Robert Siodmak

réalisateur, scénariste, producteur de cinéma et acteur allemand

Robert Siodmak est un réalisateur, scénariste, producteur de cinéma et acteur allemand, né le à Dresde (Allemagne) et mort le à Locarno (Suisse).

Robert Siodmak
Biographie
Naissance
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Dresde (Empire Allemand)
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
Locarno (Suisse)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
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Fratrie
Autres informations
Distinctions
Œuvres principales

Biographie

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Robert Siodmak est né le 8 aout 1900, d'un père d'origine polonaise (naturalisé américain après y avoir vécu treize ans) et d'une mère allemande, tous deux de confession juive. Il est né à Dresde en Allemagne[1.1] mais certaines sources, dont Robert Siodmak lui-même[2], affirment qu'il serait né à Memphis (Tennessee, États-Unis). Son père a fondé à Dresde une florissante société d'import alimentaire que la 1ère guerre mondiale met à mal. Robert travaille comme banquier puis tente une expérience comme comédien de théâtre avant de partir pour Berlin, où il devient assistant pour le réalisateur Curtis Bernhardt en 1925. Quatre ans plus tard, il réalise son premier film muet, Les Hommes le dimanche, avec l'aide au scénario de son frère Curt et de deux débutants, célèbres par la suite, Billy Wilder et Fred Zinnemann. Il réalise en 1933 Fin de saison, d'après la nouvelle Brûlant Secret de Stefan Zweig, qui sera interdit après l'arrivée du national-socialisme au pouvoir.

L'arrivée au pouvoir du national-socialisme en 1933 pousse Robert Siodmak à l'exil[3]. Il se rend tout d'abord à Paris, où il réalise plusieurs films dont La crise est finie (1934) et La Vie parisienne (1936), avant de s'envoler vers Hollywood, aidé par la nationalité américaine dont il est doté grâce à son père.

En 1941, il réalise son premier film américain West Point Widow. Après, il signe un contrat avec les studios Universal pour sept ans. Ce contrat va lui permettre d'imposer son style, très influencé par l'expressionnisme allemand, puis par le cinéma d'Orson Welles (Citizen Kane constitue pour lui un modèle indépassable) et de signer quelques-uns des films noirs les plus marquants dont Les Tueurs en 1946. Avec ce film noir (adapté d'une nouvelle d'Hemingway) remarqué pour son style aux contrastes d'ombre et de lumière pour rendre compte de la violence urbaine et de la noirceur intérieure des personnages, il lance la carrière de Burt Lancaster et d'Ava Gardner en sirène fatale[4]. Il la retrouvera en 1949 pour une adaptation du Joueur de Dostoievski : Passion fatale, dont le thème est l'addiction au jeu[5].

Il travaille également au scénario de ce qui deviendra plus tard Sur les quais, avec Budd Schulberg. Malgré ses protestations, il ne sera pas crédité pour ce film contrairement à B. Schulberg[1.2].

Après avoir signé à Hollywood un dernier film, Le Corsaire rouge, avec son acteur fétiche Burt Lancaster, il retourne en 1951 en Allemagne où il réalise, entre autres films notables, Les Rats, qui remporte l'Ours d'or à la Berlinale 1955, et La Nuit quand le diable venait, aussi connu en France sous le titre Les S.S. frappent la nuit, en 1957.

Dans les années 1960, il se partage entre les États-Unis et l'Europe (l'Allemagne surtout), où il réalise des films dans des genres variés, allant de la comédie dramatique au western, en passant par le peplum.

La fin de sa carrière, à partir du milieu des années 1960, est faite d'une série de réalisations routinières.

Robert Siodmak meurt en Suisse en , peu après son épouse[6].

Filmographie

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Réalisateur

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Scénariste

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Producteur

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Distinctions

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Notes et références

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  1. Hervé Dumont, Robert Siodmak : le maître du film noir, L'âge d'homme, , 379 p. (ISBN 9782825133491)
    1. ↑ p. 17
    2. ↑ p. 227
  2. ↑ (de) « Link - Robert Siodmak - Play SRF » [vidéo], sur Play SRF (consulté le ).
  3. ↑ « Robert Siodmak », sur Ciné-ressources (consulté le )
  4. ↑ Laurent Dolet, Ava Gardner, des films au mythe, La Madeleine, LettMotif, , 362 p. (ISBN 978-2-36716-401-4), p. 31-40
  5. ↑ Laurent Dolet, Ava Gardner, des films au mythe, La Madeleine, LettMotif, , 362 p. (ISBN 978-2-36716-401-4), p. 52-57
  6. ↑ (en-US) « Robert Siodmak, Film Director, 72 », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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