Marie des Baux-Orange

princesse d’Orange, dame d’Arlay

Marie des Baux, dite aussi d'Orange ou parfois des Baux-Orange,  , est une princesse d'Orange et dame d'Arlay, issue de la maison des Baux.

Marie des Baux
Titres de noblesse
Princesse d'Orange
-
Prédécesseur
Raymond V des Baux (d)
Successeur
Dame d'Arlay (d)
Comtesse de Genève
Biographie
Décès
Sépulture
Famille
Père
Raymond V des Baux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Jeanne de Genève (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Jean III de Chalon-Arlay (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Louis II de Chalon-Arlay
Alix de Chalon (d)
Jean de Chalon (d)
Marie de Chalon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Origines

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Marie est la fille unique de Raimond V ( ), seigneur des Baux et prince d'Orange, et de Jeanne de Genève ( ), fille du comte de Genève, Amédée III[1],[2].

Héritage de la principauté et mariage

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Elle est unie par contrat du à Jean III de Chalon, seigneur d'Arlay, héritier de la lignée des Chalon-Arlay[1],[2]. Le mariage a lieu en 1388[1], à la suite d'une dispense papale du pape Clément VII, en raison d'une parentèle au 4e degré[3].

À la mort de son père, elle est l'héritière de la Principauté d'Orange, ainsi que Courthézon, Gigondas, Condorcet et d'autres terres[1]. La principauté passe alors aux Chalon-Arlay[1].

Bien que sa mère ait renoncé à ses prétention sur le comté de Genève[4], son époux tente de revendiquer cet héritage à la mort du dernier comte, Robert[2]. Dans son testament (voir ci-dessous), Marie des Baux s'intitule princesse d'Orange et dame d'Arlay et comtesse de Genève[5].

Mort et succession

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Marie des Baux fait son testament le [6]. Son fils Louis devient son héritier universel et elle lui substitue Alix, sa fille aînée, au cas où ce dernier n'aurait pas de descendants mâles[7].

Elle meurt en 1417[1]. Son mari meurt l'année suivante[1].

Son fils aîné Louis II, dit le Bon, leur succède au titre de seigneur d'Arlay et prince d'Orange[8].

Un sceau de 1399 porte un écu parti Chalon-Arlay (une bande) et Orange (un olifant )[9].

Un sceau de 1416 présente un écu losangé « mi-parti », c'est-à-dire coupé en deux verticalement, dans lequel se trouve une bande (Chalon) et un olifant (Baux-Oranges)[10].

Famille

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Descendance

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Marie des Baux et Jean III de Chalon-Arlay ( ) ont :

  • Louis II, dit le Bon (v. 1390  ), prince d'Orange, seigneur d'Arlay, d'Arguel, de Montfaucon, d'Orbe, d'Echelens et de Grandson, ∞ (1°) Jeanne de Montbéliard, dame de Montfaucon, ∞ (2°) Éléonore d'Armagnac ;
  • Hugues/Huguenin ( ), seigneur de Cuiseaux, sans descendance ;
  • Jean ( ), seigneur de Bercher, de Vitteaux, de l'L'Isle-sous-Montréal, ∞ (1424) de Jeanne de La Trémoïlle,
    • dont la tige des comtes de Joigny et des seigneurs de Vitteaux, Lormes-Chalon, L'Isle-sur-Serein, Uchon, Grignon, Pierre-Perthuis ;
  • Alix († apr. ), dame de Bussy (par son mariage), ∞ Guillaume de Vienne ;
  • Marie ( ), ∞ Jean de Fribourg, dit de Furstemberg, comte de Fribourg, de Cerlier et de Neuchâtel.

Filiation

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 W. F. Leemans, Elisabeth Leemans-Prins, La principauté d'Orange de 1470 à 1580 : une société en mutation. Volume 1, Hilversum, Verloren, , 964 p. (ISBN 978-9-06550-206-3, lire en ligne), p. 25.
  2. 1 2 3 Christian Regat, « Pourquoi le roi des Pays-Bas porte les armes des comtes de Genève ? », Les Rendez-vous de l’Académie salésienne, no 28, , p. 19 (lire en ligne [PDF]).
  3. Joseph de La Pise, Tableau de l'histoire des princes et principauté d'Orange, La Haye, imprimerie de Theodore Maire, (lire en ligne), p. 91-92.
  4. Pierre Duparc, Le comté de Genève, (IXe – XVe siècles), t. XXXIX, Genève, Société d’histoire et d’archéologie de Genève, coll. « Mémoires et documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 621 p., p. 302-303.
  5. Trésor des Chartes, série J 846-853, Provence, Inventaire analytique par Henri de Curzon, 1913-1914 (p. 10).
  6. W. F. Leemans, Guillaume de Nassau et la Principauté d'Orange 1544-1559 : L'acquisition de la possession réelle, Haarlem, H. D. Tjeenk Willink, , 260 p. (lire en ligne), p. 25.
  7. Jonas Boyve, Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-César jusqu'en 1722, Berne et Neuchâtel, 1854-1861, pp. 465-466.
  8. Carol Josso, « Nozeroy (Jura) : architecture civile des XVe et XVIe siècles : actes du colloque de Besançon (10 - 11 octobre 2002) », dans Paul Delsalle, Laurence Delobette (dir.), La Franche-Comté à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance : 1450 - 1550, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, coll. « Annales littéraires », (ISBN 978-2-84867-027-0, 512), p. 373-402.
  9. Léon Jéquier, « À propos d'un médaillon aux armes de Chalon-Orange », Archivum heraldicum : internationales Bulletin, no 99, , p. 3-4 (lire en ligne).
  10. « Marie des Baux - sceau - 1416 », sur Sigilla : base numérique des sceaux conservés en France.

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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