Lou Spence
Louis Thomas Spence, né le à Bundaberg (Australie) et mort le à Angang-eup (Corée du Sud), est un militaire australien. Il est pilote de chasse et commandant de squadron dans la Force aérienne royale australienne (RAAF). Pendant la Seconde Guerre mondiale, il vole au sein du No. 3 Squadron, ce qui lui vaut la Distinguished Flying Cross (DFC), et commande le No. 452 Squadron, pour lequel reçoit une citation militaire. Il commande le No. 77 Squadron pendant les premiers mois de la guerre de Corée et se voit décerner une barrette à sa DFC, la Légion du Mérite américaine et l'Air Medal américaine, en reconnaissance de son leadership.
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Aviateur, officier de l'armée de l'air |
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Né dans le Queensland, Lou Spence travaille dans une banque avant de s'engager dans la RAAF en . En août de l'année suivante, il est affecté en Afrique du Nord au sein du No. 3 Squadron, qui exploite des P-40 Tomahawk et Kittyhawk pour combattre les forces allemandes et italiennes ; on lui attribue la destruction de deux avions allemands. En 1944, Lou Spence commande le No. 452 Squadron, aux commandes de Supermarine Spitfire, pour défendre la région du nord-ouest de l'Australie contre les Japonais. Après un bref retour à la vie civile à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, il réintègre la RAAF en . En , il prend le commandement du No. 77 Squadron, équipé de P-51 Mustang, au sein de la Force d'occupation du Commonwealth britannique au Japon. Le squadron entre en action moins d'une semaine après le déclenchement de la guerre de Corée, en juin. Lou Spence est tué lors d'une mission à basse altitude au-dessus de la Corée du Sud.
Biographie
modifierJeunesse
modifierNé le 4 avril 1917 à Bundaberg, dans le Queensland, Louis Thomas Spence est le cinquième enfant de Robert John Spence, un agriculteur, et de Louise Margaretta Marie, née Koob. Ses ancêtres sont irlandais du côté paternel et allemands du côté maternel. Lou Spence fréquente l'école publique de Longreach de 1924 à 1931, puis le Thornburgh College à Charters Towers de 1932 à 1934. Brillant élève, il excelle également dans les sports, notamment le cricket, le rugby à XIII et le tennis[1]. Ses cheveux blond clair lui valent le surnom de « Silver »[1],[2]. Il occupe un poste de commis au siège de la Banque de Nouvelle-Galles du Sud situé à Brisbane, dans le Queensland, et suit des études au Bankers' Institute of Australasia[1].
Seconde Guerre mondiale
modifierLou Spence s'engage dans la Force aérienne royale australienne (RAAF) le . Après avoir suivi une formation de pilote à Point Cook, dans l'État de Victoria, et à la base d'Archerfield, dans le Queensland, il est commissionné en tant que Pilot officer le . Le , il est affecté au No. 25 Squadron (en) à Perth, en Australie-Occidentale[1],[3]. Le squadron exploite des CAC Wirraway[4]. Lou Spence est promu Flying officer le [3]. Il épouse Vernon Swain, une infirmière, à la cathédrale Saint-Georges de Perth, le ; le couple a deux enfants[1]. Le père de Vernon Swain avait été pilote au sein du Royal Flying Corps pendant la Première Guerre mondiale[5],[6]. En août, Lou Spence est affecté au Moyen-Orient[1]. Il suit une formation au pilotage opérationnel à Khartoum, au Soudan, avant de rejoindre le No. 3 Squadron en septembre[1],[3]. Basé en Égypte, le No. 3 Squadron utilise des chasseurs P-40 Tomahawk pour combattre les forces allemandes et italiennes[7],[8].
Le , après s'être équipé de P-40 Kittyhawks, le No. 3 Squadron attaque seize bombardiers en piqué Junkers Ju 87 Stuka et leur escorte de six chasseurs Messerschmitt Bf 109 près d'Ajdabiya, en Cyrénaïque ; Lou Spence est crédité d'avoir abattu un Ju 87[9]. Le , il pose son chasseur monoplace dans le désert pour aller chercher un autre pilote du No. 3 Squadron, le sergent Walter Mailey, dont le Kittyhawk a été contraint d'atterrir[1],[10]. Le , le No. 3 Squadron et le No. 112 Squadron RAF (en) interceptent plus de trente avions italiens et allemands qui tentent de mener un raid sur Tobrouk. Les pilotes alliés déclarent avoir abattu vingt avions ennemis, dont l'un, un Bf 109, est attribué à Lou Spence[11]. Il revendique la destruction probable d'un Bf 109 le [12], et est promu au grade de Flight lieutenant le [3]. Lors de la première de ses cinq sorties dans la région de Bir Hacheim, le , Lou Spence, accompagné de Nicky Barr, bombarde et mitraille une colonne de chars allemands et de véhicules d'appui, provoquant des incendies dont l'odeur de chair brûlée se répand dans les cockpits des avions volant à basse altitude – une « horreur effroyable », selon Lou Spence, qui le rend physiquement malade[13]. Ses nombreuses missions d'attaque au sol et ses deux victoires aériennes lui valent la Distinguished Flying Cross[1],[14]. Nicky Barr se souvenait de Lou Spence comme étant « le meilleur pilote de bombardier en piqué du désert » et « l'un des piliers du squadron »[15].
De retour en Australie en , Lou Spence est affecté en tant qu'instructeur à la No. 2 Operational Training Unit à Mildura, dans l'État de Victoria[1]. Cette unité exploite plusieurs types d'avions, notamment des Kittyhawks, des CAC Boomerangs et des Supermarine Spitfires[16].
Distinctions
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Scully 2002.
- ↑ (en) « Fate stepped in for Spence », The Sunday Mail (Brisbane) (en), Brisbane, , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 (en) « Wing Commander Louis Thomas Spence: Timeline », Australian War Memorial (consulté le ).
- ↑ (en) « No. 25 Squadron » [archive du ], RAAF Museum (consulté le ).
- ↑ (en) « Pilot killed in Korea; widow a Perth girl », The West Australian, Perth, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « John Edgar Hill Swain », sur The AIF Project, Université de Nouvelle-Galles du Sud (consulté le ).
- ↑ RAAF Historical Section 1995a, p. 4.
- ↑ (en) « No. 3 Squadron », sur Mémorial australien de la guerre (consulté le ).
- ↑ Herington 1954, p. 211-212.
- ↑ Garrisson 1999, p. 146.
- ↑ Herington 1954, p. 216-217.
- ↑ Shores et Massimello 2012, p. 61.
- ↑ Dornan 2005, p. 119.
- ↑ (en) The London Gazette, (Supplement) no 35709, p. 4061, 18 septembre 1942.
- ↑ (en) « High praise for ace », The Telegraph (en), Brisbane, , p. 7 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ RAAF Historical Section 1995b, p. 62.
Bibliographie
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- [Dornan 2005] (en) Peter Dornan, Nicky Barr: An Australian Air Ace, Crows Nest (Nouvelle-Galles du Sud), Allen & Unwin, (1re éd. 2002) (ISBN 978-1-74114-529-8).
- (en) Steve Eather, Flying Squadrons of the Australian Defence Force, Weston Creek, Australian Capital Territory, Aerospace Publications, (ISBN 978-1-875671-15-1).
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- [Garrisson 1999] (en) A.D. Garrisson, Australian Fighter Aces 1914–1953, Fairbairn, Australian Capital Territory, Air Power Studies Centre, (ISBN 0-642-26540-2, lire en ligne [archive du ]).
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