Luis Campodónico
Luis Ricardo Campodónico, né le à Montevideo et mort le à Sallanches, est un compositeur et pianiste uruguayen. Il est également écrivain, auteur de récits et d'essais musicologiques.
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Miguel Ángel Campodónico (d) |
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Biographie
modifierFormation à Montevideo
modifierC'est à l'initiative de sa mère que Luis Campodónico commence la musique. Il fait ses premières études de piano avec Josefina Milones, à qui il dédie plus tard son opus 1, la Sonata de la adolescencia (1950-1952), par ces mots : « À Josefina Milones, qui m'a appris à poser les mains sur le piano et à n'être que moi-même ». Il joue cette sonate pour ses amis en de nombreuses occasions ; elle est créée à la Sala Verdi par Meri Franco-Lao[1].
À huit ans, il devient l'élève de Santiago Baranda Reyes, et se produit pour la première fois en public comme pianiste en 1945. En 1949, il commence auprès d'Enrique Casal Chapí (es) (qui formera de nombreux jeunes compositeurs de l'époque) ses études d'harmonie, de contrepoint et de formes musicales, qu'il poursuit ensuite brièvement avec Carlos Estrada. Il mène en parallèle une intense activité de compositeur et de pianiste.
Premières œuvres
modifierSa première œuvre date de 1951 : le Poema N° 1, pour chant, violon et piano, sur un texte de Yaco Pieniasek, ainsi que l'Improvisación N° 1. L'année suivante, il aborde pour la première fois l'écriture pour ensemble choral avec le Primer Salmo (N° 63), dédié à Casal Chapí. Ce projet ne verra finalement jamais le jour. En 1953, il compose le Poema N° 2, pour chant, flûte, violon et piano, sur un texte d'Ida Vitale.
La même année, sur commande de Carlos Estrada, il tente une nouvelle composition chorale, Tu es Petrus, qui connaît le même sort que le Primer Salmo. Nilda Muller, à qui la pièce avait été confiée pour la diriger, suggère d'en modifier une grande partie, car l'œuvre ne lui plaisait pas[1].
En 1954, il poursuit avec le Poema N° 5, pour chant, flûte, violon et piano, sur des vers du poète italien Giuseppe Ungaretti, venu à Montevideo, que Campodónico admirait et qu'il a connu personnellement. La même année, il s'essaie brièvement au « chant patriotique » avec sa Suite al modo clásico, dont il avait composé auparavant la sarabande, dédiée à Héctor Tosar. L'année suivante, il compose un nouveau cycle pour piano, les Cinco cuadros musicales, puis achève sa dernière œuvre terminée à Montevideo, Tres poemas sin nombre y con amor. Celle-ci est créée par Campodónico lui-même avec la soprano Ana Raquel Satre lors d'un concert d'adieu, avant leur départ commun pour la France. La version orchestrée sera dirigée l'année suivante à Paris par Juan Protasi[1].
Installation à Paris
modifierCampodónico s'installe à Paris à l'âge de 24 ans, d'abord comme étudiant. En 1956, il obtient une bourse des Juventudes Musicales del Uruguay, puis, l'année suivante, une bourse du gouvernement français. Il étudie avec Jacques Chailley et se lie d'amitié avec le pianiste et compositeur Maurice Ohana. À cette époque, il entame un essai musicologique sur Manuel de Falla, dont une version abrégée, en français, paraît en 1959 dans la collection « Solfèges » des Éditions du Seuil.
Il meurt à Sallanches le [2], à l'âge de 42 ans.
Vie privée
modifierIl est le frère de l'écrivain Miguel Ángel Campodónico (es).
Œuvres
modifierCompositions
modifier- Poema N° 1, sur un texte de Yaco Pieniasek (1951)
- Improvisación N° 1 (1951)
- Primer Salmo (N° 63) (1952)
- Poema N° 2, sur un texte d'Ida Vitale (1953)
- Tu es Petrus (1953)
- Poema N° 4, sur un texte d'Ida Vitale (1953)
- Poema N° 5, sur un texte de Giuseppe Ungaretti (1954)
- Suite al modo clásico (1954)
- Cinco cuadros musicales (1955)
- Tres poemas sin nombre y con amor (1956)
- Cinco líneas para Curzio Lao (1957)
- Danza de los siete pecados capitales (composée entre 1954 et 1957, restée inachevée)
- Cinco líneas para mi hermana Clara (1957)
- Triángulo (1958)
- Trois monodies (1958)
- Misterio del hombre solo (1961)
Essais musicologiques
modifier- Falla, Éditions du Seuil, coll. « Solfèges », 1959
- Definiciones primeras de las relaciones creador-arte-folklore, Santiago du Chili, tiré à part de la Revista de Filosofía de l'Université du Chili, vol. VIII, no 1, 1961
- Notas sobre música contemporánea, Santiago du Chili, tiré à part de la Revista de Filosofía, vol. X, no 1, 1963
Récits et théâtre
modifier- La estatua (récit), Montevideo, Arca, 1964
- Afirmaciones y preguntas (récit), Santiago du Chili, tiré à part des Anales de la Universidad de Chile, no 136, octobre-décembre 1965
- 33 contes, Paris, Mercure de France, 1969 ; édition uruguayenne chez Arca, avec une postface d'Ana María Rodríguez Villamil, 1995
- Coupe-Pouces, Paris, Les Lettres nouvelles, tiré à part, novembre 1971
- Carla/Clara (Clara, où est Carla) (théâtre), Paris, Pierre Jean Oswald.
Notes et références
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative au spectacle :