Marcel Durry
Marcel Durry, né le à Tavey (Haute-Saône)[1] et mort le 23 janvier 1978 à Paris (4e arrondissement)[2], est un latiniste français. Il fut doyen de la faculté des lettres de Paris de 1964 à 1968.
| Président Fédération Internationale des associations d’études classiques | |
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| Doyen Faculté des lettres de Paris | |
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| Membre de l'École française de Rome | |
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Biographie
modifierMarcel Durry est issu d'une famille d'enseignants. Son père, Charles Chrysostome Durry, est enseignant ; en 1885, il est reçu, le septième, à l'agrégation de grammaire[3].
Durant la Grande Guerre, Marcel Durry s'engage volontairement par devancement d'appel pour la durée de la guerre au sein du 93e régiment d'infanterie. Le 29 septembre 1915, il est fait prisonnier et détenu à Soltau (Allemagne, land de Basse-Saxe), jusqu'à la fin de la guerre[4].
En 1919, Marcel Durry est reçu à l'École normale supérieure[5]. En 1921, il est reçu, le cinquième ex æquo avec Henry de Bouillane de Lacoste, à l'agrégation de lettres[6].
Ancien membre de l'École française de Rome, il a été l'élève de Jérôme Carcopino. Il enseigne à l'université de Caen, puis est nommé professeur à la Sorbonne en 1941 ; en , il est révoqué par le gouvernement de Vichy. Il retrouve son poste à la Libération. Directeur de l'Institut d'études latines de la Sorbonne, doyen de la faculté des lettres de Paris de 1964 à 1968, c'est lui qui est à ce poste au moment des événements de mai 1968.
Il est administrateur de la Société des études latines de 1962[7] à 1976 et président de la Fédération internationale des associations d’études classiques de 1969 à 1974.
Il est l'époux de Marie-Jeanne Durry, née Walter, professeur de littérature française à la Sorbonne et directrice de l'École normale supérieure de jeunes filles (Sèvres) de 1956 à 1974. Ils sont les parents de Georges Durry (né en 1930), ancien président et professeur émérite de l'université Panthéon-Assas Paris II, et de Jean Durry (né en 1936), journaliste sportif et créateur du Musée national du sport.
Publications
modifier- Les cohortes prétoriennes (« Bibliothèque des Écoles française d'Athènes et de Rome », 146), Paris, De Boccard, 1938, 454 p., ill. ; rééd., 1968 (thèse).
- Le Panégyrique de Trajan (« Collection d'études anciennes publiée sous le patronage de l'Association Guillaume Budé », 1), Paris, 1938 (thèse complémentaire).
- Pline le Jeune, Lettres (livre X) - Panégyrique de Trajan (« Collection des universités de France »), Paris, Les Belles Lettres, 1947 ; réimpr. 2002.
- Laudatio Turiae : Éloge funèbre d'une matrone romaine. Éloge dit de Turia. Texte établi, traduit et commenté par Marcel Durry (« Coll. des Universités de France »), Paris, Les Belles Lettres, 1950.
Notes et références
modifier- ↑ Archives départementales de la Haute-Saône, « Etat civil de Tavey, naissances mariages et décès de 1893 à 1902, acte n°6, vue 28 / 114 »
, sur https://archives.haute-saone.fr (consulté le ) - ↑ Archives de Paris, « État civil du 4e arrondissement, registre des décès du 2 janvier au 24 avril 1978, acte n°65, vue 7 / 31, 4D 358 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 »
, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le ) - ↑ Archives de Paris, « Registre des matricules militaires, 3e bureau de recrutement de la Seine, classe 1915, matricule n°877, D4R1 1861 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ Association des anciens élèves, élèves et amis de l’École normale supérieure, « L'annuaire »
, sur https://www.archicubes.ens.fr (consulté le ) - ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 »
, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le ) - ↑ Il succède à Jules Marouzeau, le fondateur.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jacques Heurgon, « Marcel Durry », Bulletin de l'Association Guillaume Budé, 1978-1, p. 1-3 (en ligne).
- Pierre Grimal, « Le doyen Marcel Durry (1895–1978) », Revue des études latines, 55 (1977), p. 28–32.
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la recherche :