Marcel Broodthaers
Marcel Broodthaers est un poète et artiste plasticien belge né le à Bruxelles et mort le à Cologne.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 52 ans) Cologne |
| Sépulture | |
| Nationalité | |
| Activités |
Poète, cinéaste, artiste vidéo, graveur, artiste d'objet, artiste d'installation, réalisateur, artiste conceptuel, vidéaste, sculpteur, illustrateur, peintre, photographe, écrivain |
| Conjoint |
Maria Josephina VG Gilissen (d) |
| Mouvement | |
|---|---|
| Représenté par |
Poète, journaliste et photographie pendant une quinzaine d'année, il n'entame qu'en 1964, à quarante ans, une activité d'artiste plasticien qu'il exercera douze ans, jusqu'à sa mort[1]. Son oeuvre associe des objets et des accumulations, des plaques en plastique mêlant texte et image, des livres, des estampes et un ensemble de films entrepris dès 1957.
Il a notamment réalisé le Musée d'Art Moderne et Département, Département des aigles (1968-1972), musée fictif dont il se déclare le conservateur et qui constitue l'une des premières entreprises de critique institutionnelle. Redécouverte à partir du milieu des années 1980, sous l'impulsion du critique Benjamin Buchloh, son oeuvre est emblématique de l'art conceptuel européen et de l'installation.
Biographie
modifierÉtudiant, Marcel Broodthaers abandonne ses études de chimie pour se consacrer à la poésie. Il travaille comme journaliste et photographe, ainsi que comme ouvrier sur le chantier de l'Exposition universelle de 1958.
Grand admirateur de Mallarmé et de Magritte, il s'intéresse aux rapports entre l'artiste et la société. Proche des milieux surréalistes bruxellois, il publie en mars 1948 un texte intitulé Projet pour un Film dans le premier numéro de la revue Le surréalisme révolutionnaire[2].
En 1957, il publie son premier recueil de poèmes, Mon livre d'Ogre[3], avec un frontispice original de Serge Vandercam. La même année, il réalise son premier film, La Clef de l'Horloge[2].
En 1964, il organise sa première exposition personnelle à la galerie Saint-Laurent à Bruxelles. L'invitation qu'il conçoit sur du papier de récupération annonce : « Moi aussi, je me suis demandé si je ne pouvais pas vendre quelque chose et réussir dans la vie. Cela fait un moment déjà que je ne suis bon à rien. Je suis âgé de quarante ans... L'idée enfin d'inventer quelque chose d'insincère me traversa l'esprit et je me mis aussitôt au travail (...) ». A cette occasion, Broodthaers noie son dernier recueil de poèmes, Pense-Bête, dans du plâtre et l'expose comme sculpture[4].
De 1964 à 1970, ses œuvres se composent d'objets, d'assemblages, d'accumulations (coquilles d'œufs, briques, moules, etc.) où se mêlent humour et absurde.
En mai 1968, Broodthaers participe à l'occupation du Palais des Beaux-arts de Bruxelles. Les occupants, réunis sous le nom "d'Association libre" diffusent des manifestes condamnant la commercialisation de l'art comme objet de consommation ; Broodthaers est très probablement coauteur de l'un d'entre eux. A la fin de l'occupation, il signe une lettre d'atée du 7 juin 1968 et adressé "à mes amis" que Buchloh considère à la fois comme l'un des derniers manifestes des occupants et comme la première "lettres ouvertes" de l'artiste[1].
En 1968, il se nomme lui-même « conservateur du Musée d'Art moderne département des aigles » qu'il a créé. Il propose des environnements, des sortes de ready-made en référence à des écrivains et des poètes. Il développe la relation contradictoire entre le langage et l'image. Le musée est inauguré le 27 septembre 1968, trois mois après l'occupation, dans son propre appartement bruxellois, au 30 de la rue de la Pépinière.
Après la clôture du musée à la Documenta 5 de Cassel en 1972, Broodthaers élargit son champ d'action aux gravures et aux montages de diapositives, et transforme ses expositions en œuvres à part entière, ayant pour thème la critique du voir et du montrer, du sens et du contexte, de la mise en scène de l'exposition, du décor et du musée. Cette dernière période est celle des décors, dont Un jardin d'hiver (1974) et Décor : A conquest by Marcel Broodthaers (Londres, 1975), et des grandes expositions-manifestes Catalogue-Catalogus (Bruxelles, 1974) et L'Angélus de Daumier (Paris, 1975).
Il meurt le à Cologne (Allemagne), jour de son 52e anniversaire[5],[6]. Il est enterré au cimetière d'Ixelles.
Oeuvres
modifierObjets et accumulations (1964-1970)
modifierDe 1964 à 1970, ses œuvres se composent d'objets, d'assemblages,


d'accumulations (coquilles d'œufs, briques, moules, etc.) où se mêlent humour et absurde. Broodthaers décrivait ces ensembles non comme une organisation d'objets et d'idées, mais comme l'organisation de rencontres entre des fonctions différentes renvoyant à un même monde .
- 1964, Le Problème noir en Belgique (en référence à la domination coloniale belge au Congo et à ses répercussions durables sur la nation africaine après l'indépendance de 1960).
- 1965 : Triomphe des moules
- 1966 : La Tour visuelle, Bureau de moules, Grande Casserole de moules, L'erreur et Étal de moules (musée d'art de Toulon), Petit chariot avec œufs (collection Dr Reiner Speck, Cologne)
- 1967 :
- Maître Corbeau : encre sur feuilles
- Les Pattes : couleur de pression, huile sur toile
- 1969 : Un coup de dés, peinture et manuscrit sur toile, collection Dr Reiner Speck, à Cologne.
À partir de 1969, il applique à des objets ordinaires (miroirs, pipes, horloges, boîtes en carton...) des étiquettes portant les mentions « Fig. 1 », « Fig. 2 » ou « Fig. 0 ». Selon lui, cette inscription confère à l'objet un caractère illustratif renvoyant à une sorte de roman sur la société, et rend les objets interchangeables comme sur la scène d'un théâtre[1].
Les plaques en plastique
modifierA la fin des années 60, Broodthaers produit un ensemble de plaques en plastique thermoformé associant lettres, mots et images en relief, qu'il ne désigne qu'une seule fois comme des « poèmes industriels ». Éditées à sept exemplaires, elles sont autoéditées par l'artiste, aucune galerie n'acceptant alors d'en assumer le risque. Broodthaers les qualifiait de rébus : le caractère visuel du texte y entrave la lecture, et inversement, de sorte que le message n'est jamais entièrement délivré d'un côté ni de l'autre. Benjamin Buchloh a proposé de lire dans ce corpus longtemps peu commenté la clé du passage de Broodthaers de la poésie aux objets visuels[1].
Installation
modifierLe Corbeau et le Renard part d'un texte que Broodthaers tire de la fable de Jean de La Fontaine et transforme en installation. A l'occasion d'une exposition environnement qui se déroule du 7 au 31 mars 1968, il dispose des objets du quotidien (bottes, téléphone, bouteille de lait...) que filme une bande couleur de sept minutes en 16 mm.
La singularité de l'œuvre tient à son dispositif de projection : l'image est projetée sur un écran couvert de textes, si bien que film et écrit se brouillent mutuellement. L'ensemble (boîte de film, écrans dactylographiés, toiles photographiques et cartons typographiques) est édité par la Wide White Space Gallery d'Anvers, puis réédité dans une seconde version en 1972.
Livres et estampes
modifier
En 1969, il publie Un coup de dés jamais n'abolira le hasard , variante du poème de Stéphane Mallarmé dans laquelle les vers sont remplacés par des barres noires qui en reprennent la position et la longueur : le texte devient illisible et les pages se transforment en images. Broodthaers voyait en Mallarmé la source de l'art moderne et l'inventeur involontaire de l'espace moderne.
Il poursuit ce travail sur les conventions du livre avec Charles Baudelaire. Je hais le mouvement qui déplace les lignes (1973). Il propose un livre d'artiste de seize pages en typographie, chacune mesurant 32,4 x 24,8 cm qui prend le septième vers du sonnet La Beauté comme point de départ d'un jeu éditorial fondé sur une stratégie d’occultation des éléments péritextuels.
Parmi ses estampes, Les Animaux de la ferme (1974, lithographie, 819 × 603 mm) associe à chaque représentation de vache le nom d'un constructeur automobile.
Son dernier livre, La Conquête de l'espace. Atlas à l'usage des artistes et des militaires (Bruxelles et Hambourg, Lebeer Hossmann, 1975), propose trente-deux silhouettes de pays, une par page, rangées par ordre alphabétique et non géographique, toutes imprimées au même format quelle que soit leur superficie réelle, dans un volume de 4,2 × 2,9 cm.
Musée d'art Moderne, Département des Aigles (1968-1972)
modifierLe Musée d'art Moderne, Département des Aigles (1968-1972) n'a ni collection permanente ni lieu fixe : il apparaît, disparaît, puis resurgit ailleurs sous la forme d'une nouvelle section pour échapper au statut d'œuvre d'art autonome, ce que l'entreprise finira néanmoins par acquérir. Broodthaers le désignait comme une fiction, existant surtout comme souvenir et comme idée, la plupart des pièces exposées devant être rendues à leurs prêteurs[1].
Rainer Borgemeister en recense les manifestations successives :
- Section XIXe siècle, Bruxelles, 1968 ;
- Section Littéraire, Bruxelles, 1968-1970 ;
- Section XVIIe siècle, Anvers, 1969 ;
- Section XIXe siècle (bis), Städtische Kunsthalle, Düsseldorf, 1970 ;
- Section Cinéma, Düsseldorf, 1971 ;
- Section Financière, galerie Michael Werner au Kunstmarkt de Cologne, 1971 ;
- Section des Figures (), Städtische Kunsthalle, Düsseldorf, 1972 ;
- Section Publicité, Section d'Art Moderne et « Musée d'Art Ancien, Galerie du XXe siècle », Documenta 5, Cassel, 1972.
Présentée à la Kunsthalle de Düsseldorf du 16 mai au 9 juillet 1972, la Section des Figures rassemble 266 objets figurant des aigles, prêtés par quarante-trois musées internationaux ainsi que par des collectionneurs et des marchands (du vase antique au timbre-poste, de la sculpture de temple à l'emblème d'association...).
Malgré son titre pseudo-savant, il ne s'agit pas d'une exposition thématique : l'aigle y est l'objet d'une méthode plutôt que d'une démonstration, Broodthaers ne cherchant ni à en fixer le sens ni à en retracer l'évolution historique, et veillant à ce qu'aucune pièce ne domine symboliquement les autres (il écarte ainsi les emblèmes imposants du Troisième Reich au profit de pièces modestes comme des timbres, non pour minorer cet usage du symbole mais pour éviter que l'exposition ne s'y réduise[1]). Chaque objet est accompagné d'un cartel numéroté portant, en trois langues, la mention « Ceci n'est pas un objet d'art » .
En 1972, à la Documenta 5 de Cassel, le musée est rebaptisé « Musée d'Art Ancien, Galerie du XXe siècle : Département des Aigles » et ses dernières sections sont consacrées à la promotion et aux relations publiques. Dans le communiqué de presse, Broodthaers évoque les « entretiens contradictoires » qu'il a donnés au sujet de ses fictions muséales[7].
Cinéma
modifierTous les films de Broodthaers ont été produits par lui-même, qui rachetait le cas échéant les droits de production en échange d'une œuvre.
La Clef de l'Horloge (Poème cinématographique en l'honneur de Kurt Dscwitters) est son premier film : 16 mm, noir et blanc, sonore, tourné à Bruxelles dans les salles du Palais des Beaux-Arts pendant l'exposition Kurt Schwitters. Ses assistants furent l'électricien et les gardiens du Palais, dont l'un servit de trépied, et il compléta l'éclairage en promenant le faisceau d'une lampe de poche sur les œuvres. Le film est présenté le 23 avril 1958 au concours de film expérimental de Bruxelles[2].
Le Chant de ma Génération (1959, 35 mm, noir et blanc, sonore), aujourd'hui perdu, constitue son premier montage réalisé à partir de sources filmiques existantes ; il travaillait alors parallèlement à un reportage photographique sur les événements de l'époque . En 1964, il écrit le scénario et le commentaire de Bruegel et Goya, Journalistes, film de 35 mm réalisé par Henri Kessels à partir de gravures d'après Bruegel et d'eaux-fortes de Goya[2].
C'est en 1967 que Broodthaers se met à travailler intensivement le film Objet (1967, 16mm, noir et blanc, 10min)est tourné au Palais des Beaux-Arts pendant le démontage de son exposition Court-circuit ; il ne sera monté qu'en 1984, par Maria Gilissen et Jean-Louis Dewert . La même année, Le Corbeau et le renard, dont le générique est daté d'octobre 1967, filme des objets et des découpes photographiques disposés sur des étagères devant un fond imprimé du texte de la fable ; le film est destiné à être projeté sur un écran spécialement imprimé[2].
En janvier 1971, Broodthaers ouvre la Section Cinéma du Musée d'Art Moderne, Département des Aigles au 12, Burgplatz, à Düsseldorf, dans l'espace qu'occupait depuis novembre 1970 le Cinéma Modèle. Ouverte au public chaque après-midi à partir de 14 heures jusqu'en octobre 1972, elle consistait en deux salles contiguës aux murs peints en noir ou en blanc[2]. Broodthaers y avait apposé des étiquettes « Fig. » sur des objets ordinaires, mais aussi sur l'écran de projection lui-même, de sorte que tout ce qui y était projeté entrait dans ce répertoire de figures[7].
Réalisé en 1973-1974, A voyage on the North Sea donne à son voyage cinématographique la forme d'un livre : des plans fixes d'environ dix secondes alternent avec des intertitres allant de « PAGE 1 » à « PAGE 15 ». Le film part de la photographie d'un yacht solitaire, vu quatre fois, avant de passer à une peinture du XIXe siècle représentant une flotte de pêche, montrée en détails successifs — d'un plan d'ensemble à un gros plan sur la trame de la toile qui prend l'aspect d'un monochrome, puis retour à l'ensemble, brouillant tout récit d'une progression moderniste[7].
Filmographie
modifier- 1957 : La Clef de l'Horloge (Poème cinématographique en l'honneur de Kurt Schwitters)
- 1959 : Le Chant de ma Génération (perdu)
- 1964 : Bruegel et Goya, Journalistes ( réalisation d'Henri Kessels)
- 1967 : Objet ; Le Corbeau et le Renard
- 1969 : Un Voyage à Waterloo (Napoléon 1769-1969) ; La Pluie (Projet pour un texte)
- 1969-1971 : Ceci ne serait pas une pipe (Un Film du Musée d'Art Moderne)
- 1970 : Une Seconde d'Éternité (D'après une idée de Charles Baudelaire)
- 1973-1974 : A Voyage on the North Sea
- 1974 : Un Jardin d'Hiver (ABC)
- 1975 : La Bataille de Waterloo
Principales expositions
modifier- Moi aussi, je me suis demandé si je ne pouvais pas vendre quelque chose…, Galerie Saint-Laurent, Bruxelles, 10-25 avril 1964.
- Sophisticated Happening by Marcel Broodthaers. Peinture Sculpture Musique Nature Critique Poésie Instinct Clarté Dada Pop Trap op, Galerie Smith, Bruxelles, 23 juillet 1964.
- Objets de Broodthaers/Voorwerpen van Broodthaers, Galerie Aujourd’hui, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 2-24 avril 1965.
- Marcel Broodthaers, Galerie J, Paris, 8-21 mars 1966.
- Moules Œufs Frites Pots Charbon, Wide White Space Gallery, Anvers, 26 mai – 26 juin 1966.
- Peinture à l’Oeuf Peinture à l’Oeuf, Je retourne à la matière Je retrouve la tradition des primitifs, Galerie Cogeime, Bruxelles, 27 septembre – 9 octobre 1966.
- Marcel Broodt(h)aers / Court Circuit, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 13-25 avril 1967.
- Le Corbeau et le Renard, Wide Space Gallery, Anvers, 7-24 mars 1968.
- Marcel Broodthaers, Galerie Rudolf Zwirner, Cologne, septembre 1968.
- Musée d’art Moderne Département des Aigles, section XIXe siècle, rue de la Pépinière, Bruxelles, 27 septembre 1968 – 27 septembre 1969.
- Musée d’Art Moderne Département des Aigles, Section XVIIe siècle, A 37 90 89, Anvers, 27 septembre – 4 octobre 1969.
- Exposition Littéraire autour de Mallarmé. Marcel Broodthaers à la Deblioudebliou/S, Wide White Space Gallery, Anvers, 2-20 décembre 1969.
- Exposition littéraire et musicale autour de Mallarmé, Galerie Michael Werner, Cologne, 22 janvier – 20 février 1970.
- Musée d’Art Moderne Département des Aigles, Section XIXe siècle (bis), Städtische Kunsthalle, Düsseldorf, 14-15 février 1970.
- Musée d’Art Moderne Département des Aigles, Section Folklorique/Cabinet de Curiosités, Département Folklorique du Zeeuws Museum, Middelburg, 1970.
- Département des Aigles, projection d’un film du Musée d’Art Moderne, exposition de 40 dessins, Galerie Michael Werner, Cologne, 16 janvier – 15 février 1971.
- Musée d’Art Moderne Département des Aigles, Section Cinéma, Burgplatz 12, Düsseldorf, janvier 1971 – hiver 1972.
- Marcel Broodthaers : Relieftafeln-Filme, Galerie Ernst, Hanovre, 6-25 mars 1971.
- Figures anciennes et modernes, Wide White Space Gallery, Anvers, 27 septembre – 27 octobre 1971.
- Section Financière, Musée d’Art Moderne à vendre 1970-1971 pour cause de faillite, Galerie Michael Werner, Foire de Cologne, 5-10 octobre 1971.
- Film als Objekt-Objekt als Film, Städtisches Museum, Mönchengladbach, 21 octobre- 7 novembre 1971.
- Musée d’Art Moderne Département des Aigles, Section des Figures (Der Adler vom Oligozän bis heute), Städtische Kunsthalle, Düsseldorf, 16 mai-9 juillet 1972.
- Tractatus Logico-Catalogicus (ou l’art de vendre), Galerie MTL, Bruxelles, 18 mai - 17 juin 1972.
- La porte est ouverte. 27-8-1901 M.B. M.B. M.B…, Galerie Michael Werner, Cologne, 15 juin-4 juillet 1972.
- Le Corbeau et le Renard (1967-1972), Wide White Space Gallery, Anvers, 17-30 juin 1972.
- Musée d’art Moderne département des Aigles, Section Publicité, Documenta 5, Neue Galerie, Kassel, 30 juin-8 octobre 1972.
- Musée d’art Moderne département des Aigles, Section d’Art Moderne, Documenta 5, Kassel, 30 juin-15 août 1972.
- Musée d’art Moderne département des Aigles, Galerie du XXème siècle, Documenta 5, Kassel, 15 août- 8 octobre 1972.
- Catalogue-Catalogus, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 27 septembre-3 novembre 1974.
- Eloge du sujet, Kunstmuseum, Bâle, 5 octobre-3 novembre 1974.
- Décor. A conquest by Marcel Broodthaers, Institute of Contemporary Art, New gallery, Londres, 11 juin-6 juillet 1975.
- L’Angélus de Daumier, Centre National d’art contemporain, Hôtel Rothschild, Paris, 2 octobre-10 novembre 1975.
- Figure of Wax (Jeremy Bentham), The Slade School of Fine Arts, University College, Londres, 10 décembre 1975.
Principales expositions posthumes
modifier- Marcel Broodthaers. The Tate Gallery, Londres, 16 avril - 26 mai 1980.
- Marcel Broodthaers, Museum Boymans van Beuningen, Rotterdam, 14 février - 22 mars 1981.
- Marcel Broodthaers 1924-1976, Kunsthalle, Berne, 30 janvier -14 mars 1982.
- Marcel Broodthaers, Walker Art Center, Minnéapolis, 18 avril - 18 juin 1989 ; Museum of Contemporary Art, Los Angeles, 15 juillet - 22 octobre 1989 ; Carnegie Museum of Art, Pittsburgh, 20 janvier - 18 mars 1990.
- Marcel Broodthaers. L’architecte est absent. Le Maçon., Fondation pour l’architecture, Bruxelles, 10 octobre - 10 novembre 1991.
- Rétrospective Marcel Broodthaers, Galerie Nationale du Jeu de Paume, Paris, 17 décembre 1991 - 1er mars 1992.
- Marcel Broodthaers, Museo Nacional Reina Sofia, Madrid, 24 mars - 8 juin 1992.
- Marcel Broodthaers / Slide projections, Stedelijk Van Abbemuseum, Eindhoven, 13 septembre - 25 octobre 1992.
- Marcel Broodthaers: The Complete Prints and Multiples, Institute of Contemporary Art, London, 4 novembre - 6 décembre 1992.
- Marcel Broodthaers Cinéma, Fundacio Antoni Tapies, Barcelone, 17 avril - 29 juin 1997.
- Marcel Broodthaers Cinéma, Kunsthalle Düsseldorf, 27 septembre - 16 novembre 1997.
- Marcel Broodthaers, En lisant la Lorelei, MAMCO, Musée d’Art Moderne et Contemporain, Genève, 25 novembre 1997 - 15 février 1998.
- Marcel Broodthaers Cinéma, Centro Galego de Arte Contemporanea, Santiago de Compostelle, 28 novembre 1997 - 22 février 1998.
- Marcel Broodthaers, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 10 mars - 10 juin 2001.
- Marcel Broodthaers, Le Corbeau et le Renard, Nationalgalerie im Hamburger Bahnhof, Berlin, avril - juillet 2001.
- Marcel Broodthaers, L’espace de l’écriture, MAMbo, Museo d’Arte Moderna di Bologna, 26 janvier – 6 mai 2012.
- Marcel Broodthaers, Hôtel de la Monnaie, Paris, 16 avril – 5 juillet 2015.
- Marcel Broodthaers, Fridericianum, Kassel, 17 juillet - 11 octobre 2015.
- Marcel Broodthaers A Retrospective, MoMA, New York, 9 février - 15 mai 2016.
- Marcel Broodthaers Una retrospectiva, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid, 5 octobre 2016 - 9 janvier 2017.
- Marcel Broodthaers Eine Retrospektive, K21, Düsseldorf, 4 mars -11 juin 2017.
- Marcel Broodthaers Poetry and Images, Garage, Moscou, 29 septembre 2018 – 3 février 2019.
- Marcel Broodthaers Soleil politique, M HKA, Anvers, 4 octobre 2019 - 19 janvier 2020.
- Marcel Broodthaers Poèmes industriels, Wiels, Bruxelles, 10 septembre 2021 – 9 janvier 2022.
Principales collections muséales
modifier- MoMa, New York
- Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles
- Le Broodthaerskabinet au SMAK, Gand
- Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam
- Collection Pinault
Toponymie
modifierLa place Marcel Broodthaers est située dans la commune de Saint-Gilles dans la Région de Bruxelles-Capitale[8].
Anecdotes
modifier- Dans l'hebdomadaire bruxellois Germinal du , Marcel Broodthaers présente un article titré Le ballon, ce n'est pas fait pour se tuer.
- Cet article est présenté en première page de l'édition Steidl Verlag, Marcel Broodthaers, texte et photos. En feuilletant ce livre on comprend que l'objet regardé, cadré par l'artiste, est à sa juste place pour le rendre praticable.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 (en) Benjamin H. D. Buchloh, Broodthaers. Writings, Interviews, Photographs, Cambridge, The MIT Press, , p. 67
- 1 2 3 4 5 6 Manuel J. Borja-Villel, Michael Compton et Maria Gilissen, Marcel Broodthaers : Cinéma, Barcelone,, Fundació Antoni Tàpies, , p.2O
- ↑ Éditions Larousse, « Encyclopédie Larousse en ligne - Marcel Broodthaers », sur www.larousse.fr (consulté le ).
- ↑ « Marcel Broothaers », sur www.muhka.be (consulté le ).
- ↑ Laurent Boudier, « Marcel Broodthaers : l'œuvre loufoque d'un maître du pastiche », sur Télérama, .
- ↑ Belga, « Il y a quarante ans disparaissait Marcel Broodthaers », RTBF, .
- 1 2 3 (en) Rosalind Krauss, A Voyage on the North Sea ». Art in the Age of the Post-Medium Condition, Londres, Thames & Hudson,
- ↑ Région de Bruxelles-Capitale, inventaire du patrimoine architectural, « Place Marcel Broodthaers », sur Irismonument.be (consulté le ).
Annexes
modifierBibliographie
modifier- 10,000 Francs Reward: Marcel Broodthaers, New York, Printed Matter, Inc. & Bruxelles, Département des Aigles, 2016 (présentation en ligne).
- Jean-Philippe Antoine, Marcel Broodthaers : moule, muse, méduse, Dijon, les Presses du réel, 2006.
- Marcel Broodthaers, Marcel Broodthaers par lui-même, Gent, Ludion-Flammarion, 1998.
- Marie-Puck Broodthaers, Marcel Broodthaers : livre d'images, Paris, Flammarion, 2013.
- Susanne König, Marcel Broodthaers, Berlin, Musée d'Art moderne, Département des Aigles, 2012.
- Gloria Moure (dir.), Marcel Broodthaers: Collected Writings, Barcelone, Ediciones Poligrafa, 2012.
- (en) Christophe Cherix, Benjamin Buchloh, Cathleen Chaffee et Jean-François Chévrier, Marcel Broodthaers : a retrospective, New York, Museum of Modern Art, , 351 p. (ISBN 978-0-87070-962-3).
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Art Institute of Chicago
- Art UK
- Artists of the World Online
- Bénézit
- Bridgeman Art Library
- Collection de peintures de l'État de Bavière
- Delarge
- Dictionnaire des peintres belges
- Galerie nationale de Finlande
- Grove Art Online
- Musée national centre d'art Reina Sofía
- Musée national du Victoria
- Museum of Modern Art
- MutualArt
- National Gallery of Art
- RKDartists
- Tate
- Te Papa Tongarewa
- Union List of Artist Names
- Ressources relatives à la musique :
- Ressource relative au spectacle :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Collection Frac Bretagne
- (ru) Exposition au musée Garage à Moscou en 2018-2019.
- [audio] Marcel Broodthaers en grande discussion avec son chat sur quelques questions épineuses de l'art contemporain, sur ARTERadio.com.
- « Site de Marie-Puck Broodthaers », sur broodthaersmp.be (consulté le ).
- Marcel Broodthaers. Cinéma Exposition à la Fundació Antoni Tàpies.
- « Marcel Broodthaers : Poèmes industriels, lettres ouvertes » (présentation de la rétrospective), sur Wiels, Bruxelles, (consulté le ).