Marcelle Chantal

actrice française

Marcelle Chantal, dite aussi Marcelle Chantal-Pannier, est une cantatrice et comédienne française, née Marcelle Pascal le dans le 9e arrondissement de Paris, ville où elle est morte le dans le 16e arrondissement.

Marcelle Chantal
Description de cette image, également commentée ci-après
Marcelle Chantal dans le magazine Cinéa d'.
Nom de naissance Marcelle Jenny Pascal
Surnom Marcelle Favrel, Marcelle Jefferson-Cohn
Naissance
Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 59 ans)
Paris
Profession Cantatrice, actrice

Elle a utilisé les noms de scène Marcelle Favrel et Marcelle Jefferson-Cohn.

Biographie

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Famille et vie personnelle

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Marcelle Jenny Pascal naît en 1901 à Paris de père inconnu, fille naturelle de Louise Marguerite Pascal, artiste lyrique[1]. Sa naissance est déclarée à la mairie par l'acteur Camille Richomme dit Camille Dumény, qui a assisté à l'accouchement et dont la mère se prénommait Jenny[2]. Louise Marguerite Pascal reconnaît officiellement sa fille deux mois plus tard, avec pour témoin Camille Richomme[3].

Le grand-père maternel de Marcelle Pascal, Amédée Pascal, maître-carrier, a été maire de Nanterre de 1890 jusqu'à sa mort en 1892[4].

En 1921, sans profession et domiciliée avec sa mère 64, avenue Kléber, Marcelle Pascal épouse Jefferson Davis Cohn (en)[5], un riche Anglo-Américain, négociant et éleveur de chevaux de courses, dont elle divorce en 1930.

En 1938, elle est autorisée par décret à substituer à son nom patronymique celui de Chantal, devenu son nom de scène[1]. En 1947, son adoption par sa tante Jeanne Thérèse Pascal-Pannier[4] est homologuée, avec pour conséquence une nouvelle modification de son patronyme qui devient Chantal-Pannier.

Carrière

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Louise Marguerite Pascal, très bonne musicienne, donne à sa fille le goût du piano et de la danse[réf. nécessaire]. On[Qui ?] découvre que Marcelle Pascal a une voix et, à 16 ans, elle est reçue au Conservatoire national de musique. Pendant trois années, elle y est l'élève d'Amédée Louis Hettich et elle obtient un Second Prix[réf. nécessaire].

Elle tourne son premier film en 1920, Le Carnaval des vérités de Marcel L'Herbier, sous le pseudonyme de Marcelle Favrel, avec Jaque-Catelain et Paul Capellani. Après son mariage, c'est sous le nom de Mme Jefferson-Cohn qu'elle se produit[6], notamment salle Gaveau en 1927, sous la direction du chef d'orchestre Albert Wolff[7]. Puis elle auditionne chez les Frères Isola et est engagée d'emblée comme cantatrice à l'Opéra-Comique dans La Vie de bohème. On la voit dans Manon de Jules Massenet, puis elle rencontre le succès à l'Opéra Garnier dans Thaïs.

Elle cumule sa carrière de cantatrice avec les fonctions de directrice du théâtre des Champs-Élysées. Associée à plusieurs créations, elle y reprend Les Sylphides, Le Lac des cygnes et Le Spectre de la rose. Et c'est elle qui fera découvrir aux Parisiens, en , la célèbre danseuse Anna Pavlova[réf. nécessaire].

Peu de temps après, Firmin Gémier lui propose de créer, pour le Théâtre universel, le fameux opéra-jazz Johny mène la danse du compositeur viennois Ernst Krenek. En 1929, le réalisateur Gaston Ravel l'engage (à la place de l'actrice Pola Negri) pour interpréter le rôle de la comtesse de la Mothe dans Le Collier de la reine, le premier film sonore français. Elle y obtient un énorme succès et sa carrière d'actrice est désormais lancée.

Après son divorce, elle joue dans une vingtaine de films, sous le nom de Marcelle Chantal, tout en poursuivant une carrière au théâtre. Notamment dans La Tendresse (d'après Henry Bataille) en 1930[8] ou dans Pranzini d'André Pascal et Henri Robert au théâtre des Ambassadeurs[9] en 1933.

Réfugiée en Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, elle y fait des tournées théâtrales[réf. nécessaire].

C'est dans le film Chéri (d'après le roman de Colette), réalisé en 1950 par Pierre Billon, qu'elle apparaît pour la dernière fois à l'écran. Elle y tient le très beau rôle de Léa de Lonval, aux côtés de Jean Desailly et d'Yvonne de Bray.

Elle meurt d'un cancer[réf. nécessaire] en [10], sous le nom de Marcelle Chantal-Pannier en raison de son adoption par sa tante. Elle est inhumée au cimetière de Montmartre (32e division) avec son cousin[réf. nécessaire] Jacques Rigaut.

Filmographie

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Notes et références

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  1. 1 2 Acte de naissance no 191, , Paris 9e (avec mentions marginales de reconnaissance, de mariage, de changement de nom, d'adoption et de décès), Archives de Paris
  2. Acte de mariage no 564, , Paris 9e, Archives de Paris
  3. Acte de reconnaissance no 439, , Paris 9e (avec mention marginale de changement de nom), Archives de Paris
  4. 1 2 « Généalogie de Auguste Amedée Pascal », sur Geneanet (consulté le )
  5. Acte de mariage n° 2209 dressé le 5 novembre 1921, Paris 16e, Archives de l'état civil de Paris (vue 13/22)
  6. « Opera Cantatrices », sur www.artlyrique.fr (consulté le )
  7. Le Figaro, du 4 mai 1927 (n°124)
  8. Le Journal de Paris, 23 mai 1930
  9. L'intransigeant, 10 décembre 1933
  10. Archives de l'état civil de Paris en ligne : acte de décès n° 388 dressé le 12 mars 1960, Paris 16e (vue 10/31)

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Olivier Barrot et Raymond Chirat, 250 acteurs du cinéma français 1930-1950, Flammarion, 2000.
  • Edmond Epardaud (préf. André Lang), Marcelle Chantal, Éditions Henri François, coll. « Vedettes françaises »,

Liens externes

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