Marc Leclerc

écrivain français

Marc Leclerc est un écrivain français né le à Provins et mort le à La Ménitré[1].

Marc Leclerc
Marc Leclerc (Paris-Soir, 25 octobre 1925)
Fonction
Vice-président
Association des écrivains combattants
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marc Paul Auguste LeclercVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Marc O'RellVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Écrivain, décorateur, conférencier, peintre, journaliste, acteur, imprimeur-libraireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Grade militaire
Conflit
Personne liée
Distinctions

Surnommé le « Barde de l'Anjou », il est considéré comme l'inventeur des « rimiaux » en patois angevins[2]. Il a crédibilisé le parler d'Anjou en lui donnant une dimension littéraire poétique.

Biographie

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Marc Paul Auguste Leclerc est le fils d'Auguste Marc Leclerc, lieutenant-colonel de cavalerie, officier de la Légion d'honneur, et de Noémie Juliette Chasseloup de Châtillon.

Saumurois, le grand maître des parlers d'Anjou est d'abord élève au Prytanée militaire de La Flèche en 1892-93[3], pour préparer le concours d'entrée à Saint-Cyr. Mais son trop faible niveau en mathématiques lui fait renoncer à la carrière des armes. Il poursuit des études de droit à Angers puis à l'école d'art graphique de Paris, fréquentant le soir les cabarets artistiques de la rive gauche et de Montmartre. Il y fait applaudir certaines de ses chansons d'actualités et de fantaisies où sa verve mordante se donne libre cours. Parallèlement, il peint et dessine, exécutant des illustrations pour des ouvrages[4].

En 1904, il devient journaliste et collabore à l'Angevin de Paris dont il devient le secrétaire de rédaction[5].

Mobilisé durant la Première Guerre mondiale, il est lieutenant à la 9e compagnie du 71e Régiment d'infanterie territoriale d'Angers puis en devient le capitaine[6]. Il est blessé une première fois en 1915, puis à Verdun, en .

Membre fondateur du Syndicat de la presse régionaliste de Paris, il est aussi vice-président fondateur de l'Association des écrivains combattants, trésorier de la Société des Artistes angevins, membre de la Société des gens de lettres et délégué de la Ligue maritime française.

Il écrit beaucoup sur l'Anjou, tant en français qu'en patois angevin, auteur de nombreux ouvrages régionalistes, de contes, de chroniques artistiques ou sociales, d'articles folkloriques et de poèmes en patois. Surnommé le « Barde de l'Anjou », il est le créateur des « rimiaux » (poème ou conte rimé en parler angevin).

Extrait d'un des rimiaux d'Anjou

Lors vous comprendrez l'Ang'vin
Point faignant, mais ben tranquille
Ein p'tit porté pour le vin
Craignant la peine inutile...

Distinctions

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Hommages

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  • L'Association des Amis du folklore et des parlers d'Anjou (AAFPA) lui rend régulièrement hommage jusqu'en 2023, année de disparition de la structure[7].

Publications

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  • Les Laboureurs de la mer, pièce sous-marine en 11 tableaux, vers et prose de Marc Leclerc et Georges Gustave-Toudouze, Ligue maritime française (Paris), 1908.
  • Rimiaux d'Anjou, Paris, Lechevalier, Angers, Grassin, 1913, Société des Artistes Angevins, édition illustrée par l'auteur
  • La Passion de notre frère, le poilu, Paris, Ferroud, 1917. Paris Éditions G. Grès et Compagnie, 1922, cet ouvrage a obtenu le prix Jean Revel en 1916. Paris, Les Éditions Montceau, 1946. Un poilu de la Guerre de 1914-1918, tué au combat, se retrouve aux portes du paradis. Là il subit un interrogatoire devant l'assemblée de tous les saints, pour savoir s'il est digne d'entrer. Ouvrage, écrit en vers et en langage populaire "C'était ein pauv'bougre d'Poélu, Qui s'en allait sous la mitraille. Vantié bien qu'i n'aurait voulu Être en aut'part qu'en la Bataille". Illustré par Grand'Aigle.
  • Les Souvenirs de tranchées d’un poilu, Crès, 1917.
  • Rimiaux d'Anjou avec un glossaire des termes de patois employés au cours de l'ouvrage, Librairie Sainte-Croix, Angers, 1918.
  • En lâchant l'barda, Crès, 1920.
  • Avec nos Frères les Poilus, Avec de nombreuses illustrations de l'auteur et un frontispice de Camille Boirie, Éditions de nos chansons françaises, Paris, 1921.
  • Poètes angevins d'aujourd'hui. Essais anthologiques, Société des Artistes Angevins, Lefebvre, 1922.
  • L'Entarr'ment du père Taugourdeau, gravures sur bois de Jean-Adrien Mercier, édition du bibliophile angevin, 1923.
  • L'Offrande à Cyrnos, poésies, P. Lefebvre (Paris), 1923.
  • L'Anthologie du Sacavin, ou petit recueil des plus excellents propos et discours (vers et prose) qu'inspira le glorieux, subtil et généreux vin d'Anjou à nos auteurs angevins de tous les temps et à quelques autres, colligés et annotés par Marc Leclerc, angevin, Angers, éditions André Bruel, 1925. Anthologie qui va de Grégoire de Tours à Curnonsky en passant par Rabelais, Charles de Bourdigné, Joachim du Bellay, Baïf, Pierre Le Loyer, Philippe Pistel, Honorat de Bueil, marquis de Racan, Gilles Ménage, Pierre de Marbeuf, Vial, Dovalle, Raoul Ponchon, etc.
  • Une artiste angevine : Louise Desbordes-Jouas (1848-1926), A. Bruel (Angers), 1927.
  • La légende de saint Fort, André Bruel (Angers), 1933.
  • Notre boule angevine. Un miracle de saint Fort, conte angevin, suivi d'un petit traité du jeu de boules de fort, André Bruel (Angers), 1933.
  • Mauges et bocage, Auguste Fontaine (Paris), 1935.
  • Philippe Pistel et son tombeau des Yvrongnes, Angers, Bruel pour le Bibliophile angevin, 1936. Rare essai biographique et bibliographique. L'édition originale du Tombeau des Yvrongnes parue à Caen en 1611 n'est connue qu'à un seul exemplaire.
  • Le Haut-Anjou, A. Bruel (Angers), 1941.
  • Rimiaux d'Anjou d'hiar et d'anhui, Angers, éditions Jacques Petit, 1944. Illustré par Grand'Aigle.
  • Angers, promenade autour d'une cathédrale, Jacques Petit (Angers), 1944.
  • Leclerc (1874-1946), éditions de l'Ouest, 1947.
  • Ne rien manger ou manger pour rien !, éditions du Petit Courrier, Angers.
  • Touchons du bois, monologue par Marc Leclerc, La Lyre chansonnière (Paris), 1946.
  • Sur l'air angevin, Éditions de la Lyre Chansonnière, Paris, 1947, illustrations à la plume de Pierre Berjole, 50 chansons populaires recueillies en Anjou.

Notes et références

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  1. « Marc Leclerc, un poète angevin », Le Closier, , p. 29 (ISSN 1163-3271)
  2. « Un ouvrage consacré à l’écrivain patoisant Marc Leclerc », Courrier de l'Ouest, (lire en ligne)
  3. « Marc Leclerc », Paris Soir,
  4. « Le chantre du patois angevin à l'honneur », Ouest-France, (lire en ligne)
  5. Jacques Saillot, Dictionnaire des rues d'Angers, Angers, Atelier d'Art Philippe Petit, 1975, tome 2, p. 82.
  6. Marc Leclerc, « Ceux du Front », sur pedagogie.ac-nantes.fr
  7. « L’association des Amis du Folklore s’est éteinte », Courrier de l'Ouest, (lire en ligne)

Liens externes

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