Hôtel de ville de Lyon
L'hôtel de ville de Lyon se situe dans le 1er arrondissement de Lyon, au n° 1 place de la Comédie, où il fait face à l'Opéra, anciennement le Grand Théâtre, du « siècle des Lumières ». Il est construit au XVIIe siècle, dans le quartier des Terreaux. Suite à la décision du Consulat d'édifier un Hôtel de ville digne de la cité en 1644[1], il est l'un des plus imposants bâtiments historiques.
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Architecture baroque rococo et classique |
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Il fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [2]. De nos jours, il accueille le conseil municipal dix fois dans l'année[3].
Histoire
modifierConstruction
modifierAu XVIIe siècle, la Presqu'île devient centre-ville, la place des Terreaux devient le cœur de la ville, elle s'embellit de l'Hôtel de Ville bâti entre 1646 et 1672, sous la direction de l'architecte Simon Maupin.
Auparavant, le Consulat se réunissait dans l'hôtel de la Couronne (actuel musée de l'Imprimerie), situé au numéro 13, rue de la Poulaillerie[4],[5]. Cette maison commune devient trop exiguë et trop modeste pour l'administration d'une ville telle que Lyon[4]. Le , l'hôtel de la Couronne est vendu aux enchères publiques pour 5 200 livres ; cet argent va servir à financer la construction du nouvel Hôtel de Ville[4].

Les plans de cet édifice sont confiés à Simon Maupin, le [5]. Il se rend à Paris pour prendre conseil auprès de Jacques Lemercier, architecte du roi[5] et de Girard Desargues[4],[5]. L'architecte voyer, Simon Maupin est le maître d'œuvre. L'architecte mathématicien, Girard Desargues a un rôle essentiel, les deux escaliers qui lui sont attribués témoignent de son ingéniosité[7]. Le , le roi donne son accord par lettre de cachet[4]. La première pierre est posée le [1] de la même année, en l'honneur du roi Louis XIV, le jour de son anniversaire.

A la fin des années 1640 les travaux sont interrompus, les plans de Maupin ne seront pas respectés. Sur la façade Est, le portail et l'aile droite restent inachevés, le corps de logis destiné à servir d'arsenal à la ville ne sera pas construit. Le vaste jardin qui se prolonge presque jusqu'au Rhône est planté et arboré à partir de 1649.[8] Le , Simon Maupin démissionne de sa charge de voyer de la ville de Lyon. C'est son fils Ennemond qui lui succède[4], mais il démissionne le suivant[4]. Les travaux rencontrent des problèmes de malfaçons peut-être dus au manque de financement[4].
À la fin de l'année 1652, le bâtiment donnant sur la place des Terreaux est construit. Les échevins tiennent leur première séance consulaire dans la chapelle de l'Hôtel de Ville, le [9]. En 1654, l'ensemble des bâtiments est pratiquement achevé. La décoration se poursuit pendant plusieurs années. Le , le Consulat engage Thomas Blanchet pour être l'associé de Germain Panthot, peintre de la ville de Lyon[10]. Thomas Blanchet arrive de Rome avec des recommandations d'artistes reconnus. Il réside dans l'Hôtel de Ville. Le décor de la Grande Salle lui est confié, il est achevé en 1668, il conçoit et réalise le décor de l'escalier d'Honneur en 1661, puis en 1669 le salon de la Conservation, en 1671 le Salon de la Nomination[11].
Les travaux de l'Hôtel de Ville se terminent en 1672, ils auront duré 26 ans[5]. Le palais communal passe pour être le plus vaste et le plus somptueux des hôtels de ville en France à cette époque. Les décors sont admirés par les visiteurs étrangers tels Nicodème Tessin qui les présente comme étant les plus prestigieux de son temps en Europe. Les descriptions de Ménestrier[12] qui a participé au programme iconographique, témoignent de la signification morale et politique des décors lesquels illustrent l'importance de la ville de Lyon dans le royaume de France[11].
La pierre de construction provient de quatre origines différentes : la « pierre de Villebois » (Ain) pour les soubassements, les pierres de Seyssel, de Cleyssy et de Saint-Cyr pour l'édifice[4].
Incendie
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Deux ans après son achèvement, le , l'Hôtel de Ville est victime d'un incendie[5],[13]. Le feu détruit la Grande Salle des fêtes et la chapelle, détériore le beffroi, les combles et la toiture. L'escalier d'honneur, les archives et le Salon Henri IV sont gravement endommagés[5]. Il est urgent de préserver le toit des intempéries afin que les dommages ne s'aggravent pas, mais le Consulat a trop de dettes. Trois ans plus tard, le , Thomas Blanchet est chargé de restaurer la façade et le beffroi, il propose des projets, mais les fonds nécessaires manquent[5] et le bâtiment continue de se détériorer. Selon Lucie Galactéros, les dessins de Blanchet auraient inspiré Mansart pour la rénovation qu'il fait au siècle suivant[14].
Travaux aux XVIIIe et XIXe siècles
modifierLe , soit vingt-cinq ans plus tard, la décision est enfin prise de restaurer l'Hôtel de Ville. Les travaux débutent en 1701 et s'achèvent en 1703[5]. Les projets, destinés à restaurer les bâtiments endommagés et à les moderniser[5], suivent les plans de Jules Hardouin-Mansart et de son beau-frère et assistant Robert de Cotte[15].
Dans ce quartier très commercial, vers 1730, les jardins de l'Hôtel de ville se trouvent entourés d'immeubles hauts et manquent de lumière, il est décidé de les supprimer[16] pour permettre la construction du premier théâtre à l'italienne de France dessiné par Soufflot dont l'intérieur est décoré par Antoine Morand. Soufflot achève ce projet en 1756 et réalise aussi une place carrée entre l'hôtel de ville et le théâtre, développant ainsi une nouvelle relation entre édifices publics et environnement commercial et de loisir qui inspirera de nombreux centres urbains[17]. L'architecte Etienne Gaillard est chargé en 1764 de restaurer la façade est. Il achève l'aile droite et ferme la cour basse avec deux pavillons.[16]

En 1793 au cours de la Révolution, il est bombardé par les troupes de la Convention. Le demi-relief représentant Louis XIV à cheval au milieu de la façade est supprimé puis remplacé par le Bon Roi Henri dans la même posture[13]. Il est l'œuvre du sculpteur Jean-François Legendre-Héral et date de 1829, pendant la Restauration. L'édifice est rénové seulement à partir de 1850 (information Ville de Lyon), à la suite d'un second incendie le [notes 1], sous le Second Empire[3], notamment lors de travaux effectués par Louis Cécile Flacheron alors architecte de la ville. Tony Desjardins, architecte en chef de la ville de Lyon dirige la restauration générale de l'Hôtel de Ville de 1854 à 1866, aidé notamment par les sculpteurs Guillaume Bonnet et Joseph-Hugues Fabisch.

Un lieu chargé d'histoire
modifierPendant la Commune de Lyon, l'hôtel de ville de Lyon est pris d'assaut par les manifestants. C'est depuis le balcon de celui-ci qu'un Comité de salut public proclame la République, quelques heures avant Paris, sous les acclamations de la foule massée sur la place des Terreaux. Mikhaïl Bakounine, présent sur place, considère alors Lyon comme la capitale du socialisme[19].
Au XXe siècle
modifierEn 1910, à l'initiative de Edouard Herriot la restauration de la façade Est est engagée. Les réparations sont particulièrement nécessaires car les pierres (calcaire de Saint-Restitut et Saint-Just) utilisées dans les réparations de 1854 sont fortement dégradées. Et c'est en urgence (avant la réponse des Monuments historiques) en 1911 que les travaux commencent, conduits par l'architecte Charles Meysson. La pierre des Estaillades permet la réfection complète de la balustrade, des rampants, des statues de Minerve et Hercule ainsi que la partie supérieure du beffroi. Les travaux achevés en 1914 permettent aussi l'installation du carillon.

À la Libération, le , le Général de Gaulle se présente au balcon de l'hôtel de ville de Lyon et prononce devant la place des Terreaux son célèbre discours :
« Comment dire à Lyon toute l’émotion, toute la gratitude que je ressens dans cette capitale gauloise qui fut ensuite la capitale de la Résistance française et qui est aujourd’hui une très grande ville de notre France couverte de blessures, éclatante dans son honneur et emportée par son espérance. »[20],[21].
Eléments architecturaux extérieurs
modifierRez-de-chaussée
modifierL'entrée s'ouvre sur la place des Terreaux. Deux cours séparées par un hémicycle se présentent après avoir franchi la galerie corps de passage d'entrée.
Cour basse
modifierElle offre une perspective sur les cours intérieures en gradins et portiques et sur le beffroi.
Cour haute ou cour d'honneur
modifierElle est séparée de la cour basse par une arcade.
Sculptures :
- Nymphée (par Tony Desjardins et Abraham Hirsch) avec la fontaine d'Amphitrite (par Charles-François Bailly) et les statues autour : Neptune (par Vincent Fontan en 1886), Galatée (par Jean Mathelin en 1883), Polyphème (par Lucien Pascal en 1883), et une Naïade (par la Maison Barbedienne) ; les 4 statues en pierre de Tarascon remplacent celles de Jacques Mimerel, déposées en 1857, mais s'en inspirent[22].
- Cour Haute.
- Escalier menant de la cour basse à la cour haute.
- Escalier des Archives.
Façade ouest place des Terreaux
modifierAu rez-de-chaussée, les fenêtres sont ornées de quatre médaillons sculptés à l'origine par Claude Warin et repris par Joseph-Hugues Fabisch ; ils représentent Louis XIV, Louis XIII, Anne d'Autriche et Henri IV[23]. Au deuxième étage, le relief central présentait, avant d'être détruit à la Révolution, une statue équestre de Louis XIV et les armoiries de France de Marc Chabry ; l'ensemble a été remplacé en 1828 par une statue de Henri IV à cheval et deux atlantes de Jean-François Legendre-Héral[23]. Au-dessus, le blason de Lyon est tenu par deux Renommées[23]. Sur le beffroi, au-dessus de l'horloge se trouvent les allégories du Rhône et de la Saône[23]. De chaque côté, sur les balustrades à l'italienne, les statues d'Hercule (Fabisch) et de Minerve (Guillaume Bonnet) ont remplacé en 1854 celles de Guillaume Simon qui dataient de 1703[24]. Sur les rampants des pavillons sont représentées les quatre vertus cardinales : au nord, la Justice et la Vérité par Fabisch, au sud, la Force et la Prudence par Bonnet[24].
On pénètre, en entrant par le perron qui comporte quatorze marches.
L'intérieur de l'Hôtel de ville
modifierRez-de-chaussée
modifierLa haute porte en chêne sculpté qui donne accès aux pièces du rez-de-chaussée est un chef-d'œuvre de la sculpture sur bois du XVIIe siècle[25]. Ses deux vantaux sont sertis de deux médaillons en bronze représentant des enfants sur des lions. Cette porte date de 1651[26].
Elle est ornée d’un heurtoir qui est devenu un élément emblématique du patrimoine lyonnais. Restauré et réinstallé après plusieurs disparitions et dégradations au fil du temps[27], il témoigne de l’humour populaire attaché à l’histoire de la ville. En effet, le heurtoir, qui représente un enfant joufflu dont les fesses servent à frapper la porte est surnommé « Tony Tape-du-Cul », et appartient au folklore populaire lyonnais[28].
Selon une légende apparue autour de la grande famine de 1693, un habitant surnommé Tony Tape-du-Cul aurait forcé les portes de l’Hôtel de Ville en les heurtant de son postérieur afin de réclamer de l’aide pour la population affamée[29]. En souvenir de cet épisode, un heurtoir satirique aurait ensuite été installé sur la façade. Si les historiens considèrent aujourd’hui ce récit comme une tradition orale plus que comme un fait établi[30], le heurtoir demeure une curiosité liée à l’histoire de l’Hôtel de ville de Lyon.
- Porte d'entrée de l'Hôtel de ville
- Médaillon battant droit
- Heurtoir Tony Tape-du-cul
Grand Vestibule d'entrée ou Atrium
modifierLa porte ouvre sur le Grand Vestibule, lorsqu'on pénètre dans l'entrée principale de la place des Terreaux. Sur cette façade, quatre fenêtres laissent entrer la lumière. Il donne de plain pied sur la cour-haute dont il est séparé par un portique à trois arcades. La voûte en arc surbaissée est remarquable [26].
Le grand vestibule, permettant l'accès à différents espaces, était à l'origine appelé aussi la salle des pas perdus[31]. Il est, de nos jours, dénommé atrium et sert de lieu d'accueil du public pour des évènements et des expositions.
Escalier ovale à puits central
modifierA gauche, se trouve l'escalier ovale, dit des archives. Il est attribué à Girard Desargues[32]. Sa construction en forme hélicoïdale fut admirée par ses contemporains.
Salle de l'Abondance
modifierA droite du grand vestibule, c'est l'une des pièces les plus anciennes du bâtiment. Elle servait autrefois aux séances des magistrats chargés de la subsistance de la ville. Le plafond à la française est formé de poutrelles apparentes supportées par des cariatides. Une grande cheminée en pierre sculptée apportait de la chaleur dans la pièce[33].
Salle du Conseil municipal
modifierL'entrée se trouve à droite sur la cour d'honneur. Cette salle est voûtée. Les gradins sont disposés en hémicycle. Au-dessus de la porte, se trouve une imposte en fer forgé du début XVIIIe siècle[33].
Le buste de Marianne est à la place centrale. Sur les murs, sept panneaux décoratifs illustrent l'histoire municipale de Lyon. Ils sont l'œuvre de Marguerite Cornillac[34].
- Salle du conseil.
- Buste de Marianne
- Panneaux de Marguerite Cornillac
- La Liberté apportant les droits de l'homme.
- Pose de la première pierre.
- L'antique Table de Claude.
- Entrée officielle de Palerne de Savy.
- Gaspard de Montconys et les Échevins tiennent une première séance.
- Étienne Turquet et Barhelemy Naris obtiennent d'établir une manufacture de draps d'or, d'argent et de soie.
- Le Commandant Sériziat en marche pour la frontière.
Bureau du Maire
modifierIl est situé sur la façade est de l'Hôtel de Ville dans l'aileron au nord, face à l'Opéra. La pièce est recouverte de soierie lyonnaise, de panneaux, de boiseries, d'emblèmes impériaux. Deux grandes œuvres picturales recouvrent le plafond (œuvre de Louis Janmot) et le dessus de la cheminée "Allégorie du Suffrage universel" de Joanny Domer.
1er étage
modifierGrand escalier d'honneur
modifierSitué en Cour haute en encoignure Sud-Ouest, il conduit aux salons du premier étage.
Œuvre de Thomas Blanchet architecte, peintre et décorateur de le Hôtel de ville au XVIIe siècle. Peint entre 1658 et 1667. Il est remarquable par sa décoration qui évoque le Grand Incendie de Lugdunum pendant le règne de l'empereur Néron, en l'an 64.
- Plafond.
- Mur ouest.
- Mur est.
- Sous l'escalier.
Salons rouges
modifierA l'est de l'escalier, on y trouve des médaillons représentant les étapes successives de la production de la soie et sur la cheminée, on remarque une copie de taille réduite de la statue de Marie Leczinzska en Junon de Guillaume Coustou du Musée du Louvre.
Chapelle
modifierDerrière le grand vestibule, à proximité de la Grande salle des fêtes. Achevée en 1652, elle sert au Consulat pour ses premiers conseils.
Voir aussi l'article détaillé Chapelle de l'Hôtel de Ville de Lyon
Grande Salle des fêtes, ou Salon Justin Godart
modifierDesservie par l'escalier d'honneur, ses cinq fenêtres donnent sur la place des Terreaux. Elle est longue de vingt-six mètres et large de douze mètres cinquante. L'incendie de 1674 a détruit la décoration de Thomas Blanchet (1655). Le modello du plafond, Le temple d'Auguste[35] est conservé au Musée des Beaux-Arts de Lyon. Les décors des murs sont connus grâce aux dessins, conservés au Nationalmuseum de Stockholm[36]. La restauration après 1717, entreprise par J. Hardoin-Mansart est réalisée en menuiserie et en toile peinte alors qu'il avait souhaité du marbre et de la pierre. On note aussi la présence d'un bas-relief en bronze représentant la fondation de Lyon par Lucius Munatius Plancus.
Salon Louis XIII
modifierIl se trouve dans le pavillon sud-ouest et communique par une porte avec la grande salle des fêtes.
Salon Henri-IV ou Salon de la Nomination
modifierEn 1652, dans ce lieu se déroule la nomination des prévôts des marchands et des consuls. Cette salle est aussi appelée Henri-IV du nom du portrait peint par Blanchet (aujourd'hui disparu comme les autres de cette salle). La peinture au plafond, L'Eternelle fidélité de Lyon à la Royauté, (1671) illustre la gloire du Roi Soleil.
Salle des armoiries
modifierSalle à l'est du salon Henri IV, autrefois recouverte des portraits des échevins de Lyon tous malheureusement détruits par l'incendie, ils furent remplacés par les armoiries de ces échevins (les cadres datent du XVIIIe siècle).
Salon du Consulat ou chambre du Consulat d'hiver
modifierUtilisée par les prévôts des marchands. Blanchet est responsable de l'ensemble des décors : le plafond, peint en 1659-1660, illustre La Grandeur consulaire de Lyon, ainsi que des trois tableaux sur les murs qui ont disparu. De chaque côté de la cheminée excentrée, se trouvent les statues de la Prudence et de la Philosophie. La restauration de 1857 a ôté la barre qui séparait l'espace public de celui des consuls, uniformisé le parquet et fait disparaître l'accès à l'escalier dérobé[37].
Salon de la Conservation
modifierEn 1658, cette salle est consacrée au Tribunal de la conservation des privilèges des foires de Lyon. Les litiges du négoce se règlent alors à l'Hôtel de Ville et non au palais de Roanne, car ils ne dépendent plus de la justice royale, mais du Consulat, selon le privilège qui lui a été accordé en 1655. Le décor du plafond peint en 1669, par Thomas Blanchet, se compose d'un médaillon central : La chute des Vices, entouré de quatre médaillons d'angle : La Distinction du Bien et du Mal, la Sincérité, La Sagesse et le Génie de Lyon.
- La Justice poursuivant les vices
- Le Génie de Lyon
- La Distinction du Bien et du Mal
- La Sagesse
- La Sincérité
Salle des anciennes archives
modifierLa seule salle voûtée du 1er étage. Sur le mur se trouve la cheminée monumentale de Nicolas Lefebvre date de 1652. Il y a des lustres hollandais en cuivre, des peintures du Second Empire.
Beffroi de l'Hôtel de Ville
modifierIl comporte une horloge lunaire remarquable.
Il abrite un des plus grands carillons d'Europe. Composé de 65 cloches depuis l'an 2000, il est inauguré par Edouard Herriot[38], le , avec vingt-neuf cloches. En 1675, il comporte quatre cloches, actuellement trois sont encore celles d'origine[39]. Ce carillon est le deuxième de France[40].
Galerie
modifier- l'Hôtel de Ville durant le siège de Lyon de 1793.
- Gravure d'Auguste-Emmanuel Hotin (1891)
- La façade Est vers 1908.
- Dans la cour du Musée des Beaux-Arts de Lyon, mosaïque représentant l'Hôtel de Ville.
- L'Hôtel de Ville vu depuis Fourvière.
- Jeu d'ombre et de lumière depuis la façade ouest.
- Hôtel de ville, fronton et beffroi.
- La façade Est de l’hôtel de ville, vue depuis la place de la Comédie en 2026.
L'Hôtel de Ville de Lyon au cinéma
modifier- Après lui, de Gaël Morel (2007)
Accès
modifierCe site est desservi par la station de métro Hôtel de Ville - Louis Pradel.
Bibliographie
modifierOuvrages généraux
modifier- Claude-François Ménestrier, Éloge historique de la Ville de Lyon et sa grandeur consulaire sous les romains & sous nos rois, Lyon, (lire en ligne)
- L'art à Lyon et dans la région lyonnaise : depuis les origines jusqu'à nos jours, Angers, A. Burdin, coll. « Société des études locales dans l'enseignement public », (lire en ligne), p. 135 à 150
- Francisque Collomb, L'hôtel de ville de Lyon, Lyon, , 12 p.

- Lucie Galactéros, Thomas Blanchet : 1614-1689, Paris, Arthena, , 621 p. (ISBN 2-903239-11-8).

- Patrice Béghain, Bruno Benoit, Gérard Corneloup et Bruno Thévenon (coord.), Dictionnaire historique de Lyon, Lyon, Stéphane Bachès, , 1054 p. (ISBN 978-2-915266-65-8, BNF 42001687).

- Nicolas Jacquet, Façades lyonnaises : De l'Antiquité à la fin du XVIIIe siècle, Saint-Julien-Molin-Molette, Jean-Pierre Huguet, , 153 p. (ISBN 2-907410-20-2)
- Jacques Beaufort, L'architecture à Lyon : Des aqueducs romains au quartier de la Confluence, Saint-Julien-Molin-Molette, Jean-Pierre Huguet, , 224 p. (ISBN 978-2-915412-96-3).

- Jacques Beaufort, Vingt siècles d'architecture à Lyon (et dans le Grand Lyon) : Des aqueducs romains au quartier de la Confluence, Saint-Julien-Molin-Molette, Jean-Pierre Huguet, , 224 p. (ISBN 978-2-915412-96-3).

- Maria-Anne Privat-Savigny, Philibert de l'Orme, Girard Desargues, de l'architecture classique aux enjeux urbanistiques contemporains, Lyon, EMCC, , 128 p. (ISBN 978-2-35740-136-5).
- Philippe Dufieux et Jean-Christophe Stuccilli, L'Art de Lyon, Paris, éditions Place des Victoires, , 214-218 p. (ISBN 978-2-8099-1438-2, lire en ligne).
. - Thierry Brusson, Lyon Monuments, Lyon, Éditions Thierry Brusson, , 119 p. (ISBN 979-10-93787-09-1), p. 16-73.
- Jacques Vallerant, Récits et contes populaires de Lyon, Paris, Gallimard, (ISBN 978-2070580200), p. 189
Ouvrages sur l'Hôtel de ville
modifier- Tony Desjardins, Histoire de l'Hôtel-de-Ville de Lyon : depuis l'époque de sa construction jusqu'à nos jours, Lyon, Louis Perrin, , 132 p. (lire en ligne).

- Vital de Valous, Les anciens Hôtels-de-Ville de Lyon, imprimerie A. Waltener et Cie,
- Alexandre Poidebard, La chapelle de l'Hôtel de ville de Lyon : 1652-1798, Vitte, (lire en ligne)
- Paul Rochex, L'hôtel de ville de Lyon, Imprimerie Rey,
- Marius Audin, L'Hôtel de ville de Lyon, Imprimerie des Deux collines, .

- Paul Feuga, L'Hôtel de ville de Lyon : l'hôtel commun et les municipalités lyonnaises : 1789-1795, ELAH,
- Jérôme Vital-Durand, Pascal Liévaux, Lucie Galactéros, Dominique Bertin, Marie Bouzard et Henri Hours, L'Hôtel de Ville de Lyon, Paris/Ville de Lyon, Imprimerie Nationale, , 158 p. (ISBN 2-7433-0294-1).

Articles sur l'hôtel de ville
modifier- Pierre-Yves Véricel, « Le carillon de l'Hôtel de ville de Lyon », Bulletin municipal officiel de la Ville de Lyon, no 6153,
- Gilles Soubigou, « L’incendie de l’hôtel de ville de Lyon en 1674 », In Situ. Au regard des sciences sociales, no 4, (DOI 10.4000/insituarss.2593, lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à l'architecture :
- Ressource relative aux organisations :
- Visite virtuelle de l'Hôtel de Ville
- Site de la mairie de Lyon
- Histoire de l'Hôtel de Ville de Lyon
- [PDF] La maquette de l'Hôtel de ville de Lyon fiche zoom issue du musée d'histoire de Lyon.
- Exposition du Musée Gadagne
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ « Le , les lampions utilisés pour illuminer la façade déclenchent un nouvel incendie. La Grande Salle est une seconde fois entièrement détruite, tout comme [de part et d'autre] les salons Henri IV [Pavillon nord-ouest] et Louis XIII [Pavillon sud-ouest] qui viennent, justement de faire l’objet de travaux »[18]
Références
modifier- 1 2 Poidebard 1903, p. 5.
- ↑ Notice no PA00117820, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- 1 2 « Hôtel de Ville de Lyon », sur lyon.fr (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Desjardins 1871.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 « L'Hôtel de Ville », sur Patrimoine Lyon.org (consulté le )
- ↑ Plan et vue de l'Hôtel de ville de Lyon sur Gallica.
- ↑ Beaufort 2009, p. 56-57.
- ↑ Marius Audin 1903, p. 58.
- ↑ Archives de Lyon, Délibérations consulaires, BB206, folios 417-418, lire en ligne.
- ↑ Archives de Lyon, Délibérations municipales, registres des actes consulaires BB210, folios 106 à 109, lire en ligne.
- 1 2 Galactéros 1991.
- ↑ Claude François Ménestrier, Éloge historique de la Ville de Lyon et sa grandeur consulaire sous les romains & sous nos rois, Lyon, (lire en ligne)
- 1 2 Debidour,Laferrere, Lyon et ses environs, Éd. Arthaud, 02/10/1990 (ISBN 978-2700301151)
- ↑ Galactéros 1991, p. 153-154.
- ↑ Jacques Louis Delpal, Merveille du Lyonnais et du Beaujolais, Éditions de la Martinière, 02/01/1996 (ISBN 978-2732420813)
- 1 2 Marius Audin 1903, p. 59.
- ↑ Martine Dupalais, « Le bulletin Sauvegarde et embellissement de Lyon N° 115 01/19 : Une statue pour Soufflot, l'architecte de l'Hôtel-Dieu », article : Les réalisations lyonnaises de Jacques-Germain Soufflot, pages 14 et 15 [calameo ou pdf], sur calameo.com, (consulté le )
- ↑ « L'Hôtel de Ville », sur Patrimoine Lyon (consulté le )
- ↑ « Le 4 septembre 1870 Lyon proclamait la République avant Paris », sur www.commune1871.org (consulté le )
- ↑ Lucie Rousvoal, « Les quatre visites du Général de Gaulle à Lyon », sur Tribune de Lyon, (consulté le )
- ↑ « Les Jeunes IHEDN », sur jeunes-ihedn.org (consulté le )
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- ↑ Privat-Savigny 2011, p. 66.
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- ↑ Patrice Beghain 2009, p. 339.
- ↑ Modello : Le Temple d'Auguste
- ↑ (sv) « Teckning till väggdekoration - Thomas Blanchet », sur collection.nationalmuseum.se (consulté le )
- ↑ François Chauvat et Léon Charvet, Réunion des sociétés savantes des départements à la Sorbonne, Section des beaux-arts, Paris, (lire en ligne), p. 92.
- ↑ Edouard Herriot, la vie musicale à Lyon
- ↑ Le grand carillon de l'Hôtel de ville fête ses 100 ans.
- ↑ « PATRIMOINE/Le carillon de l’Hôtel de Ville de Lyon », sur Histoires lyonnaises, (DOI 10.58079/r3wa, consulté le )
