Marguerite Cornillac
Marguerite Cornillac est une peintre et décoratrice, le à Châtillon-sur-Seine, et morte le dans le 9e arrondissement de Paris[1].
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Maleck |
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Jacqueline Bret-André (fille adoptive) |
Biographie
modifierLucie Jeanne "Marguerite" Cornillac est la fille d'un banquier, sa mère tient un salon à Lyon.
Marguerite Cornillac, dite Maleck, est artiste peintre. Elle est l'élève de Jean Scohy, François Vernay et Pierre Puvis de Chavannes, comme Jacques Martin (peintre).
Elle est l’amie de Marius Mermillon, de Pierre Bonnard. Elle est l'un des modèles favoris d’Auguste Renoir. Elle compte parmi ses clients Jeanne Bourgeois, dite Mistinguett, et le Moulin-Rouge.
En 1905, elle épouse le peintre Albert André[2]. Le couple, installé boulevard Rochechouart, reçoit des compositeurs, des critiques d’art et des peintres, tels Claude Monet et Camille Pissarro ou George Besson.
Maleck embauche Jacqueline Bretegnier, une jeune femme née en 1904 à Belfort, pour confectionner des costumes de théâtre. Jacqueline restera finalement trente ans aux côtés du couple, devenant l’égérie d’Albert André.
Œuvre
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En 1885, elle expose au Salon de Lyon. En 1888, elle est très déçue de constater qu'un de ses tableau retenu n'est pas exposé. Elle décide de s'installer à Paris. Encouragée par Puvis de Chavanes, qui a remarqué un Christ monumental peint en 1889, elle persévère dans la peinture décorative grand format.
Elle expose au Salon du Champ de Mars une grande composition qui est acquise en 1891, pour décorer l'amphithéâtre Laprade de la faculté de médecine (actuellement Université Lyon 2).
Elle a conçu sept grands panneaux décoratifs, illustrant des scènes de l'histoire municipale de Lyon, pour la salle du Conseil municipal dans l'Hôtel de ville de Lyon (1901-1908)[3].
Elle réalise des œuvres pour plusieurs églises de l'Ardèche.
- Panneaux de l'Hôtel-de-ville de Lyon
- La Liberté apportant les droits de l'homme.
- Pose de la première pierre.
- L'antique Table de Claude.
- Entrée officielle de Palerne de Savy.
- Gaspard de Montconys et les Échevins tiennent une première séance.
- Étienne Turquet et Barhelemy Naris obtiennent d'établir une manufacture de draps d'or, d'argent et de soie.
- Le Commandant Sériziat en marche pour la frontière.
Ses représentations
modifier- Son portrait, peint en 1893 par Jacques Martin se trouve au musée des Beaux-Arts de Lyon[4],[5].
Il a été exposé château de Charnay (Rhône) et a inspiré un spectacle, du 2 au , par l’association « Les Gens de Charnay»[6], .
Notes et références
modifier- ↑ Archives de Côte d'Or en ligne, acte de naissance no 219 du 02/12/1862, vue 616/740, avec mention marginale de décès
- ↑ (en) Jayne Wrightsman, The Wrightsman Pictures, Metropolitan Museum of Art, , 440 p. (ISBN 978-1-58839-144-5, lire en ligne)
- ↑ Patrice Beghain 2009, p. 339.
- ↑ Base Palissy
- ↑ « tableau et cadre : Mlle Cornillac - POP », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Tableau de Maleck
- ↑ Sur le site de la RMN
- ↑ Gilbert Blanchon, « Le tableau de Maleck inspire « Les Gens de Charnay » », Le Progrès, (lire en ligne, consulté le )
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, t. 3, Gründ, (ISBN 978-2700030105), p. 898.
- Patrice Béghain, Dictionnaire historique de Lyon, Lyon, Stéphane Bachès, , 1664 p. (ISBN 978-2-915266-65-8, BNF 42001687), p.228plume=oui.
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Correspondance du couple avec George Besson sur le site Mémoire vive patrimoine numérisé de Besançon