Marcel Jean (cyclisme)
Marcel Jean, né le à Paris 5e et mort le à Pessac[1], est un coureur cycliste français, spécialiste de la piste.
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Biographie
modifierMarcel Jean est le fils de Marthe Plantard (1882-1936)[note 1],[2],[3] et le demi-frère cadet de Lucien Faucheux.
Vers l’âge de vingt ans, il court sous les couleurs de Lutèce-Sportif, fait ses débuts en 1926 sur la piste de la Cipale et connait ses premiers succès. Durant la saison hivernale, il participe à la « Médaille » au Vél’ d’Hiv[4],[5],[6]. Il est qualifié pour la Grand Finale mais tombe[7]. Lucien Faucheux estime que pour devenir un bon coureur cycliste, il faut tout d’abord faire de la route et le présente à Paul Ruinart, qui accepte d’essayer d’en faire un « Olympien ». Marcel porte durant toute l’année 1927 le maillot du V.C.L. enlevant même quelques interclubs[8],[9]. À la fin de la saison il retourne à la « Cipale »[10]. Et l’hiver lui permet de renouer avec la piste du Vél’ d’Hiv sur laquelle, tant en course qu’à l’entraînement, il réalise de très beaux exploits. Aussi, le , il arbore à nouveau le maillot de Lutèce-Sportif cher à Rosine Picquart. Marcel Jean gagne des épreuves : vitesse, individuelles, américaines. Un déplacement en Pologne lui permet de remporter des victoires devant les meilleurs amateurs étrangers. De retour en France, il enlève à la « Cipale » le prix Alfred Riguelle. Il passe aspirant (professionnel) en [11]. Il court des américaines avec son ami René Hournon[12],[13]. N'arrivant pas à percer dans cette discipline[14], il retourne au sprint pur[15].
En , il est le vainqueur de la finale des seconds du Grand Prix du Conseil Municipal[16] et termine premier du match de vitesse franco-allemand (Jean, Matheron vs.Steffes, Oszmella)[17]. En juillet, il finit troisième du Prix Hourlier-Comès, américaine de 50 km, avec René Hournon[18]; puis demi-finaliste du Grand Prix de Montrouge à Buffalo[19].
Durant la saison hivernale 1930/31, avec Roger Beaufrand et Raymond Mourand, il brigue la place de troisième sprinter français derrière Lucien Michard et Lucien Faucheux[20] mais finit 3e de la poule nationale de vitesse, qualification pour le critérium national d'hiver, derrière Mourand et Beaufrand[21]. En , il part pour 15 jours au Maroc. Il bat Mario Bergamini sur la piste du vélodrome de Casablanca[22]. Il ne revient que 3 mois plus tard sans avoir donné beaucoup de ses nouvelles[23]. En , il annonce qu'il raccroche[24].
En , il bat Lucien Michard et Avanti Martinetti dans le Grand Prix de la Toussaint au Vél’ d’Hiv et finit 3e derrière Falck Hansen et Scherens[25]; il est demi-finaliste du Grand Prix du conseil municipal[26].
En 1935, il prend le départ de Paris-Caen comme sixième homme dans l'équipe de Speicher, Mithouard[27], En 1935 et 1936, il organise des épreuves sur home-trainer en Espagne[28].
En 1939, il est responsable de la section corporative du C.V. des Marchés[29].
Sa fille, Germaine Voisin, se marie avec le coureur Guy Renaudin en 1943[30].
Palmarès
modifierChampionnats de France
modifierGrand Prix
modifier- 1928
- 1929
- Prix Émile Friol
- 3e du Grand Prix de l'UCI
- 2e du Grand Prix de Pâques d'Angoulême
- Prix Hourlier-Comès avec René Hournon[18]
- Coupe Lanaure à Saint-Étienne[36]
- Grand Handicap d'Automne à Buffalo[37]
- 1930
- 3e du Prix France-Italie de vitesse[38].
- 1932
- 3e du Grand Prix de Bordeaux-Paris[39]
- Prix de l'Assomption[40]
- 3e Grand Prix de la Toussaint[25]
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Marthe Plantard, épouse Faucheux, puis épouse Colas, infirmière à l'hôpital d'Ivry. Elle y soigne notamment Auguste Wambst, atteint de fièvre typhoïde et hospitalisé dans son service en 1928, puis infirmière-major à l'hôpital Saint-Antoine. À la retraite, en 1933, elle devient gouvernante au camp d'entrainement du Vélo Club de Levallois à La Celle-Saint-Cloud
Références
modifier- ↑ « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
- ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Miroir des sports », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « La 7e Course de la Médaille », L'Auto, (lire en ligne)
- ↑ « Course des Médaillés », L'Auto, (lire en ligne)
- ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « La Pédale », sur Gallica, (consulté le )
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- ↑ « La Pédale », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Auto-vélo », sur Gallica, (consulté le )
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- 1 2 « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
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- ↑ « Paris-soir », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Auto-vélo », sur Gallica, (consulté le )
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- ↑ « Le Forez sportif », sur Gallica, (consulté le )
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- ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressource relative au sport :
- Photographies de presse lire en ligne sur Gallica