Lily Rossignol

peintre et illustratrice française (1883-1958)

Lily Rossignol, née à Paris (8e arr.) le et morte le à Neuilly-sur-Seine, est une artiste peintre et une illustratrice française.

Lily Rossignol
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marie Émilie Félicia Godé
Autres noms
Marie Émilie Félicia Saliou
Nationalité
Activités
Famille
Jules Hertschap (beau-père)
Autres informations
Maîtres
Genres artistiques
Nu, paysage, peinture de fleurs (d), nature morte, illustrationVoir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Origines et famille

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Marie Émilie Félicia Godé naît à Paris en de Mélanie Gabrielle Jeanne Godé (1864-1937) et de père non dénommé, puis est reconnue et légitimée en juillet lors du mariage de sa mère avec Yves Marie Saliou (1854-1883), percepteur, qui décède quelques semaines plus tard[1]. Sa mère épouse en secondes noces en 1889 le peintre Jules Hertschap[2],[3], et Achille Cesbron et Franck Lindley sont témoins. Marie Émilie, qui a deux demi-frères (nés en 1890 et 1895), épouse en 1907 à Paris Marcel Jean Louis Rossignol, ingénieur, entrepreneur[4]. En 1908, à la naissance de leur fils, ils habitent 151 rue Legendre, et elle est dite sans profession[5]. Elle réside ensuite 42 puis 48 rue Michel-Ange[6], puis à Neuilly-sur-Seine.

Parcours artistique

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Élève de Mathilde Delattre et Madeleine Caudel[7],[8], puis d'André Favory[9], Lily Rossignol est une peintre de paysages, de fleurs, de natures mortes et de nus[9],[10]. Elle expose de 1930[11] à 1957[7]. Également graveuse, elle réalise des illustrations d'ouvrages[12],[13],[14].

Elle expose aux Indépendants en 1930, et présente en 1931 à l'association féminine Lyceum Club de France, sous le patronage de la duchesse d'Uzès, une exposition particulière d'une trentaine d'œuvres, Paysages et fleurs[15],[16], dont Pierre Mortier rédige l'introduction du catalogue[17]. Elle expose à l'Union des femmes peintres et sculpteurs de 1930 à 1932, où elle est remarquée[8], puis de 1947 à 1957[7], et va évoluer dans des salons plus modernistes et de nombreuses galeries, et au sein de collectifs de femmes artistes.

Article relatant l'exposition particulière de Lily Rossignol et Myr Dière à la galerie Barreiro, Paris-Midi du .

Elle expose ainsi au Salon des Tuileries[18], au Salon d'Automne, et participe au groupe des Femmes Artistes Modernes (FAM), de la deuxième à la dernière exposition de cette société, de 1932[19] à 1938[20]. Elle participe également au Groupe Moderne[17]. Elle participe au Salon des échanges de 1935 au Parc des expositions avec Tulipes jaunes[21], en 1936 avec Bouquets[22] et en 1938 (rue Saint-Honoré)[23]. En 1935 son exposition particulière avec Myr Dière à la galerie Barreiro est remarquée par la critique : « Lily Rossignol […] nous fait adorer des gerbes de lilas, des tulipes aux tons chauds, des roses suaves et des liserons fils, puis, ensuite, elle nous emmène à travers des paysages […] que son pinceau a traduits d’une façon limpide et sentimentale. […] D’elle encore sont ces exquis dessins à l’encre de Chine, ces gouaches du Midi, ces natures mortes dans un cloître, qui frappent l’œil et touchent l’âme… »[24]. En 1936, elle est à « La Normandie vue par les artistes » à La maison des intellectuels, avec Les petites maisons normandes[25]. Au Cercle Vauvenargues à Aix-en-Provence en 1937, elle expose avec Marie Laurencin, Chériane, Hélène Marre, etc. ; elle présente également en 1937 une exposition avec Hélène Marre, au studio Da Silva à Marseille[26], où elle expose à nouveau en 1939[27]. En 1949, elle expose des fleurs à la librairie de Chaillot[28], et elle est au Salon de l'Art Libre en 1950 (ananas et gui dans un vase de métal)[29].

Elle participe à des manifestations féminines, coorganisant en 1934 avec Myr Dière l'exposition de l'association d'entraide féminine « Mon Club » au cercle artistique féminin au 8 rue de la Paix[30],[31], où l'on retrouve Chériane, Hermine David, Geneviève Gallibert, Zina Gauthier, Andrée Joubert, Hélène Marre, Vera Rockline, Marie-Anne Camax-Zoegger, etc.[32]. Viviane Tee expose son buste aux Tuileries en 1934[33]. Lily Rossignol organise en 1935 à La Coupole, avec Myr Dière et Tosca Favori, le dîner de fête pour la Légion d'honneur de l'artiste Stéphanie Guerzoni[34]. En 1935, avec Myr Dière, elle est coprésidente, au Cercle international féminin de Madame Cyril-Berger, d'un concours de la plus belle silhouette et du plus beau profil féminins[35].

Veuve en 1951, elle devient administratrice de la société d'exploitation de carrières de son mari[36].

En 1954, elle illustre de douze eaux-fortes le livre Clochers de France qu'elle publie chez Maurice Darantiere[37].

Elle meurt à l'âge de 74 ans à Neuilly-sur-Seine[1].

Lily Rossignol expose tardivement, mais, d'abord formée par des maîtres classiques, fait évoluer son œuvre vers la modernité, et est fréquemment remarquée par la critique, qui y note ses influences diverses (« Lily Rossignol, en qui semblent lutter des influences très diverses. Tantôt un peu conventionnelle, tantôt un peu molle, cette œuvre reste néanmoins sympathique par la recherche sincère dont elle témoigne. »)[38], son art de coloriste (« Lily Rossignol, ou la tendresse coloriste ordonnée »[39]). On relève sa sensibilité exceptionnelle[40], la fragilité et le velouté de ses fleurs[27], et le modernisme de ses paysages et de ses natures mortes. « Tout cela est enlevé avec la fougue la plus réjouissante. La peinture de Lily Rossignol est une sorte de transcription poétique de rêves de l'esprit et d'observations de la réalité. Lily Rossignol possède non seulement la grâce des formes, mais aussi une excellente technique qui s’appuie sur une observation très fine. Elle est moderne par tendance et par volonté. Et c’est précisément ce qui donne à ses natures mortes — à ses exquis paysages aussi — cette saveur jeune et fraîche qui leur fait une place à part dans la peinture actuelle »[26].

Principales expositions

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Salons parisiens

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Société des femmes artistes modernes

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  • 1932 : Paysage et Fleurs[19].
  • 1934 : Paysage, Montmartre et Coin de Paris[50].
  • 1937 : Le gros coquillage, ou Coquillage[51],[52],[53].
  • 1938 : fleurs[20].

Autres expositions d'artistes femmes

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Galeries

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  • 1935 : galerie Barreiro, exposition particulière avec Myr Dière (des paysages, une église, des natures mortes et des fleurs)[54],[38],[24],[55].
  • 1937 : galerie Charpentier[56].
  • 1937 : galerie Jeanne Castel, avenue Matignon (bords de Loire et vergers provençaux)[57].
  • 1937 (dessins)[58] et 1938 (un coin de ville en automne)[59] : galerie l'Art et la Mode.
  • 1937 (avec Hélène Marre)[26] et 1939 (avec Andrée Melan)[27] : studio Da Silva à Marseille.
  • 1954 : galerie …[60].

Ouvrages illustrés

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Notes et références

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  1. 1 2 Archives de la Ville de Paris, naissances 8e arr. 10/5/1883 - 29/5/1883, acte no 695 avec mentions marginales de la légitimation, du mariage et du décès, vue 3/15.
  2. Jules Hertschap (1852-1922) est élève d'Achille Cesbron. Il expose au Salon des Indépendants à la fin du XIXe siècle.
  3. Archives de la ville de Paris, mariages 17e arr., 27/7/1889 - 10/8/1889, acte no 885, vue 7/31.
  4. Archives de la Ville de Paris, mariages 17e arr. 31/10/1907 - 9/11/1907, acte no 2175, vue 8/31.
  5. Archives de Paris, naissances 17e arr. 9/12/1908 - 31/12/1908, acte no 2715, vue 3/32.
  6. Archives de la Ville de Paris, recensements 1926, 1931 et 1936, en ligne.
  7. 1 2 3 4 Pierre Sanchez, préface de Chantal Beauvalot, Dictionnaire de l'Union des femmes peintres et sculpteurs (1882-1965) répertoire des artistes et liste de leurs œuvres, L'Échelle de Jacob, Dijon, 2010 (ISBN 978-2-35968-012-6).
  8. 1 2 3 « Revue moderne des arts et de la vie », sur Gallica, (consulté le ).
  9. 1 2 Bénézit 1999, p. 936.
  10. « Montparnasse-Quartier latin (avec reproduction) », sur Gallica, (consulté le ).
  11. 1 2 Société des artistes indépendants ; Catalogue de la 41e exposition 1930 au Grand Palais des Champs-Elysées du 17 janvier au 2 mars inclus, (lire en ligne).
  12. Darantiere Maurice / Rossignol Lily - Douze clochers de Provence (lire en ligne).
  13. Lily Rossignol, [Recueil. Œuvre de Lily Rossignol] (lire en ligne).
  14. 1 2 « Mercure de France », sur Gallica, (consulté le ).
  15. « Le Petit journal », sur Gallica, (consulté le ).
  16. « Excelsior », sur Gallica, (consulté le ).
  17. 1 2 Édouard-Joseph 1936, p. 138-139.
  18. 1 2 « Le Petit Parisien : journal quotidien du soir », sur Gallica, (consulté le ).
  19. 1 2 Exposition de peintures - sculptures - arts décoratifs : du 12 février au 1er mars 1932 / Société des femmes artistes modernes, (lire en ligne).
  20. 1 2 « Figaro : journal non politique », sur Gallica, (consulté le ).
  21. « Le Petit Parisien : journal quotidien du soir », sur Gallica, (consulté le ).
  22. « Le Petit Parisien : journal quotidien du soir », sur Gallica, (consulté le ).
  23. « Figaro : journal non politique », sur Gallica, (consulté le ).
  24. 1 2 « Paris-midi », sur Gallica, (consulté le ).
  25. « Comœdia », sur Gallica, (consulté le ).
  26. 1 2 3 « Le Radical de Marseille », sur Gallica, (consulté le ).
  27. 1 2 3 « Artistica », sur Gallica, (consulté le ).
  28. « Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques », sur Gallica, (consulté le ).
  29. « Le Guetteur », sur Gallica, (consulté le ).
  30. 1 2 « L'Intransigeant », sur Gallica, (consulté le ).
  31. 1 2 Beaux-Arts du 16 mars 1934 sur Retronews.
  32. « Notre temps », sur Gallica, (consulté le ).
  33. « Concours médical », sur Gallica, (consulté le ).
  34. « La Presse », sur Gallica, (consulté le ).
  35. « La Semaine à Paris », sur Gallica, (consulté le ).
  36. « RetroNews.fr - Le site de presse de la BnF », sur www.retronews.fr (consulté le ).
  37. 1 2 « L'Information financière, économique et politique », sur Gallica, (consulté le ).
  38. 1 2 « L'Intransigeant », sur Gallica, (consulté le ).
  39. 1 2 « L'Art vivant : revue bi-mensuelle des amateurs et des artistes… », sur Gallica, (consulté le ).
  40. 1 2 « Revue moderne des arts et de la vie », sur Gallica, (consulté le ).
  41. Salon des indépendants. Catalogue de la 42e exposition 1931 : Grand Palais des Champs-Elysées, du 23 janvier au 1er mars inclus / Société des artistes indépendants, (lire en ligne).
  42. Salon des indépendants. Catalogue de la 43e exposition 1932, Grand Palais des Champs-Elysées, du 22 janvier au 28 février inclus 1932, (lire en ligne).
  43. « Excelsior : journal illustré quotidien : informations, littérature, sciences, arts, sports, théâtre, élégances », sur Gallica, (consulté le ).
  44. « La France libre », sur Gallica, (consulté le ).
  45. « Le Petit Parisien : journal quotidien du soir », sur Gallica, (consulté le ).
  46. « Le Monde illustré », sur Gallica, (consulté le ).
  47. Salon d'automne. Catalogue des ouvrages de peinture, sculpture, dessin… exposés au Palais de Chaillot… du 11 novembre au 18 décembre 1938 / Société du salon d'automne…, (lire en ligne).
  48. Exposition internationale des arts et des techniques dans la vie moderne. Paris, 1937 . Tome I (2e édition). [Liste des exposants.] "Catalogue" général officiel. [- Tome II. Catalogue par pavillons.], (lire en ligne).
  49. « Figaro : journal non politique », sur Gallica, (consulté le ).
  50. Exposition de peintures, sculptures, arts décoratifs. 1934, 1934, du 24 mai au 10 juin, la Maison de France… Paris / F.A.M., les Femmes artistes modernes…, (lire en ligne).
  51. Les Femmes artistes modernes. Exposition de peintures-sculptures. 1937, du 20 août au 4 septembre, (lire en ligne).
  52. « Les Nouvelles de l'Exposition », sur Gallica, (consulté le ).
  53. « La Liberté », sur Gallica, (consulté le ).
  54. « Comœdia / rédacteur en chef Gaston de Pawlowski », sur Gallica, (consulté le ).
  55. Beaux-arts du 10 mai 1935 sur Retronews (avec reproduction).
  56. « Les Nouvelles de l'Exposition », sur Gallica, (consulté le ).
  57. « Le Monde illustré », sur Gallica, (consulté le ).
  58. « La Liberté », sur Gallica, (consulté le ).
  59. « L'Art et la mode », sur Gallica, (consulté le ).
  60. « L'Information financière, économique et politique », sur Gallica, (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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