Georges Vitaly
Georges Vitaly, nom de scène de Vitaly Garkouchenko, né le à Simferopol en Ukraine, alors dans l'Empire russe, et mort le à Paris, est un comédien, metteur en scène et directeur de théâtre français, fondateur du Théâtre de la Huchette à Paris.
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Vitaly Garkouchenko |
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Biographie
modifierFils d'émigrés ayant fui la révolution russe et installés en France à Paris, Vitaly Garkouchenko s'est formé au métier de comédien à partir de 1934 au cours Paupélix[1], ouvert par un ancien acteur du théâtre de l'Odéon, et y prend le nom de scène de Georges Vitaly.
Georges Vitaly crée en 1948 le théâtre de la Huchette où il aménage avec Marcel Pinard (qu'il connaissait depuis le cours Paupélix) une salle d'une capacité de 90 places ; dans ses mémoires En toute vitalyté, il écrit à propos de cette ouverture :
- « Avec le recul, je me suis souvent demandé si quatre-vingts fauteuils, dix tabourets – prévus en cas de succès, et toujours entassés dans la minuscule entrée –, douze mètres carrés de scène, qu’une gouttière longeait en guise de rampe, pouvaient, malgré des équipements plus que sommaires, prétendre être un vrai théâtre ».
Vitaly dirige La Huchette jusqu'en 1952, puis assure de 1954 à 1970 la direction du Théâtre La Bruyère[1] ; il y aménage le plateau, fait construire un balcon ; il y met en scène la majorité des spectacles présentés. En 1951, il est l'un des jeunes metteurs en scène auquel les fils de Max Maurey, Denis et Marcel, font appel pour renouveller le répertoire du Théâtre du Grand-Guignol[2],[3].
De 1970 à 1975, il dirige la Maison de la culture de Nantes, et y met en scène des pièces de Brecht, Boris Vian, Alfred Jarry et Dostoïevski[4]. Il y travaille notamment avec la compagnie des marionnettes de Nantes de Monique Créteur, et met en scène plusieurs spectacles avec la compagnie : Le Barbier de Séville, Les Fourberies de Scapin, Le tour du monde en 80 jours et Ubu roi[5].
Georges Vitaly a pratiqué une politique active de création dans les théâtres qu'il a dirigés, à Paris comme à Nantes, et y met en scène les nouvelles pièces d'auteurs dramatiques français et européens ; il privilégie un théâtre poétique, qui refuse le réalisme et se plonge dans les délices d'un langage comme libéré :
- Jacques Audiberti[6] ; Le mal court qu'il crée en 1947 avec Suzanne Flon remporte cette même année le Grand prix du concours des jeunes compagnies[1] et connaît un énorme succès : la pièce sera jouée 2500 fois ;
- Henri Pichette : Vitaly crée Les Épiphanies en 1947 avec Gérard Philipe, Roger Blin et Maria Casarès ; la pièce devait être jouée au Théâtre Édouard-VII dans le 9e arrondissement, mais le directeur, affolé par le style de l'œuvre, se récuse ; Gérard Philipe loue à ses frais le petit Théâtre des Noctambules dans le Quartier latin[7],[1] ; la pièce s'impose comme l'un des grands événements poétiques de l'après-guerre ;
- Boris Vian : Vitaly crée en 1973 à Nantes deux de ses pièces : Série blême et Le Dernier des métiers ;
- Georges Schehadé, dont il crée en Monsieur Bob'le, pièce refusée jusque-là par plusieurs directeurs de théâtre : « Ce fut la bataille d'Hernani du théâtre de la Huchette » écrira la revue Arts. Spectacles[8],[9]) ;
- Henry de Montherlant : la création en 1958 au Théâtre de l'Athénée de La Mort qui fait le trottoir (Don Juan), une pièce mettant en scène Don Juan vieillissant avec Pierre Brasseur dans ce rôle-titre, donne lieu à une « première mouvementée »[10] ;
- Pierre-Aristide Bréal : Vitaly crée Edmée, une farce paysanne, à la Huchette le ; Bréal remporte le Prix Lugné-Poe[11].
- Claude Schnerb[12] ;
- Jean Bernard-Luc, dont il crée Hibernatus en 1957 ;
- Alfred Adam, acteur, joue dans deux pièces mises en scène par Vitaly, qui crée en 1957 sa pièce La terre est basse ;
- Jean Vauthier ;
- Georges Soria ;
- le dramaturge américain Robinson Jeffers ;
- le dramaturge britannique James Saunders ;
- l'écrivain italien Dino Buzzati[13] ;
- le dramaturge suisse de langue allemande Friedrich Dürrenmatt.
Dans les années 1960, il met en scène pendant l'été plusieurs pièces lors de festivals en région, notamment à Dijon et à Beaune au Festival des Nuits de Bourgogne de 1961 à 1965, ainsi qu'à Montauban dans le cadre du Festival du Languedoc en 1962 et en 1967 ; il y monte les pièces d'auteurs du XVIIe siècle ou du XIXe siècle comme Pedro Calderón de la Barca, Lope de Vega, Friedrich Schiller ou Alfred de Musset, mais aussi de dramaturges du XXe siècle comme Paul Claudel et Albert Camus.
En 1977, Georges Vitaly participe au court-métrage documentaire De la résistance à l'existentialisme.Quand naissait le théâtre d'aujourd'hui à Paris produit par Guillaume Hanoteau, où, aux côtés de ce dernier, de Paul-Louis Mignon, Jean Négroni, Michel Auclair et Michel Bouquet, il évoque la vie théâtrale parisienne, de l'occupation allemande jusqu'à la Libération, ainsi que la création de Caligula d'Albert Camus.
Sa carrière de metteur en scène, commencée en 1945 avec un spectacle Courteline-Tchekhov au Théâtre de Poche à Paris, va durer 50 ans : sa dernière mise en scène a lieu en 1995, avec la création de La Société des alloqués de Guy Foissy au Théâtre des Capucins à Luxembourg, reprise au Théâtre du Lucernaire à Paris[1]. Il publie cette même année ses mémoires : En toute vitalyté. 50 ans de théâtre.
Il a épousé la comédienne Monique Delaroche (1921-2006), qui a joué dans plusieurs de ses mises en scène.
Théâtre
modifierSauf mention contraire, tous les théâtres cités sont situés à Paris.
Comédien
modifier- 1944 : Hyménée de Nicolas Gogol, mise en scène de Pierre Valde, Théâtre du Vieux-Colombier.
- 1945
- Caligula d'Albert Camus, mise en scène de Paul Œttly (création à Paris), avec Gérard Philipe dans le rôle-titre, Théâtre Hébertot - Georges Vitaly joue Hélicon.
- L'Invasion (russe : Нашествие) de Leonid Leonov, mise en scène de Georges Douking (création en France), Théâtre des Carrefours - rôle du fils Fedor[16].
- 1947 : Les Amants de Noël, comédie de Pierre Barillet, mise en scène de Pierre Valde, Théâtre de Poche - rôle d'un serviteur[17].
Metteur en scène
modifier- 1945 : spectacle Courteline-Tchekhov, réunissant La Cinquantaine, scène populaire en un acte de Georges Courteline, L'Anniversaire de la fondation, la Noce et Les Méfaits du tabac, comédies en un acte d'Anton Tchekhov, Théâtre de Poche[18].
- 1946 : Les Pères ennemis de Charles Vildrac, avec Lucien Hubert (Eustache Quasiment), Monique Delaroche (Adèle), Claude Nicot (Flavien), Michel Piccoli (Arthur), Théâtre Édouard-VII.
- 1947 :
- Le mal court de Jacques Audiberti (création), avec Suzanne Flon (Alarica), Théâtre Charles de Rochefort, puis théâtre de Poche[19], Comédie des Champs-Élysées et Théâtre des Noctambules.
- Les Épiphanies, poème dramatique de Henri Pichette (création), musique de Maurice Roche, décors de Roberto Matta, avec Roger Blin (Monsieur Diable), Maria Casarès (l'Amoureuse), Gérard Philipe (le Poète), Théâtre des Noctambules.
- 1948
- La Fête noire de Jacques Audiberti (création), avec Denise Bosc (Alice), Tony Taffin (Félicien), R. J. Chauffard (Lou Desterrat), Paulette Frantz (Madame Palustre), Linette Lemercier (le Petit), Jean Laugier (l'ermite), Maurice Chevit (Bellenature), Monique Delaroche (Mathilde), Pierre Mondy (Monseigneur), Théâtre de la Huchette[20],[21].
- Le Sang clos de René Maurice Picard (création), Théâtre de la Huchette[22],[23],[24].
- 1949 :
- La Quadrature du cercle de Valentin Kataïev, avec Maurice Chevit (Abram), Pierre Mondy (Flaville), Monique Delaroche (Ludmila), Georges Vitaly jouant Emilian Tchernoziome, Théâtre de la Huchette[25].
- Les Indifférents, comédie d'Odilon-Jean Périer, suivi de Les Taureaux, opéra-bouffe d'Alexandre Arnoux, joués au même programme, Théâtre de la Huchette[26].
- 1950 :
- Pucelle de Jacques Audiberti (création), avec Maurice Chevit (Mathieu), Jacques Fabbri (l'écuyer), Claude Gensac (Joannine), Monique Delaroche (Jeannette), Lucien Hubert (le duc), Jean Laugier (l'évèque), Pierre Mondy (le père), Théâtre de la Huchette[27],[28],[29].
- Pepita d'Henri Fontenille et Maurice Chevit, Théâtre de la Huchette[30].
- 1951 :
- La Belle Rombière, d'après Littérature de Jean Clervers, adaptation de l'auteur et de Guillaume Hanoteau, musique de Jean Wiéner, avec Jean-Marie Amato (Pistyl, La Chandelle), Monique Delaroche (Valériane), Jacques Fabbri (Manque-un-doigt), Lucien Hubert (le pirate écossais), Jacques Jouanneau (Bel-œil, Tord-ficelle), Jacqueline Maillan (Catherine), Michel Roux (Enguerrand, San Salvador), Théâtre de la Huchette[31],[32], puis théâtre de l'Œuvre.
- Monsieur Bob'le de Georges Schehadé (création), décors et costumes de Dora Maar, musique de Maurice Ohana, avec R. J. Chauffard (Henri Bob'le), Jacques Fabbri (Arnold), Lucien Hubert (Arthur, le commandant Crawl), Monique Delaroche (Corée), Jacques Jouanneau (Frédéric, Alexandre), Jean Laugier (le maréchal-ferrant), Jacqueline Maillan (Mère, Alexandrine), Georges Vitaly jouant José Marco et le docteur Pie-Pirouni, Théâtre de la Huchette[33],[34].
- Edmée, comédie-farce de Pierre-Aristide Bréal (création), avec Jacques Fabbri (Théodore), Claude Gensac (Edmée), Jacques Grello (Léon), Lucien Hubert (Pelure), Nicole Jonesco (Tante Léontine), Jacques Jouanneau (Philogène), Théâtre de la Huchette[30].
- 1952
- Médée de Robinson Jeffers d'après Euripide (création en France), costumes de Marie-Hélène Dasté, avec Marguerite Jamois (rôle-titre), Théâtre Montparnasse[35].
- Les Taureaux d'Alexandre Arnoux, musique de Jean Wiéner, avec Colette Deréal (Paloma), Jacques Fabbri (Quintero), Xavier Renoult (Raphaël), Michel Roux, René Renot et Jacques Jouanneau dans des rôles de cambrioleurs, Théâtre Montparnasse[36] ; reprise en 1957 au Théâtre La Bruyère avec changement dans la distribution : Monique Delaroche (Paloma), Jacques Dufilho (Quintero), Paul Gay et Marco Perrin dans des rôles de cambrioleurs, Edmond Tamiz (Rafaël).
- La Petite Femme de Loth, opéra-bouffe de Tristan Bernard, avec Lucien Hubert (Loth), Jacqueline Maillan (Dagar, femme de Loth), Michel Roux (Melech), Jacques Jouanneau (Schem), Colette Deréal (Juna), Théâtre Montparnasse[36].
- reprise en au Théâtre La Bruyère, décors et costumes de Leonor Fini avec en changement de distribution Marco Perrin (Loth), François Guérin (Melech), Edmond Tamiz (Schem)[37].
- La Puce à l'oreille, comédie de Georges Feydeau, avec Albert Rémy (Camille Chandebise), Pascal Mazzotti (Étienne), Lucien Hubert (docteur Finache), Camille Fournier (Lucienne Homenides de Histangua), Marthe Mercadier (Raymonde Chandebise), Pierre Mondy (Victor-Emmanuel Chandebise, Poche), Jacques-Henri Duval (Romain Tournel), Jean Le Poulain (Carlos Homenides de Histangua), Louis de Funès (Augustin Ferraillon), Arlette Gilbert (Eugénie), Suzanne Demars (Olympe Ferraillon), Frédéric Valmain (Rugby), Théâtre Montparnasse[38] ; reprise en 1954 au Théâtre des Célestins à Lyon.
- La Farce des ténébreux de Michel de Ghelderode, décors et costumes de Félix Labisse, musique de Jean Wiéner, Théâtre du Grand-Guignol[2],[39].
- au même programme : Les Barbes nobles, comédie-bouffe d'André Roussin, musique de Georges Auric, avec Jacqueline Maillan (Elle), Marco Perrin (Rodolphe), Michel Roux (l'enfant), Théâtre du Grand-Guignol.
- Dormez, je le veux, comédie de Georges Feydeau, avec Jacques Jouanneau (Justin), Jean Ozenne (Boriquet), Théâtre du Grand-Guignol.
- 1953 :
- La Délaissée de Max Maurey, Théâtre du Grand-Guignol.
- au même programme : Du plomb pour ces demoiselles, comédie policière de Frédéric Dard, avec Luce Aubertin (Gloria), Pierre Duncan (un policier), Robert Hossein (Russel Moore), Christian Lude (inspecteur Barnay), Jacques Jouanneau (le Salutiste), Jean Clarens (Beulmann), Jacques Jouanneau (Fritz)[3].
- Crime parfait d'après la pièce policière Dial M. for Murder de Frederick Knott, avec Jacques Berthier (Max Halliday), Bernard Blier (Tony Wendice), Pierre Destailles (inspecteur Hubbard), Jean Martinelli (capitaine Lesgate), Jacqueline Porel (Patricia Wendice), Théâtre des Ambassadeurs ; reprise en 1954 au Théâtre de l'Ambigu-Comique et au Théâtre des Célestins à Lyon avec des changements dans la distribution - Jean-Paul Coquelin (Max Halliday), Claude Génia (Patricia Wendice), Jean Martinelli (Tony Wendice), Roger Rudel (capitaine Lesgate).
- L'Énigme de la chauve-souris, adaptation par R. J. Chauffard et Cécil Robson de The Bat de Mary Roberts Rinehart, avec Jacques Jouanneau (Billy), Michel Piccoli (Brooks), Estella Blain (Dale), Jean Ozenne (docteur Wells), Louis Arbessier (Anderson), Théâtre du Grand-Guignol.
- Les Naturels du Bordelais de Jacques Audiberti, avec Michel Piccoli (Guy-Loup de Glasoullé-Donju), R. J. Chauffard (Gonfaloni), Théâtre La Bruyère[40],[6].
- La Danseuse et le collégien de Claude Schnerb (création), Théâtre La Bruyère[12].
- La Délaissée de Max Maurey, Théâtre du Grand-Guignol.
- 1954
- Les Mystères de Paris d'Albert Vidalie, adaptation du roman d'Eugène Sue (création), musique de Jean Wiéner, décors et costumes de Félix Labisse, avec Sylvie Pelayo (Fleur de Marie), François Perrot (Rodolphe), Jean Amadou (un gendarme, David), Denise Bosc (Sarah), Monique Delaroche (Javotte), Gilbert Edard (Barbillon), Alain Feydeau (Tom), Maurice Garrel (Cabrion), Jeanne Herviale (la Chouette), Lucien Hubert (le maître d'école), Roger Pelletier (Le squelette, Gouffioux), Jacques Riberolles (le Chourineur), Virginie Vitry (la Louve), Théâtre La Bruyère[41],[42],[43].
- Si jamais je te pince !..., vaudeville d'Eugène Labiche, avec Jean Le Poulain (Prosper Faribol), Darry Cowl (Léopardin), Alain Feydeau (Paul de Saint-Gluten), Magali Noël (Alexandra), Roger Pelletier (2e clerc de notaire), Jean-Pierre Moulin (3e clerc de notaire), Théâtre La Bruyère[44].
- 1955 :
- Lady 213 de Jean Guitton, décors d'Émile Bertin, robes de Maggy Rouff, Théâtre de la Madeleine[45],[46].
- Doit-on le dire ?, comédie d'Eugène Labiche, décors de Claude Lepape, Théâtre La Bruyère[47].
- Un cas intéressant de Dino Buzzati, adaptation par Albert Camus de la pièce Un caso clinico (création en France), avec Jean Amadou (un employé, un malade), Pierre Destailles (professeur Claretta), Monique Delaroche (Gloria), Maurice Garrel (Spanna), Jeanne Herviale (la mère), Lucien Hubert (professeur Schroeder), Daniel Ivernel (Giovanni Corte), Jean Ozenne (docteur Malvezzi), Roger Pelletier (l'homme pâle), François Perrot (le malade du troisième), Jacques Riberolles (Mascherini), Virginie Vitry (Anita), Théâtre La Bruyère[48],[49],[43],[13].
- Monsieur et Mesdames Kluck de Germaine Lefrancq, avec Anne-Marie Carrière (Gretel Kluck), Jacques Dufilho (Jules Bopp), Maurice Garrel (le garçon d'auberge), Monique Delaroche (une voyageuse), Théâtre La Bruyère[50].
- Le mal court de Jacques Audiberti, décors et costumes de Leonor Fini, avec Suzanne Flon (Alarica), Aline Bertrand (Madame Toulouse, gouvernante d'Alarica), Jacques Dufilho (le maréchal), Jean-Pierre Moutier (second lieutenant), Jacques Amyran (Monsieur F.), Roger Pelletier (le roi Parfait d'Occident), Hubert Deschamps (le cardinal de la Rosette, premier ministre d'Occident), Saint-Roch (Celestincic, roi de Courtelande), Théâtre La Bruyère.
- reprise en 1963 au même théâtre, avec en changement de distribution Silvia Monfort (Alarica), Jean Brassat (Monsieur F...), Claude Mansart (le maréchal), Jean Bolo (le cardinal de la Rosette), R. J. Chauffard (Celestincic, roi de Courtelande).
- Ce diable d'ange de Pierre Destailles (qui joue Georges) et Charles Michel, décors de Félix Labisse, costumes de Pierre Balmain, avec Denise Provence (Germaine), Maxime Fabert (l'ange, le docteur), Michel Roux (René), Comédie-Wagram.

- 1956
- Le Prince endormi (anglais : The Sleeping Prince) de Terence Rattigan, adaptation de Constance Coline, décors et costumes de Georges Wakhévitch, Théâtre de la Madeleine.
- Une femme trop honnête, d'Armand Salacrou (création), décors de Paul Ackerman, avec Sophie Desmarets (Marie-Madeleine), Alfred Adam (Albert), Maxime Fabert (Georges), Jeanne Fusier-Gir (Guiguitte), Jacques Jouanneau (Roger), Raymond Gérôme (Jacques), Marthe Mercadier (Renée), Christiane Muller (Joséphine), Théâtre Édouard-VII[51] ; reprise en 1958 au Théâtre des Célestins à Lyon.
- 1957
- Hibernatus de Jean Bernard-Luc (création), décors de François Ganeau, avec Jean Parédès (Hubert de Tartas), Claude Nicot (Didier), Marie-Blanche Vergne (Sylvie), André Philip (le cousin Charles), François Guérin (Paul Fournier, l'« Hiberné »), Jean-Pierre Marielle (le professeur Loriebat, psychiatre), R. J. Chauffard (son assistant), Pierre Mirat (le maire du Vésinet), Tony Jacquot (M. Amadour), Nelly Vignon (Évelyne), Théâtre de l'Athénée[52].
- La Mégère apprivoisée de William Shakespeare, adaptation par Jacques Audiberti, décors et costumes de Leonor Fini, avec Suzanne Flon (Catherine), Pierre Brasseur (Petrucchio), Françoise Soulié (Biancha), Jean-Paul Belmondo (Biondello), Aline Bertrand (La veuve), Hubert Deschamps (Vincentio), Michel Galabru (Grumio), Lucien Guervil (Gremio), Tony Jacquot (Tranio), Christian Lude (Baptista), Jean-Pierre Moutier (Curtis), Roger Pelletier (Hortensio), Théâtre de l'Athénée[53].
- La terre est basse d'Alfred Adam (création), avec Alfred Adam (Armand Manard), Marco Perrin (Prudent Gagelasse), Jacques Dufilho (le plombier), Monique Delaroche (Olga), Jacques Grello (Hyppolite Marocho), Théâtre La Bruyère[54].
- 1958
- Le Ouallou de Jacques Audiberti (création), Théâtre La Bruyère[55].
- Le Système Ribadier, comédie de Georges Feydeau, Théâtre La Bruyère[56].
- Le Chinois de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy (création), scénographie de Siné, avec Françoise Bertin (la duchesse), Jean-Pierre Delage (Luigi), Françoise Dorin (Erica St-Alban), Monique Delaroche (Jacotte Martin), Jacques Dufilho (la présidente), Michel Galabru (l'inspecteur), Jacqueline Maillan (Armandine Doucet), Jean-Pierre Moutier (Alfred), Théâtre La Bruyère[57].
- La Mort qui fait le trottoir d'Henry de Montherlant, qui met en scène un Don Juan vieillissant (création), scénographie de Mariano Andreu, avec Pierre Brasseur (Don Juan), François Guérin (Don Felipe), Lucien Baroux (le comte de Ulloa), Édith Scob (Ana de Ulloa), Tony Jacquot (don Basile), Marcel Mérovée (2ème penseur); Georges Audoubert (3ème penseur), Alexandre Rignault (le carnavalier-chef), Jacques Herlin (2ème carnavalier), Jean Saudray (3ème carnavalier), Maurice Derville (Un alguacil), Colette Castel (Linda), Suzanne Dehelly (la double veuve), Théâtre de l'Athénée[10],[58].
- Le Serment d'Horace d'Henry Murger, Théâtre La Bruyère[59]
- 1959 : L'Effet Glapion, « parapsychocomédie » de Jacques Audiberti (création), avec Jacqueline Gauthier (Monique), Michel Roux (Blaise), Jacques Dufilho (le capitaine de gendarmerie et les autres personnages), Théâtre La Bruyère[60],[61] ; reprise en 1960 au Théâtre royal du Parc à Bruxelles.
- 1960
- Le Mariage de Monsieur Mississippi, comédie de Friedrich Dürrenmatt (création en France), traduction de Jean-Pierre Porret, décors de Félix Labisse, musique de Louis Bessières, avec Claude Nicot (Frédéric Saint Claude), Jacques Dufilho (Florestan Mississipi), Jacqueline Gauthier (Anastasia), Robert Murzeau (le comte d'Ubelohe-Zabernsee), Théâtre La Bruyère.
- L'Homme à l'ombrelle blanche de Charles Charras, avec Dominique Paturel (Jean), Jean-Marie Fertey (Henri), Dominique Vincent (Le miroir, le personnage à la cage d'osier, la concierge, la femme de chambre), François Dyrek (Jacques), Théâtre de Poche-Montparnasse[62].
- 1961
- Monsieur chasse !, comédie de Georges Feydeau, décors et costumes de Roger Harth, musique de Michel Emer, avec Françoise Fleury (Léontine), Jean-Pierre Delage (Moricet), Françoise Giret (Babet la bonne), Maurice Garrel (Duchotel), Alice Cocéa (Madame Latour), Marcel Berteau (Bridois), Théâtre La Bruyère[63].
- Le Rêveur de Jean Vauthier (création), décors de Félix Labisse, avec Jacques Dufilho (Simon), Claude Nicot (Georges), Monique Delaroche (Laurette), Théâtre La Bruyère[64].
- La Dévotion à la croix de Pedro Calderón de la Barca, adaptation d'Albert Camus, Hôtel-Dieu de Beaune dans le cadre du Festival des Nuits de Bourgogne[65].

- 1962
- Frank V (allemand : Frank der Fünfte. Oper einer Privatbank) de Friedrich Dürrenmatt (création en français), musique de Paul Burkhard, Théâtre national de Belgique, Bruxelles[66].
- Irma la Douce, comédie musicale d'Alexandre Breffort et Marguerite Monnot, Rotterdam[67].
- Catharsis de Michel Parent, avec Silvia Monfort (la Catharsis), Dijon, dans le cadre du Festival des nuits de Bourgogne[68],[69].
- Pomme, pomme, pomme de Jacques Audiberti, avec Dominique Paturel (Monsieur Zozo), Jean-Pierre Marielle (Adonis Morbaix), Marie Daëms (Evangéline), Françoise Vatel (Pomme), Théâtre La Bruyère[70] ; reprise au Teatro Club à Rome.
- La Queue du diable, comédie d'Yves Jamiaque, musique de Joseph Kosma, avec Jacques Jouanneau (Lahutte), Françoise Fleury (Mlle Suisson), Françoise Giret (Louisette), Jean-Pierre Delage (le maire), Maurice Garrel (Birgasse), Albert de Médina (Cabouche), Théâtre La Bruyère[71].
- Monsieur Blake, fantaisie policière de Sidney Gilliat et Frank Launder, adaptation en français de Luc André, avec Dominique Paturel (Blake), Monique Delaroche (Joan), Gabriel Jabbour (Gabriele Respighi), Nelly Vignon (Anne Vincent), Christian Lude (Upshot), Georges Audoubert (Montaigne), Jean-Paul Cisife (Reginald), Francis Lax (Hawkins), Lucien Hubert (Brought-Flower), Philippe Castelli (sergent Bossett), Christine Aurel (Winifred Jones), Théâtre La Bruyère[72].
- Les Caprices de Belise (espagnol : Las bizarrías de Belisa), comédie de Lope de Vega, Montauban dans le cadre du Festival du Languedoc[73],[74].
- 1963
- Les Passions contraires de Georges Soria (création), décors d'André Acquart et rideau de scène de Pablo Picasso, avec Nadine Basile (Soledad de Castro), Pierre Hatet (Andres Sanchez), Jean-Claude Houdinière (premier policier), Madeleine Marion (Pilar de Castro), William Sabatier (Antonio de Castro), Martine Vatel (Aytana), Théâtre La Bruyère.
- Les Rustres, comédie de Carlo Goldoni, compagnie Nederlandse Comedie, au Stadsschouwburg à Amsterdam, Pays-Bas[75].
- Marie Stuart, tragédie de Friedrich Schiller, Palais des ducs à Dijon, dans le cadre du Festival des nuits de Bourgogne[76].
- 1964 : 2+2=2, comédie de Staf Knop, décors de Roger Harth, avec Pascale Roberts (Caroline), Jacques Jouanneau (Phillippe), Laurence Badie (Elle), Pierre Vernier (Lui), Gabriel Jabbour (Pyrhéé), Roger Pelletier (Meunier), Marion Loran (Rosine), Pierre Duncan (le gorille), Théâtre La Bruyère.
- 1965 :
- El Greco, comédie dramatique de Luc Vilsen, costumes de Jacques Schmidt, avec Jean-Pierre Bernard (Le Greco), Gilles Guillot (Manuel), Théâtre du Vieux-Colombier.
- L'Histoire de Tobie et de Sara, moralité en 3 actes de Paul Claudel, costumes de Jacques Schmidt, avec Clotilde Joano (Sara), Alice Sapritch (Anna), Silvia Monfort (Azarias), Denis Manuel (Tobie le Jeune), Festival des Nuits de Bourgogne, puis Festival de Sens[77].
- 1966
- Le mal court de Jacques Audiberti, costumes de Jacques Schmidt, avec Silvia Monfort (Alarica), Moni-Reh (madame Toulouse), Jean Danet (monsieur F), Jacques Herbert (le lieutenant), Roger Pelletier (Parfait, roi d'Occident), Jean Antolinos (le cardinal de la Rosette), Georges Aubert (Celestincic, roi de Courlande), pour les Tréteaux de France : première représentation le au Parc des Sports de Fresnes, puis tournée en France du au ; tournée au Moyen-Orient : Égypte, Liban, Turquie - une représentation au Caire a lieu le [78].
- Le Grand cérémonial, comédie dramatique de Fernando Arrabal (création en France), décors et costumes d'Alexandre Trauner, musique de Gilbert Amy, avec Jean Négroni (Fando), Maria Machado (Sil), Roger Pelletier (l'amant), Yvette Étiévant (la mère), Françoise Godde (Lys), Théâtre des Mathurins[79].
- Spectacle associant Mêlées et démêlées d'Eugène Ionesco en première partie et Eris de Lee Falk adapté par Chris Marker en seconde partie, Théâtre La Bruyère[80].
- La Fête noire de Jacques Audiberti, décors et costumes de Leonor Fini, avec Jean Bolo (monseigneur Morvellon), Monique Delaroche (Mathilde), Christian Le Guillochet (Le 3ème valet), François Mirante (l'officier, le peuple), Catherine Rouvel (Alice), Claude Titre (Félicien), Bernard Valdeneige (le 2ème valet), Hôtel de Sully dans le cadre du Festival du Marais en juin, reprise en septembre au Théâtre La Bruyère[81].
- 1967
- Un parfum de fleurs (anglais : A Scent of Flowers) de James Saunders (création en France), adaptation de Jacques Brunius, décors d'Alexandre Trauner, avec Pierre Richard (Fred), Claude Evrard (Sid), Maria Machado (Zoé), Jean-François Poron (Godfrey), Jean-Marc Tennberg (Scrivens), Henri Guisol (Edgar), Nathalie Nerval (Agnès), Michel Carnoy (David), Théâtre La Bruyère[82],[83].
- Les Caprices de Marianne, comédie d'Alfred de Musset, costumes de Jacques Schmidt, musique de Georges Moustaki, avec Danièle Lebrun (Marianne), Pierre Hatet (Octave), Denis Manuel (Coelio), Raoul Delfosse (Claudio), Elisabeth Kaza (Ciuta), Palais des ducs, Dijon, dans le cadre du festival des Nuits de Bourgogne[84] et Place royale à Montauban dans le cadre du Festival du Languedoc.
- 1968 :
- Quoat-Quoat de Jacques Audiberti, avec Jean-Pierre Leroux (Amédée), Louis Arbessier (le capitaine), Colette Bergé (Clarisse), Pierre Garin (le gendarme), Antoinette Moya (la Mexicaine), Jacqueline Duc (Mme Batrilant), Théâtre La Bruyère[85], puis Théâtre des Célestins à Lyon en 1969 ; reprise en 1977 au Théâtre La Bruyère.
- Vézelay, colline éternelle, spectacle son et lumière, texte de Maurice Druon, musique de Darius Milhaud, Vézelay[86] ; reprise en 1969[87].
- 1969 :
- Guerre et paix au café Sneffle de Remo Forlani, avec Monique Delaroche (Mathilde), Michel Robin (Parapluie), Fred Personne (le Polaque et un soldat libérateur), Jean-Pierre Marielle (le Babo), Jean-Marie Richier (Néophyte), Micheline Luccioni (la cousine Baffi), Paul Villé (le maréchal), Théâtre La Bruyère[88].
- La Hobereaute, opéra parlé de Jacques Audiberti, avec Marie Laforêt (rôle-titre), Guy Kerner (le maître Parfait), Robert Etcheverry (le chevalier Lotvy), Pierre Garin (Le sergent Rasibus), Jean-Pierre Bernard (le baron Massacre), Dominique Rozan (Le prieur de Mont Wimer), Hôtel de Béthune-Sully dans le cadre du Festival du Marais[89].
- Des pommes pour Ève de Gabriel Arout d'après les récits d'Anton Tchekhov, en 9 tableaux : Histoire de pomme, La Passementerie, Aniouta, Le Rendez-vous a eu lieu, hélas !, L'Andouille, Chronologie vivante, Les Algues, Le Pigeon, Marchandise vivante, musique de Jean Wiéner, avec Monique Tarbès (la fille, Pauline, Aniouta, Sonia, Mlle Julie, Annette, Zina, Elle, Lisa), Dominique Paturel (le gars, Nicolas, l'étudiant, Georges, l'invité, Sokolsky, Lui, l'amant), Dominique Rozan (le patron, Athanase, Fetissov, monsieur, le mari), Jacqueline Duc (Mme Sneguyrine, Mme Popouchoyka, la dame), Monique Delaroche (la cliente, Marthe, Olga), Théâtre La Bruyère[90].
- 1970 : La Logeuse de Jacques Audiberti, décors de Jacques Dupont, Théâtre Graslin, Nantes ; reprise en 1971 au Théâtre La Bruyère.
- 1971 :
- Caligula d'Albert Camus, avec Jean-Pierre Leroux (Caligula), Julia Dancourt (Caesonia), Bruno Devoldère (Scipion), Benoît Allemane (Cherea), Jacques Ciron (l'intendant), Théâtre municipal, Douai, puis Maison de la culture d'Amiens, Cour de Bar du Palais des ducs de Bourgogne à Dijon dans le cadre du Festival des Nuits de Bourgogne, et Théâtre La Bruyère.
- La Résistible Ascension d'Arturo Ui de Bertolt Brecht, Maison de la culture, Nantes.
- 1972
- L'Ingénu d'Auteuil de Jean Le Marois, Théâtre La Bruyère
- Les Frères Karamazov de Fiodor Dostoïevski, chorégraphie d'Irina Grjebina, avec Jacques Dumesnil (le père Karamazov), Jean-Pierre Leroux (Ivan), Jean-Pierre Bernard (Dimitri), Jean-Gabriel Nordmann (Aliocha), Richard Leduc (Smerdiakov), Catherine Rouvel (Grouchenka), Guy Kerner (le juge d'instruction), Georges Aubert (le commissaire et Grigory), Jean-Pierre Bernard (Dimitri), Théâtre Graslin, Nantes.
- 1973 : création au même programme de deux pièces de Boris Vian, Maison de la culture, salle Francine Vasse, Nantes
- Série blême, avec Dominique Paturel (James Monroe), André Thorent (Machin), Benoît Allemane (Pilote), Jean-Marie Richier (Jonas), Bruno Balp (Robur ; 1er guide), Marius Balbinot (Coccyx, 2ème Poldève).
- Le Dernier des métiers, avec André Thorent (le révérend père Saureilles), Marius Balbinot (Jonas), Jean-Marie Richier (Jeannot), Bruno Balp (Totole), Jean-Marie Richier (Jeannot).
- 1974 :
- Le Barbier de Séville de Beaumarchais, Maison de la culture de Nantes.
- Ubu roi d'Alfred Jarry, avec les marionnettes à tige de la Compagnie des marionnettes de Nantes et les voix de Jacques Fabbri, Michel Roux et Roger Carel, au Petit Théâtre de marionnettes, Nantes[91] ; la pièce est filmée pour la télévision par Jean-Pierre Spiero et diffusée sur France 3 en novembre[92].
- 1975 : Deux sur la Tamise de Sophie Darbon, musique de Darry Cowl, décors et costumes de Donald Cardwell, Théâtre La Bruyère.
- 1978 : Punk et Punk et Colégram de Fernando Arrabal, Théâtre du Lucernaire, salle du Théâtre noir ; affiche réalisée par Cabu.
- 1979
- La Baignoire de Victor Haïm, Théâtre du Lucernaire.
- Série blême de Boris Vian, nouvelle production, avec Alain Chevallier (James Monroe), Idriss (Titan, Poldeve), Patrick Messe (pilote, guide), Monique Thierry (Martha), Théâtre du Lucernaire.
- 1980 :
- Pétrolimonade. Comédie tropicale en 1 acte et 3678 tableaux de Max Naldini, seul-en-scène de Jean-Pierre Françon, Le Coupe-Chou Beaubourg.
- Juin 40, comédie de Pierre Bourgeade, Théâtre du Lucernaire, salle du Théâtre noir[93] ; affiche réalisée par Cabu.
- Le Sourire de l’autre, opéra en 1 acte, musique de Tolia Nikiprowetzky, livret de Guy Sitbon et Ariane Mouren, spectacle de l'École de Bordeaux au Centre André-Malraux, Bordeaux.
- Le Roi des balcons de Jean-Jacques Varoujean, Le Coupe-Chou Beaubourg, dans le cadre du premier Festival de la création et de la découverte artistique.
- 1981 :
- Le Merveilleux complet couleur glace à la noix de coco de Ray Bradbury, adaptation de Jacques Legris, Centre national de création et de diffusion culturelles de Châteauvallon, Ollioules.
- Faut pas faire cela tout seul, David Mathel de Serge Ganzl, Théâtre du Lucernaire.
- 1982 :
- Un parfum de miel d'Éric Westphal, Théâtre du Lucernaire.
- Le mal court de Jacques Audiberti, Théâtre du Tourtour ; reprise en 1984 au Théâtre de l'Olivier à Istres et en 1986 au Nouveau Théâtre Mouffetard.
- 1984 : Ubu enchaîné d'Alfred Jarry, adaptation de Georges Vitaly, Théâtre du Lucernaire, salle du Théâtre noir.
- 1985 : La Fête noire de Jacques Audiberti, Théâtre du Lucernaire.
- 1987 : Moi, moi et moi de Henri Mitton (création), Théâtre du Lucernaire.
- 1989 :
- Dialogues d'exilés de Bertolt Brecht, Théâtre du Lucernaire.
- Le Dépôt des locomotives de Michel Diaz, décors d'Agostino Pace, Théâtre Mouffetard.
- 1991
- Les Patients de Jacques Audiberti, décors de Jacques Noël, Le Petit Montparnasse[94],[95].
- Amours et jalousies de Molière, textes de Molière et Louis Falavigna, Maison Armande Béjart, Meudon.
- 1995 : La Société des Alloqués de Guy Foissy (création), Théâtre des Capucins à Luxembourg, puis Théâtre du Lucernaire.
Metteur en scène de pièces filmées pour l'émission de télévision Au théâtre ce soir
modifierToutes les mises en scène ont été filmées par Pierre Sabbagh.
- 1970 : Cherchez le corps, Mister Blake de Frank Launder et Sidney Gilliat, filmé au Théâtre Marigny.
- 1976 :
- La Sainte Famille d'André Roussin, filmé au Théâtre Édouard-VII.
- Le monsieur qui attend d'Emlyn Williams, filmé au Théâtre Édouard-VII.
- 1977 : Appelez-moi maître de Renée et Gabriel Arout, filmé au Théâtre Marigny
- 1978 : Une femme trop honnête d'Armand Salacrou, filmé au Théâtre Marigny
- 1979 : Good Bye Charlie, comédie de George Axelrod, adaptation de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy, filmé au Théâtre Marigny.
- 1980 : La Claque d'André Roussin, filmé au Théâtre Marigny
- 1981 : La Quadrature du cercle, comédie-vaudeville de Valentin Kataïev, filmé au Théâtre Marigny.
- 1984 :
- Un parfum de miel d'Éric Westphal, filmé au Théâtre Marigny.
- Pomme, pomme, pomme de Jacques Audiberti, filmé au Théâtre Marigny.
Filmographie
modifierCinéma
modifier- 1959 : La Nuit des espions, film franco-italien de Robert Hossein - rôle de l'opérateur radio.
- 1960 : Les Canailles, film franco-italien de Maurice Labro - rôle de Rocky.
Télévision
modifier- 1970 : La Hobereaute (opéra parlé de Jacques Audiberti), mise en scène de Georges Vitaly, en différé de l'Hôtel de Béthune-Sully dans le cadre du Festival du Marais, réalisation de Philippe Laïk.
- 1970 : Les Caprices de Marianne d'Alfred de Musset, réalisation.
- 1981 : Un dirigeable ensorcelé d'André Halimi pour Le Petit Théâtre d'Antenne 2, réalisation.
Publications
modifier- Maquillage de théâtre, Paris, Bordas, 1947, 61 p.
- En toute vitalyté : 50 ans de théâtre, Paris, Éditions Nizet, coll. « Théâtre en mémoire(s) », 1995, 177 p.-[24] p. de pl. (ISBN 2-7078-1198-X).
- Malva : théâtre d'après Maxime Gorki, Paris, Éditions Alna, 2005, 57 p. (ISBN 2-849590-46-0).
Prix et récompenses
modifier- 1947 : Grand prix du Concours des jeunes compagnies pour la mise en scène de la pièce de Jacques Audiberti Le mal court[1].
- 1999 : médaille Beaumarchais de la SACD.
- 2002 : Prix du Brigadier - Brigadier d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.
Archives
modifierLes archives de Georges Vitaly sont conservées :
- par la Bibliothèque historique de la ville de Paris : dossiers de productions des pièces mises en scène, photographies, correspondance (notamment avec Jacques Audiberti)[96],[97].
- par l'Association de la Régie théâtrale (ART)[98].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 Édouard Masurel, « Georges Vitaly, comédien et metteur en scène », Le Monde, (lire en ligne).
- 1 2 C. de R., « Avec Georges Vitaly le Grand-Guignol redevient un théâtre d'essai », Le Monde, (lire en ligne).
- 1 2 Obéron, « Du nouveau au Grand-Guignol », L'Homme libre, , p. 4 (lire en ligne).
- ↑ J. Bretonnière, « Nantes : un programme éclectique », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Marionnettes de Nantes, Compagnie des (1968-1997) », sur artsdelamarionnette.eu.
- 1 2 Geneviève Latour, « Jacques Audiberti », sur Association de la Régie théâtrale (ART).
- ↑ Monique Chapelle, Gérard Philipe. Notre éternelle jeunesse, Paris, Robert Laffont, .
- ↑ « La France a fait de Georges Schehadé un auteur dramatique », Arts. Spectacles, 3-9 février 1954, p. 3 (lire en ligne).
- ↑ (en) Leonard Pronko, « Poetry and Purity : The Theater of Georges Schehadé », The French Review, vol. 31, no 5, , p. 378-386 (lire en ligne
). - 1 2 « Première mouvementée du Don Juan d'Henry de Montherlant », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Pierre-Aristide Bréal », sur Association de la Régie théâtrale (ART).
- 1 2 Claude Sarraute, « Georges Vitaly préside aux débuts de Claude Schnerb », Le Monde, (lire en ligne).
- 1 2 (it) Letizia Dogana, « Un caso clinico di Dino Buzzati al teatro La Bruyère di Parigi : prima tappa di un viaggio europeo », Studi buzzatiani.. Rivista del centro studi Buzzati, no XXV, , p. 25-37.
- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee.
- ↑ « L'acteur et metteur en scène Georges Vitaly est mort », Le Nouvel Obs, (lire en ligne).
- ↑ Yvon Novi, « L'Invasion de M. Leonide Leonov au théâtre des Carrefours », Libération-Soir, (lire en ligne).
- ↑ Jean-Francis Reille, « Au Théâtre de Poche Les Amants de Noël », Arts. Spectacles, , p. 7 (lire en ligne)
- ↑ Jean Pag, « Au théâtre de Poche à Montparnasse. Spectacle Courteline-Thchekhov mis en scène par G. Vitaly », Regards, , p. 13 (lire en ligne).
- ↑ Robert Kemp, « Le mal court au Théâtre de Poche », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Elsa Triolet, « Théâtre de la Huchette : La Fête noire », Les Lettres françaises, no 238, , p. 7 (lire en ligne).
- ↑ George Henri, « Photographies de la représentation du au Théâtre de la Huchette », sur Gallica.
- ↑ G. Joly, « Le Sang clos au théâtre de la Huchette », L'Aurore, (lire en ligne).
- ↑ Robert Kemp, « Le Sang clos au théâtre de la Huchette », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ George Henri, « Photographies du spectacle le au Théâtre de la Huchette », sur Gallica.
- ↑ Robert Kemp, « La quadrature du cercle à la Huchette », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Recueil d'articles de presse concernant Les indifférents et Les Taureaux, 1949 », sur Gallica.
- ↑ Robert Kemp, « Pucelle d'Audiberti à la Huchette », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Jean Blanchon, « Le théâtre », La Femme chic, , p. 81 et 91 (lire en ligne).
- ↑ George Henri, « Photographies du spectacle le au Théâtre de la Huchette », sur Gallica.
- 1 2 Henry Magnan, « Georges Vitaly prépare Edmée et reprend Pepita pour les "longues-figures" et les "longues-oreilles" », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Henry Magnan, « La Belle Rombière prend gaillardement le large à l'étroit », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ George Henri, « Photographies du spectacle le au Théâtre de la Huchette », sur Gallica.
- ↑ Henry Magnan, « Georges Vitaly metteur en scène de Monsieur Bob'le », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Annie Coppermann, « La douce fable d'un poète », Les Échos, (lire en ligne).
- ↑ « Médée - 1952 [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- 1 2 Robert Kemp, « Georges Vitaly au Théâtre Montparnasse », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Michel Tourguy, « La petite femme de Loth de Tristan Bernard est reprise par Georges Vitaly », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Le mois théâtral à Paris », Paris théâtre, no 67, (lire en ligne).
- ↑ Robert Kemp, « Au Grand-Guignol La Farce des ténébreux », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Robert Kemp, « (Les Naturels du Bordelais », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Claude Sarraute, « Les Mystères de Paris au Théâtre La Bruyère », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ C. de R., « Les Mystères de Paris », Le Monde, (lire en ligne).
- 1 2 George Henri, « Photographies du spectacle en au Théâtre La Bruyère », sur Gallica.
- ↑ Robert Kemp, « Si jamais je te pince ! », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Lady 213 au Théâtre de la Madeleine », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ George Henri, « Photographies du spectacle le au Théâtre de la Madeleine », sur Gallica.
- ↑ Pierre Ferjac, « Au théâtre La Bruyère », Cols bleus : hebdomadaire de la Marine française, , p. 2 (lire en ligne).
- ↑ Claude Sarraute, « Un cas intéressant au Théâtre de La Bruyère », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Lucien Vieville, « Une tragédie du renoncement », Force ouvrière, , p. 12, col. 1-2 (lire en ligne).
- ↑ George Henri, « Photographies du spectacle le au Théâtre La Bruyère », sur Gallica.
- ↑ Robert Kemp, « Une Femme trop honnête d'Armand Salacrou à Édouard-VII », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Robert Kemp, « Hibernatus de Jean Bernard-Luc à l'Athénée », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Claude Sarraute, « Quand Audiberti déchaîne la Mégère apprivoisée par Shakespeare », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ Robert Kemp, « Au Théâtre de La Bruyère », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Claude Sarraute, « Le Ouallou de Jacques Audiberti acquiert droit de cité au Théâtre de La Bruyère », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Un Feydeau "inédit" au théâtre La Bruyère », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Barillet et Grédy installent Le Chinois au Théâtre La Bruyère », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « À la seconde représentation de Don Juan "moins de visons et plus d'imperméables..." nous dit Georges Vitaly », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Le Serment d'Horace (1958) », sur Catalogue collectif de France.
- ↑ L. B., « L'Effet Glapion de Jacques Audiberti au Théâtre La Bruyère », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « L'Effet Glapion de Jacques Audiberti au Théâtre La Bruyère », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « L'Homme à l'ombrelle blanche de Charles Charras », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Monsieur chasse de Georges Feydeau », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Le Rêveur de Jean Vauthier », Le Monde, (lire en ligne).
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- ↑ « Irma la douce (1962) », sur Catalogue collectif de France.
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- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Catharsis, de Michel Parent », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Pomme, pomme, pomme, de Jacques Audiberti », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Claude Sarraute, « La Queue du diable, comédie avec chansons d'Yves Jamiaque », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Mr Blake adapté de F. Launder et S. Gilliat par Luc André », Le Monde, (lire en ligne).
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- ↑ « Montauban célèbre le quatrième centenaire de la naissance de Lope de Vega », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Les Rustres () », sur Catalogue collectif de France.
- ↑ Claude Sarraute, « Marie Stuart de Schiller », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Hélène de Saint-Aubert, « L’Histoire de Tobie et de Sara, mises en scène historiques », sur Société Paul Claudel.
- ↑ « Le mal court ( ; Vitaly) : théâtre », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ C. F., « Humour noir pour Le Grand cérémonial », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Spectacle Ionesco - Lee Falk au théâtre La Bruyère », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ C. T., « Vitaly reprend La Fête noire », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Claude Sarraute, « Entretien avec Georges Vitaly à propos d'Un parfum de fleurs », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Un parfum de fleurs de James Saunders », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Claude Sarraute, « Les Caprices de Marianne », Le Monde, (lire en ligne) .
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Quoat-Quoat de Jacques Audiberti », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Vezelay, colline éternelle (1968) », sur Catalogue collectif de France.
- ↑ C. V., « Un art de clamer la pierre », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Guerre et paix au café Sneffle de Remo Forlani », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « La Hobereaute de Jacques Audiberti », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Des pommes pour Ève de Gabriel Arout, d'après Tchekhov », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Ubu roi », sur INA.
- ↑ « Jean Pierre Spiero - Ubu roi », sur INA.
- ↑ Agence Marée-Breyer, « Photographies de la représentation du au Lucernaire », sur Gallica.
- ↑ Annie Coppermann, « L'arme du rire », Les Échos, (lire en ligne).
- ↑ Daniel Cande, « Photographies de la pièce Les Patients prises lors de la représentation du », sur Gallica.
- ↑ « Fonds Vitaly, Georges (1917-2007), metteur en scène », sur bibliotheques-specialisees.paris.fr.
- ↑ « Bibliothèque historique de la Ville de Paris. Inventaire du fonds Georges Vitaly », sur Catalogue collectif de France.
- ↑ Marie-Odile Gigou et Francine Delacroix, « Inventaire du don Georges Vitaly à l'ART », sur Association de la Régie théâtrale.
Bibliographie
modifier- Gérard Denis Farcy, « Vitaly Georges », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 1421.
- Gonzague Phélip, Le Fabuleux roman du théâtre de la Huchette, Paris, Gallimard, 2007, 172 p (ISBN 978-2-7424-2172-5).
Liens externes
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