Pierre Blanchar

acteur français

Pierre Blanchar est un acteur et metteur en scène français, né le à Philippeville (aujourd'hui Skikda, en Algérie) et mort le à Suresnes (Hauts-de-Seine)[1].

Pierre Blanchar
Description de cette image, également commentée ci-après
Pierre Blanchar en 1936.
Nom de naissance Gustave Pierre Blanchard
Naissance
Philippeville, Algérie
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 71 ans)
Suresnes, France
Profession Acteur

Il a notamment joué aux côtés de Michèle Morgan dans le film La Symphonie pastorale (1946) de Jean Delannoy, récompensé par la première Palme d'or, au Festival de Cannes 1946.

Biographie

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Jeunesse

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Gustave Pierre Blanchard est le fils d'un employé de commerce et d'une couturière eux-mêmes nés en Algérie[2].

Après avoir obtenu un sursis en 1913, Pierre Blanchar est incorporé dans l'artillerie le dans le cadre de la mobilisation générale d'août 1914. Au front à partir de au cours de la Première Guerre mondiale, il sert comme canonnier servant dans l'artillerie lourde à compter de . Sérieusement blessé par un éclat d'obus à la cuisse droite le à Belloy-en-Santerre (Somme), il est décoré de la Croix de guerre avec une citation élogieuse à l'ordre de son régiment pour sa « ferme volonté » et « un sang-froid remarquable » sous « un bombardement intense ». Il est également gazé dans les derniers jours de la guerre, le , au Fond de Boussières (Meuse). Il est finalement démobilisé en [3].

Carrière

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Tout d'abord comédien de théâtre dès 1919, pensionnaire de la Comédie-Française entre 1946 et 1947, Pierre Blanchar apparaît au cinéma en 1922 dans un film muet de Léon Poirier Jocelyn. Choisissant souvent des personnages torturés et complexes comme Raskolnikov dans Crime et Châtiment (1935) de Pierre Chenal, il ne néglige pas la veine comique.

En 1932 il joue le rôle éminemment dramatique de Gilbert Demachy dans Les Croix de bois aux côtés de Gabriel Gabrio et Charles Vanel.

Il interprète huit films pendant la guerre dont Pontcarral, colonel d'Empire (1942), Secrets (1943), et Un seul amour (1943) qu'il réalise lui-même.

Membre du « Comité de libération du cinéma français » créé en 1943, devenu le « Comité de libération du cinéma », il en devient président le . Il commente de manière vibrante les images de la libération de Paris d', tournées par le CLC, dans les actualités qui passent alors au cinéma.

Dans Le Bataillon du ciel (1947) d'Alexander Esway, d'après le livre de Joseph Kessel, Pierre Blanchar joue le rôle du capitaine Ferane, inspiré de la vie et mort de Pierre Marienne (1908-1944), compagnon de la Libération, capitaine parachutiste au 4e bataillon du Spécial Air Service (S.A.S.) des Forces Françaises Libres, parachuté en Bretagne à Plumelec dans le Morbihan le soir du , lors du Débarquement de Normandie. L'acteur avait connu Pierre Marienne dans le cinéma avant guerre. De plus, il lui ressemble physiquement.

Le Monocle noir (1961), son dernier film, est tourné au château de Josselin dans le Morbihan.

Vie privée et décès

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Marié à Marthe Vinot, Pierre Blanchar est le père de Dominique Blanchar[4].

Il meurt le à Suresnes (Hauts-de-Seine), des suites d'une tumeur au cerveau[1]. Il est inhumé au cimetière de Charonne dans le 20e arrondissement de Paris.

Filmographie

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Années 1920

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Années 1930

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Années 1940

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Années 1950 et 1960

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Théâtre

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Pierre Blanchar en Pelléas (Théâtre des Champs-Élysées, décembre 1921).

Distinction

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Notes et références

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Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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