre (interprétée par Danielle Darrieux) dans Marie-Octobre (1959) et le père de Manette (Claude Jade) dans Mon oncle Benjamin (1969) d'Édouard Molinaro.

Le tonitruant « Yes, sir ! » de son personnage du majordome Jean dans Les Tontons flingueurs de Georges Lautner marque durablement les esprits. Il tourne pas moins de onze films avec ce dernier. Il campe avec une égale conviction les rôles de truands et ceux de policiers. En 1982, il interprète le rôle principal du téléfilm Jules et Juju.

Il meurt à l'occasion d'un repas dans un restaurant des Champs-Elysées à l'âge de quatre-vingt-trois ans, d'un arrêt cardio-circulatoire le [2],[5],[6] après avoir été effrayé par une bande de motards au moment où il traversait l'avenue[7].

Il est enterré au cimetière de Jouars-Pontchartrain, dans le caveau de famille du producteur Alain Poiré, son ami, qui a fait en sorte que Robert Dalban y soit inhumé[8],[9]. Dans sa nécrologie, Le Monde pointe son « physique aux traits marqués et sa gouaille populaire »[5].

Filmographie

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Cinéma

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Années 1930

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Années 1940

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Années 1950

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Années 1960

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Années 1970

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Années 1980

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Télévision

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Théâtre

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Doublage

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Mais aussi :

Hommage

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  • Robert Dalban a été parodié dans un album de Lucky Luke, Les Tontons Dalton sous les traits du majordome Bobby.
  • La salle de cinéma de sa ville de naissance, Celles-sur-Belle, est renommée Salle Robert-Dalban en 2008.

Bibliographie

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  • Charles Ford, Le Petit monde de Robert Dalban, Paris, France-Empire, 1988, 124 p.
  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus, éditions Cinéma, 2008[12]

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 Archives départementales des Deux-Sèvres et de la Vienne, « État-civil de Celles et de Celles-sur-Belle, registre des naissances de 1903 à 1912, vue 6 / 95, 4 E 63/16 » Accès libre, sur https://archives-deux-sevres-vienne.fr (consulté le )
  2. 1 2 Fichier des décès
  3. « Robert Dalban, inoubliable Cellois flingueur », sur lanouvellerepublique.fr, 24 août 2011
  4. . Le film datant de 1939 fut en effet doublé en France seulement cette année-là, ayant été projeté après la Libération en version originale avec un résultat décevant au box-office.[réf. nécessaire]
  5. 1 2 « Mort du comédien Robert Dalban », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  6. Archives de Deux-Sèvres, commune de Celles-sur-Belle, acte de naissance no 17, année 1903 (page 6/95)(avec mentions marginales de décès)
  7. « Robert Dalban, nez pour lutter », sur lesoir.be (consulté le )
  8. « Robert DALBAN », sur encinematheque.fr (consulté le )
  9. Collectif Sarka-SPIP, « JOUARS-PONTCHARTRAIN (78) : cimetière - Cimetières de France et d'ailleurs », sur www.landrucimetieres.fr (consulté le )
  10. Doublé seulement en 1947.
  11. À noter que Robert Dalban prête sa voix à Jean Gabin dans L'Imposteur de Julien Duvivier en 1944 pour la version française de ce film américain ; Jean Gabin, alors encore mobilisé dans les troupes françaises, n'avait pas eu le temps de doubler en français sa propre voix.
  12. Les Gens du cinéma

Liens externes

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