Luc-en-Diois

commune française du département de la Drôme

Luc-en-Diois est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Luc-en-Diois
Luc-en-Diois
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Diois
Maire
Mandat
Jérôme Mellet
2026-2032
Code postal 26310
Code commune 26167
Démographie
Gentilé Lucois, Lucoises
Population
municipale
614 hab. (2023 en évolution de +16,51 % par rapport à 2017)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 56″ nord, 5° 27′ 12″ est
Altitude Min. 501 m
Max. 1 245 m
Superficie 23,49 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Die
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Diois
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Luc-en-Diois

Géographie

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Localisation

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La commune est située à 84 km au sud-est de Valence, à 53 km à l'est de Crest et à 18 km au sud de Die.

Communes limitrophes

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Relief et géologie

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Le village de Luc-en-Diois est dominé par deux montagnes, le pic de Luc (1084 m) et la montagne de Clamontard (1093 m).

Sites particuliers :

Géologie

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Hydrographie

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Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[4]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 952 mm, avec 7,6 jours de précipitations en janvier et 5,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Roman à 9 km à vol d'oiseau[7], est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 800,3 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,2 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Luc-en-Diois est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Die, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 27 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (73,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,5 %), zones agricoles hétérogènes (11,5 %), terres arables (8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,2 %), prairies (4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,9 %), zones urbanisées (1,7 %), cultures permanentes (1,3 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

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Quartiers, hameaux et lieux-dits

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Site Géoportail (carte IGN)[15] :

Logement

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Projets d'aménagement

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Voies de communication et transports

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Viaduc du Claps.

La commune est traversée par la route départementale 93 (axe de Valence à Gap) et possède une gare sur la ligne de Livron à Aspres-sur-Buëch.

Risques naturels et technologiques

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Risques sismiques

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Autres risques

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Toponymie

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Attestations

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  • 77 : Lucus Augusti (Pline l'Ancien, Naturalis Historia, III, 37)[16],[17].
  • 106-109 : Lucus municipium Vocontiorum est (Tacite, Historiae, I, 66)[16],[17].
  • 333 : mansio Luco (Anonyme de Bordeaux).
  • Ve siècle : Lucus (Table de Peutinger)[16].
  • 1159 : castrum de Luco et castellum quod appellatur Luc (cartulaire de Die, 17)[16].
  • 1165 : castrum de Luc (cartulaire de Die, 6)[16].
  • 1178 : mention du mandement : mandamentum de Luco (cartulaire de Die, 1)[16].
  • 1201 : castrum Luci (Valbonnais, I, 122)[16].
  • XIVe siècle : mention du prieuré : prioratus de Luco (pouillé de Die)[16].
  • XVIe siècle : mention de la paroisse : capella de Luco (pouillé de Die)[16].
  • 1509 : mention de l'église : ecclesia parrochialis Beate Marie de Luco (visites épiscopales)[16].
  • 1516 : mention de la paroisse : cura de Luco (pouillé de Die)[16].
  • 1788 : Luc (Alman. du Dauphiné)[16].
  • 1891 : Luc-en-Diois, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Die[16].

Étymologie

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Plusieurs hypothèses :

  • Lucus serait le mot latin pour désigner un bois sacré : Lucus Augusti Bois sacré d'Auguste »).

Histoire

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Antiquité : les Gallo-romains

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Frise colorée à motifs végétaux et oiseaux.
Détail de la mosaïque de Quintus Amiteius retrouvée à Luc.
Vestige du fortin romain au sommet du Pic de Luc.

La ville est citée dans l’Histoire naturelle de Pline sous le nom de Caput Lucus Augusti et de Lucus, municipium Vocontiorum par Tacite. Au IVe siècle, l’itinéraire hiérosolymitain (conduisant vers Jérusalem), le nomme mansio Luco[18].

Luc-en-Diois et Vaison-la-Romaine sont les deux capitales de la cité de la tribu gauloise des Voconces[18]. Le nom de Lucus indique un bois sacré (lucus en latin), indiquant une fonction religieuse de la localité remontant avant la Conquête[19]. Lucus bénéficiait aussi de sa position sur la voie en rive droite de la Drôme, remontant du Rhône vers le col de Cabre. La voie était empierrée ou dallée dans sa traversée de l’agglomération[20].

En 69, lors de l’année des quatre empereurs, le général Fabius Valens, partisan de Vitellius, remonte la vallée de la Drôme en rançonnant toutes les villes. Il menace d’incendier Lucus Augusti[19]. Malgré une légende répandue, la ville n’est pas détruite à cette occasion[21]. Entre 69 et la fin du Ier siècle ou au début du IIe siècle, le statut de capitale religieuse des Voconces est transféré à Die. Lucus Augusti devient une simple étape sur la voie romaine de la vallée du Rhône vers l’Italie[18]. La ville est alors plus étendue que l’actuel bourg, le quartier des Tourettes, au Nord, étant alors un quartier monumental[19]. Lucus Augusti recouvre une quinzaine d’hectares[20].

Les fouilles de la ville antique sont compliquées par l’important colluvionnement issu de l’érosion des sommets voisins[19] ; en 1890, les travaux de construction de la voie ferrée ont dû perturber les vestiges enfouis[20]. Les fouilles ont révélé les restes d'un temple[20], construit sur le même modèle que le temple d'Auguste et de Livie de Vienne[réf. nécessaire], ainsi que’un bras de statue monumentale (plus de m de haut) représentant un sénateur[20] et de nombreuses inscriptions sont visibles au musée de Die et du Diois. Un autel du IIe siècle atteste du culte de la déesse ursine Andarta[20]. La découverte d’une nécropole des IVe – VIIe siècles (avec la tombe d’Arbacia, datée de 514[20]) autour de l’ancienne église indique un fort déclin[20], le bourg pouvant se réduire à un hameau de bord de route[21]. Plusieurs éléments indiquent la présence vraisemblable de domus, dont une mosaïque de plusieurs dizaines de mètres carrés[20].

Vestiges romains : autel octogonal orné, murs gallo-romains, monnaies[22]. Il y avait aussi un atelier de bronzier et probablement un atelier de tuilier[20].

L'itinéraire appelé l'Anonyme de Bordeaux la cite en 333 comme mansio Luco sur la voie romaine. Un fortin est installé à la même époque au sommet du pic de Luc[23], afin de surveiller la voie stratégique passant par la vallée de la Drôme, entre la Durance et le Rhône. Cette voie est la plus praticable en hiver pour relier Milan à Cologne sur le Rhin où combattent les armées romaines.

Du Moyen Âge à la Révolution

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La seigneurie[16] :

  • Au point de vue féodal, Luc-en-Diois était une terre (ou seigneurie) du patrimoine des anciens comtes de Diois.
  • Dès le XIIe siècle : elle est hommagée aux évêques de Die. Elle est nommée castrum de Luco en 1159[19].
  • Vers 1225 : la terre passe (par mariage) aux Agoult.
  • XVIe siècle : elle est appelée baronnie.
  • 1540 : elle passe aux Lhère de Glandage.
  • Elle passe (par mariage) aux La Baume-Suze.
  • 1705 : la terre appartient aux Gilbert de Sallières.
  • La moitié passe (par mariage) aux Morard.
  • Les Morard acquièrent l'autre moitié. Ils sont les derniers seigneurs.
Claps de Luc, lithographie de Alexandre Debelle (1805-1897).

En 1442, une partie du Pic de Luc, la montagne dominant le village, se détache du flanc opposé au village et se brise en blocs énormes, barrant la Drôme en amont de l'agglomération. L'amas rocheux reçut le nom de Claps[24]. Ainsi se formèrent deux lacs, l'un  le Grand Lac (5 km de long environ, 300 hectares de surface)  en amont de la montagne, et l'autre au pied du Pic de Luc, le Petit Lac (6 hectares)[réf. nécessaire].

L'assèchement du Grand Lac par le percement du « saut de la Drôme », commencé avant la Révolution et continué après, provoqua plusieurs procès entre les chartreux, propriétaires des terres, et les habitants qui utilisaient les atterrissements (zones du lac naturellement comblées par la Drôme) comme pâturages et pour s'approvisionner en saules et broussailles[25].

Avant 1790, Luc-en-Diois était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et du bailliage de Die. Elle formait une paroisse du diocèse de Die dont l'église, dédiée à la Vierge Marie, était celle d'un prieuré de bénédictins de la filiation d'Aurillac, connu dès le XIVe siècle, et dont le titulaire avait la collation de la cure et les dîmes[16].

Le mandement de Luc-en-Diois comprenait la commune de ce nom et peut-être celle de Miscon[16].

De la Révolution à nos jours

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En 1790, Luc-en-Diois devient le chef-lieu d'un canton comprenant les municipalités de Barnave, Jansac, Luc-en-Diois, Miscon, Montlaur, Montmaur, Pennes, Poyols et Recoubeau. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) distrait de ce canton la commune de Montmaur mais y adjoint en retour onze communes (Aucelon, la Bâtie-Cramezin, la Bâtie-des-Fonts, Beaurières, Beaumont, Charens, Fourcinet, Jonchères, Lesches, le Pilhon et les Prés)[16].

Le village est progressivement désenclavé par la construction de routes au XIXe siècle : route nationale 94 dans les années 1840[26] ; route vers La Motte-Chalancon et les Baronnies par Jonchères, construite entre 1857 et 1864[27].

Politique et administration

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Tendance politique et résultats

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Administration municipale

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Élections de 2026

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Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Luc-en-Diois, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[28]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 3] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[29].

Une seule liste, menée par Jérôme Mellet, maire sortant[30], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 49,58 %[31],[32]. Jérôme Mellet est réélu maire pour un deuxième mandat le [33],[Note 4].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 ?    
1874 1878 ?    
1878 1884 ?    
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 ?    
1908 1912 ?    
1912 1919 ?    
1919 1925 ?    
1925 1929 ?    
1929 1935 ?    
1935 1945 ?    
1945 1947 ?    
1947 1953 ?    
1953 1959 ?    
1959 1965 ?    
1965 1971 ?    
1971 1977 ?    
1977 1983 ?    
1983 1989 ?    
1989 1995 Léonce Mirouse[34] DVD  
1995 2014 Raymond Parent DVD  
2014 2020 Jacques Sauvan (sans étiquette)  
2020 en cours Jérôme Mellet[35]   Réélu en 2026[33]

Rattachements administratifs et électoraux

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Luc-en-Diois était le chef-lieu du canton. À la suite du redécoupage des cantons du département, la commune fait désormais partie du canton du Diois[36].

Politique environnementale

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Finances locales

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Jumelages

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Population et société

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Démographie

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En 2023 en évolution de +16,51 % par rapport à 2017, la commune de Luc-en-Diois comptait 614 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

Pendant la première moitié du XIXe siècle, la population de Luc augmente, avant de décroitre pendant la seconde moitié. L’accroissement constaté aux recensements de 1886 et 1891, qui lui fait passer la barre des 1100 habitants, est dû l’afflux d’ouvriers italiens embauchés pour la construction du chemin de fer de Livron à Veynes[37].

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
468483503547697745800906922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0261 0461 0059099321 0421 1411 1241 015
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
920869785705716712679673577
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
545518452450478490526532422
2017 2022 2023 - - - - - -
527589614------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements

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Enseignement

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La commune est rattachée à l'académie de Grenoble et compte une école primaire.

  • Maison de santé, pharmacie, osthéopathe

Manifestations culturelles et festivités

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  • Fête : troisième dimanche de juillet[22].

Loisirs

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  • Pêche[22].Camping Piscine Tennis Jardin public Boulodrome
  • Luc-en-Diois est un des plus anciens sites d'envol pour le parapente. Le championnat de France 1991 se déroula sur le site du Clamontard du 25 au [40].
  • Une via ferrata : « le Claps »[41].

Médias

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Le territoire de la commune se situe dans l'aire de diffusion de plusieurs médias :

  • Presse écrite
    • Le Dauphiné libéré, quotidien régional qui consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de « La vallée de la Drôme » un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.
    • L'Agriculture Drômoise, journal d'informations agricoles et rurales, couvre l'ensemble du département de la Drôme.
    • Drôme Hebdo (ancien Peuple Libre), hebdomadaire chrétien d'informations.
  • Presse audio-visuelle
    • France Bleu est une radio publique diffusée sur son territoire.
    • RDWA est une radio associative du Diois qui diffuse musique éclectique et actualités locales.

Historiquement, la ville est marquée par l'existence de deux cultes :

  • Protestant
  • Catholique

L'église et la communauté catholique de Luc-en-Diois sont rattachées à la paroisse Saint-Marcel en Diois, laquelle couvre 37 communes et dépend du Diocèse de Valence[42].

Économie

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Agriculture

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En 1992 : vignes (vins AOC Châtillon-en-Diois et Clairette de Die), pâturages, lavande, noix[22].

  • Foire mensuelle sauf en juillet et août[22].

Hydroélectricité

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Une microcentrale hydroélectrique est implantée sur le cours de la Drôme au débouché du Claps. Elle est construite entre 1922 et 1924[43]. Sa production annuelle varie du simple au triple en fonction du débit de la rivière.

Production de la microcentrale du Claps (2014-2021)[43]
Année Production (MW/h)
2014 2366
2015 1413,5
2016 1016
2017 1256
2018 3421
2019 1909
2020 1473
2021 1673,5

Artisanat d'art

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  • Poterie[22].Artisan du vitrail / Galerie d art

Tourisme

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  • Station climatique d'été[22].
  • Station verte[22].Musée de la bourrellerie. Collection de fossiles de l abbé Froment.
  • Parcours photographique et historique du village

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Patrimoine culturel

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  • Salle des fêtes des Voconces : salle polyvalente de 200 places
  • Petit théâtre datant de 1927
  • Bibliothèque municipale
  • Atelier de bourrellerie

Patrimoine naturel

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  • Le Claps, éboulement de roches barrant la Drôme (site inscrit)[22].
  • Le Saut de la Drôme : deux cascades[22].

Personnalités liées à la commune

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Héraldique, logotype et devise

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Luc-en-Diois possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
  4. La liste officielle des maires du département du Drôme en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  2. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  3. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  6. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  7. « Orthodromie entre Luc-en-Diois et Saint-Roman », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « St Roman-Diois », sur la commune de Saint-Roman - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « St Roman-Diois », sur la commune de Saint-Roman - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  11. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
  12. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Die », sur insee.fr (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  15. « Géoportail », sur geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  16. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 199 (Luc-en-Diois).
  17. 1 2 « Lucus - Dictionnaire Gaffiot français-latin - Page 925 », sur lexilogos.com (consulté le ).
  18. 1 2 3 Jacques Planchon, « Luc-en-Diois / Lucus (Drôme) », Supplément à la Revue archéologique du centre de la France, 2004, no 25, p. .447-450. Numéro thématique : « Capitales éphémères. Des Capitales de cités perdent leur statut dans l’Antiquité tardive », Actes du colloque de Tours des 6-8 mars 2003, p. 447.
  19. 1 2 3 4 5 Planchon, op. cit., p. 448.
  20. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Planchon, op. cit., p. 449.
  21. 1 2 Planchon, op. cit., p. 450.
  22. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Luc-en-Diois.
  23. Jacques Planchon, Yannick Teyssonneyre, « Deux exemples de fortifications romaines dans les Alpes occidentales », Dialogues d'Histoire Ancienne, no 37/1, 2011, p. 61-91.
  24. Terme occitan clap ou clapas, « bloc de rocher ». La même origine se retrouve dans le mot provençal « clapier » : amoncellement de débris rocheux au pied d'une paroi; éboulis, tas de pierres.
  25. Roger Pierre, « Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution », Études drômoises, no 64, mars 1985, p. 20.
  26. Norbert Landon, Hervé Piégay, « Mise en évidence de l'ajustement d'un lit fluvial à partir de documents d'archives : le cas de la haute Drôme », Revue de Géographie Alpine, 1999 volume 87, 3, p. 72.
  27. Sauvan, op. cit., p. 577.
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