Madeleine Barbulée

actrice française

Madeleine Barbulée, née le à Nancy et morte le à Paris, est une actrice française.

Madeleine Barbulée
Madeleine Barbulée en 1945 (Studio Harcourt)..
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Marie-Madeleine Eugénie BarbuléeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Période d'activité
Vue de la sépulture.

Biographie

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Issue d'une famille bourgeoise catholique, Marie-Madeleine Eugénie Barbulée est née à Nancy où son père, le lieutenant Paul Barbulée (1871-1957), est alors en poste comme officier du 8e régiment d'artillerie[1] (il terminera sa carrière au grade de capitaine, chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la Croix de guerre 1914-1918). Ses parents se sont mariés en 1908. Sa sœur cadette, Jeannine Barbulée, née en 1912, sera pianiste[2].

Sa mère, Marie Emma Berthe Lavocat, aime, pour se distraire, faire du théâtre amateur et Madeleine aura son premier emploi sur scène à l'âge de trois ans[3]. Enfant, elle participe aux petites pièces données par le patronage. Pendant ses études universitaires de lettres, elle suit en parallèle des cours d'art dramatique. Elle obtient un premier prix de conservatoire en comédie et en diction et prend le nom de scène de Madeleine Barbulée.

En jouant pour le Théâtre de l'Oncle Sébastien de Léon Chancerel [4], elle découvre un théâtre pour l'enfance animé de beaucoup d'improvisation, dans le style de la commedia dell'arte.

Elle participe à une tournée en 1936 puis regagne sa ville natale et met en scène Images de Jeanne d'Arc, avec le GEC de Nancy.

Madeleine Barbulée durant les années 1930.

De 1940 à 1942, elle fait partie de la compagnie réunie à Uriage-les-Bains par deux anciens Comédiens-routiers : Olivier Hussenot et Jean-Pierre Grenier. La troupe itinérante, patronnée par Jeune France, présente ses spectacles dans les Chantiers de la jeunesse française de la zone libre. En 1943, Madeleine Barbulée devient auteur comédienne, elle qui avait déjà travaillé avec eux pour les Comédiens Routiers, et qui jouera également pour leur compagnie à venir[5].

Elle écrit deux pièces pour enfants : Capucine, une comédie féérique et musicale, créée en 1942 par la compagnie Olivier Hussenot à Grenoble, reprise en 1946 à la Comédie des Champs-Élysées[6] et éditée chez Bordas en 1947 dans la collection « Jeux dramatiques pour la jeunesse », illustrée par René Joutet[7] ; Séraphine, créée en 1950 au Théâtre de la Renaissance à Paris par la compagnie Grenier-Hussenot et éditée à Paris en 1955 aux éditions Billaudot[8].

Madeleine Barbulée joue dans 150 pièces de théâtre ; elle assure notamment la création de sept pièces de Jean Anouilh ; elle tourne dans 300 films.

Il faut également ajouter la radio et la télévision. Elle participe à de nombreuses séries pour la télévision, plusieurs épisodes des Cinq Dernières Minutes avec Raymond Souplex, de Maigret auprès de Jean Richard, de Médecins de nuit, ou des téléfilms comme Les demoiselles de Suresnes de Pierre Goutas, Papa poule de Roger Kahane. Sa dernière apparition à l'écran eut lieu en dans Mémoire en fuite de François Marthouret.

Elle prête sa voix au personnage de la mère de l'ourson Colargol dans les disques 45 tours sortis dans les années 1960.

Artiste complète, écrivain, dramaturge, elle dessinait, s'essayait à l'aquarelle, au fixé sous verre et créait des modèles de tapisseries à points comptés qu'elle brodait dans ses loges. Collectionneuse d'art religieux, elle acheta et restaura une chapelle désaffectée près du Neubourg, dans l'Eure, où des années de chine trouvent un cadre à leur mesure.

Comme l'a écrit Catherine Tasca dans son hommage à Madeleine Barbulée du  : « Elle n'a pas manqué les rendez-vous de son temps, et je salue particulièrement son engagement et son courage dans la Résistance. » On se rappellera en effet, qu'en pleine occupation allemande, elle a parcouru la France à bicyclette pour servir de « boîte aux lettres » d’un maquis à l'autre.

Ses amis, ses cousins et ses nombreux filleuls l'appellent affectueusement Bulette. Elle habita un petit appartement de l’île Saint-Louis. Elle partageait son appartement de la Rue Lentonnet dans le neuvième arrondissement de Paris avec sa sœur Jeannine Barbulée, de deux ans sa cadette, pianiste et répétitrice d'Albert Lévêque (1900-1982), pianiste spécialiste de Jean-Sébastien Bach[2].

Elle meurt le à 90 ans dans le 9e arrondissement de Paris[9],[10]. Incinérée au crématorium du Père-Lachaise[3], elle repose au cimetière d'Anisy, dans le Calvados, auprès de sa sœur et de ses parents.

Théâtre

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Icône signalant une information Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données Les Archives du spectacle. * Sauf mention contraire, les théâtres indiqués sont situés à Paris.

Pierre Brive, mise en scène de Robert Lamoureux - Théâtre Daunou - Dorothée[15].

Filmographie

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Au cinéma[18]

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Années 1940

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Années 1950

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Années 1960

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Années 1970

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Années 1980

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Années 1990

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À la télévision

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Doublage

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Séries télévisées

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Notes et références

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  1. ↑ Who's Who in France, dictionnaire biographique, 1992-1993. Éditions Jacques Lafitte 1992
  2. 1 2 « Décès de Jeannine Barbulée, pianiste et professeur de piano », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  3. 1 2 « 100 tombes pour raconter Louis de Funès (1914-1983) ! », sur Bertrand Beyern.
  4. ↑ Maryline Romain 2005.
  5. ↑ Cf. « Histoire de la compagnie Grenier-Hussenot »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?) consultation du 4 juin 2010.
  6. ↑ « Affiche de la création », sur Gallica.
  7. ↑ « Capucine, extrait en ligne », sur Google Livres.
  8. ↑ « Séraphine, extrait en ligne », sur Gallica.
  9. ↑ « Fichier MatchID », sur matchid.io.
  10. ↑ « Madeleine Barbulée », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  11. ↑ Christine de Rivoyre, « Irwin Shaw et la compagnie Grenier-Hussenot présentent Philippe et Jonas », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  12. ↑ Christine de Rivoyre, « Fable brooklynoise d'Irwin Shaw », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  13. ↑ Christine de Rivoyre, « Armand Salacrou présentera demain Les Invités du bon Dieu », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  14. ↑ « Les Pas perdus de Pierre Gascar au Théâtre Fontaine », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  15. ↑ Claude Sarraute, « Arsenic et Vieilles Dentelles », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  16. ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « L'Anniversaire adapté de H. Pinter par E. Kahane », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  17. ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Les Poissons rouges de Jean Anouilh », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  18. ↑ « Madeleine Barbulée », sur cinephilazr.fr.
  19. ↑ « Journal "Radio ..." du 20/11/1955, rubrique "National", p19 », sur gallica.bnf.fr, .

Annexes

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Bibliographie

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  • Maryline Romain, « Madeleine Barbulée (1910) », dans Geneviève Poujol, Madeleine Romer (fir.), Dictionnaire biographique des militants : XIXe - XXe siècles : de l'éducation populaire à l'action culturelle, Paris, L'Harmattan, , 411 p. (ISBN 2-7384-4433-4), p. 29-30.
  • Maryline Romain (préf. Robert Abirached), Léon Chancerel, portrait d'un réformateur du théâtre français, Lausanne, Éditions L'Âge d'Homme, coll. « Théâtre XXe siècle. Études », , 429 p. (ISBN 2-8251-1963-6).
  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus — 694 portraits, 2147 noms, Éditions cinéma, 2008 (ISBN 2-9531139-0-8) (présentation en ligne).

Liens externes

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