Lucas Ayaba Cho

militant et leader séparatiste camerounais naturalisé allemand

Lucas Ayaba Cho, né le dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, est un militant et leadeur séparatiste camerounais naturalisé allemand. Tout au long de sa carrière politique, il dirige plusieurs organisations séparatistes, notamment en tant que secrétaire général de la Ligue des jeunes du Cameroun méridional (LJCM) de 1995 à 2013[1],[2] et de 2013 à 2024, il est à la tête du Conseil de gouvernement de l'Ambazonie (AGovC), qui dispose d'une branche armée, les Forces de défense de l'Ambazonie (FDA).

Lucas Ayaba Cho
Lucas Ayaba Cho en 2022.
Biographie
Naissance
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Parti politique

En , il est arrêté en Norvège pour incitation à la commission de crimes contre l’humanité au Cameroun et placé en détention provisoire. En , il est désormais accusé de crimes de guerre.

Biographie

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Jeunesse, études et tentative d'assassinat présumée

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Lucas Ayaba Cho naît le dans la région du Nord-Ouest du Cameroun. Il est expulsé de l'université de Buéa en 1993 parce qu'il avait mené une manifestation contre l'augmentation des frais de scolarité[3],[4],[5]. Partisan de l'indépendance des régions anglophones du Cameroun, il est incarcéré à Yaoundé, mais parvient à rejoindre l'Allemagne, où il est naturalisé, avant de s'installer en Norvège[6]. En Norvège, il reprend ses études, étudiant les droits de l'homme et développement à l'université norvégienne pour les sciences de la vie[7]. En , Lucas Ayaba Cho aurait été victime d'une tentative d'assassinat à Bruxelles[8],[9].

Rôle dans la crise anglophone au Cameroun

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En tant que chef de l'AGovC, Lucas Ayaba Cho et Benedict Nwana Kuah supervisent la création d'un groupe armé séparatiste, les FDA, particulièrement actives depuis le début de la crise anglophone au Cameroun[10]. Cela se produit sept semaines avant que le gouvernement intérimaire de l'Ambazonie, dirigé par Sisiku Julius Ayuk Tabe, ne soit établi et des mois avant qu'il n'approuve une lutte armée[11].

Les relations du Conseil de gouvernement de l'Ambazonie avec le gouvernement intérimaire sont souvent tendues. En , Lucas Ayaba Cho refuse d'assister à la Conférence générale des peuples du Cameroun méridional à Washington, qualifiant certains des participants de « facilitateurs ». Le Conseil de gouvernement de l'Ambazonie ne fait donc pas partie du Conseil de libération du Cameroun méridional (CLCM)[12]. Lors de la crise du leadership ambazonien, Lucas Ayaba Cho soutient Sisiku Julius Ayuk Tabe contre Samuel Ikome Sako « par principe ». Il fait valoir qu'il était incorrect d'attaquer Sisiku Julius Ayuk Tabe, incarcéré depuis [13]. En , Lucas Ayaba Cho affirme que l'État camerounais avait pratiquement perdu le conflit et que les séparatistes contrôlaient 80 % des régions anglophones[14].

Le , Lucas Ayaba Cho tient une conférence de presse conjointe avec le militant séparatiste nigérian Nnamdi Kanu où ils déclarent une alliance entre le Biafra et l'Ambazonie[15]. Le , Lucas Ayaba Cho appelle les Camerounais à renverser le régime du président Paul Biya afin d'instaurer une démocratie, ajoutant que les séparatistes les aideraient[16].

En , Lucas Ayaba Cho se présente sur son compte Twitter, comme étant le cerveau de l'attentat d’Ekondo-Titi, qui a fait sept morts, dont le sous-préfet et le maire d'Ekondo-Titi[17].

Publication

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En 2006, il publie un livre Not Guilty. An African Refugee Experience, où il raconte de manière très critique son expérience de requérant d'asile en Europe[18].

Affaire judiciaire

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Arrestation et détention provisoire

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Le , il est arrêté en Norvège sur la base de « charges fondées sur ses diverses expressions sur les réseaux sociaux ». Il pourrait être extradé de Norvège vers le Cameroun et risquerait jusqu'à 30 ans de prison s'il était reconnu coupable[19]. Le , un tribunal d'Oslo prolonge sa détention provisoire jusqu'au , avec interdiction de communiquer avec le monde extérieur[20]. L'équipe juridique de Lucas Ayaba Cho annonce toutefois faire appel de sa détention[21]. Depuis lors, la justice norvégienne renouvelle régulièrement sa détention provisoire[22],[23],[24],[25],[26],[27],[28].

Le , Lucas Ayaba Cho est désormais soupçonné de crimes de guerre par la justice norvégienne, selon la police et son avocat, Morten Engesbak[29].

Selon Emmanuel Nshalai, un avocat camerounais naturalisé américain, le parquet norvégien pourrait être en mesure d'ouvrir un procès le [30].

Notes et références

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  1. « The Southern Cameroons Youth League » (consulté le )
  2. « Ambazonains : No longer faggots for la république » [archive du ], (consulté le )
  3. « Persecuted students find shelter in Norway » (consulté le )
  4. Piet Konings, Neoliberal Bandwagonism, (ISBN 9789956558230, lire en ligne)
  5. « A brief history » (consulté le )
  6. (en) « Arrest of Separatist Leader Puts Spotlight on Cameroon’s Anglophone Conflict », sur crisisgroup.org, (consulté le )
  7. (nb) Christine Wergel, « Trues til taushet », sur Sørnett, (consulté le )
  8. « Assasination attempt of the Ambazonian governing council (AGC) leader », (consulté le )
  9. « Attacks on SCNC activist, Dr.Ayaba Cho Lucas, in Belgium. », (consulté le )
  10. ADF Lands Ground Troops in Southern Cameroons, Declares War on LRC, Cameroon Journal, Sept 10, 2017. Accessed Apr 19, 2018.
  11. Cameroon: Anglophone Crisis - Dialogue Remains the Only Viable Solution, AllAfrica, Dec 7, 2017. Accessed Mar 9, 2019.
  12. Federalists Meet Restorationists, Which Group Will Perform The Osmosis?, Cameroon News Agency, Mar 29, 2019. Accessed Apr 10, 2019.
  13. Cameroon: Sepratist hardliners react after impechment of detained Ambazonia leader, Journal du Cameroun, Jun 12, 2019. Accessed Jun 12, 2019.
  14. Cameroon's Ambazonia separatists have not carried out torture, insists leader, Sky News, Jul 10, 2019. Accessed Jul 10, 2019.
  15. AGovC Joins Forces With IPOB, Cameroon News Agency, Apr 9, 2021. Accessed Apr 10, 2021.
  16. Ayaba Calls On Cameroonians To Overthrow Paul Biya, Cameroon News Agency, Apr 22, 2021. Accessed Apr 22, 2021.
  17. Agence Ecofin, « Cameroun : un leader sécessionniste revendique l’attentat à la bombe qui a tué 7 personnes dont le maire d’Ekondo Titi », sur Agence Ecofin (consulté le )
  18. « Book Presentation "Not Guilty" An African Refugee Experience », (consulté le )
  19. « Lucas Ayaba Cho : le leader séparatiste anglophone arrêté en Norvège sera-t-il extradé vers le Cameroun? », sur BBC News Afrique, (consulté le )
  20. « Le leader séparatiste camerounais Lucas Ayaba Cho reste derrière les barreaux », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  21. « Lucas Cho Ayaba, le leader séparatiste anglophone camerounais, maintenu en détention en Norvège », sur RFI, (consulté le )
  22. Marturin ATCHA, « Norvège : Lucas Ayaba Cho, leader séparatiste camerounais, maintenu en détention », sur Actu Cameroun, (consulté le )
  23. StopBlaBlaCam, « Crise anglophone : nouvelle prolongation de la garde à vue d’Ayaba Cho, jusqu’au 10 mars », sur www.stopblablacam.com (consulté le )
  24. « Lucas Ayaba Cho : La détention du sécessionniste en Norvège prorogée jusqu’au 5 mai », sur Lebledparle, (consulté le )
  25. StopBlaBlaCam, « Crise anglophone : en Norvège, la garde à vue d’Ayaba Cho prolongée de huit semaines supplémentaires », sur www.stopblablacam.com (consulté le )
  26. StopBlaBlaCam, « Crise anglophone : Ayaba Cho de nouveau devant le juge le 20 octobre à Oslo », sur www.stopblablacam.com (consulté le )
  27. « Crise anglophone : le juge prolonge la détention provisoire de Cho Ayaba Lucas en Norvège », sur Journalducameroun.com, (consulté le )
  28. StopBlaBlaCam, « Crise anglophone : la détention provisoire d’Ayaba Cho prolongée au 1er juin, une ouverture du procès possible en septembre », sur www.stopblablacam.com (consulté le )
  29. « Cameroun : le dirigeant ambazonien Lucas Cho Ayaba désormais accusé de crimes de guerre », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  30. Ludovic Amara, « Crise anglophone : l’ouverture du procès évoquée pour le 15 septembre 2026 en Norvège », sur www.stopblablacam.com, (consulté le )

Liens externes

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