Magdeleine Bérubet

actrice française

Magdeleine Bérubet, nom de scène de Lucienne Madeleine Anne Marie Bérubet, est une actrice et dramaturge française née à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme le et morte dans cette même ville le .

Magdeleine Bérubet
M. Bérubet en 1940
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Lucienne Madeleine Anne Marie BérubetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Films notables

Biographie

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Formation

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Fille d'un opticien clermontois, Magdeleine Bérubet étudie d'abord le chant et le violoncelle avant de se tourner vers le théâtre[1],[2]. Elle effectue ses études secondaires dans une école religieuse clermontoise, et y fait un peu de théâtre[1].

Carrière

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À 25 ans elle part en Angleterre y enseigner le français, la musique et la littérature. Elle y rencontre aussi Pablo Casals[1].

À la suite du déclenchement de la Première Guerre mondiale, elle revient à Clermont-Ferrand, et y travaille comme infirmière bénévole[1].

La guerre terminée, maîtrisant la dactylographie, elle devient secrétaire du sénateur Paul d'Estournelles de Constant à Paris[1] puis secrétaire du bureau constitué par Léon Bourgeois et d'Estournelles de Constant pour la formation de la ligue pour la Société des Nations.

Elle s'intéresse de nouveau au théâtre et s'abonne au Vieux-Colombier lorsque Jacques Copeau y revient. Mais elle désire aussi connaitre le théâtre de l'« intérieur »[1]. En 1921, elle fait partie du groupe fondateur du théâtre de l'Atelier dirigé par Charles Dullin. Elle est la partenaire de Louis Jouvet lors de la création en 1923 de Knock ou le Triomphe de la médecine, de Jules Romains. Elle devient célèbre par son interprétation de la «dame en violet»[1]. Elle continue ensuite dans d'autres mises en scène, notamment de Charles Dullin ou de Jouvet[1]. Elle est également l'auteure de plusieurs pièces de théâtre dont l'une, Monsieur Sardony, est dédiée à Pablo Casals, « génie magnifique, dont l'art, divin, incomparable, unique, demeure pour moi source inépuisable d'inspiration »[1]. Une autre des pièces qu'elle a écrite, La communion des Saints, est mise en scène par Georges Pitoëff en 1928. La pièce est bien accueillie par la critique, mais l'accueil est plus mitigé en salle[1],[3]. Elle se tourne ensuite vers le théâtre de boulevard et le cinéma, devenu parlant, jouant notamment dans le film de Jean Renoir, La Chienne, avec Michel Simon[1].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle retourne dans sa ville natale, et y crée en 1940 un cours d'art dramatique au conservatoire de Clermont-Ferrand[1] où elle enseigne jusqu'en 1958. Elle y a pour élèves Jacques Gripel et Colette Teissèdre[1].

Elle remonte ensuite de temps à autre sur les planches à Paris, jouant par exemple en 1959 dans une pièce écrite par Tennessee Williams, La Descente d'Orphée, mise en scène par Raymond Rouleau, avec Arletty[1],[4], ou interprétant en 1961 le personnage de Mme Pernelle dans Tartuffe, avec François Périer. Elle fait également différentes apparitions à la télévision. On note en particulier sa prestation amusante dans son interprétation d'un personnage secondaire, Madame Bonnemain, personne âgée pensionnaire d'une maison de retraite, dans l'épisode Le Dessus des cartes de 1960 de la série télévisée Les Cinq Dernières Minutes[5]. Mais une crise d'arthrose l'amène à revenir une nouvelle fois à Clermont-Ferrand en 1961[1].

Elle y meurt en 1970[1] ; elle est inhumée dans le Cimetière des Carmes de Clermont-Ferrand[6].

Théâtre

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Auteur dramatique

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  • Le revenant, avant 1921.
  • La grande recherche, 1920.
  • Monsieur Sardony, 1922.
  • Le terrier, 1922.
  • La Communion des saints, 1928. Comédie en 3 actes et 9 tableaux. Mise en scène de Georges Pitoëff, Théâtre des Arts[7].

Comédienne

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Metteuse en scène

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Pour les Jeunes comédiens de Clermont (dir. Roger Laudin)

Filmographie

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Publications

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  • Monsieur Sardony, pièce en un acte. La Grande recherche. Le Terrier, Paris, Stock, Delamain, Boutelleau et Cie, , 254 p. (BNF 31809050)
  • « Charles Dullin », Jeune Auvergne, no 8,‎
  • Madrassi 1881-1956, Genève, Pierre Callier, coll. « Les Cahiers d'art. Documents / Encyclopédie générale des Beaux-Arts aux XIXe et XXe siècles. Peintres, Sculpteurs, Graveurs, Architectes, Décorateurs...Vol. II, N° 71 », , 20 p.

Hommages

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La Maison de la Culture à Clermont-Ferrand a une salle de 19 places nommée Madeleine-Bérubet.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 André Degaine 1992.
  2. ↑ Passelaigue 2019.
  3. ↑ « Spectacle : La communion des Saints - Paris (France). Théâtre des Arts - 16-10-1928 », sur BnF
  4. ↑ « Spectacle : La descente d'Orphée - Paris (France) : Théâtre de l'Athénée - 16-03-1959 », sur BnF
  5. ↑ Jacques Siclier, « Les Cinq Dernières Minutes », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ « Madeleine Bérubet(1884-1970) », La Montagne, Clermont-Ferrand,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. ↑ Magdelaine (1884-1970) Auteur ou responsable intellectuel Bérubet et Georges (1884-1939) Metteur en scène Pitoëff, « La communion des Saints : comédie en 3 actes et 9 tableaux / de Magdelaine Bérubet ; mise en scène de Georges Pitoëff ; avec Jean Hort dans le rôle de Samuel Tenat, Marie Kalff dans le rôle d'Honorine Tenat, Jean d'Yd dans le rôle de Guillaume Redon, Georges Pitoëff dans le rôle de Simon Tenat et Yvette Andreyor dans le rôle d'Olympe Redon », sur catalogue.bnf.fr, (consulté le )
  8. ↑ Elle joue exceptionnellement le rôle de Flavie sous le pseudonyme de Chantal
  9. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Degaine 1973, p. 72.
  10. 1 2 Degaine 1973, p. 74.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Franck Boileau, « Madeleine Bérubet (1884-1970) », La Montagne,‎ (lire en ligne).
  • Jean-Paul Burlurut, « Magdeleine Berubet n'est plus », Auvergne littéraire et artistique, no 47,‎ , p. 111 (ISSN 0005-1845).
  • André Degaine, « Magdeleine Bérubet dramaturge auvergnat », Auvergne littéraire et artistique, nos 216-217,‎ , p. 61-91 (ISSN 0005-1845).
  • André Degaine, « Une étonnante figure du Cartel. Magdelaine Bérubet », dans Histoire du théâtre dessinée, Paris, A.-G. Nizet, (ISBN 9782707811615), p. 407-408.
  • Louis Passelaigue, « La clermontoise Magdeleine Berubet », Le Gonfanon, no 85,‎ (ISSN 0293-2229).

Liens externes

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