Martin Wuttke

acteur allemand

Martin Wuttke, né le à Gelsenkirchen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, est un comédien et metteur en scène allemand.

Martin Wuttke
En .
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Schauspielschule Bochum (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Enfant
Hans Broich-Wuttke (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Schauspiel Frankfurt (en)
Berliner Ensemble
Théâtre Thalia (d)
Akademietheater (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Distinction

Biographie

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Martin Wuttke naît et grandit dans le quartier d'Erle (de) à Gelsenkirchen dans la région de la Ruhr, où son père, Manfred Wuttke, est serrurier et contremaître. Il commence ses études secondaires au lycée de Gelsenkirchen dont il est renvoyé, les poursuit à Bochum en 1976-1978 au Figurentheater-Kolleg (de) géré par le Deutschen Institut für Puppenspielde. De 1981 à 1984, il suit des études d'art dramatique à la Schauspielschule Bochum (de) de l'Université Folkwang à Bochum[1],[2].

Il fait ses débuts au théâtre en 1985 comme acteur au Schauspiel (de) de Francfort-sur-le-Main : son interprétation du rôle d'Hamlet dans la pièce de Shakespeare le révèle[3] ; il joue à Francfort jusqu'en 1990. En 1991, il est engagé au Thalia Theater à Hambourg ; en 1994, Heiner Müller, directeur artistique du Berliner Ensemble le recrute pour sa troupe[1]. En 1995, son interprétation du rôle d'Arturo Ui dans la pièce de Bertolt Brecht, La Résistible Ascension d'Arturo Ui, spectacle joué jusqu'en 2012, dans la mise en scène de Heiner Müller, est un triomphe, à Berlin comme en France et aux États-Unis[3],[4],[5],[6], et lui vaut le Gertrud-Eysoldt-Ring, prix de théâtre décerné pour des performances d'acteur exceptionnelles par la ville de Bensheim et l'Académie allemande des arts du spectacle (de).

En 1995, Martin Wuttke est nommé directeur artistique (en allemand : Intendant) du Berliner Ensemble pour succéder à Heiner Müller[7]. Il y crée Germania 3. Gespenster am toten Mann de Müller[3]. Il démissionne en [8],[9].

De 2008 à 2015, Wuttke incarne, aux côtés de Simone Thomalla, le duo d'enquêteurs à Leipzig Saalfeld et Keppler dans la série Tatort diffusée par la chaîne de télévision allemande Mitteldeutscher Rundfunk[10] ; il fait ses adieux à la série après 21 épisodes le avec l'épisode Niedere Instinkte.

Martin Wuttke acquiert une visibilité internationale avec sa participation au film de Quentin Tarantino Inglourious Basterds sorti en 2009, dans lequel il tient le rôle d'Adolf Hitler[11].

Il est élu membre de l'Académie des arts de Berlin en 1996[12].

Martin Wuttke vit avec l'actrice Margarita Broich et leurs deux fils à Berlin.

Théâtre

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  • 2022 au théâtre - 2026 : The Making of Berlin, création de la compagnie belge Berlin, mise en scène d'Yves Degrise, Theaterfestival Boulevard à 's-Hertogenbosch aux Pays-Bas, puis tournée aux Pays-Bas, en Belgique et en France, au CentQuatre à Paris[31] et au Maillon à Strasbourg[32].

Metteur en scène

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Filmographie

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Cinéma

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  • 2014 : Fieber, film austro-luxembourgo-allemand d'Elfi Mikesch - le père.

Télévision

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Prix et distinctions

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Notes et références

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  1. 1 2 (de) « Martin Wuttke », sur munzinger.de,
  2. ↑ (de) Petra Paterno, « Martin Wuttke - "Überforderung kann durchaus produktiv sein" », Wiener Zeitung,‎ (lire en ligne).
  3. 1 2 3 4 5 Daniel Lemahieu 2008.
  4. 1 2 Brigitte Salino, « Martin Wuttke », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  5. ↑ (en-US) Robert Hurwitt, « A Brecht of fresh air », SFGate,‎ (lire en ligne).
  6. ↑ (en-US) « Dog Eat Dog - Martin Wuttke as Arturo Ui », sur www.stephenlegawiec.com, .
  7. ↑ Brigitte Salino, « Un lourd héritage pour Martin Wuttke à la tête du Berliner Ensemble », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  8. ↑ « Théâtre : Martin Wuttke a démissionné de son poste de directeur du Berliner Ensemble », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  9. ↑ Lorraine Millot, « Interview. « Cela n'aurait plus de sens de rester au Berliner Ensemble » », Libération,‎ (lire en ligne).
  10. ↑ (de) « Thomalla und Wuttke. Darum wurden sie gefeuert », Hessische/Niedersächsische Allgemeine,‎ ([https://www.hna.de/leute/tatort-feuert-simone-thomalla-martin-wuttke-zr-3326775.html Stand:22.01.2014 lire en ligne]).
  11. ↑ (de) « Tatort- Kommissar spielt Hitler », Der Spiegel,‎ (lire en ligne).
  12. 1 2 (de) « Martin Wuttke. Schauspieler, Regisseur, Intendant », sur Akademie der Künste.
  13. ↑ René Solis, « Quartett, un duo de bêtes féroces. À Bobigny, une pièce célèbre d'Heiner Müller, avec la «diva prussienne» Marianne Hoppe », Libération,‎ (lire en ligne).
  14. ↑ « La Résistible Ascension d’Arturo Ui - 1995-2012 », sur Les Archives du spectacle.
  15. ↑ René Solis, « Arturo Ui, baudruche nazie. Au Festival d’automne, la pièce de Brecht montée par Heiner Müller avec le Berliner Ensemble », Libération,‎ (lire en ligne).
  16. ↑ Philippe Chevilley, « Le grandiose opéra du mal », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  17. ↑ « Iphigenie auf Tauris - 1998 », sur Les Archives du spectacle.
  18. ↑ Mathilde La Bardonnie, « Théâtre. À Bobigny, Klaus Michael Grüber offre avec la pièce de Goethe un moment de pure poésie. Tout le génie d'Iphigénie... », Libération,‎ (lire en ligne).
  19. ↑ Olivier Schmitt, « Danton est mort, vive Martin Wuttke ! », Le Monde,‎ (lire en ligne), puis Berliner Ensemble.
  20. ↑ (de) Lenore Blievernicht (dir.) (photogr. Bert Neumann, Thomas Aurin, Georg Buchmann), Making of Dämonen, Berlin, Alexander Verlag, Volksbühne am Rosa-Luxemburg-Platz, , 146 p. (ISBN 978-3-8958-1072-5).
  21. ↑ Brigitte Salino, « Frank Castorf, l'esthétique de la démolition », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  22. ↑ Didier Lemahieu 2008.
  23. ↑ « Martin Wuttke, le théâtre de consumation », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  24. ↑ Mathilde La Bardonnie, « Un Marthaler recommandé », Libération,‎ (lire en ligne).
  25. ↑ « 'Les Dix Commandements - 2001-2007 », sur Les Archives du spectacle.
  26. ↑ Brigitte Salino, « L'errance du prince Mychkine dans une ville qu'il ne reconnaît pas », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  27. ↑ « Sur une île, les illusions perdues de Frank Castorf », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  28. ↑ (de) « Schmeiß dein Ego weg », sur Volksbühne Berlin.
  29. ↑ Brigitte Salino, « La scène est la vraie patrie de Simon Stone. Le metteur en scène présente aux Wiener Festwochen John Gabriel Borkman, qu’il a adaptée d’Ibsen », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  30. ↑ « John Gabriel Borkman - 2015-2017 », sur Les Archives du spectacle.
  31. ↑ Fabienne Darge, « Au Centquatre, The Making of Berlin brouille les cartes du document et de la fiction », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  32. ↑ « The Making of Berlin - 2022-2026 », sur Les Archives du spectacle.
  33. ↑ René Solis, « Solaris, embarquement immédiat », Libération,‎ (lire en ligne).
  34. ↑ (de) Tobias Becker, « Bühnentrip mit Ernst Jünger », Der Spiegel,‎ (lire en ligne).
  35. ↑ (de) Christina Kaindl-Hönig, « Die Apathie der Bourgeoisie : Martin Wuttke "übermalt" am Wiener Burgtheater Luis Bunuels Würgeengel », Der Tagesspiegel, no 20,‎ (lire en ligne).
  36. ↑ (de) « Nestroys: Simon Stone ist "Bester Regisseur". Martin Wuttke gewinnt den Preis als "Bester Schauspieler" », sur Kleine Zeitung (archivé sur archive.org).

Bibliographie

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  • Daniel Lemahieu, « Wuttke Martin », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 1447.
  • (de) Stephan Suschke (dir.), Martin Wuttke : Theaterarbeit mit Schleef, Müller, Castorf, Pollesch, Berlin, Alexander, , 120 p. (ISBN 978-3-89581-164-7).
  • (en) Denise Varney, « Heiner Müller and Martin Wuttke. Staging new images in a time of change », Performance Research. A Journal of the Performing Arts, vol. 10, no 2 « On Form/Yet to Come »,‎ , p. 59-69 (présentation en ligne).

Liens externes

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