Léon Genonceaux

écrivain et éditeur français

Léon Genonceaux (Mazée, — Paris, [1]) est un écrivain, un éditeur et un libraire français d'origine belge.

Léon Genonceaux
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Léon Constantin Joseph GenonceauxVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Princesse Sapho (?)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Œuvres principales

Biographie

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Léon Genonceaux est issu d'une famille d'origine belge, fils d'un père douanier, Alexandre Théodore Joseph Genonceaux et de Éloïsme Meunier : Léon est encore de nationalité belge en 1936[2]. Il reste un écrivain de la fin du XIXe siècle mal connu.

Travaillant à Paris comme éditeur de livres à partir de 1880, d'abord pour Édouard Monnier, place des Vosges puis sans doute pour Alphonse Piaget situé au même endroit, et qui est le patron de La Librairie française[3], Léon reprend en 1890 la maison parisienne de Félix Brossier — également lié à La Librairie française, condamnée pour outrage fin 1889 —, au 3 rue Saint-Benoît sous le nom « L. Genonceaux, éditeurs », avec pour devise Je Nonce Hault. À son tour, il essuie à plusieurs reprises des ennuis avec les autorités françaises pour avoir publié des œuvres de fiction alors considérées comme moralement répréhensibles, entre autres Les Voluptueuses[4], le Paris-cocu de Charles Virmaître, Le Livre d'amour d'Armand Silvestre, Le Vice à Paris de Pierre Delcourt[2].

Son nom est également associé à la publication des écrits du comte de Lautréamont (1890) — qui était alors totalement oublié — et d'Arthur Rimbaud (novembre 1891) : ce dernier ouvrage est saisi à la suite d'une plainte de Rodolphe Darzens.

La raison principale de son discrédit reste que Le Tutu (1891), un livre dont on lui attribue la rédaction, est vite classé comme immoral : pour éviter arrestation et procès, il fait défaut à son procès — qui impliquait également le journal Fin de siècle —, et s'enfuit à Londres. Bien que de retour à Paris avant 1903, il ne retrouve pas sa renommée d'antan.

Le 8 avril 1902, à la mairie du 5e arrondissement de Paris, il épouse Élise Guionnet. Léon est alors directeur de la Librairie internationale et également d'une autre librairie, la Librairie française, située 4 place Saint-Michel : c'est à cette adresse qu'il relance sa maison[5], il y travaille comme éditeur-libraire, mais son entreprise fait rapidement faillite[2].

Après 1909, la marque de son entreprise semble disparaître : cependant, les derniers ouvrages publiés indiquent comme dernière date 1905-1906[6].

Dans sa vieillesse, à partir des années 1920, il travaille comme comptable. En 1921, il réside à Paris au 39, rue Jussieu[2].

C'est à cette adresse qu'il décède en 1942 à l'âge de 86 ans.

Écrits publiés

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  • [Princesse Sapho][7], Le Tutu, Mœurs Fin de Siècle, 1891.

Réédité sous le titre The Tutu: Morals of the Fin de Siècle en 2013 dans une nouvelle édition, dans le cadre de la série « Atlas Anti-classiques »[8].

  • Les Inédits. Recueillis En Angleterre, Londres, juin 1892.

Auteurs et livres publiés

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Notes et références

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  1. ↑ Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris 5e, n° 225, vue 23/31.
  2. 1 2 3 4 Gérard Tasset et Kévin Saliou, « De nouveaux éléments sur Genonceaux », Cahiers Lautréamont, 6 février 2018.
  3. ↑ Le Vice à Paris, 1887, notice bibliographique de la BnF.
  4. ↑ Le Radical, Paris, 21 novembre 1891.
  5. ↑ Archives de Paris, actes civils, Mariage, 5e arrondissement, année 1902, acte n° 251.
  6. ↑ Les animaux, 1906, notice bibliographique de la BnF.
  7. ↑ Notice ouvrage, catalogue général de la BnF.
  8. ↑ (en) « The Tutu : Morals of the Fin de Siècle », sur artbook.com.

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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