Marceline Miéville
Marceline Miéville, née le à Lausanne (originaire du même lieu) et morte le dans cette même ville, est une personnalité politique suisse, membre du Parti ouvrier et populaire.
| Marceline Miéville | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée au Grand Conseil du canton de Vaud | |
| – | |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Marceline Cordone |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Lausanne |
| Date de décès | (à 92 ans) |
| Lieu de décès | Lausanne |
| Parti politique | Parti ouvrier et populaire |
| Père | Adrien Miéville |
| Diplômée de | Université de Lausanne |
| Profession | médecin dentaire |
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Première femme candidate à des élections fédérales en Suisse, en 1959 pour le Conseil des États, elle siège au Grand Conseil du canton de Vaud de 1962 à 1969.
Biographie
modifierOrigines et famille
modifierMarceline Miéville naît Marceline Cordone le à Lausanne[1], dans le canton de Vaud, en Suisse. Elle est originaire de la même commune[1].
Son père, Raphaël Cordone, est enseignant au gymnase ; sa mère est née Berthe Collet[1].
Elle épouse en 1950 Jean Miéville, architecte, fils d’Adrien Miéville, médecin, membre fondateur du Parti ouvrier populaire[1] et conseiller national[2]. Ils sont parents d'une fille[3]. En 1980, après son divorce, elle reprend son nom de naissance[1].
Études et parcours professionnel
modifierMarceline Cordone étudie la médecine dentaire à Lausanne et Genève[1]. Elle obtient sa licence en 1947 à l'Université de Lausanne[4] et l'autorisation de pratiquer à Lausanne en 1952[5].
Mort
modifierParcours politique
modifierMilitante féministe, membre de la section lausannoise de l’Association suisse pour le suffrage féminin à partir de 1957, marquée par le tiers-mondisme, elle est un membre actif de la Fédération des femmes suisses pour la paix et le progrès, membre du Parti ouvrier populaire (POP), puis à partir de 1969 (à la suite de l'invasion de la Tchécoslovaquie par le pacte de Varsovie[7]) de la Ligue marxiste révolutionnaire[1].
Marceline Miéville siège au Grand Conseil du canton de Vaud de 1962 à 1969. Elle est la première femme en Suisse à se présenter à une élection fédérale, portée par le POP comme candidate au Conseil des États en 1959. Sa candidature suscite un intérêt médiatique dans toute la Suisse et jusqu’à l’étranger. Créditée de 15 % des voix (17 643 suffrages), elle fait un score honorable, réunissant quelques milliers de voix au-delà des forces électorales de son parti. Relevant du droit cantonal, l’élection au Conseil des États est ouverte aux Vaudoises depuis l’introduction dans la constitution cantonale de 1959 du droit de vote et d'éligibilité des femmes (article 23) ; elles doivent attendre 1971 pour pouvoir participer aux élections au Conseil national[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Pauline Milani, « Miéville, Marceline » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ Pierre Jeanneret, « Adrien Miéville » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ (de) « Bürgerliche Zeitung wirbt für die Kommunisten », Thurgauer Zeitung, vol. 161, no 206, , p. 2 (lire en ligne)
- ↑ « Cordone, Marceline », sur Base de données des élites suisses (consulté le )
- ↑ Max Syfrig, « Maintenant il faut choisir », La Tribune de Lausanne, , p. 5 (lire en ligne)
- ↑ « Marceline Cordone » (avis de décès), 24 heures, (consulté le )
- ↑ Léo Bolliger, « Nous allons vers de nouvelles luttes sociales », 24 heures, , p. 2 (lire en ligne)
Bibliographie
modifier- Pauline Milani, Femmes dans la mouvance communiste suisse : la Fédération des femmes suisses pour la paix et le progrès : un militantisme entre conservatisme et émancipation, 1952-1969, Neuchâtel, Éditions Alphil, coll. « Histoire et société », , 177 p. (ISBN 978-2-940235-26-1)
- Pierre Jeanneret, Popistes: histoire du Parti ouvrier et populaire vaudois, 1943-2001, Éditions d'en bas, 2002
Liens externes
modifier- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :