Léon Domain

coureur cycliste français

Léon, Victor Domain, né le à Puteaux et mort le à Cadillac, est un coureur cycliste français[1].

Léon Domain
Collection Jules Beau, T. 5. Années 1897 et 1898
Informations
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité

Biographie

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Championnat de France de vitesse sur piste 1899, de g. à d. Domain, Nossam, Bourrillon, Meyers (en civil)

Employé par les Cycles Humber, à Paris, Domain, équilibriste, pilote dans les rues de Paris une bicyclette géante publicitaire appelée « Tour Eiffel »[2],[3]. Il commence la compétition en 1895, au vélodrome d'hiver et gagne des épreuves en province, notamment les Grand Prix de Vichy et de Toulouse et d'Angers[1].

Le , il part courir à Saint-Pétersbourg, au manège Michel, dans une équipe mixte française constituée de quatre hommes, lui même, Lamberjack, Guerry et Smits et de quatre femmes, Reillo, Marie Tual, Gabrielle Eteogella, et Georgette[4]. Le samedi , la course a lieu devant un public nombreux. Domain, qui a terminé second dans l'épreuve internationale[5], annonce à la presse son retour prématuré à Paris[6]. Son départ précipité amène le quotidien Paris-Vélo, qui a un correspondant sur place, à enquêter et publier en une le une information selon laquelle Domain aurait commis une voie de fait « contraire à la galanterie » contre Reillo, ce qui aurait provoqué son départ précipité de Russie[7]. Le , le journal Gil Blas précise qu'il s'agit d'une gifle de Domain à sa compatriote Reillo et argue que « la seule excuse de Domain, c’est que les coureuses ont si peu l’air de femmes, qu’il a pu s’imaginer corriger un petit garçon », invoquant également une protection russe pour Reillo[8]. Domain confirme dans La Presse sa gifle infligée à Reillo, mais minimise, les faits « ne s'étant pas passés au vélodrome »[9].

En tandem, avec René, comme coéquipier, il bat Morin-Jacquelin ou Morin et Arend[10] et en 1897, avec Gaston Prévost, gagne le Prix de la Finance, Grand Prix de Paris des tandems.

En 1900, il gagne le Grand prix de l'U. V. F. mais la course est annulée et les vainqueurs disqualifiés pour entente entre Domain et Mathieu[11].

Atteint de Syphilis, il est interné à l'hôpital de Bicêtre, puis à l'asile public d'aliénés de Cadillac où il meurt en 1908[1],[2].

Palmarès

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Notes et références

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  1. 1 2 3 « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  2. 1 2 « Le Petit journal », sur Gallica, (consulté le )
  3. « Paris-vélo », sur Gallica, (consulté le )
  4. « Le Figaro », sur Gallica, (consulté le )
  5. « Paris-vélo », sur Gallica, (consulté le )
  6. « Nos coureurs en Russie », Paris-vélo, (lire en ligne, consulté le ).
  7. « Un bruit fâcheux », Paris-vélo : journal quotidien du matin, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  8. « Cyclisme », Gil Blas, , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
  9. « Cyclisme : Le cas de Domain », La Presse, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  10. « Paris-vélo », sur Gallica, (consulté le )
  11. « Union vélocipédique de France : bulletin officiel », sur Gallica, (consulté le )
  12. 1 2 3 Marcel Viollette, Lucien Petit-Breton, Thornwald Ellegaard et Louis Darragon, Le cyclisme, (lire en ligne)

Bibliographie

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Liens externes

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