Marie Louis de Caillebot de La Salle
Marie Louis de Caillebot de La Salle, né le à Villemeux-sur-Eure (Eure) et décédé le à Constance (Allemagne), 3e marquis de Caillebot de La Salle, est un officier général et un musicologue français.

Biographie
modifierFils de Louis de Caillebot, 2e marquis de La Salle, mestre de camp de cavalerie et maître de la garde-robe du roi, et de Jeanne Hélène Gillain de Bénouville, il entame dès sa jeunesse une carrière militaire.

Il entre dans la compagnie des Gendarmes de la Garde du roi comme 3e enseigne, avant d'en devenir le mestre de camp. Il est nommé brigadier en 1743, maréchal de camp en 1744 et enfin lieutenant-général en 1748. Il participe à ce titre à toutes les campagnes de la France entre 1734 et 1757, notamment aux batailles de Dettingen (1734), de Fontenoy (1745), de Lawfeld (1747), de Rocourt (1746) et d'Hastenbeck (1757).
Il devient gouverneur de la Haute et Basse-Marche en 1752, succédant à la famille Foucault de Saint-Germain-Beaupré, titulaire de la charge depuis 1630. Il est alors en charge du gouvernement militaire de cette province.
En 1783, il est nommé commandant en second en Alsace, remplaçant de facto le titulaire du gouvernement de la province, le maréchal de Contades. Il est représenté dans sa charge dans un tableau de Charles Lepeintre, conservé au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon[1].
Comme gouverneur de Strasbourg, en 1786, il tint sur les fonds baptismaux le fils de Maximilien Joseph de Wittelsbach, le futur Louis Ier, roi de Bavière, au nom du roi de France, véritable parrain.
Désirant ardemment être maréchal de France, la dignité lui fut refusée. Le roi le nomme cependant chevalier de ses ordres.
Musicologue averti et passionné[2], le marquis de La Salle était membre de la troupe des Petits Appartements. Celle-ci réunissait autour de Madame de Pompadour un groupe de nobles amateurs pratiquant la musique[3]. Il était réputé pour la qualité de son chant et son talent de violoniste. Il écrivit plusieurs pièces de musique sous des noms d'emprunt.

Sa collection de musique, réputée de son vivant, rassemblait des œuvres de Rameau, Lully, Galuppi, Philippe Quinault, etc. Elle fut saisie à la Révolution et compose aujourd'hui une partie du fond du Département de musique de la Bibliothèque nationale de France[4].
Franc-maçon[5], il fut membre de la loge L'Olympique de la Parfaite Estime, loge accueillant des artistes et amateurs de musique.
Il préside le 20 mars 1789 dans l’église des Capucins de Coutances, en sa qualité de vice-doyen d’âge, la première réunion des représentants de la noblesse pour désigner ses quatre députés des Etats généraux et rédiger les cahiers de doléances de son ordre.
Adversaire de la Révolution, il émigre en Allemagne où il mourra sans avoir revu la France en 1796. Il est inscrit sur la liste des émigrés[6].
Famille
modifierIl est le neveu de François de Caillebot de La Salle, évêque de Tournai, abbé de Rebais et de La Couture.
Il épouse en 1734, en premières noces, Marie Charlotte Françoise Benoise de Mareuil (1712-1742), fille d'un conseiller au Parlement de Paris. Ils ont une fille, Hélène (1739-1766), épouse de Joachim Charles Laure de Montagu, marquis de Bouzols, ainsi qu'une autre fille, décédée en bas-âge.
Veuf, il épouse en secondes noces Marie Charlotte de Clermont-Chaste. Ils ont neuf enfants parmi lesquels, Marie Claudine Elisabeth (1762-1828), épouse de Constantin Frédéric du Parc, Louis, colonel et 4e marquis de La Salle (1764-1831) et Charles, lieutenant-général et gouverneur de Compiègne (1769-1835).
Récompenses et distinctions
modifierRéférences
modifier- ↑ « REVUE DU REGIMENT DE CONDE PASSEE A STRASBOURG PAR LE MARQUIS DE LA SALLE. 1781 - POP », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, Sonata quarta, Éditions du centre de musique baroque de Versailles, (lire en ligne)
- ↑ Jérôme de La Gorce, Jean-Philippe Rameau: colloque international, Champion, (ISBN 978-2-05-100788-7, lire en ligne)
- ↑ « Marie-Louis Caillebot de La Salle (1716-1796) », sur data.bnf.fr (consulté le )
- ↑ Fichier Bossu - Laroquan-Laurent (lire en ligne)
- ↑ « FRAN_IR_059037 - Salle de lecture virtuelle », sur www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Un amateur de musique au XVIIIe siècle : Marie-Louis Caillebot, marquis de La Salle [thèse de musicologie, CNSM, Paris] / Patricia Sirot, 1979
- Le Marquisat de La Salle, communes de Montpinchon et de Cerisy - Manche, Edmond Lemonchois, 1982