Ernest Hemingway

écrivain, journaliste et correspondant de guerre américain (1899-1961)

Ernest Hemingway (prononcé : /ˈɝnɪst ˈhɛmɪŋˌweɪ/[1]), né le à Oak Park dans l'Illinois aux États-Unis et mort le à Ketchum (Idaho), est un écrivain, journaliste et correspondant de guerre américain.

Ernest Hemingway
Ernest Hemingway à Sun Valley (Idaho) aux États-Unis, pour la première édition de son roman Pour qui sonne le glas, fin 1939.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Ketchum Cemetery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Ernest Miller Hemingway
Surnom
PapaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom court
Ernest HemingwayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Activité
Période d'activité
Père
Clarence Hemingway (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Grace Hall Hemingway (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Marcelline Hemingway Sanford (d)
Ursula Hemingway (d)
Madelaine Hemingway Miller (d)
Carol Hemingway (d)
Leicester HemingwayVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Hadley Richardson (de à )
Pauline Pfeiffer (de à )
Martha Gellhorn (de à )
Mary Welsh Hemingway (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Autres informations
Conflits
Mouvement
Genre artistique
Influencé par
Distinction
Œuvres principales
signature d'Ernest Hemingway
Signature.
Plaque commémorative.
Vue de la sépulture.

Son style d'écriture, caractérisé par l'économie et la litote, a influencé le roman du XXe siècle, comme l'ont fait sa vie d'aventurier et l'image publique qu'il entretenait. Il a écrit la plupart de ses œuvres entre le milieu des années 1920 et le milieu des années 1950, et sa carrière atteint son point culminant en 1954 lorsqu'il reçoit le prix Nobel de littérature[2]. Ses romans ont rencontré un grand succès auprès du public du fait de la véracité avec laquelle il dépeignait ses personnages. Plusieurs de ses œuvres furent élevées au rang de classiques de la littérature américaine. Il a publié de son vivant sept romans, six recueils de nouvelles et deux œuvres non romanesques. Trois romans, quatre recueils de nouvelles et trois œuvres non romanesques ont été publiés à titre posthume.

Hemingway est né et a grandi à Oak Park, une ville située en banlieue ouest de Chicago dans l'Illinois. Il travaille pendant quelques mois en tant que journaliste reporter au Kansas City Star, avant de devenir ambulancier sur le front italien pendant la Première Guerre mondiale. Cette période servira de fondement à son roman L'Adieu aux armes. Grièvement blessé, il passe plus de trois mois à l'hôpital et s'engage à sa sortie dans l'armée italienne.

En 1922, Hemingway épouse Hadley Richardson, la première de ses quatre épouses. Le couple s'installe à Paris, où Hemingway travaille comme correspondant étranger. Au cours de cette période, il fréquente la librairie Shakespeare and Company et rencontre des écrivains tels que Gertrude Stein, Ezra Pound et James Joyce. Fin d', deux semaines après la publication de Gatsby le Magnifique, il rencontre F. Scott Fitzgerald pour la première fois au Dingo Bar, un des rares établissements de l'époque à rester ouvert toute la nuit et lieu de passage obligatoire de nombreux écrivains et acteurs de l’époque. Ce lieu a été mentionné par Ernest Hemingway dans son livre Paris est une fête.

Il se lie également avec des artistes modernistes de la communauté expatriée connus sous le nom de Génération perdue, dont certains exercent sur lui une influence significative. En 1926, il écrit son premier roman, Le soleil se lève aussi[3].

Après avoir divorcé de Hadley Richardson en 1927, Hemingway épouse Pauline Pfeiffer. Il se rend en Espagne pour couvrir la guerre civile espagnole, sujet principal de son roman Pour qui sonne le glas. À son retour, il divorce, mais cohabite avec son ex-femme jusqu'en 1939.

Martha Gellhorn devient sa troisième épouse en 1940. De plus en plus mécontent des longues absences de Gellhorn pour ses reportages, Hemingway lui écrit, lorsqu'elle quitte leur propriété de Finca Vigía près de La Havane en 1943 pour couvrir le front italien : « Es-tu reporter de guerre ou es-tu ma femme dans mon lit ? » Hemingway essaie de l'empêcher de se rendre sur le front de Normandie juste avant le Débarquement. Reporter de guerre, elle est finalement la seule femme à poser le pied sur les plages normandes, le , avec les troupes américaines. De retour à Londres, elle lui annonce qu'elle le quitte. Après leur divorce en 1945 parce qu'elle refuse d'être « une note de bas de page dans la vie de quelqu'un d'autre »[4],[5], Hemingway refuse de lui renvoyer ses affaires et ses manuscrits, qu'elle a laissés dans la maison[6]. Dans son livre The Hemingway Women, Bernice Kert écrit : « Hemingway n'a jamais pu entretenir une relation durable et pleinement satisfaisante avec l'une ou l'autre de ses quatre femmes. La domesticité conjugale a pu lui sembler l'aboutissement désirable de l'amour romantique, mais tôt ou tard, il s'est ennuyé et s'est impatienté, il est devenu critique et tyrannique »[7].

Hemingway épouse en 1945 Mary Welsh. En 1948, Hemingway et son épouse décident de se rendre sur la Côte d'Azur mais doivent faire une escale à Gênes en raison d'une panne de leur bateau. Ils en profitent pour se rendre à Venise qu'ils ne connaissent pas et descendent à l'hôtel Gritti, où ils fréquentent le Harry's Bar. Invité à une chasse au canard, Hemingway fait la connaissance de la comtesse Adriana Ivancich dont il tombe amoureux, et qui le rejoindra d'ailleurs à Cuba. Ils se reverront en Italie en 1954. Alors qu'il est fatigué, malade et dépressif, cette aventure lui redonne l'inspiration perdue, et il écrit Au-delà du fleuve et sous les arbres, comme un reflet de leur idylle, en y mêlant ses propres souvenirs de la Première Guerre mondiale, bien qu'il ait démenti toute ressemblance avec la réalité dans l'avertissement de la préface. Alors qu'il pense avoir écrit une œuvre remarquable, la critique américaine est féroce.

Peu de temps après la publication du roman Le Vieil Homme et la Mer, en 1952, qui lui vaut le prix Pulitzer en 1953, Hemingway participe à un safari en Afrique, où il manque d'être tué dans un accident d'avion qui le laisse perclus de douleurs et en mauvaise santé pour le reste de sa vie. Il obtient le prix Nobel de littérature en 1954.

Hemingway a habité à Key West, en Floride et à La Havane pendant les années 1930 et 1940. En 1959, il quitte Cuba pour Ketchum, dans l'Idaho, où il se suicide au cours de l'été 1961.

Il était catholique[8], converti à l'âge de dix-neuf ans[9], bien que se considérant comme un contre-exemple et refusant par là de voir son œuvre associée au romanesque catholique, ainsi qu'il en témoigne dans une lettre de au père Vincent Donavan : « Je n’ai jamais voulu qu’on me considère comme un auteur catholique car je sais l’importance de l’exemple qu’on donne – et je n’ai jamais donné le bon exemple »[10],[9].

Biographie

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Enfance

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Maison de naissance d'Ernest Hemingway de Oak Park près de Chicago dans l'Illinois.

Ernest Miller Hemingway est né à Oak Park près de Chicago, le . Il est le fils de Clarence Hemingway, médecin, et de Grace Hall, une musicienne dont le père était un grossiste en coutellerie très aisé. Il est le deuxième enfant d’une fratrie qui en comptera six : Marceline née en 1898, lui-même (Ernest), Ursula née en 1902, Madeleine en 1904, Carol de 1911 et enfin Leicester Clarence natif de 1915. Ses deux parents avaient reçu une bonne éducation et étaient appréciés et respectés dans la communauté conservatrice de Oak Park. Lorsque Clarence et Grace se marièrent en 1896, ils déménagèrent avec le père de Grace, Ernest Hall, raison pour laquelle ils ont appelé leur premier fils Ernest. Hemingway disait ne pas aimer son prénom, qu'il associait au héros naïf, voire fou, de la pièce d'Oscar Wilde L'Importance d'être Constant. La maison de sept chambres de la famille dans un quartier respectable contenait un studio de musique pour Grace et un cabinet dentaire pour Clarence.

Hemingway en 1900.

La mère de Hemingway donnait souvent des concerts dans les villages environnants. Hemingway adulte affirmait haïr sa mère, bien que le biographe Michael Reynolds souligne qu'Hemingway reflétait son énergie et son enthousiasme. Son insistance à lui apprendre à jouer du violoncelle est devenue une « source de conflits », mais il a admis plus tard que les leçons de musique lui ont été utiles pour son travail d'écriture, comme pour élaborer la « structure contrapuntique » de Pour qui sonne le glas. La famille possédait une résidence d'été appelée Windemere sur les rives du lac Walloon, près de Détroit dans le Michigan, une région habitée par les indiens Ojibwés. C'est là qu'Hemingway apprit avec son père à chasser, à pêcher et à camper dans les bois. En 1909, son père lui offre son premier fusil de chasse, pour son dixième anniversaire. Ses premières expériences dans la nature lui inculquèrent une passion pour l'aventure en plein air et la vie dans des régions éloignées ou isolées.

À partir de 1913, Ernest étudie à la High School d’Oak Park. Il y découvre Shakespeare, Dickens, Stevenson, et participe activement à la vie sportive et culturelle de son école. En 1916, ses premières histoires et ses poèmes paraissent dans Tabula et Trapeze, des revues littéraires de l’école.

Après avoir obtenu son diplôme en 1917, Hemingway renonce à suivre des études supérieures pour devenir journaliste au Kansas City Star, sous l’influence bienveillante de son oncle paternel, Alfred Tyler Hemingway.

Première Guerre mondiale

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Ernest Hemingway à Milan en 1918.

Lors de l’entrée en guerre des États-Unis le , l'incorporation de Hemingway est refusée à cause d’un œil défaillant. En , il parvient cependant à incorporer la Croix-Rouge italienne et, après avoir traversé l’Atlantique sur le Chicago, il débarque à Bordeaux, gagne Paris, puis Milan, où il arrive le . Après plusieurs semaines passées à l’arrière, il rejoint le front. Le , de nuit, près de Fossalta di Piave, alors qu'il apporte du chocolat et des cigarettes aux soldats, un tir de mortier blesse Hemingway aux jambes, tue un de ses camarades et en blesse grièvement deux autres. Alors qu’il tente de ramener un camarade vers l’arrière, il est de nouveau blessé par un tir de mitrailleuse, mais parvient à un poste de secours, avant de s’évanouir. Pendant sa convalescence de trois mois dans un hôpital de Milan, il s’éprend d’une infirmière américaine, Agnès von Kurowsky, de huit ans son aînée, qui lui inspirera le personnage de Catherine Barkley dans L'Adieu aux armes. En , il séjourna au Grand Hôtel des Îles Borromées à Stresa pour se remettre de ses blessures[11].

Ernest Hemingway et sa première épouse, Hadley, à Chamby, près de Montreux, en 1922.

Au mois de , Ernest Hemingway, journaliste auprès des troupes grecques, témoigne de la violence de l’affrontement à Inönü en Anatolie, au cours de la guerre gréco-turque.

Engagé en comme correspondant étranger du Toronto Star où il devient ami avec Morley Callaghan, il déménage à Paris, où il habite, avec sa femme Hadley, au troisième étage du 74 rue du Cardinal-Lemoine, dans le Quartier latin, de à . Il fait la connaissance de Gertrude Stein, la papesse du modernisme, qui fut son mentor avant de se brouiller avec lui, mais qui lui aura fait entre-temps rencontrer les peintres qu'elle a découverts avec son frère (Pablo Picasso, Joan Miró, Juan Gris…) mais aussi les expatriés américains qui ont fait partie de ce qu'elle a appelé la « Lost Generation »[12] : cette génération incluant artistes, écrivains, intellectuels, savants qui ont atteint la majorité durant la Première Guerre mondiale: F. Scott Fitzgerald (rencontré au Dingo Bar pour la première fois, fin , deux semaines après la publication de Gatsby le Magnifique), T. S. Eliot, James Joyce, Sherwood Anderson, John Dos Passos, John Steinbeck, William Faulkner, Waldo Peirce, Isadora Duncan, Abraham Walkowitz, Alan Seeger, Henry Miller, Aldous Huxley, Malcolm Cowley (en).

Premiers romans

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portrait
Ernest Hemingway en 1923 (photo de passeport).

Ernest Hemingway a beaucoup de mal à se réadapter à la vie civile. Il épouse Hadley Richardson le et s'installe avec elle à Paris. C'est à partir de ce moment qu'il passe beaucoup de temps à écrire. Principalement inspiré par Gertrude Stein et Ezra Pound, il est réputé pour ses récits très concentrés, au style dépouillé et laconique, témoignant de son expérience de la vie et de la mort.

Hemingway à Paris en 1924.

Ernest Hemingway était correspondant pour le Toronto Star. Il voyageait régulièrement entre Paris, Toronto et Chicago. Il aida la vente américaine du roman Ulysse de James Joyce en passant aux frontières librement un volume à la fois[pas clair] durant une période de 12 mois (de 1923 à 1924)[13].

Après un recueil de nouvelles (De nos jours) qui ne rencontre pas le succès, il publie en 1926 son premier roman, Le soleil se lève aussi[14]. Ce best-seller lui permet de s'imposer rapidement sur la scène littéraire. Le titre fait référence à l'Ecclésiaste (chap. I, 3-7) et le thème principal du livre est déjà la génération perdue. Des jeunes désaxés évoluent dans un monde perdu et absurde, incapables de meubler le vide de leur vie.

Dans son deuxième roman, L'Adieu aux armes, Hemingway écrit sur la Première Guerre mondiale. Sorti en 1929, soit onze ans après la fin de la guerre, le récit est cinglant et ironique. Ce n'est pas un hasard s'il est publié aussi tardivement : dans son esthétique implicite, une émotion n'est évoquée qu'une fois l'émoi passé. Un ambulancier américain, parti en Suisse avec une jeune infirmière anglaise, se rend compte qu'il est pris au piège dans un destin auquel il croyait avoir échappé. Si le titre est emprunté à un poème patriotique anglais, l'ouvrage n'est en rien élogieux. Au contraire, il met en avant l'absence de sens de cette guerre. Le sentiment amoureux non plus n'est pas épargné, ce qui rend l'œuvre très pessimiste.

Cependant, malgré le désenchantement exprimé par ses premiers romans, Hemingway parvient à oublier l'horreur de la guerre et l'absurdité de la vie. Il s'adonne notamment à deux divertissements : les courses de chevaux et la chasse.

L'individualisme puis l'engagement

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Maison-musée d'Ernest Hemingway de Key West en Floride.
Maison-musée d'Ernest-Hemingway Finca la Vigía, à La Havane.

Hemingway se remarie avec Pauline Pfeiffer, journaliste à Vogue. Il s'installe à Key West en Floride au cours de l'année 1928. Il visite souvent l'île de Cuba où il acquiert en 1940 dans les environs de La Havane une villa, Finca La Vigía, qu'il ne quittera définitivement qu'en 1960[15].

Complètement détaché du contexte social et géopolitique, il passe le plus clair de ses journées à pêcher l'espadon dans son yacht et à s'informer sur l'actualité sportive et littéraire. Puis il se rend compte qu'on ne peut vivre éternellement en retrait des autres, ce qui lui inspire un nouveau roman, paru en 1937 : En avoir ou pas. Harry Morgan, faute d'argent pour nourrir les siens, se lance dans toutes sortes d'aventures auxquelles il finit par succomber. Fidèle représentant de l'individualisme américain, il ne se rend compte que trop tard « [qu']un homme seul est foutu d'avance ».

Cette œuvre marque une rupture dans l'existence solitaire de Hemingway. Le franquisme aux portes de l'Espagne ne le laisse pas indifférent. Conscient qu'il ne peut vivre indéfiniment à part, il choisit de s'engager dans la guerre civile espagnole dès 1937.

Guerre d'Espagne

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Il prendra part comme journaliste à la guerre d'Espagne, aux côtés des Républicains. Installé à l’hôtel Florida (Madrid) comme beaucoup de ses confrères correspondants de guerre, il écrit un recueil Paradis perdu, suivi de La Cinquième Colonne et commence une ébauche de Pour qui sonne le glas, roman qui le rendra encore plus célèbre, publié en 1940 après la victoire des Franquistes. Ce roman est autant un récit d'aventures qu'un reportage de guerre, où se mêlent épopées exaltantes, tragédies antiques et méditations sur le destin de l'Homme. C'est pendant cette période qu'il s'éprend de Martha Gellhorn, une romancière qui sera sa troisième épouse, et qu'il rencontre Malraux. Les carnages dont il est témoin le convainquent de la vacuité et du mensonge du langage abstrait. En 1937, la disparition suspecte de l'écrivain José Robles Pazos, attribuée aux services secrets soviétiques, cristallise la rupture définitive entre deux grands amis écrivains américains que sont John Dos Passos et Hemingway. En effet, son analyse de la guerre d'Espagne, sa compromission locale avec la propagande stalinienne et l'absence d'aide de Hemingway face à la disparition de son ami, insupportent Dos Passos.

À partir des années 1940, J. Edgar Hoover place Ernest Hemingway sous la surveillance du FBI. Sa ligne téléphonique sera sur écoute pendant plusieurs années[16].

Changement de style

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« Ce qu'il faut, c'est écrire une seule phrase vraie. Écris la phrase la plus vraie que tu connaisses. » Dans la nouvelle Sur l'écriture, son personnage fétiche, Nick Adams, déclare vouloir « écrire comme Cézanne peint ».

Seconde Guerre mondiale

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Au Dorchester Hotel de Londres en 1944.
Hemingway à Cuba en 1946.

Hemingway revint en Europe à la fin de la Seconde Guerre mondiale, de juin à . Au moment du débarquement de Normandie, les responsables militaires qui le considéraient comme « une cargaison précieuse » le laissèrent sur une péniche de débarquement, contrairement aux affirmations de Hemingway qui prétendit être allé à terre. Vers la fin du mois de juillet, il fut attaché au 22e régiment d'infanterie commandé par le colonel Charles Buck Lanaham, qui se dirigeait vers Paris et il prit la tête d'un petit groupe de combattants à Rambouillet, dans la lointaine banlieue de Paris. Sur les exploits de Hemingway, l'écrivain de la Seconde Guerre mondiale, l'historien Paul Fussell remarque : « Hemingway créa une gêne considérable en jouant les capitaines d'infanterie pour un groupe de résistants qu'il avait rassemblé, car un correspondant de guerre n'est pas censé diriger des troupes, même s'il le fait bien ».

Cela était contraire aux Conventions de Genève, et Hemingway se vit accusé de façon formelle, mais il s'en tira en affirmant qu'il s'était simplement contenté de donner des conseils. Il réussit à avoir une entrevue avec le général Philippe de Hauteclocque, dit Leclerc, au moment où celui-ci, pressé par le général de Gaulle, se demandait s'il investirait Paris malgré l'interdiction qui lui en était faite par sa hiérarchie américaine. Hemingway se présenta en tenue mi-militaire, mi-civile et demanda un blindé de reconnaissance, deux ou trois jeeps et une demi-douzaine d'hommes pour libérer le bar du Ritz. Hemingway garda une mauvaise image de ce général qui l'éjecta en le traitant de clown[17]. Le , il fut présent à la libération de Paris, bien que les affirmations selon lesquelles il était entré le premier dans la ville, ou qu'il avait libéré le Ritz, soient considérées comme faisant partie de la légende. À Paris, il assista à une réunion organisée par Sylvia Beach et fit la paix avec Gertrude Stein. Hemingway fut présent lors de violents combats dans la forêt de Hürtgen vers la fin de 1944. Le , malade et fébrile, Hemingway se fit conduire au Luxembourg pour couvrir ce qu'on appellera plus tard la bataille des Ardennes. Cependant, dès son arrivée, Lanaham le conduisit voir les médecins, qui l'hospitalisèrent pour une pneumonie, et à sa sortie de l'hôpital, une semaine plus tard, les combats principaux étaient terminés.

Reconnaissances littéraires

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Hemingway et Mary Hemingway à la Finca la Vigía de La Havane à Cuba.
Ernest Hemingway au Kenya vers 1953.

Ernest Hemingway est un représentant de la « génération perdue », expression qu'il utilise dans Le soleil se lève aussi, inventée par Gertrude Stein pour parler d'Ezra Pound, T. S. Eliot durant la période de Paris est une fête[18].

L'auteur évoque les grands combats politiques du siècle (comme la guerre d'Espagne), le dépassement de soi ou le goût de l'aventure, de manière journalistique, voire « télégraphique », comme l'a expliqué le traducteur français de ses deux premiers romans, Maurice Edgar Coindreau. Pour Hemingway, l'esthétique implique avant tout une éthique et non une métaphysique (comme l'écrivait Sartre sur Faulkner).

Son œuvre est couronnée le par le prix Nobel de littérature[19] « pour le style puissant et nouveau par lequel il maîtrise l'art de la narration moderne, comme vient de le prouver Le Vieil Homme et la Mer ». Il fera lire à Stockholm, devant le jury de l'Académie suédoise, le discours le plus bref de l'histoire de cette institution  l'écrivain ne s'étant pas déplacé, l'ambassadeur américain en Suède, John C. Cabot, le représente[20].

La même année, Ernest Hemingway et sa quatrième épouse, Mary Welsh, survivent à deux accidents d'avion. Lors d'une excursion aérienne en Ouganda, leur appareil s'écrase dans la jungle près des chutes de Murchison. L'avion de secours dans lequel ils montent le lendemain prend feu au décollage et se pose en catastrophe[21],[22].

Cette même année 1954, le toréro Luis Miguel Dominguín, ami de l'écrivain, lui présente à Madrid sa compagne d'alors, l'actrice américaine Ava Gardner, alors au sommet de sa notoriété. Hemingway et elle ne se sont jamais rencontrés bien qu'ils se connaissent de réputation, car elle a tourné dans deux adaptations de son œuvre : Les Tueurs (en 1946) et Les neiges du Kilimandjaro (en 1952) ainsi que dans d'autres films proches de son univers (Mogambo en Afrique, La Comtesse aux pieds nus en Espagne). Ils développent une amitié et une complicité qui durera jusqu'à sa mort. Au delà de la beauté de l'actrice, Hemingway apprécie sa sensibilité, son anticonformisme et son caractère bien trempé, ainsi que leurs goûts communs pour la nuit, la fête, l'alcool, le jazz, les férias et les taureaux. Ava Gardner de son côté trouve en lui une figure paternelle de substitution et le surnomme "Papa Hemingway". Lorsque le studio 20th Century Fox décide d'adapter au cinéma Le Soleil se lève aussi, Hemingway intervient auprès de la production afin qu'Ava Gardner soit choisie pour le rôle de Lady Brett Ashley, car il estime qu'elle correspond parfaitement à ce personnage de femme libre se comportant à égalité avec les hommes. Toujours sensible à l'univers de l'écrivain, elle retrouvera le thème de la guerre civile espagnole déjà abordé par elle dans Les neiges du Kilimandjaro et La Comtesse aux pieds nus au début des années 1960 avec L'Ange pourpre[23].

Suicide

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Hemingway sur son Pilar (yacht), en 1950.
Ernest et Mary Hemingway en safari au Kenya vers 1954.

Quand il revient aux États-Unis en , après des voyages à Cuba et en Espagne, il ne se porte pas très bien, ni physiquement ni mentalement. Il souffre d'hypertension et se sent sombrer dans la cécité à cause du diabète tout en souffrant d'une cirrhose. Il est touché par un trouble bipolaire, qu'il subit tout au long de sa vie et présente un comportement paranoïaque, peut-être lié également à un début d'alzheimer[24],[25] ou plus probablement à une encéphalopathie énolique laquelle entraîne également une atrophie corticale.

En décembre, le médecin George Saviers l'envoie se faire soigner dans la prestigieuse clinique Mayo du Minnesota, où il est traité par électrochocs et par des sédatifs. Il en ressort en , mais trois mois plus tard, il doit retourner se faire hospitaliser, d'abord au Sun Valley Hospital, puis de nouveau à la clinique Mayo, où il reçoit de nouveaux électrochocs. Il revient chez lui le , et deux jours après, le lundi , il se suicide d'un double coup de son fusil préféré[26]. Il est rapporté qu'une fois, Ernest Hemingway avait blâmé son père Clarence après le suicide de celui-ci, considérant cela comme un acte de lâcheté[réf. nécessaire].

Le dossier médical d'Ernest Hemingway, rendu accessible en 1991, montra qu'il présentait une hémochromatose (diagnostiquée en 1961). Il s'agit d'une surcharge en fer, l'hémosidérose, dont le mécanisme ne fut pas compris avant les années 1970-1980, époque où il a été établi que cet excès de fer pouvait avoir des causes génétiques (rares) – qui furent prouvées, dans le cas d'Hemingway, par une enquête sur ses antécédents familiaux –, ou résulter de diverses maladies. Parmi les autres causes de surcharge en fer, l'atteinte hépatique à type de fibrose (cirrhose diagnostiquée chez Hemingway en 1960) est très répandue, en lien soit avec une hépatite virale chronique (B, C notamment), soit avec la consommation soutenue de boissons alcoolisées. Les troubles mentaux[27] décrits auparavant dans l'hémochromatose sont, dans le cas de l'intoxication alcoolique, à rattacher à une carence en vitamine B1 (Syndrome de Wernicke-Korsakoff).

Les nombreux suicides constatés dans la famille Hemingway (son père, son frère, sa sœur et sa petite-fille Margaux Hemingway) pourraient être en relation – par le biais d'un fardeau génétique – avec le trouble bipolaire diagnostiqué en 1960 chez Hemingway et dont le caractère génétique transmissible est avéré.

Mariages

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Ernest Hemingway s'est marié quatre fois :

Les chats d'Ernest Hemingway

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À Cuba en 1954.

Ernest Hemingway est un des amateurs les plus connus de chats polydactyles.

Dans le jardin de sa maison de Key West en Floride, il hébergeait un peu moins d'une centaine de chats dont environ la moitié étaient polydactyles. Cette passion pour ces chats particuliers lui est venue après avoir reçu un chat à six doigts de la part du capitaine d'un bateau. En anglais, le mot Hemingway cat ou Hemingway est devenu familier pour désigner les chats polydactyles.

Depuis la mort d'Ernest Hemingway en 1961, cette maison est devenue un musée et le jardin un abri pour les descendants de ses chats. Il en reste encore une soixantaine (cinquante-sept au ), dont une trentaine de polydactyles.

Genre et sexualité

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Depuis les années 1990, les questions liées à l’androgynie, à la sexualité et aux changements de rôles de genre dans la vie et l’œuvre d’Hemingway constituent un domaine spécifique des études consacrées à l’écrivain. Nancy R. Comley et Robert Scholes, à partir de textes publiés et inédits ainsi que de matériaux biographiques, ont soutenu que le genre faisait partie des préoccupations conscientes et récurrentes d’Hemingway[31]. Dans une synthèse publiée en 2020 sur Hemingway et les études consacrées à la sexualité, Debra A. Moddelmog relève qu’à partir des années 1990 des chercheurs tels que Mark Spilka, J. Gerald Kennedy, Carl P. Eby et elle-même ont accordé une attention croissante à l’intérêt d’Hemingway pour l’androgynie et l’expérimentation sexuelle[32].

La biographe Mary V. Dearborn décrit chez Hemingway une tendance durable à l’androgynie et un intérêt persistant pour les rôles de genre et la sexualité[33]. Dearborn relie cet intérêt à des jeux d’inversion des rôles de genre, y compris dans un contexte sexuel, ainsi qu’au fétichisme. Elle relève également, dans les relations d’Hemingway, des scénarios érotiques associés aux cheveux et aux transformations de la présentation conventionnelle du genre[34]. Carl P. Eby a également étudié ce qu’il décrit comme une fixation érotique durable d’Hemingway sur les cheveux et ses rapports avec l’identité, la masculinité et le genre, aussi bien dans sa vie que dans son œuvre[35].

Durant son mariage avec sa première épouse, Hadley Richardson, Hemingway laissa pousser ses cheveux tandis que Richardson raccourcissait les siens, jusqu’à ce que les deux époux portent des coiffures d’une longueur comparable. Hemingway revint plus tard sur cet épisode dans le texte autobiographique « Secret Pleasures » (« Plaisirs secrets »), inclus dans l’édition restaurée de Paris est une fête[36]. Eby souligne que la description par Hemingway des cheveux récemment coupés de Richardson possède une dimension érotique et replace cet épisode dans un motif récurrent associant cheveux, ressemblance physique entre partenaires et modification de la présentation de genre[36].

Les témoignages biographiques les plus directs concernant l’échange de rôles de genre se rapportent au mariage d’Hemingway avec sa quatrième épouse, Mary Welsh Hemingway. Lors du safari africain du couple en 1953, Hemingway écrivit dans le journal de Mary une fausse interview de lui-même. L’intervieweur y demande si Mary est lesbienne, ce à quoi le personnage appelé « Papa » répond : « Mrs. Hemingway is a boy » (« Mme Hemingway est un garçon »). Interrogé sur ses activités préférées, il mentionne notamment le mot anglais sodomy sodomie ») et affirme que Mary participe à chacune des activités citées[37],[38].

Le 20 décembre 1953, Hemingway ajouta au journal de Mary une note au ton plus sérieux portant sur ce dont ils avaient discuté la nuit précédente. Il écrivit que Mary avait toujours voulu être un garçon tout en conservant sa féminité, puis ajouta : « She loves me to be her girls, which I love to be » (« elle aime que je sois ses filles, ce que j’aime être »). Hemingway décrivit leurs activités privées comme procurant du plaisir aux deux partenaires et conclut : « I have never been happier » (« je n’ai jamais été aussi heureux »)[39],[38]. La chercheuse Valerie Rohy met toutefois en garde contre une lecture de cette note comme un compte rendu littéral et non médiatisé d’actes sexuels précis, tout en estimant que le sens explicite des termes employés par Hemingway ne doit pas non plus être écarté[38].

L’intérêt d’Hemingway pour la sexualité possédait également une dimension intellectuelle. Selon Eby, l’écrivain lut des ouvrages de sexologie pendant une grande partie de sa vie. En 1920, Hemingway envoya à son ami Bill Smith un exemplaire d’Erotic Symbolism, du sexologue britannique Havelock Ellis. En janvier 1921, il adressa à Hadley Richardson un volume des Studies in the Psychology of Sex d’Ellis, puis trois autres volumes en avril de la même année[36].

Eby a relevé des parallèles entre ces matériaux biographiques et la fiction tardive d’Hemingway. Dans un chapitre supprimé par Hemingway du manuscrit d’Îles à la dérive, la première épouse de Thomas Hudson modifie la coiffure de celui-ci afin qu’elle ressemble à la sienne, après quoi Hudson adopte au lit le rôle de sa « fille »[36]. Dans Le Jardin d'Éden, David et Catherine Bourne modifient leurs coiffures jusqu’à accentuer leur ressemblance physique, tandis que leur relation sexuelle comporte des échanges d’identités masculines et féminines[36]. D’après l’étude d’Eby sur le manuscrit original, le roman publié ne conserve qu’une partie d’une exploration plus étendue de l’identité sexuelle et du genre présente dans les brouillons d’Hemingway[36].

Dans un article publié en 2005, Eby identifie ce qu’il considère comme un motif récurrent dans quatre textes tardifs d’Hemingway, où la sodomie hétérosexuelle fonctionne comme le catalyseur d’une transformation imaginaire du protagoniste masculin vers une identité féminine[40].

Richard Fantina a proposé une interprétation apparentée mais davantage centrée sur le masochisme et la domination sexuelle. Dans son article « Hemingway's Masochism, Sodomy, and the Dominant Woman » (« Le masochisme d’Hemingway, la sodomie et la femme dominante »), Fantina soutient que plusieurs protagonistes masculins d’Hemingway présentent une sexualité soumise et masochiste à l’égard des femmes, comprenant dans certains textes une sodomie hétérosexuelle passive[41]. Cette interprétation, comme l’étude d’Eby de 2005, concerne avant tout des motifs présents dans la fiction d’Hemingway et leur éventuel rapport avec son imaginaire sexuel ; elle ne constitue pas à elle seule une preuve documentaire de pratiques sexuelles précises dans la vie privée de l’écrivain[40],[41].

Les recherches contemporaines tendent ainsi à interpréter ces documents en termes d’androgynie, d’expérimentation des rôles de genre, de sexualité et de remise en question des catégories conventionnelles du genre, plutôt qu’à attribuer rétrospectivement à Hemingway une identité sexuelle ou de genre contemporaine déterminée[32],[38]. Dearborn relève également que, malgré l’intérêt d’Hemingway pour l’échange des rôles masculins et féminins avec des femmes et sa familiarité avec des milieux sociaux homosexuels, il n’existe pas de preuve qu’il ait éprouvé une attirance sexuelle pour les hommes[42].

Parrainage

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Ernest Hemingway est également le parrain de l'acteur français Claude Brasseur[43],[44].

Une catégorie est consacrée à ce sujet : Œuvre d'Ernest Hemingway.
La liste des œuvres n'inclut que la première édition française.
Machine à écrire portable Underwood d'Ernest Hemingway.

Récits autobiographiques

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Recueils de nouvelles

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Les recueils américains originaux et les recueils de nouvelles traduits en français correspondent rarement.

Recueils américains originaux

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Recueils uniquement en traduction française

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Nouvelles notables

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Correspondance

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Autres publications

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  • Death in the Afternoon (1932), récit de l’histoire de la tauromachie[46].
    Mort dans l'après-midi, traduit par René Daumal, Paris, Gallimard, 1938
  • Men at War: The Best War Stories of All Time, anthologie de textes de divers auteurs éditée et préfacée par Hemingway (1942)
  • Hemingway, The Wild Years (1962)
  • By-Line: Ernest Hemingway (1967)[47]
    En ligne, traduit par Jean-René Major et Georges Magnane, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1970
  • Ernest Hemingway: Cub Reporter (1970), articles écrits pour le Kansas City Star
    E.H., apprenti reporter, traduit par Yves Malartic, Paris, Gallimard, 1972
  • 88 Poems (1979)
    88 poèmes, traduit par Roger Asselineau, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1984
    Voir aussi Dix poèmes + Six, traduits par Philippe Blanchon, Toulon, La Nerthe, 2019
  • The Dangerous Summer[48] (1985), chroniques
    L'Été dangereux, traduit par Jean-Pierre Carasso, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1988
  • Dateline: Toronto (1985), articles écrits pour le Toronto Star de 1920 à 1924
  • Under Kilimanjaro (2005), journal d'un safari

Postérité

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Sur sa vie

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Ces biopics retracent partiellement ou entièrement la vie de l'écrivain.

Au cinéma

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Affiche du documentaire de 2013 Cooper & Hemingway: The True Gen.

À la télévision

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Dans la littérature

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  • 2017 : Mrs. Hemingway, roman de Naomi Wood qui retrace la vie amoureuse de l'écrivain à travers le récit de vies de ses quatre épouses et nombreuses maîtresses.
  • 2011 : Luce Michel, Ernest Hemingway à 20 ans, un homme blessé, Éditions au diable Vauvert

Simples Apparitions

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Au cinéma

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  • 2014 : Tusk, un personnage raconte une histoire dans laquelle il a rencontré Hemingway. Il est incarné par Zak Knutson.

À la télévision

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Adaptations de ses œuvres

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Les romans et nouvelles d'Ernest Hemingway ont été de nombreuses fois portés à l'écran.

Au cinéma

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À la télévision

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Quelques lieux et musées Hemingway

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Notes et références

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  1. Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  2. J. V., « Ernest Hemingway,Prix Nobel de littérature », sur Le Monde, .
  3. Andrew Scott Berg, Max Perkins, un éditeur de génie, Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon, , 573 p. (ISBN 978-2-7499-2822-7), p. 127-134.
  4. « L'épouse d'Hemingway sur tous les fronts », sur L'Express, (consulté le ).
  5. (en) Margaret Barra, « Imagining Hemingway's Marriage », sur The Atlantic, (consulté le )
  6. Claire Devarrieux, « Martha Gellhorn, frère d’armes », sur Libération (consulté le ).
  7. Bernice Galansky Kert et Ernest Hemingway, The Hemingway women, Norton, (ISBN 978-0-393-01720-5).
  8. Françoise Gaston-Chérau, « Ernest Hemingway et le "catholicisme sceptique" », Esprit (1940-), no 228 (7), , p. 1130-1143 (ISSN 0014-0759, lire en ligne, consulté le ).
  9. 1 2 (en-US) « The troubled Catholicism of Ernest Hemingway », (consulté le ).
  10. « Le côté catholique de Henry James et d’Hemingway », sur france-catholique.fr (consulté le ).
  11. https://borromees.com/en/our-history/
  12. Andrew Scott Berg, Max Perkins, un éditeur de génie, Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon, , 573 p. (ISBN 978-2-7499-2822-7), p. 133.
  13. (en) Kevin Birmingham, The most dangerous book The battle for James Joyce's Ulysses, New York, Penguin Books, , 417 p. (ISBN 978-0-14-312754-3), p. 233-235.
  14. Andrew Scott Berg, Max Perkins, un éditeur de génie, Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon, , 573 p. (ISBN 978-2-7499-2822-7), p. 134.
  15. James Mellow, Hemingway: A Life Without Consequences, Houghton Mifflin, Boston, 1992, p. 599.
  16. (en-US) A. E. Hotchner, « Hemingway, Hounded by the Feds », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne).
  17. d'après Pierre Clostermann, Une vie pas comme les autres, Éd. Flammarion, 2005.
  18. The Norton Antology of American Writers, par Nina Bergen, New York, 1994, à savoir la génération qui fut jetée – voire pratiquement sacrifiée – dans la Première Guerre mondiale et dont les survivants sont revenus totalement désabusés. Partis en « mission » quasi héroïque, ils n'avaient croisé, en Europe, que les horreurs de la grande boucherie : des victimes misérables et des chefs de bataillons pitoyables. Ce choc porta un coup fatal à leurs idéaux de gloire, d'honneur ou de patrie.
  19. Geneviève Hily-Mane, Guy Degen, Dans un autre pays : voyage avec Ernest Hemingway, Presses universitaires de Reims, 1999.
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  22. « Échappant à deux accidents aériens en vingt-quatre heures Hemingway et sa femme sont sains et saufs », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  23. Laurent Dolet, Ava Gardner, des films au mythe, La Madeleine, LettMotif, , 262 p., p. 169-171, 196-203, 235-236.
  24. « Hemingway, portrait d'un homme tragique », sur L'Express, (consulté le ).
  25. (en) Andrew Farah, Hemingway's Brain, Univ of South Carolina Press, (ISBN 978-1-61117-743-5, lire en ligne).
  26. Reynolds, Michael. (2000). Ernest Hemingway: A Brief Biography A Historical Guide to Ernest Hemingway, Linda (ed). Oxford: Oxford UP. (ISBN 0-19-512151-1), p. 16
  27. Burwell, Rose Marie, Hemingway: the Postwar Years and the Posthumous Novels, 1996, p. 189.
  28. Mairie de Paris 14e, Acte de divorce no 566, sur Archives de Paris, (consulté le ), vue 3. L'acte transcrit le jugement du tribunal civil de la Seine en date du .
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  42. (en) Mary V. Dearborn, Ernest Hemingway: A Biography, New York, Alfred A. Knopf, (ISBN 978-0-307-59467-9, lire en ligne), p. 147
  43. « Claude Brasseur », Vsd.fr, (lire en ligne, consulté le )
  44. Claude Brasseur et Jeff Domenech, Merci !, Flammarion, , 296 p. (ISBN 978-2-08-134796-0, lire en ligne).
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Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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En français

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  • Rédouane Abouddahab,
    • L'écriture-limite. Poétique des nouvelles de Hemingway, Livre premier : Chronologie et commentaire. éd. Merry World, 2011.
    • L'écriture-limite. Poétique des nouvelles de Hemingway, Livre deuxième : Le paysage textuel. éd. Merry World, 2011.
  • Carlos Baker, Hemingway, histoire d'une vie, trad. franç. (deux tomes : 1899-1936 & 1936-1961), Laffont, 1971.
  • Marianne Debouzy, La Critique française de Hemingway : 1926-1968, thèse complémentaire. Bibliothèque de la Sorbonne, 1969.
  • Marc Fenoli, « Le jeune homme et la neige » [article biographique, 1924-1926], in Revue L'Alpe, no  48, éditions Glénat-Musée dauphinois, 2010.
  • Daniel Gallagher, D'Ernest Hemingway à Henry Miller : Mythes et réalités des écrivains américains à Paris (1919-1939), L'Harmattan, 2011.
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  • Hily-Mane, Le Style de Ernest Hemingway. La plume et le masque, PUF, 1983.
  • A. E. Hotchner :
    • Papa Hemingway, trad. franç. Mercure de France, 1966.
    • Hemingway et son univers, trad. franç., éditions du Chêne, 1990.
  • Milan Kundera, « À la recherche du présent perdu », L’Infini, n° 37, ), p. 22-34.
  • Marie-Pierre Liny, « Le Récit de la mort chez Hemingway », Études de poétique, éd. Josiane Paccaud-Huguet et Michèle Rivoire, Lyon: Presses Universitaires de Lyon, 2001, p. 65-77.
  • Jaùes R. Mellow, Hemingway, trad. franç., éditions du Rocher, 1995.
  • Jeffrey Meyers, Hemingway, trad. franç., Belfond, 1987.
  • Jean-Pierre Naugrette, « The Sun Also Rises : Hemingway et la problématique de la citation picturale », Lectures aventureuses, La Garenne-Colombes, L’Espace Européen, 1990, p. 197-222.
  • Francesco Pozzi, Vie dans l’après-midi : essai psychanalytique sur Hemingway, Gradiva : Revue Européenne d’Anthropologie Littéraire, vol. 2, n° 1, 1997, p. 41-60.
  • Marie-Odile Salati, « La Blessure dans A Farewell to Arms de Hemingway », dans Anne Garrait-Bourrier, Patricia Godi-Tkatchouk (dir.), Écriture(s) de la guerre aux États-Unis des années 1850 aux années 1970, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, , p. 97-110.
  • Philippe Sollers, articles biographiques dans La Guerre du goût, Gallimard, 1994.
  • Alexander Davis, Présence du passé : Ernest Hemingway - Key West, l'île où l'écrivain composa ses chefs-d'oeuvre (Architectural Digest no 13/, p. 64 à 69, photographies de Bob Braun);
  • Adrien Le Bihan, Autopsie d'une rancœur. Hemingway alias Argo contre général Leclerc, éd. Cherche-bruit 2022 (ISBN 978-2-9577160-1-2).

En anglais

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  • Abouddahab, Redouane, ed., Hemingway special issue, Journal of the Short Story in English, no  49 (Autumn 2007) : http://jsse.revues.org/index723.html
  • Baker, Carlos, Ernest Hemingway: A Life Story, Bantam Books 1969.
  • Griffin, Peter, Along with youth: Hemingway, the early years, Oxford University Press Inc, 1985.
  • —, Less than a treason: Hemingway in Paris, Oxford University Press Inc, 1992.
  • Hily-Mane, Geneviève, Ernest Hemingway in France: 1926-1994. A Comprehensive Bibliography, Reims : Presses Universitaires de Reims, 1995.
  • Reynolds, Michael S., The Young Hemingway, Blackwell publishers, 1986
  • —, Hemingway: The American Homecoming, Blackwell publishers, 1992.
  • —, Hemingway: The 1930's, Norton press, 1997.
  • —, Hemingway: The Paris Years, Paperback, 1999.
  • —, Hemingway: The Final Years, Michael Reynolds, W. W. Norton & Co, 1999.

En espagnol

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Articles connexes

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Liens externes

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