Lois noahides

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Les Sept Lois de Noé (en hébreu : שבע מצוות בני נח (Sheva Mitzvot B'nei Noach), également appelées Sept Lois Noahides, constituent un ensemble de lois morales universelles qui, selon le Talmud, furent données par Dieu comme une alliance avec Noé et ses descendants, c'est-à-dire toute l'humanité[1].

Paysage avec arc-en-ciel (1805) par Joseph Anton Koch. Après avoir été sauvé du Déluge, Noé construit un autel à Dieu ; Dieu envoie l'arc-en-ciel comme signe de son alliance.

Les Sept Lois de Noé interdisent l'idolâtrie, le blasphème, l'assassinat, l'adultère et l'immoralité sexuelle, le vol, la consommation de viande d'animal vivant, et imposent l'obligation d'établir des tribunaux[1]. Les lois noahides incluent également des détails et obligations.

Selon la loi juive, les non-juifs (nommés « Gentils ») ne sont pas tenus de se convertir au judaïsme, mais ils doivent observer les Sept Lois de Noé pour avoir la garantie d'une place au paradis (Olam HaBa), la récompense ultime des Justes. Les non-juifs qui choisissent de suivre les Sept Lois de Noé sont considérés comme des « Justes parmi les nations » (en hébreu : חסידי אומות העולם (Hassiddei Oumot ha-Olam : « Peuples pieux du monde »).

Les sept lois de Noé, telles qu'elles sont traditionnellement énumérées dans le Talmud de Babylone et la Tosefta, sont les suivantes[2] :

1. Ne pas adorer d'idoles

2. Ne pas blasphémer.

3. Ne pas commettre d'assassinat.

4. Ne pas commettre d'adultère, ni d'immoralité sexuelle.

5. Ne pas voler.

6. Ne pas manger de chair arrachée à un animal vivant.

7. Instituer des tribunaux.

Selon le Talmud, les sept lois furent d'abord données à Adam, puis à Noé. Les sages rabbiniques du 1er au VIe siècle ne sont pas d'accord quant au nombre exact de lois données originellement à Adam[3]. Six des sept lois peuvent être déduites exégétiquement de passages du Livre de la Genèse, la septième étant l'établissement de tribunaux.

La plus ancienne version rabbinique complète des sept lois noahides se trouve dans la Tosefta :

Sept commandements furent donnés aux fils de Noé :

concernant la justice (Dinim)

concernant l’idolâtrie (Avoda zarah)

concernant le blasphème (Qilelat Hachem)

concernant l’immoralité sexuelle (Gilouï arayot)

concernant l’effusion de sang (Chefikhout damim)

concernant le vol (Gezel)

concernant le fait de prendre un membre à un animal vivant (Ever min ha-haï)

Origine

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Bible hébraïque

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L'existence d'un ensemble de lois morales pour toute l'humanité était déjà affirmé dans la Torah écrite[4] et est mis en évidence dans le Livre de la Genèse (par exemple, en référence à Melchisédech dans Genèse 14:18-20), le Livre de Job et le Livre de Jonas (montrant que Dieu serait connu et que son appel à la repentance serait entendu même par les Ninivites, même les plus impies, les rendant ainsi acceptables au yeux de Dieu), démontrant que Dieu entretenait une relation directe avec chaque personne, indépendamment de sa culture ou de sa religion, et qu'il sauverait tous les « Justes parmi les Nations » qui se conformeraient aux Sept Lois de Noé[5].

Livre des Jubilés

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Le Livre des Jubilés, généralement daté du 1er siècle av. J.-C., comprend une liste sensiblement différente de six commandements aux versets 7:20-25[3] : (1) observer la justice ; (2) couvrir la honte de leur chair ; (3) bénir leur créateur ; (4) honorer leurs parents ; (5) aimer leur prochain ; et (6) se garder de la fornication, de l'impureté et de toute iniquité[6].

Selon le Talmud de Babylone, les Sept Lois de Noé s'appliquent à toute l'humanité. Dans la Torah, l'expression « B'nei Noa'h » (hébreu : בני נח (Enfants de Noé) désigne l'humanité entière. Le Talmud affirme également : « Les Justes de toutes les nations ont part au monde à venir. »[7]. Tout Gentil (signifiant non-juif) qui vit selon ces lois est considéré comme un Juste parmi les Gentils[8]. Toujours selon le Talmud, les lois furent d'abord donnée à Adam puis à Noé (d'où dérive le terme Noahide).

Les sages du Talmud ont divulgué plusieurs autres lois, outre les sept recensées dans le Talmud et la Tosefta. Ces lois, interdisent notamment, l'accouplement d'animaux d'espèces différentes, le greffage d'arbres d'espèces différentes, la castration, l'émasculation, la sorcellerie. Certains sages, comme le rabbin Ulla bar Ismaël, sont même allés jusqu'à divulguer une liste de 30 lois noahides[9]. Le Talmud étend la portée des sept lois initiales pour atteindre 100 des 613 Commandements.

Subdivisions

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Les différentes sources rabbiniques ont des positions différentes sur la manière dont les sept lois noahides doivent être subdivisées en catégories. Maïmonide, dans son Mishné Torah, a inclut l'interdiction de greffer les arbres[10]. Comme le Talmud, Maïmonide interpréte l’interdiction d'assassiner comme incluant l'interdiction d'avorter[11],[12]. Maïmonide indique également que les descendants d'Ismaël et de Kétourah ont l'obligation de se circoncire le huitième jour, mais ne sont pas punis en cas de non-respect de la circoncision[13].

David ben Solomon ibn Abi Zimra, un commentateur de Maïmonide, s'est dit surpris que Maïmonide ait omis l'interdiction de la castration et de la sorcellerie parmi les lois noahides, interdictions qui sont également mentionnées dans le Talmud[14].

Le rabbin Ulla bar Ismaël a écrit au sujet de 30 lois que les enfants de Noé se sont imposés. Il n'en cite que trois, à savoir les trois que les non-juifs de son époque observent : ne pas établir de mariage homosexuels, ne pas vendre de charogne ou de chair humaine sur le marché et respecter la Torah. Le reste des lois n'est pas mentionné. Bien que les autorités semblent considérer comme acquis que les trente commandements d'Ulla incluaient les sept originaux, trente lois supplémentaires sont également possibles d'après cette lecture[15].

Il existe deux listes différentes des 30 lois. Les deux listes comprennent 23 commandements (mitzvot) supplémentaires qui sont des subdivisions ou des extensions des sept lois. L'une provient de l'ouvrage du XVIe siècle, Asarah Maamarot, du rabbin Menahem Azariah da Fano et l'autre du Xe siècle de Samuel ben Hofni, récemment publié à partir de ses écrits judéo-arabes, après avoir été découverts dans la Guéniza du Caire. Le rabbin Zvi Hirsch Chajes suggère que les commandements énumérés par Menahem Azariah de Fano ne sont pas liés aux sept premiers, ni basés sur la Torah écrite, mais ont plutôt été transmis par tradition orale[16].

Punition

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En pratique, la loi juive rend très difficile l’application de la peine de mort[17]. Il n'existe aucune trace d'un non-juif ayant été mis à mort pour avoir enfreint les sept lois noahides[18]. Certaines catégories de peine capitale mentionnées dans le Talmud n'auraient jamais été appliquées. On pense[Qui ?] que les rabbins ont inclus la discussion de ces sujets en prévision de l'ère messianique à venir[17]. Le non-Juif est exempt de punition s'il commet une faute par inadvertance[6]. De plus, il n'est pas possible de punition s'il commet un péché sous la contrainte, même un péché pour lequel un Juif est tenu de subir le martyre plutôt que de le transgresser (par exemple, l'idolâtrie, l'adultère ou l'assassinat)[19].

Selon le traité Sanhédrin 56a, pour les Noahides reconnus coupables d'un crime capital, la seule méthode d'exécution sanctionnée est la décapitation[20], considérée comme l'une des peines capitales les plus légères. D'autres sources indiquent que l'exécution se fera par lapidation s'il a des relations sexuelles avec une femme juive fiancée, ou par strangulation si la femme juive a accompli les cérémonies de mariage, mais n'a pas encore consommé le mariage. En droit juif, la seule forme de blasphème passible de mort est le blasphème contre le Nom Ineffable (Lévitique 24:16)[21]. Certains rabbins du Talmud estimaient que seuls les délits pour lesquels un Juif serait exécuté étaient interdits aux non-juifs[22]. Les rabbins du Talmud discutent des infractions et sous-infractions qui sont considérées comme des crimes capitaux, et des infractions qui sont simplement interdites[23].

Maïmonide affirme qu'un non-Juif résidant sous autorité juive qui n'accepte pas les sept lois noahides doit être exécuté, car Dieu a imposé au monde l'observation de ces lois[24]. Toutefois, un non-Juif qui ne souhaite pas se convertir au judaïsme ne doit pas y être contraint[25].

Pour les autres interdictions telles que le greffage d'arbres et la bestialité, il soutient que les enfants de Noé ne doivent pas être exécutés[10]. Maïmonide apporte un universalisme absent des sources juives antérieures[26]. Le Talmud diffère de Maïmonide en ce qu'il considère les sept lois comme applicables par les autorités juives sur les non-juifs vivant au sein d'une nation juive[27].

Nahmanide est en désaccord avec le raisonnement de Maïmonide. Il limite l'obligation de faire appliquer les sept lois aux autorités non-juives, retirant ainsi cette question des mains des Juifs. Les Tossafot semblent être d'accord avec le raisonnement de Nahmanide[28]. Selon certains avis, la punition est la même, que l'individu enfreigne la loi en connaissance de cause ou par ignorance de celle-ci[29].

Certains spécialistes débattent de la possibilité pour les sociétés non-juives de modifier les lois noahides en matière de preuve (par exemple, en exigeant plus de témoins avant la punition ou en autorisant les preuves circonstancielles) si elles estiment que cela est plus juste[30]. Alors que la loi juive exige deux témoins, la loi noahide, telle qu'elle est consignée par Maïmonide[31], peut accepter le témoignage d'un seul témoin oculaire comme suffisant pour l'application de la peine de mort. Bien qu’un aveu de culpabilité ne soit pas admissible comme preuve devant un tribunal juif, la question de savoir s’il constitue ou non un motif suffisant de condamnation devant les tribunaux noahides fait l’objet de débats considérables[32].

Il existe également un débat quant à savoir si la peine idéale pour la violation de ces lois est la peine de mort, ou s'il appartient au tribunal de décider quelle peine est la plus appropriée. Alors qu’une simple lecture du Talmud pourrait suggérer que la peine idéale est la peine de mort, un certain nombre de commentateurs éminents, dont le rabbin Yosef Eliyahu Henkin, ont soutenu qu’il appartient aux tribunaux de décider[33].

Point de vue de Maïmonide

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Le philosophe et rabbin juif médiéval Maïmonide (1135-1204) a écrit dans le code juridique Mishné Torah que les non-juifs doivent observer les Sept Lois de Noé et peuvent étudier les lois noahides. Maïmonide affirme également que les non-juifs peuvent accomplir un commandement autre que les Sept Lois de Noé - tel que la charité ou un sacrifice - dans le but d'être récompensés, selon la procédure halakhique correcte, et personne ne peux les empêcher de le faire[34]. Néanmoins, les Gentils ne peuvent observer le repos du Shabbath[34].

Selon Maïmonide, enseigner aux non-Juifs à suivre les Sept Lois de Noé est un devoir pour tous les Juifs, un commandement en soi[35]. Néanmoins, la majorité des autorités rabbiniques au fil des siècles ont rejeté l'opinion de Maïmonide, et le consensus halakhique dominant a toujours été que les Juifs ne sont pas tenus de diffuser les lois noahides aux non-Juifs[35].

Maïmonide soutient que les Gentils (non-juifs) peuvent aller au paradis (Olam Haba) simplement en observant les Sept Lois de Noé et en les acceptant comme ayant été divinement révélées à Moïse sur le Mont Sinaï[36]. Selon Maïmonide, ces non-Juifs atteignent le statut de Hassid Oumot Ha-Olam (« Peuples pieux du monde »), et sont différents de ceux qui respectent les lois noahides par raisonnement moral/éthique.

Maïmonide écrit dans Lois des Rois (Hilkhot Mekhalim) :

« Celui qui accepté les sept commandements et veille à les pratiquer fait partie des Justes d’entre les nations, et il a part au monde futur. Ceci à condition qu’il les accepte et les pratique parce que D.ieu les a ordonnés dans la Loi, et qu’Il nous a fait savoir par la bouche de Moïse notre Maître que les Fils de Noé y étaient astreints de tout temps. Mais s’il les pratique par choix philosophique, ce n’est pas un "étranger résident", il n’est pas un Juste parmi les nations, mais un de leurs Sages. »

Certaines éditions plus récentes du Mishné Torah diffèrent par une seule lettre et disent « Ni un de leurs sages » ; cette dernière lecture est plus restrictive. Dans les deux interprétations, Maïmonide semble exclure les noahides philosophes de la catégorie des « Justes parmi les Nations ». Selon lui, un véritable « Juste parmi les Nations » suit les sept lois parce qu'elles sont divinement révélées, et donc suivies par obéissance à Dieu[37],[38].

Le rabbin séfarade orthodoxe du XVe siècle, Yosef Caro, auteur du Choulhan Aroukh, affirme que même un Noahide philosophique peux accéder au paradis et il rejeté l'avis de Maïmonide comme étant anti-rationaliste et infondé, affirmant qu'il n'y a aucune justification pour soutenir une telle vue dans le Talmud[36]. Le philosophe néerlandais séfarade du XVIIe siècle, Baruch Spinoza, a interprété Maïmonide comme disant « ni l'un de leurs sages », et l'a accusé d'être étroit et particulariste[36]. D'autres philosophes juifs influencés par Spinoza, tels que Moses Mendelssohn et Hermann Cohen, ont également formulé des interprétations plus inclusives et universelles des Sept Lois de Noé[36],[37].

Le philosophe allemand ashkénaze du XVIIIe siècle, Moïse Mendelssohn, l'un des principaux représentants du mouvement des Lumières juives (Haskalah), s'opposa fermement à la formulation de Maïmonide sur ce sujet dans le Mishné Torah (traité Hilkhot Melakhim), citant une lettre envoyée par Maïmonide au traducteur juif Abraham ben Samuel ibn Hasdai ha-Levi de Barcelone. Mendelssohn soutenait au contraire que, conformément à la lettre elle-même, les Gentils (non-juifs) qui observent les sept lois noahides pour des raisons éthiques, morales ou philosophiques, sans nécessairement croire à la conception monothéiste juive, ni connaître la Torah, conservaient le statut de « Justes parmi les Nations » et atteindraient le paradis[39],[40].

Selon Steven Schwarzschild, la position de Maïmonide trouve sa source dans son adoption de l'attitude sceptique d' Aristote à l'égard de la capacité de la raison à parvenir à des vérités morales[41], et « nombre des plus grands porte-parole du judaïsme eux-mêmes se sont fortement opposés » à cette position, qui est « individuelle et certainement quelque peu excentrique » par rapport à d'autres penseurs juifs[42].

Au XXe siècle, le rabbin orthodoxe ashkénaze Abraham Isaac Kook, premier grand rabbin du mandat britannique en Palestine, a cité de nombreuses autorités rabbiniques pour statuer qu'un non-Juif qui suit les sept lois noahides par conviction philosophique plutôt que par révélation divine (ce que Maïmonide appelle « l'un de leurs sages ») aurait également une place au paradis (Olam Haba). Cela serait conforme à l'approche générale de Maïmonide, a-t-il dit, selon laquelle suivre la sagesse philosophique spirituellement « fait progresser un individu encore plus qu'un comportement vertueux ».

Ger toshav

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À l'époque biblique, un gentil (non-juif) vivant en terre d'Israël et acceptait les Sept Lois de Noé se voyait accorder le statut légal de ger toshav (en hébreu : גר תושב)[43],[44],[45],[46]. Un ger toshav est donc communément considéré comme un « juste parmi les nations » résidant en terre d'Israël, et il a l’assurance d’une place dans le paradis (Olam Haba)[47],[43],[48],[49],[50],[51].

Les réglementations rabbiniques concernant les relations entre juifs et non-juifs sont modifiées dans le cas d'un ger toshav[52]. Le ger toshav bénéficie d'une protection juridique et de privilèges de la part de la communauté juive, et il existe une obligation de lui porter assistance en cas de besoin. L'impossibilité qu'un non-Juif travaille pour un Juif pendant le Shabbat est également plus importante lorsque le non-Juif est un ger toshav[52].

L'opinion de Maïmonide est que le ger toshav doit accepter les sept lois noahides en présence de trois haberim (hommes d'autorité)[46], ou, selon une autre tradition, devant un Beth Din (tribunal rabbinique juif). Néanmoins, selon une autre opinion, ce protocole ne serait plus obligatoire[53].

Selon l'étude du philosophe et professeur juif Menahem Kellner sur les textes de Maïmonide (1991), un ger toshav pourrait être une étape transitoire sur le chemin menant au statut d'« étranger juste » (en hébreu : גר צדק, ger tzedek), c'est-à-dire un converti au judaïsme[54], consacrant certains de ses discours aux subtilités de ce code[55],[56],[57]. Il avance l'hypothèse selon laquelle, d'après Maïmonide, seule le Ger Tzedek (converti sincère) existerait à l'ère messianique. Par ailleurs, Kellner critique l'idée répandue d'une « division ontologique entre Juifs et non-Juifs » ; il estime que cette conception contredit la pensée de Maïmonide ainsi que l'enseignement de la Torah, affirmant que « les non-Juifs, tout comme les Juifs, sont pleinement créés à l'image de Dieu »[58].

Selon Christine Hayes, universitaire américaine, les Gerim mentionnés dans la Bible hébraïque n'étaient pas nécessairement des convertis au Judaïsme, que ce soit au sens moderne ou au sens rabbinique du terme. Néanmoins, ils jouissaient de nombreux droits et privilèges lorsqu'ils résidaient en terre d'Israël. Ils pouvaient, par exemple, offrir des sacrifices, participer activement à la vie politique israélite, préserver leur identité ethnique distincte sur plusieurs générations, hériter de terres tribales, etc[59].

Christianisme

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Jacques le Juste dans le décret des Actes des Apôtres 15:20 : « mais qu'on leur écrive [aux païens] de s’abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang »

Dans l'histoire du christianisme, le décret apostolique rapporté dans les Actes 15 est généralement considéré comme un parallèle aux Sept Lois de Noé, et donc comme un point commun entre les deux lois, plutôt qu'une différence[60],[61]. Certains chercheurs modernes contestent le lien entre les Actes 15 et les sept lois noahides[61]. Le décret apostolique est toujours observé par l'Église orthodoxe orientale et comprend certaines restrictions alimentaires.

D'après un article de l'Encyclopédie juive, l'apôtre et missionaire chrétien Paul de Tarse aurait initialement concentré son activité missionnaire sur les communautés juives de la diaspora. Toutefois, lorsqu'une partie de son auditoire juif rejete son message ou s'y oppose, il se tourne vers les populations non-juives. Il aurait ainsi suivi une pratique de prosélytisme déjà présente dans le judaïsme de l'époque, en s'adressant notamment aux païens non-Juifs afin de les admettre dans l'église en tant que « prosélytes de la porte », c'est-à-dire après qu'ils eurent accepté les lois noahides (Actes 15:1–31)[62].

L'article sur le Nouveau Testament déclare :

« Car, malgré l'immense succès rencontré par Barnabé et Paul dans le monde païen, les autorités de Jérusalem exigeaient la circoncision comme condition d'admission dans l'Église ; ce n'est que sur l'initiative de Pierre et de Jacques, chef de l'Église de Jérusalem, qu'il fut convenu d'exiger des païens désireux de rejoindre l'Église l'acceptation des lois noahides — à savoir l'abstention de l'idolâtrie, de la fornication et de la consommation de chair prélevée sur un animal vivant[63]. »

Le rabbin Jacob Emden a émis l'hypothèse que Jésus, et Paul après lui, avaient l'intention de convertir les non-juifs aux Sept Lois de Noé tout en appelant les Juifs à garder la Loi de Moïse[64]. Dans le Nouveau Testament, on peut relever le verset suivant, cité par Jésus :

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

- Matthieu, 5:17. »

Selon Jacob Emdem, le christianisme primitif n'avait pas pour intention d'abolir le judaïsme, mais visait seulement à établir une nouvelle religion pour les Gentils (non-juifs) — ou plutôt une religion ancienne : le nohaisme, fondé sur les lois de Noé qui étaient tombées dans l'oubli. C'est pourquoi, le christianisme originel n'imposait à ses adeptes ni l'observance du Shabbat, ni la circoncision (des commandements qui, selon le judaïsme, ne sont pas autorisés ou obligatoires pour les non-juifs)[65].

Ainsi, lors du concile apostolique relaté au chapitre 15 du livre des Actes, il fut décidé que les païens rejoignant les communautés chrétiennes (les Églises) n'étaient pas tenus d'observer la Loi de Moïse — une décision souvent considérée comme étant liée aux sept lois de Noé[66],[67]:

« C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu, mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang.

Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu'on le lit tous les jours de sabbat dans les synagogues.

- Actes, 15:19-21. »

Le 20 mars 2007, les lois noahides ont été mentionnées dans le rapport de la réunion bilatérale entre l'Église catholique et le Grand-rabbinat d'Israël[68]:

« Dieu a créé l'être humain comme un être social, ce qui, par définition, impose des limites à la liberté individuelle. En outre, la liberté de choix émane de Dieu ; elle n'est donc pas absolue, mais doit refléter la volonté et la loi divines. Ainsi, les êtres humains sont appelés à obéir librement à la volonté divine, telle qu'elle se manifeste dans la Création et dans Sa parole révélée.

La tradition juive met l'accent sur l'Alliance noahide (cf. Genèse, 9, 9-12) comme renfermant le code moral universel qui s'impose à toute l'humanité. Cette idée trouve un écho dans les Écritures chrétiennes, au livre des Actes des Apôtres (15, 28-29). »

Époque contemporaine

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Mouvement noahide moderne

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Le rabbin américain Menachem Mendel Schneerson a encouragé à plusieurs reprises ses disciples à prêcher les Sept Lois de Noé[35], consacrant certains de ses discours aux subtilités de ce code[55],[56],[57]. Depuis les années 1990, des rabbins orthodoxes d'Israël, notamment ceux affiliés au mouvement Habad-Loubavitch et à des organisations sionistes religieuses, dont l'Institut du Temple, ont mis en place un mouvement noahide moderne[69]. Ces organisations noahides dirigées par des rabbins orthodoxes visent a convertir les non-Juifs ou a les inciter à suivre les lois noahides[69].

Les rabbins orthodoxes qui guident le mouvement noahide moderne, souvent affiliés au mouvement du Troisième Temple encadrent les noahides car ils croient que l'ère messianique débutera avec la reconstruction du Troisième Temple sur le Mont du Temple à Jérusalem, afin de rétablir le grand-prêtre d'Israël et la pratique d'offrandes rituelles (Korban) accomplies par toute l'humanité, ainsi que l'établissement du royaume d'Israël, soutenue par les communautés noahides[69].

Reconnaissance publique

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Le mouvement Habad-Loubavitch a été l'un des plus actifs dans la diffusion des lois noahides, convaincu qu'il existe une valeur spirituelle et sociale pour les non-Juifs à ne serait-ce que reconnaître les lois noahides[35],[70].

En 1982, Habad-Loubavitch est parvenu a faire référence aux lois noahides dans une proclamation présidentielle américaine : la « Proclamation 4921 », signée par le président américain Ronald Reagan[71]. Le Congrès des États-Unis, rappelant la résolution conjointe 447 de la Chambre et célébrant le 80e anniversaire de Schneerson, a proclamé le 4 avril 1982 « Journée nationale de réflexion »[71].

En 1989 et 1990, Habad-Loubavitch a fait une autre référence aux lois noahides dans une proclamation présidentielle américaine : la « Proclamation 5956 », signée par le président américain de l'époque, George H. W. Bush[72]. Le Congrès des États-Unis, rappelant la résolution conjointe 173 de la Chambre et célébrant le 87e anniversaire de Schneerson, a proclamé le 16 avril 1989 et le 6 avril 1990 comme « Journée de l'éducation, États-Unis »[72].

Statut contemporain

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Le droit noahide diffère radicalement du droit romain pour les Gentils (Jus Gentium), ne serait-ce que parce que ce dernier était une politique judiciaire contraignante. Le judaïsme rabbinique n'a jamais jugé aucun cas en vertu des lois noahides[18], et les érudits juifs sont en désaccord sur la question de savoir si les lois noahides font partie intégrante de la Halakha (loi juive)[73].

Selon certaines opinions modernes, les sanctions ne sont qu'un détail des lois noahides et il appartient aux noahides eux-mêmes de déterminer les détails de leurs propres lois. Selon ce courant de pensée – voir N. Rakover, Law and the Noahides (1998) ; M. Dallen, The Rainbow Covenant (2003) – les lois noahides offrent à l’humanité un ensemble de valeurs absolues et un cadre pour la rectitude et la justice, tandis que les lois détaillées qui figurent actuellement dans les livres des États et des nations du monde sont présumées valides.

Ces dernières années, le terme « noahide » en est venu à désigner les non-Juifs qui s'efforcent de vivre en accord avec les sept lois noahides ; les termes « noahides pratiquants » ou « noahides centrés sur la Torah » seraient plus précis, mais ils sont rarement utilisés. L'utilisation du terme « Noahide » dans ce sens peut être soutenue par le rabbin Yom Tov de Séville qui utilise le terme « Enfants de Noé » pour désigner un Gentil qui respecte les sept lois, mais qui n'est pas un Ger Toshav.

Notes et références

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  1. 1 2 (en) « Noahide Laws | Obedience, Halakhah, Torah | Britannica », Encyclopedia Britannica,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. ↑ (en) Jeffrey Spitzer, « The Noahide Laws », My Jewish Learning,‎ (lire en ligne Accès libre)
  3. 1 2 Liliane Vana, « Les lois noaẖides:Une mini-Torah pré-sinaïtique pour l'humanité et pour Israël », Pardès, vol. 52, no 2,‎ , p. 211–236 (ISSN 0295-5652, DOI 10.3917/parde.052.0211, lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ (en) Bradley H. McLean, Origins and Method--Towards a New Understanding of Judaism and Christianity : Essays in Honour of John C. Hurd, Bloomsbury Publishing, , 409 p. (ISBN 978-0-567-49557-0, lire en ligne), p. 177-178
    « De plus, le signe de l'alliance noahique, l'arc-en-ciel, est accessible à toute l'humanité pour symboliser la promesse de protection divine. Il est totalement indépendant de l'alliance particulière conclue avec Abraham et sa descendance. L'alliance avec Noé s'étend à toute la période primordiale, englobant tous les commandements révélés antérieurs au Sinaï. »
  5. ↑ (en) Evan M. Zuesse, « Tolerance in Judaism: Medieval and Modern Sources », dans Encyclopaedia of Judaism Online, Brill (lire en ligne)
  6. 1 2 (en) Isidore Singer et Julius H. Greenstone, « LAWS, NOACHIAN: The Seven Laws. », Jewish Encyclopedia,‎ , Special Exceptions (lire en ligne)
  7. ↑ Traité Sanhédrin 105a:12 : « Si je meurs comme un Juste, de mort naturelle, ma fin sera semblable à la sienne [au Juste] ; autrement dit, j'aurai part au Monde à venir, tout comme le peuple juif. »
  8. ↑ Traité Sanhédrin 105a:10 : « Balaam est celui qui n'entre pas dans le Monde à venir ; mais d'autres non-juifs entrent dans le Monde à venir » Traité Sanhédrin 105a:11 : « Les non-Juifs qui craignent Dieu ont bien une part au Monde à venir. »
  9. ↑ Le Rabbin Ulla bar Ismaël dans le traité Houlin 92a:21 : « Ce sont les trente mitsvot que les descendants de Noé ont initialement acceptées. »
  10. 1 2 « Mishneh Torah Shoftim, Laws of Kings and their wars: 10:8 » [archive du ], Halakhah.com (consulté le )
  11. ↑ « Mishneh Torah Shoftim, Laws of Kings and their wars: 9:6 » [archive du ], Halakhah.com (consulté le )
  12. ↑ « Sanhedrin » [archive du ], Halakhah.com 57b (consulté le )
  13. ↑ Maïmonide, Lois des Rois et de leurs guerres [« Hilkhot Melakhim »] (lire en ligne), p. 10:8
    « Nos Sages ont enseigné que les enfants de Ketoura, nés d'Abraham après Ismaël et Isaac, sont astreints à la circoncision. Et puisque aujourd'hui ils sont mélangés aux fils d'Ismaël, tous sont soumis à la circoncision le huitième jour mais ne peuvent être punis de mort en cas d'infraction. »
  14. ↑ Traité Sanhédrin 56b:1
  15. ↑ « The Thirty Mitzvot of the Bnei Noach » [archive du ], noachide.org.uk (consulté le )
  16. ↑ Kol Hidushei Maharitz Chayess I, fin chapitre. 10
  17. 1 2 « Jewishvirtuallibrary.org » [archive du ] (consulté le )
  18. 1 2 David Novak, The Image of the Non-Jew in Judaism : An Historical and Constructive Study of the Noahide Laws, Toronto, Liverpool University Press, coll. « Littman Library of Jewish Civilization », (1re éd. 1983) (ISBN 9781786949820, DOI 10.2307/j.ctv1rmj9w)
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  24. ↑ Maimonides, Lois des Rois et de leurs guerres (lire en ligne), p. 8:9
    « Lorsqu’une telle prisonnière se refuse à abandonner l’idolâtrie après ces douze mois, elle est condamnée à mort. De même, quand une ville a pactisé, on ne conclut rien avec elle jusqu’à ce qu’ils aient renié l’idolâtrie, qu’ils en aient détruit les lieux de culte, et accepté les autres commandements qu’ont reçus les fils de Noé. Car tout non-juif qui n’accepta pas les commandements qui ont été donnés aux fils de Noé peut ainsi être jugé s’il vit dans notre pays. »
  25. ↑ Maimonides, Lois des Rois et de leurs guerres (lire en ligne), p. 8:10
    « [...] et à celui d’entre les autres nations qui voudrait se convertir, comme il est énoncé: "Pour vous comme pour le converti".Mais celui qui ne veut pas, on ne peut le forcer à accepter la loi et les commandements. »
  26. ↑ Learn Torah With 1994–1995 Torah Annual : A Collection of the Year's Best Torah, Torah Aura Productions, (ISBN 978-1-881283-13-3, lire en ligne), p. 18
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  41. ↑ Schwarzschild, « Do Noachite Have to Believe in Revelation? (Continued) », Jewish Quarterly Review, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, vol. 53, no 1,‎ , p. 44–45 (DOI 10.2307/1453421, JSTOR 1453421) :
    « the basic philosophical reason which compelled Maimonides to take this restrictive position toward the Noachides was the fact that he had learned from his teacher Aristotle and was ready also for religious reasons to believe that ethics are not a purely rational, philosophic or scientific discipline. Only the barest outline of general ethical principles can be defined by logical methods. The substance of the matter which resides in its details can be obtained only through positive statutes, traditions, or divine commands, none of which are produced by conscious, rational processes »
  42. ↑ Schwarzschild, « Do Noachite Have to Believe in Revelation? (Continued) », Jewish Quarterly Review, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, vol. 53, no 1,‎ , p. 46–47 (DOI 10.2307/1453421, JSTOR 1453421)
  43. 1 2 Isidore Singer et Julius H. Greenstone, « Noachian Laws », dans Jewish Encyclopedia, Kopelman Foundation, (lire en ligne [archive du ]) (archive du 5 February 2012) (consulté le )
  44. ↑ Geoffrey W. Bromiley, The International Standard Bible Encyclopedia, vol. 3, Grand Rapids, Michigan, Eerdmans, (ISBN 0-8028-3783-2), p. 1010
    « In rabbinic literature the ger toshab was a Gentile who observed the Noachian commandments but was not considered a convert to Judaism because he did not agree to circumcision. [...] some scholars have made the mistake of calling the ger toshab a "proselyte" or "semiproselyte." But the ger toshab was really a resident alien in Israel. Some scholars have claimed that the term "those who fear God" (yir᾿ei Elohim/Shamayim) was used in rabbinic literature to denote Gentiles who were on the fringe of the synagogue. They were not converts to Judaism, although they were attracted to the Jewish religion and observed part of the law. »
  45. ↑ J. David Bleich, Contemporary Halakhic Problems, vol. 4, New York City, KTAV Publishing House (Yeshiva University Press), (ISBN 0-88125-474-6, lire en ligne), p. 161
    « Rashi, Yevamot 48b, maintains that a resident alien (ger toshav) is obliged to observe Shabbat. The ger toshav, in accepting the Seven Commandments of the Sons of Noah, has renounced idolatry and [...] thereby acquires a status similar to that of Abraham. [...] Indeed, Rabbenu Nissim, Avodah Zarah 67b, declares that the status on an unimmersed convert is inferior to that of a ger toshav because the former's acceptance of the "yoke of the commandments" is intended to be binding only upon subsequent immersion. Moreover, the institution of ger toshav as a formal halakhic construct has lapsed with the destruction of the Temple. »
  46. 1 2 Joseph Jacobs et Emil G. Hirsch, « Proselyte: Semi-Converts », dans Jewish Encyclopedia, Kopelman Foundation, (lire en ligne [archive du ]) :
    « In order to find a precedent the rabbis went so far as to assume that proselytes of this order were recognized in Biblical law, applying to them the term "toshab" ("sojourner," "aborigine," referring to the Canaanites; see Maimonides' explanation in "Yad," Issure Biah, xiv. 7; see Grätz, l.c. p. 15), in connection with "ger" (see Ex. xxv. 47, where the better reading would be "we-toshab"). Another name for one of this class was "proselyte of the gate" ("ger ha-sha'ar," that is, one under Jewish civil jurisdiction; comp. Deut. v. 14, xiv. 21, referring to the stranger who had legal claims upon the generosity and protection of his Jewish neighbors). In order to be recognized as one of these the neophyte had publicly to assume, before three "ḥaberim," or men of authority, the solemn obligation not to worship idols, an obligation which involved the recognition of the seven Noachian injunctions as binding ('Ab. Zarah 64b; "Yad," Issure Biah, xiv. 7). ... The more rigorous seem to have been inclined to insist upon such converts observing the entire Law, with the exception of the reservations and modifications explicitly made in their behalf. The more lenient were ready to accord them full equality with Jews as soon as they had solemnly forsworn idolatry. The "via media" was taken by those that regarded public adherence to the seven Noachian precepts as the indispensable prerequisite (Gerim iii.; 'Ab. Zarah 64b; Yer. Yeb. 8d; Grätz, l.c. pp. 19–20). The outward sign of this adherence to Judaism was the observance of the Sabbath (Grätz, l.c. pp. 20 et seq.; but comp. Ker. 8b). »
    (archive du 31 May 2012) (consulté le )
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  50. ↑ (he) Shlomo Yosef Zevin, « "Ger Toshav", Section 1 », dans Encyclopedia Talmudit, Jerusalem, Yad Harav Herzog (Emet), , 4th éd.
  51. ↑ Moses Maimonides, Mishneh Torah, Sefaria, (lire en ligne), « Hilkhot M'lakhim (Laws of Kings and Wars) », p. 8:11–14
  52. 1 2 (he) Schlomo Yosef Zelvin, Encyclopedia Talmudit (en hébreu) (4ième édition), Jérusalem, Yad Harav Herzog (Emet), , "Ger Toshav", Section 1"
  53. ↑ D'après Maïmonide, pour accepter officiellement un Ger Toshav, le respect de l'année du jubilé, un ancien cycle biblique est obligatoire. L'année du jubilé n'a plus été pratiquée depuis des siècles.
  54. ↑ (en) Menachem Kellner, Maimonides on Judaism and the Jewish people, Albany, New York, SUNY Press, coll. « SUNY Series in Jewish Philosophy », , 168 p. (ISBN 0-7914-0691-1, lire en ligne), p. 44
    « against my reading of Maimonides is strengthened by the fact that Maimonides himself says that the ger toshav is accepted only during the time that the Jubilee is practiced. The Jubilee year is no longer practiced in this dispensation [...]. Second, it is entirely reasonable to assume that Maimonides thought that the messianic conversion of the Gentiles would be a process that occurred in stages and that some or all Gentiles would go through the status of ger toshav on their way to the status of full convert, ger tzedek. But this question aside, there are substantial reasons why it is very unlikely that Maimonides foresaw a messianic era in which the Gentiles would become only semi-converts (ger toshav) and not full converts (ger tzedek). Put simply, semi-converts are not separate from the Jews but equal to them; their status is in every way inferior and subordinate to that of the Jews. They are separate and unequal. »
  55. 1 2 (yi) Menachem Mendel Schneerson, Likkutei Sichot, vol. 26, Brooklyn, Kehot Publication Society, (ISBN 978-0-8266-5749-7), p. 132–144
  56. 1 2 (yi) Menachem Mendel Schneerson, Likkutei Sichot, vol. 4, Brooklyn, Kehot Publication Society, (ISBN 978-0-8266-5722-0), p. 1094
  57. 1 2 (yi) Menachem Mendel Schneerson, Likkutei Sichot, vol. 35, Brooklyn, Kehot Publication Society, (ISBN 978-0-8266-5781-7), p. 97
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Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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