Loire-Atlantique

département français numéro 44
(Redirigé depuis Loire-Inférieure)

La Loire-Atlantique (/lwa.ʁat.lɑ̃.tik/)[Note 1], dénommée Loire-Inférieure jusqu'en 1957, est un département français de la région Pays de la Loire. L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et La Poste lui attribuent le code 44. Sa préfecture est Nantes. Son nom vient de la Loire qui se jette dans l'océan Atlantique.

Loire-Atlantique
Blason de Loire-Atlantique
Loire-Atlantique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Nantes
Sous-préfectures Châteaubriant
Saint-Nazaire
Président du
conseil départemental
Michel Ménard (PS)
Préfet Laurent Hottiaux
Code Insee 44
Code ISO 3166-2 FR-44
Code Eurostat NUTS-3 FR511
Démographie
Gentilé pas de nom officiel[1],[2]
Les termes Ligérien, Nantais, Mariligérien sont parfois utilisés[3]
Population 1 487 570 hab. (2023 en évolution de +6,64 % par rapport à 2017)
Densité 216 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ nord, 1° 40′ ouest
Superficie 6 874 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 10
Cantons 31
Intercommunalités 16
Communes 207 + 33 sous-communes
Liens
Site web www.loire-atlantique.fr

Le territoire de la Loire-Atlantique est rattaché au royaume, puis au duché, puis à la province de Bretagne. Séparée de la Bretagne sous la IIIe République, la question d'un éventuel rattachement à la région Bretagne fait l'objet d'un débat récurrent.

Faisant partie de la Haute-Bretagne, les langues vernaculaires de la Loire-Atlantique ont été, jusque dans la seconde moitié du XXe siècle, le gallo au nord de la Loire, le poitevin sous sa forme paydret au sud et le breton parlé jusqu'au début du XXe siècle dans la presqu'île guérandaise.

Histoire

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Préhistoire

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La présence de l'homme dans les Pays de la Loire est attestée dès le Néolithique[4],[5].

Moyen Âge

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Les premiers marais salants apparaissent au début du Moyen Âge[5].

Époque moderne

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Le XVIIIe siècle marque l'apogée du commerce colonial dans la région de Nantes[6].

Révolution et création du département

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Carte du département en 1790.

Le , un décret officialise la création du département de Loire-Inférieure[7].

Le siège du département est fixé à Nantes et est d'abord divisée en neuf districts : Ancenis, Blain, Châteaubriant, Clisson, Guérande, Machecoul, Nantes, Paimbœuf et Savenay[8].

Le découpage territorial a fait l'objet de négociations. Rennes ayant obtenu que Redon soit rattachée au département dont elle va devenir le chef-lieu, Vannes exige en échange La Roche-Bernard et six paroisses rurales. En contrepartie, l'Assemblée concède aux Nantais la baronnie de Châteaubriant et la vicomté de Fercé, qui contiennent onze paroisses. Les frontières des « pays » sont imprécises à l'est. La Remaudière et La Boissière-du-Doré sont englobées dans le même département que Nantes sans raison historique et sans consultation des habitants[9].

La Loire-Inférieure dispose d'un conseil départemental[10]. Sa superficie est de 6 500 km2 pour une population de 419 669 habitants dont 89 000 pour la seule ville de Nantes[7].

Durant l'an II, le département comprend 207 communes[11].

En 1800, sont créés les arrondissements[12]. Cinq sont établis dans le département : Ancenis, Châteaubriant, Nantes, Paimbœuf et Savenay[13].

Le département a repris la quasi-totalité de la partie bretonne du territoire de l'ancien diocèse de Nantes, recevant une petite partie du sud du diocèse de Rennes et perdant une partie du pays Mitau, au nord-ouest, le canton de La Roche-Bernard rattaché au Morbihan et celui du Grand-Fougeray rattaché à l'Ille-et-Vilaine. Il a été constitué à partir de :
  • 215 paroisses de la province de Bretagne (héritière du duché de Bretagne) ;
  • 8 paroisses (devenues 6 communes) issues des marches de Bretagne-Poitou ; sept de ces paroisses attribuées à la Loire-Inférieure relevaient du diocèse de Nantes, une du diocèse de Luçon (Legé). Dans le même temps, sept paroisses de ces mêmes marches communes ont été attribuées à la Vendée (quatre relevant du diocèse de Luçon et trois de celui de Nantes) ;
  • 1 paroisse issue des marches d'Anjou et de Bretagne ; il s'agit de La Boissière-du-Doré, qui relevait également du diocèse de Nantes sur le plan spirituel ;
  • 1 paroisse (Remouillé), issue des marches Bretagne-Poitou, qui relevait du diocèse de Nantes sur le plan spirituel. De son côté, la Vendée s'était vue attribuer 2 paroisses « avantagères » à la Bretagne (Saint-André-Treize-Voies, La Bernardière) qui relevaient également du diocèse de Nantes.

XIXe siècle

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Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo, le département est occupé par les troupes prussiennes de mi-août à [14]. En 1872, des carlistes sont internés à Nantes[15].

XXe siècle

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Pendant la Première Guerre mondiale, 128 000 hommes originaires du département sont mobilisés. Soixante mille réfugiés originaires du nord de la France, de la Belgique, de Pologne et de Serbie sont hébergés. Les premières troupes américaines débarquent en . Elles s'établissent à Saint-Nazaire, Montoir-de-Bretagne, Le Croisic, Paimboeuf et contribuent à la lutte contre la guerre sous-marine[16].

Des Autrichiens et des Allemands habitants du département et suspectés de travailler pour les puissances centrales sont internés au camp de concentration de Guérande[17].

D'après l'archiviste Émile Gabory, 26 400 soldats originaires du département sont morts. Le Mémorial virtuel des morts pour la France de Loire-Atlantique au cours de la Première Guerre mondiale parle de 25 994 soldats[18],[19].

Le , le département prend le nom de Loire-Atlantique[20],[21], préféré à Loire-Océan et Loire-Maritime[22].

Le conseil général de l'époque jugeait que le nom de Loire-Inférieure nuisait à l'image économique et touristique du département et suivait l'exemple de deux autres départements, la Seine-Inférieure et la Charente-Inférieure, qui étaient respectivement devenus la Charente-Maritime en 1941 et la Seine-Maritime en 1955. Le Conseil d'État avait d'ailleurs une préférence pour le nom de Loire-Maritime[23].

La question du rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne prend plus d'ampleur à partir de la loi Defferre de 1982 qui confirme la place de la Loire-Atlantique en Pays de la Loire. Une première manifestation réunit 7 000 personnes à Nantes en 1977[24] et à partir du milieu des années 1980 une série de sondages d'opinion est publiée relevant qu'une majorité des sondés de la région Bretagne et de Loire-Atlantique serait favorable à cette idée[25].

XXIe siècle

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Le , le territoire de la commune du Fresne-sur-Loire (alors en Loire-Atlantique) est rattaché au département de Maine-et-Loire, décision préalable à la création de la commune nouvelle Ingrandes-le-Fresne-sur-Loire, située en Maine-et-Loire[26].

Le , les arrondissements d'Ancenis et de Châteaubriant fusionnent en un seul : l'arrondissement de Châteaubriant-Ancenis, avec pour sous-préfecture Châteaubriant[27].

Le , le territoire de la commune de Freigné (Maine-et-Loire) est rattaché au département de la Loire-Atlantique, décision préalable à la création de la commune nouvelle Vallons-de-l'Erdre, située dans la Loire-Atlantique[28].

Politique et administration

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Organisation administrative

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Les trois arrondissements de la Loire-Atlantique, dont celui de Nantes en rouge.

L'administration du département est assurée par le conseil départemental de la Loire-Atlantique, dont le président est Michel Ménard[29].

Le chef-lieu du département est Nantes, également préfecture de la région Pays de la Loire[30].

Laurent Hottiaux est le préfet de la région Pays de la Loire depuis le [31].

Districts et arrondissements

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Le département de Loire-Atlantique est divisée en trois arrondissements : Nantes, Saint-Nazaire et Châteaubriant-Ancenis[32].

Identité visuelle

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Héraldique

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Armes de la Loire-Atlantique

Reprenant les blasons de Paimbœuf, Ancenis, Châteaubriant, Saint-Nazaire et Nantes, les armes de la Loire-Atlantique se blasonnent ainsi : « Écartelé, au premier d'azur au navire équipé d'or, soutenu d'une mer d'argent, au second de gueules à trois quintefeuilles d'hermine, au troisième de gueules semé de fleurs de lys d'or, au quatrième d'azur à la nef équipée et habillée d'argent voguant sur une mer du même mouvant de la pointe, la voile chargée d'une clef de sable posée de fasce, au chef d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable et d'une clef d'or brochant en fasce sur les mouchetures, le panneton à sénestre vers la pointe, sur le tout de gueules au vaisseau équipé d'or, habillé d'hermine, voguant sur une mer de sinople mouvant de la pointe et ondée d'argent, au chef aussi d'hermine. »[33].

Un autre blason, non officiel, fut proposé par l'héraldiste Robert Louis. Il se blasonne ainsi : « D'hermine à la fasce ondée d'azur ».

Armes de la Loire-Atlantique selon Robert Louis

Drapeau

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En gallo, le nom du département est Louérr Atlântiq[34] (en écriture MOGA, prononcé /lwe.ra.tlɑ̃ː.tik/), et en breton Liger-Atlantel[35] (prononcé /ˈliː.ɡɛ.rat.ˈlãn.tɛl/).

Géographie

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La Loire traverse le territoire de la Loire-Atlantique[36].

Géologie

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Le département fait partie du massif armoricain ; sa géologie est variée (schistes et grès primaires, faluns tertiaires)[37]. Le bassin houiller de Basse Loire s'étend dans l'est du département[38].

Avec une altitude moyenne de seulement 34 mètres, la Loire-Atlantique présente la particularité d'être le département le plus plat de France[39].

La Loire-Atlantique compte 130 km de côtes, 6 200 hectares d'espaces naturels[40]. Le point culminant du département est la colline de la Bretèche (116 mètres)[41]. Le sillon de Bretagne, une suite de collines, traverse le département selon une direction nord-ouest/sud-est[42].

Hydrographie

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Marais salants de Guérande.

La Loire-Atlantique est le deuxième département français en surface de marais (72 000 hectares)[43]. Le département dispose de grandes zones humides. Les principales sont l'estuaire de la Loire, les marais de Brière et le lac de Grand-Lieu mais aussi de nombreuses petites zones humides dont le rôle est essentiel[44].

L'estuaire de la Loire comprend 22 000 hectares d'espaces naturels dont 5 000 hectares de fleuve[45].

L'estuaire de la Loire s'étire de part et d'autre du fleuve, entre Nantes et Saint-Nazaire. C'est l'une des zones humides les plus importantes de la façade atlantique, abritant une grande diversité d'oiseaux et de poissons migrateurs. Le Conservatoire du littoral y est propriétaire de plus de 2 700 hectares, acquis en 25 ans pour les protéger durablement. Le département en assure la gestion, aux côtés des collectivités locales[46].

La Loire-Atlantique est baignée par l'Acheneau[47], la Chère[48], du Don[49], de l'Erdre[50], de la Chézine[51], du Gesvres[52], et la Sèvre Nantaise[53].

Littoral

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La Loire-Atlantique possède 133 kilomètres de côtes le long de l'océan Atlantique, dont 68 de plages[54]. Le littoral se divise entre la Côte d'Amour à l'ouest de Nantes et au sud-ouest de Guérande[55] et la côte de Jade au sud de celui-ci.

La Loire-Atlantique a un climat tempéré océanique aux hivers doux et aux étés moyennement chauds. Les normales climatiques, calculées sur 30 ans à Nantes, font ressortir une température moyenne annuelle de 12,7 °C, un cumul annuel de précipitations de 820 mm[56].

Climatologie de la Loire-Atlantique de 1958–2008
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Moyenne 5,79 6,48 8,55 10,66 14,12 17,24 19,24 19,16 16,88 13,19 8,76 6,18 12,19
Précipitations
Hauteur (mm) 87,24 68,22 64,21 53,53 62,97 42,69 46,14 47,87 64,03 85,51 59,45 174,02 801,85
Ensoleillement
Heures 69 93 139 170 179 214 212 223 205 115 88 88 1 796
Données climatiques de la station de Nantes (1981–2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 9 9,9 13 15,5 19,2 22,7 24,8 25 22,1 17,5 12,4 9,3 16,7
Minimale moyenne 3,1 2,9 4,8 6,4 9,9 12,6 14,4 14,2 11,9 9,4 5,7 3,4 8,3
Source : données climatiques météo France[57]

Urbanisme

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Logement

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Résidences principales

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En 2025, les résidences principales représentent 4 % du parc total de logement du département[58].

Résidences secondaires

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En 2018, les résidences secondaires représentent plus de la moitié des logements sur le littoral[59].

Voies de communication et transports

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La gestion du réseau routier est assurée par la direction interdépartementale des Routes (DIR) Ouest[60].

Économie

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L'économie de la Loire-Atlantique est la quinzième en France en termes de produit intérieur brut par habitant (PIB/hab.)[61].

Agriculture

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Le département dispose d'une forte tradition maraîchère[62].

Grandes entreprises

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Au , le département compte 396 entreprises publiant un chiffre d'affaires annuel de plus de 20 M€[63].

Tourisme

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Tourisme balnéaire : la plage de La Baule-Escoublac.

La Loire-Atlantique est la 6e destination touristique des Français avec 24,5 millions de nuitées, et fournit de l'emploi à 20 000 personnes[64],[65].

Démographie

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Les zones urbaines du département.

En 2023, le département comptait 1 487 570 habitants[Note 2], en évolution de +6,64 % par rapport à 2017 (France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1791 1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841 1846
-369 305417 124433 815457 090470 093470 768486 806517 265
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
535 664555 996580 207598 598602 206612 972625 625643 884645 263
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
646 172664 971666 748669 920649 691651 487652 079659 428665 064
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
733 575803 372861 452934 499995 4981 052 1831 134 2661 234 0851 296 364
2016 2021 2023 - - - - - -
1 380 8521 457 8061 487 570------
(Sources : SPLAF - population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[66] − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[67] puis population municipale à partir de 2006[68].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sa densité moyenne est de 218,3 hab./km2 mais ce nombre masque des disparités importantes. Les agglomérations de Nantes et de Saint-Nazaire concentrent à elles seules 55 % de la population de Loire-Atlantique, sur seulement 12 % du territoire du département. La métropole Nantes Saint-Nazaire compte selon l'Agence urbanisme de l'agglomération nantaise (AURAN), 901 000 habitants et représente ainsi la 6e métropole française derrière Paris, Aix-Marseille-Provence, Lille, Bordeaux et Toulouse[69].

Communes les plus peuplées

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Liste des quinze communes les plus peuplées du département
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. de réf.)
Densité
(hab./km2)
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Nantes 44109 Nantes Métropole 65,19 327 734 (2023) 5 027 modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Nazaire 44184 CA de la Région Nazairienne et de l'Estuaire 46,79 74 568 (2023) 1 594 modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Herblain 44162 Nantes Métropole 30,02 50 973 (2023) 1 698 modifier les donnéesmodifier les données
Rezé 44143 Nantes Métropole 13,78 43 556 (2023) 3 161 modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Sébastien-sur-Loire 44190 Nantes Métropole 11,66 28 596 (2023) 2 452 modifier les donnéesmodifier les données
Orvault 44114 Nantes Métropole 27,67 28 534 (2023) 1 031 modifier les donnéesmodifier les données
Vertou 44215 Nantes Métropole 35,68 26 227 (2023) 735 modifier les donnéesmodifier les données
Couëron 44047 Nantes Métropole 44,03 24 103 (2023) 547 modifier les donnéesmodifier les données
Carquefou 44026 Nantes Métropole 43,42 20 921 (2023) 482 modifier les donnéesmodifier les données
La Chapelle-sur-Erdre 44035 Nantes Métropole 33,42 20 690 (2023) 619 modifier les donnéesmodifier les données
Bouguenais 44020 Nantes Métropole 31,50 20 530 (2023) 652 modifier les donnéesmodifier les données
Pornic 44131 CA Pornic Agglo Pays de Retz 94,18 18 745 (2023) 199 modifier les donnéesmodifier les données
La Baule-Escoublac 44055 CA de la Presqu'île de Guérande Atlantique 22,19 16 912 (2023) 762 modifier les donnéesmodifier les données
Guérande 44069 CA de la Presqu'île de Guérande Atlantique 81,44 16 804 (2023) 206 modifier les donnéesmodifier les données
Sainte-Luce-sur-Loire 44172 Nantes Métropole 11,45 16 400 (2023) 1 432 modifier les donnéesmodifier les données

Densité de population dans le département

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Densité de population en Loire-Atlantique en 2024.

La densité de population moyenne de la Loire-Atlantique était de 212,1 habitants par kilomètre carré en 2021[70].

Culture

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Le conseil départemental est le propriétaire et le gestionnaire[71] d'un patrimoine architectural classé qui comprend le musée Dobrée, les châteaux de Châteaubriant et de Clisson, le domaine de la Garenne Lemot (Gétigné), dû à François-Frédéric Lemot et Mathurin Crucy, et l'église du Vieux-Bourg de Saint-Sulpice-des-Landes, remarquable pour son ensemble peint de l'époque gothique.

Par ailleurs, Le Grand T[72], auparavant connu sous le nom de Maison de la culture de Loire-Atlantique (MCLA), est une scène conventionnée missionnée par le conseil général et qui accueille des pièces de théâtre et des spectacles de danse et de chant. Située rue du Général-Buat, la salle de spectacle propose 879 places tandis que la chapelle peut accueillir 80 personnes.

Le département accueille le festival de metal Hellfest[73], qui se tient à Clisson tous les ans au mois de juin[74].

Langues

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Panneau routier dans la presqu'île guérandaise souhaitant la bienvenue en français et en breton.

En plus du français, plusieurs langues sont ou étaient traditionnellement parlées en Loire-Atlantique.

  • Le gallo, langue d'oïl pratiquée en Haute-Bretagne, est parlé dans la majeure partie de la Loire-Atlantique. L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) classe le gallo comme « sérieusement en danger » d'extinction[75]. Le nombre de locuteurs du gallo est difficile à cibler. L'enquête socio-linguistique déclarative portée par la région Bretagne et l'institut TMO en 2025 estime le nombre de gallophones à 132 000 en moyenne (pour 191 000 en 2018). Selon cette enquête, 2,2 % des habitants du département parleraient le gallo. Le taux de locuteurs est plus haut dans le nord du département avec 5 % dans le pays d'Ancenis, 11 % dans le pays de Châteaubriant et 7 % dans le pays de Redon. Six pour cent des habitants du département entendraient parler du gallo autour d'eux au moins une fois par mois. Cependant, ces données sont biaisées par la méconnaissance du terme « gallo » ou même « patois » et l'absence de conscience linguistique chez une grande partie des locuteurs. Cinquante-cinq pour cent des personnes enquêtées en Loire-Atlantique déclarent ne pas connaître le terme « gallo »[76]. En 2016, le département compte 27 850 locuteurs de gallo de plus de 15 ans[77]. La revue Pihern de Guémené-Penfao est écrite en gallo[78].
  • Au IXe siècle la langue bretonne était parlée dans le tiers ouest du département, jusqu'à Marsac-sur-Don, Blain, Donges et Pornic. Son recul fut progressif, les îlots de « persistance » les plus importants ayant été la presqu'île guérandaise et la Brière[79]. Dans la presqu'île de Guérande, la langue bretonne fut utilisée jusqu'au début du XXe siècle[79]. Les effectifs pondérés que fournit l'enquête Étude de l'histoire familiale menée par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) en 1999 sont de plus de 6 500 locuteurs de breton de plus de 18 ans pour ce seul département[80]. À la rentrée 2019, 0,5 % des enfants de la Loire-Atlantique étaient scolarisés en filière bilingue français-breton dans le primaire, 0,8 % dans le pré-élémentaire et 0,1 % au collège (il n'existe pas d'offre d'enseignement bilingue au lycée dans le département ; les parents doivent envoyer leurs enfants dans un autre département breton). Cet enseignement rassemble 0,3 % du total des effectifs[81].
  • Dans la partie du département située au sud de la Loire, allant du Pays de Retz au Vignoble nantais, était parlé un dialecte gallo influencé par le dialecte poitevin. On retrouve cette situation également dans les Mauges (Maine-et-Loire) où le parler angevin reçoit aussi une influence poitevine, laquelle se fait encore plus sentir en allant dans le sud de cette région, au contact du Bas-Poitou[réf. nécessaire].
  • D'après Abel Hugo, en 1835, la langue française était la seule généralement usitée dans les villes, mais avec une prononciation traînante sur les finales. L'accent caractéristique des cantons était encore plus fortement marqué que celui des villes. On distinguait facilement un habitant de la rive gauche de la Loire d'un habitant des environs de Châteaubriant, de Blain ou de Batz. Dans les environs de Guérande, les paysans parlaient également le français et le bas-breton. L'usage de ces deux langues leur était nécessaire pour le « troque » ou le commerce d'échanges qu'ils faisaient avec les départements au-delà de la Vilaine[82].

Politique

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Sensibilités politiques

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Entre 1935 et 1953, l'assemblée départementale est dominée par la droite. Le poids des cantons ruraux de tradition catholique explique la permanence de ce choix[83].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'électorat du département se tourne vers le Mouvement républicain populaire (MRP)[84].

Dans les années 1950, les catholiques se situant plus à gauche que le MRP se retrouvaient dans plusieurs petites organisations, dont la plus importante dans le département était le MLP (Mouvement de libération du peuple). Ses principaux responsables (Raymond Viaud et André Coutant) sont plus tard parmi les fondateurs du Parti socialiste unifié (PSU). Toutes ces petites formations fusionnent le pour former la fédération départementale de l'Union de la gauche socialiste (UGS)[85].

Au cours de l'été 1958, la gauche non communiste opposée au gaullisme se rassemble sous l'étiquette d'Union des forces démocratiques (UFD). En Loire-Atlantique, l'UFD se manifeste à deux reprises dans des élections : aux législatives de à Saint-Nazaire, et aux municipales à Nantes en 1959. À Saint-Nazaire, l'UFD présenta la candidature de l'ancien secrétaire des métaux de la Confédération générale du travail (CGT), Jean Ramet, dont le suppléant, René Chatal, avocat très connu et conseiller municipal de Saint-Nazaire, adhéra plus tard au PSU. Dans un contexte très difficile, le candidat UFD obtint un score non négligeable : 9,73 % des voix. La défaite du député socialiste sortant, Jean Guitton, au profit du MRP Nestor Rombeaut, n'arrangea pas les relations entre la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) et l'UFD[85].

À Nantes se constitua pour l’élection municipale de 1959 une liste UFD emmenée par Henri Forget. Pour la première fois, des militants laïques et des militants catholiques se retrouvent ensemble sur une liste de gauche à côté des partis habituellement en lice[85].

En 1977 les socialistes nantais s'allient au Parti communiste français (PCF) sur une liste de l'Union de la gauche et remportent la mairie. À l'issue des municipales de 1977, soixante villes de plus de 30 000 habitants sont conquises par l'Union de la gauche dont Nantes[86].

Après les élections municipales de 2014, la gauche perd plusieurs communes du département (Blain, Clisson, Donges, Trignac, Thouaré-sur-Loire, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Sainte-Luce-sur-Loire, Vallet, La Turballe, Le Pellerin, Sucé-sur-Erdre et Vigneux-de-Bretagne)[87].

Aux départementales de 2015, le binôme Union de la Droite obtient 48,89 % des suffrages et 30 sièges[88].

Lors des élections législatives de 2024, le Nouveau Front populaire (NFP) arrive en tête avec 46,16 % des voix[89].

Question du rattachement à la Bretagne

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Le , Étienne Clémentel, ministre du commerce et de l'industrie de Georges Clemenceau, instaure quinze groupements d'intérêts régionaux autour des principales chambres de commerce. Dans ce découpage, les villes de Rennes et Nantes ont toutes les deux leur propre groupement[90].

Depuis 2004 et le passage de Patrick Mareschal à la présidence du conseil général, le drapeau de la Bretagne flotte devant l'hôtel du département.
Panneau installé à l'entrée du département.
Graphique réalisé suivant les données recueillies par Skol Breizh sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne.

Selon Marc Le Fur, la Loire-Atlantique aurait été rattachée à la région d'Angers via un décret du gouvernement de Vichy du [90]. Cette idée est défendue par Alan Stivell[91].

Un autre découpage, celui de la France en provinces, défini par le Conseil national en , établit une province de Bretagne en cinq départements, dont les limites auront suscité un arbitrage du maréchal Philippe Pétain lui-même mais qui n'aura guère d'existence effective[92]. Cependant, le décret du séparant la Loire-Inférieure du reste de la Bretagne devait rester provisoire[90].

Le décret Pflimlin du a créé les régions de programme qui avaient pour objectif d'optimiser l'aménagement du territoire : selon des considérations économiques, la Loire-Atlantique est placée dans la région Pays de la Loire[93].

La création des préfets de région en 1964, des établissements publics régionaux en 1972 et des régions en 1982 a entériné ce découpage et lui a donné une légitimité. Dans cette même période, l'identité bretonne s'est affirmée et l'attribution de la Loire-Atlantique aux Pays de la Loire s'est trouvée contestée. En 1972, le conseil général du département a émis le vœu d'être rattaché à une région incluant les cinq départements bretons mais en y associant les départements voisins[94].

En 2007, plusieurs associations, groupes de pression et partis politiques militant pour la réunification sont Bretagne réunie (ex CUAB), l'Union démocratique bretonne (UDB), le Parti breton, Les Verts et le Modem (dont les élus au conseil régional de Bretagne se sont exprimés en faveur de la réunification)[95], tout comme certains élus ou responsables FN, UMP, PS, PRG et PCF qui se sont prononcés favorablement[96].

En 2014, dans la commune de Saint-Viaud, a été organisée une votation sur la question du rattachement à la Bretagne. Deux cent quarante-sept votants sur 1 566 inscrits ont voté « oui »[97]. La même année, Yann Queffélec, Alan Stivell, plusieurs chefs d'entreprise et parlementaires sont venus à l'Assemblée à l'invitation de l'association « Bretagne réunie » pour défendre le rattachement de Nantes à la Bretagne[91].

Selon un sondage commandé à l'Institut français d'opinion publique (IFOP) par les associations « À la bretonne », « Unis pour un grand Val de Loire » et « Décidons en Vendée » en 2021, 66 % des habitants des Pays de la Loire jugent légitime que les habitants de Loire-Atlantique puissent décider par référendum du rattachement éventuel de leur département à la région Bretagne. Dans l'hypothèse où un tel référendum serait organisé, 67 % des Ligériens voteraient « pour »[98].

En 2023, dans le respect de son programme de campagne aux municipales de 2020, la municipalité de Nantes a créé une instance pour réclamer un référendum sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne, un courrier a été envoyé au Premier ministre en ce sens, de nombreuses autres collectivités sont également signataires[99].

Notes et références

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  1. Prononciation en français de France standard retranscrite phonémiquement selon la norme API.
  2. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Références

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Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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