Lucien Roudier

artiste français, peintre et illustrateur

Lucien Roudier, né le à Marseille et mort le à Boulogne-Billancourt, est un artiste français, peintre et illustrateur, qui signait ses œuvres du pseudonyme Eller (de ses initiales L. R.).

Lucien Roudier
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Lucien François Marie Roudier
Activités
Période d'activité

Peintre, illustrateur et décorateur, Lucien Eller fut le peintre de la vie nocturne, des bars, night-clubs, clubs de jazz de Marseille, puis de Paris à partir des années 1920. Il dépeint l’atmosphère de la nuit dans un style expressif, proche des expressionnistes, dans la tradition des peintres Kees Van Dongen et Georges Rouault, mais aussi de Marcel Leprin, marseillais comme lui et qui aborde des thèmes très similaires.

Biographie

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Il naît à Marseille, et est lauréat de la Société des Beaux-Arts. Il vient à Paris après la Première guerre mondiale. Il est le témoin des nuits parisiennes des Années folles.

Illustrateur, il contribue à Marseille à la revue Spectator, aux pages féminines du Soleil de Marseille, et à Paris aux revues Le Rire et Fantasio.

Comme peintre, il expose notamment à Paris à la galerie Devambez, à la Galerie Georges Petit et aux Salons des Indépendants.

Ancien poilu, il crée le « Salon des artistes anciens combattants », inauguré chaque année par le président de la République.

Il est décoré de la Légion d’honneur en 1938. Il est l’un des fondateurs du Club des Marseillais de Paris[1].

Il sera classé comme franc-maçon par le gouvernement de Vichy.

Il meurt en dans son atelier du 5, rue Clauzel, des suites d’une ablation d’un rein[2].

Une rétrospective de son œuvre a lieu à Marseille, à la galerie Jouvène, en 1941[3].

En 1956, son mécène Camille de Rhynal meurt. Une vente est organisée à Nice, de plus de 70 de ses œuvres, préfacée par Paul Reboux.

À la fin de sa carrière, il s'est consacré à des œuvres au style fantastique et d’inspiration espagnole, notamment des Don Quichotte ; sa première période, où il illustre la vie des bouges, des boîtes de jazz, des bals musette ou des quartiers réservés, reste la plus actuelle et la plus originale[4].

Œuvres

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Œuvres dans les collections publiques

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  • Gitanes, Centre national des Arts plastiques[5]
  • Terrasse de café à Marseille. Ministère de la Justice

Illustrations

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  • Revue Spectator, Marseille. Années 1920 et 1921
  • José Almira. Rires de marbre. Illustrations de L.R. Eller. Paris, Éditions Eugène Figuière. 1924
  • Hélène Saurel. Marseille sur le vif. Illustrations de L. R. Eller. Paris, Éditions d'art des Tablettes, 1925.
  • Faméliques et blafardes. Estampes. Nouvelle Photogravure du Sud. 1926
  • Fantasio. 1926 à 1930.  
  • Le Rire Spécial Marseille.

Décors de théâtre

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  • Mai 1922. Exposition coloniale. Tout Marseille. Avec Raffer.
  • Décembre 1936. Décors de Ça c’est Marseille d’Henri Varna, Antonin Bossy et Vincent Scotto (avec Jean Julien, R. Fost, Roger Durand et Cam) à l’Alcazar de Paris

Expositions

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  • Décembre 1923 – La Réserve. Marseille[6].
  • Février 1926 – Galerie Devambez. 43, boulevard Malesherbes. Paris. (avec Lucien Laforge)[7]
  • Décembre 1927 – La Réserve. Marseille. L’étrange cortège, les Cow-boys, Marins américains, Pierreuses, Bal Musette, Espana, Danseuse noire, La Trapéziste, l’Assassinée.
  • Janvier 1929 – Librairie universelle, 84, boulevard Saint-Michel. Paris
  • Octobre 1929 – Galerie Georges Petit. La Foule à Marseille, Marseille, Bal Musette, les Romanichels, la Roulotte, Basile. [8]
  • Janvier 1930 – Galerie Bernheim jeune. 83, rue du Faubourg Saint-Honoré. Paris. Avocats. Cour d’Assises. La Pierreuse. Les Montparnos.
  • Juillet 1930 – Galerie Milliaseau. 14, boulevard de Courcelles. Paris. Pierreuse, Exode, Maya, Don Quichotte.
  • Février 1941 – Rétrospective Eller à la Galerie Jouvène, 39, rue Paradis. Marseille[9].

Réception critique

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« Il a un sens prodigieux de la foule, du mouvement, du grouillement. Il peint les rues de Marseille, sa ville, son pays, la Canebière, le cours Belsunce, l’Alcazar, les bars, le port. Il regarde autour de lui, il est transporté de joie en voyant ce qui l’entoure et cela ne lui suffit pas, il pousse à l’extrême les gestes, les expressions, les attitudes, les mouvements. Les personnages qu’il peint jaillissent de la toile, il faut les regarder. Il y a une exubérance forcenée dans ses toiles et ses aquarelles. »

 Comoedia. .


« N’est-ce pas la plus belle louange que l’on puisse décerner à M. Eller, qui expose actuellement 84, boulevard Saint-Michel, que de dire de sa manière qu’elle rappelle celle de Willette ? Ses sujets à la Carco, aussi bien que ses brunes Espagnoles à mantilles, sont d’un réalisme sous lequel il n’est pas difficile de trouver un peu de réelle poésie. »

 Le Figaro artistique du .


« La peinture de Lucien Eller est à peu près unique dans ce salon. De grands coups de pinceaux donnent un résultat dont on ne peut méconnaître l’attrait. Dans son Robert Macaire, l’artiste montre ses brillantes qualités de dessinateur, plantant ses personnages avec virtuosité. Dans La Relève, invocation de temps révolus, mais jamais oubliés, il y a du mouvement et de l’élévation de pensée. »

 L’Est Républicain. 1934.


« Les vues du port de Marseille baignant dans une lumière élyséenne et ses fêtes champêtres d’une élégance claire et sans affèterie qu’il peignit dans ses dernières années marquent le faîte de son œuvre, dénotent une maîtrise que la mort devait lui ravir peu après. Eller laissera le souvenir d’un artiste exigeant, aux dons embellis par le caractère et le probe labeur. »

 Fortunio. Février 1941.

Références

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  1. le Radical de Marseille, 20 mars 1940
  2. Boscop / Ligeo-Archives- https://boscop.fr, « 1E_NUM_BOU_D1940 - 1940 - 01/01/1940 - 31/12/1940 », sur Archives départementales des Hauts-de-Seine (consulté le )
  3. Le Petit Provencal, 1941
  4. Revue Beaux Arts, 1925
  5. « Centre national des arts plastiques », sur Navigart.fr, (consulté le )
  6. Le Petit Provençal, (lire en ligne)
  7. « Comoedia / rédacteur en chef : Gaston de Pawlowski », sur Gallica, (consulté le )
  8. « Le Matin : derniers télégrammes de la nuit », sur Gallica, (consulté le )
  9. « Une rétrospective L.R. Eller à la galerie Jouvène »

Liens externes

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