Massacres de 1804 en Haïti

Extermination d'une majorité des derniers colons blancs français restés à Haïti en 1804

Les massacres de 1804 en Haïti désigne l'exécution par l'armée haïtienne de la quasi-totalité des derniers colons français blancs restés en Haïti après l'échec de l'expédition de Saint-Domingue. Ces massacres, ordonnés par Jean-Jacques Dessalines à la suite de l'indépendance d'Haïti clôturant la révolution haïtienne, sont perpétrés sur toute l'étendue du territoire haïtien entre février et fin et font entre 2 000 et 5 000 morts.

Massacres de 1804 en Haïti
Image illustrative de l’article Massacres de 1804 en Haïti
Caricature de Jean-Jacques Dessalines servant à illustrer une biographie hostile publiée deux ans après les massacres[1].

Date -
Lieu Haïti
Victimes colons français de Saint-Domingue
Type Massacre
Morts 2 000 à 5 000
Auteurs Armée haïtienne
Ordonné par Jean-Jacques Dessalines
Coordonnées 19° 00′ 00″ nord, 72° 48′ 00″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Haïti
(Voir situation sur carte : Haïti)
Massacres de 1804 en Haïti

Contexte

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Une riche colonie esclavagiste

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Esclaves creusant des sillons pour la canne à sucre.

Au XVIIIe siècle, la colonie française de Saint-Domingue, aujourd'hui Haïti, connaît un développement sans précédent, devenant le premier fournisseur de sucre de l’Europe. Cette culture est celle qui nécessite le plus de main-d’œuvre et, entre 1785 et 1790, Saint-Domingue absorbe 37 % de l’ensemble de la traite transatlantique de captifs africains, toutes nations confondues[2].

Ainsi, en 1788, la colonie compte environ 500 000 Africains réduits en esclavage, pour 32 000 Blancs et 28 000 libres de couleur (métis ou noirs affranchis)[2].

Révoltes d'esclaves devenues révolution

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Incendie de la Plaine du Cap et massacre de colons blancs par les esclaves noirs révoltés en 1791 (dans France militaire, 1833)[3].

En 1791, deux ans après le début de la Révolution française, une insurrection d'esclaves éclate dans le nord de la colonie, obligeant les Français à abolir l'esclavage, d'abord localement en 1793, puis dans l'ensemble des colonies l'année suivante. À partir de 1794, Toussaint Louverture s'impose comme chef de la rébellion, jusqu'à se faire nommer gouverneur à vie de Saint-Domingue.

Exactions françaises pendant l'expédition Leclerc-Rochambeau de 1802-1803 (Marcus Rainsford, 1805).

En 1802, décidé à mettre un terme au projet d'autonomie, le premier consul Napoléon Bonaparte envoie un corps expéditionnaire à Saint-Domingue afin de rétablir l'autorité de la métropole. Une fois Toussaint Louverture neutralisé, Napoléon donne l'instruction au général Leclerc de rétablir l'esclavage dans la colonie[4]. Celui-ci procède au désarmement de la population, qu'il met en œuvre à grand renfort d’exécutions sommaires, asphyxie au soufre, noyades, molosses, déportations[5],[6]. Les officiers de couleur encore fidèles à la France se retournent alors contre la puissance coloniale et rejoignent les insurgés. À la bataille de Vertières en , les armées françaises sont définitivement battues. Au total, plus de 20 000 soldats français trouvent la mort lors de cette expédition. Rochambeau, le successeur de Leclerc, ordonne l'évacuation de la colonie[7].

Au cours de la Révolution haïtienne, de 1791 à 1803, les colons fuient massivement, par vagues successives, notamment en Amérique, en Jamaïque et à Cuba, parfois en emmenant des esclaves avec eux[8].

Après l'évacuation du Cap en , Dessalines fait noyer les prisonniers français trop malades pour quitter l'île avec le reste de l'armée, pour se venger des noyades de Leclerc[9].

Indépendance de la colonie

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Avec la défaite des troupes napoléoniennes, la révolution haïtienne touche à sa fin, avec la déclaration de l'indépendance le par Jean-Jacques Dessalines. Le soir même, se pose la question de la présence des colons français, alliés probables des Français en cas de nouvelle invasion[9]. L'élimination des Français restant à Haïti est soulevée par Dessalines, bien que celui-ci leur ait promis une protection[10],[11]. Proposé par plusieurs généraux[12], le massacre, plutôt que la déportation, est choisi[13]. Le but recherché est de supprimer une population qui pourrait être plus sensible aux intérêts de l'ancienne puissance coloniale plutôt que celle de la nouvelle république[14]. Dessalines craint notamment une nouvelle expédition française pour reprendre l'île[12] . En effet, un contingent de 2 000 soldats français reste établi à Santo Domingo, capitale de la partie espagnole d'Hispaniola, encore occupée par les Français qui y ont rétabli l'esclavage depuis 1802[15], et projette d'envahir à nouveau l'ancienne colonie, et d'en « annihiler » la population noire[16].

S'ensuit une campagne de communication visant à opposer la population noire et mulâtre aux colons français encore présents, campagne menée par Dessalines et Louis Boisrond Tonnerre, mulâtre ayant développé un fort ressentiment anti-Français[17]. En particulier, pour convaincre les Haïtiens, Dessalines annonce une vaste enquête sur les crimes commis sous Leclerc et Rochambeau et dont le nombre de victimes est estimé à 60 000[12].

Déroulement des massacres

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Après sa nomination à la tête du nouvel État indépendant, Dessalines demande mi-février à certaines villes (Léogâne, Jacmel, Les Cayes) d'organiser des massacres au niveau local[18]. Le , le nouveau gouverneur général prend un décret ordonnant le massacre des derniers colons Français[19]. Des exclusions concernant certaines professions (médecins, prêtres, ou toute autre pouvant être utile à la population haïtienne)[Note 1]. De même, les ressortissants étrangers ne sont pas concernés. Parmi eux se trouvent les soldats polonais ayant désertés l'armée française[14] ; les fermiers allemands invités à s'installer dans le nord-ouest d'Haïti avant la révolution[14] ; les agents, marins et diplomates ; et même des colons français ayant changé de nationalité, amenant Dessalines à s'étonner du nombre du Suédois vivant dans le pays[21]. Si les massacres concernent presque exclusivement des hommes, les femmes et les enfants, d'abord censés être épargnés, sont également touchés[14].

En février et mars, Dessalines parcourt les cités d'Haïti pour s'assurer que ses consignes étaient exécutées, de nombreux soldats rechignant à les appliquer[14]. D'après l'un des survivants des massacres, Dessalines oblige les mulâtres à prendre leur part au massacre, « afin qu'ils ne puissent prétendre après coup en être innocents, laissant cette responsabilité retomber sur les épaules des Noirs uniquement »[Note 2]. Les massacres commencent alors dans les rues et dans les environs des villes, intégralement à l'arme blanche, afin que la ville suivante ne soit pas alertée[11].

À Jérémie, Dessalines insiste pour que tous ses soldats, notamment les mulâtres, appliquent ses consignes. Les femmes épargnées jusque-là, sont violées ou forcées à se marier, à l'image de ce que faisait les planteurs sur les femmes esclaves[22]. Le gouverneur quitte la ville en ayant pillé les richesses des victimes. Il ne reste plus grand chose des 450 habitants blancs de Jérémie à part quelques hommes épargnés grâce à leur métier, ainsi qu'un certain nombre de femmes. Dans les mois suivants, les survivants peuvent évacuer l'île, aidés par des bateaux de commerce américains. De son côté, Dessalines continue sa campagne de Petit-Goâve à Léogâne[23].

À Port-au-Prince, contrairement aux ordres du nouveau pouvoir, il n'y a d'abord eu que quelques exécutions, mais avec l'arrivée de Dessalines le , l'escalade des tueries commence. D'après le témoignage d'un capitaine britannique, quelque 800 personnes sont tuées dans la cité et 50 survivent[24].

Gravure de Manuel López López pour illustrer l'ouvrage du pamphlétaire bonapartiste Louis Dubroca, 1806. Au moyen de ces œuvres, il cherchait à déprécier les combattants de couleur aux yeux du public métropolitain[3].

Le , Dessalines fait son arrivée à Cap-Haïtien. Jusqu'à cette date, seule une poignée d'assassinats ont été commis dans la ville, sous les ordres d'Henri Christophe, essentiellement pour s'emparer des richesses des notables tués. Mais avec la présence du nouveau gouverneur, la violence se mue en massacre dans les rues et en dehors de la cité. Les contemporains estiment à 3 000 le nombre des victimes de la ville, mais le chiffre est certainement grossi, la population française de la ville n'étant que de 1 700 après la révolution haïtienne[24].

Un des meurtriers les plus connus est peut-être Jean Zombi, un mulâtre habitant Port-au-Prince qui avait acquis une réputation par sa brutalité. Un récit affirme que Zombi a notamment arrêté un homme blanc dans la rue, lui a arraché ses vêtements, l'a amené jusqu'à l'escalier du palais présidentiel, où il l'a tué avec un poignard. Dessalines aurait été un des spectateurs de ce meurtre, et il en aurait été « horrifié ». Dans la tradition du vaudou haïtien, le personnage de Jean Zombi a renforcé la croyance aux zombies[Note 3],[25].

Bilan humain

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Au cours de la Révolution haïtienne, la grande majorité des colons français résidents sur place ont fui par vagues successives. Toutefois, sur les 32 000 Blancs présents avant la Révolution, il en reste encore quelques milliers présents à Saint-Domingue en 1804.

À la fin du mois d', ce sont entre 2 000 et 5 000 personnes qui ont été tuées[26],[27], soit la quasi-totalité de la population de colons français restante après la révolution[28].

Au total, du soulèvement des esclaves en 1791 au massacre du printemps 1804, le nombre de tués pendant la Révolution haïtienne est de 10 000 colons, 46 000 soldats français et 120 000 Noirs et anciens libres[29].

Qualification de « génocide »

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Au début de ses recherches, l'historien français Philippe Girard avait qualifié les massacres de 1804 de « génocide », justifié notamment par un racisme envers les Blancs[30],[31]. Le qualificatif est très contesté, non seulement en raison de cibles finalement analysées comme étant principalement militaires[32], mais surtout parce qu'il est considéré comme un contre-feu visant à masquer la volonté génocidaire initiale (non concrétisée) à l'encontre de la population noire de l'île, et comme un moyen de détourner l'attention d'une défaite militaire[33]. Philippe Girard lui-même effectue un revirement, considérant le terme « génocide » comme inapproprié dans ce contexte historique, les victimes des massacres étant choisies sur la base de leur statut de colons ou soldats français, et non sur une base ethnique[34].

L'essayiste canadien Adam Jones, spécialiste des génocides, analyse le cas comme une résistance subalterne (contre la violence coloniale) qui emploie à un moment donné une stratégie génocidaire consistant à pratiquement exterminer une population sur la base d'une identité collective : au-delà de l'absence chez Dessalines de pouvoir et de volonté de nuire précisément à un peuple, ce renversement oppresseur/opprimé, qui n'est pas du tout unique dans l'histoire universelle, questionne l'utilisation du terme « génocide » souvent réservé aux violences étatiques[35].

Conséquences

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Haïti connait une crise économique liée directement à l'expropriation totale des colons blancs. Pour éviter que les mulâtres, qui tenaient déjà un tiers de l'économie coloniale, ne profitent de la situation, Dessalines fait annuler tous les actes de ventes postérieurs à l'union de l'armée indigène (après ). Selon lui, « Nous avons fait la guerre pour les autres. Avant la prise d’armes contre Leclerc, les hommes de couleur, fils de blancs, ne recueillaient point la succession de leurs pères, comment se fait-il, depuis que nous avons chassé les colons, que leurs enfants réclament leurs biens ? Les Noirs dont les pères sont en Afrique n’auront donc rien ? ...Prenez garde à vous, nègres et mulâtres ! Nous avons combattu contre les Blancs. Les biens que nous avons conquis en versant notre sang appartiennent à tous. J’entends qu’ils soient partagés avec équité »[36]. L'administration récupère donc la plupart des terres expropriées, mais est incapable de s'en occuper par elle-même, et les cède aux proches du pouvoir, eux-mêmes délégant la gestion agricole selon une chaîne hiérarchique qui place la paysannerie dans une situation de servage, ce qui provoque un vaste exode rural, freinant l'investissement des capitaux étrangers dans le seul secteur rentable de l'économie haïtienne[37]. Le massacre de l'élite sociale et économique de l'île aura très durablement appauvri l'économie haïtienne[38], une situation à laquelle s'ajoute le versement de l'indemnité à l'ancienne puissance coloniale[39].

Notes et références

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  1. ↑ [...] un décret du 22 février 1804 enjoint aux chefs militaires d'arrêter et de mettre à mort tous les Blancs, à l'exception des prêtres, médecins, chirurgiens, pharmaciens et autres Français professant des arts ou métiers susceptibles d'être utiles à la population, ainsi que les Polonais et les Allemands[20].
  2. ↑ « in order that they might not say afterwards they were innocent and thus lay all the murders perpetrated on the shoulders of the blacks alone. »[14]
  3. ↑ La première mention connue du terme « zombi » dans les Antilles est faite dans l’œuvre de Pierre-Corneille Blessebois, en 1697, Le Grand Zombi du Pérou, ou La comtesse de Cocagne. Dans ce roman autobiographique, faisant référence à sa période à Basse-Terre, en Guadeloupe, la figure du zombie est essentiellement un être désincarné.

Références

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  1. ↑ Girard 2021, p. 436.
  2. 1 2 Frédéric Régent, La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions (1620-1848), Paris, Grasset, , 360 p. (ISBN 978-2-246-70211-5, EAN 9782246702115, présentation en ligne), p. 335-337.
  3. 1 2 Alejandro E. Gómez, « Images de l’apocalypse des planteurs », L’Ordinaire des Amériques, no 215,‎ (ISSN 0997-0584, DOI 10.4000/orda.665, lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ Lettre du ministre de la marine Decrès au général Leclerc, 25 prairial an X (14 juin 1802).
  5. ↑ Bernard Gainot et Mayeul Macé, « Fin de campagne à Saint-Domingue, novembre 1802-novembre 1803 », Outre-Mers. Revue d'histoire, vol. 90, no 340,‎ , p. 15–40 (DOI 10.3406/outre.2003.4041, lire en ligne, consulté le ).
  6. ↑ Bernard Gainot, « « Sur fond de cruelle inhumanité » ; les politiques du massacre dans la Révolution de Haïti. », La Révolution française. Cahiers de l’Institut d’histoire de la Révolution française,‎ (ISSN 2105-2557, DOI 10.4000/lrf.239, lire en ligne, consulté le ).
  7. ↑ Théodat 2003, p. 33.
  8. ↑ Jacques de Cauna, « La diaspora des colons de Saint-Domingue et le monde créole : le cas de la Jamaïque », Outre-Mers. Revue d'histoire, vol. 81, no 304,‎ , p. 333–359 (DOI 10.3406/outre.1994.3230, lire en ligne, consulté le )
  9. 1 2 Girard 2021, p. 429.
  10. ↑ (en) Kona Shen, « History of Haiti, 1492–1805: Haitian Independence, 1804–1805 » [archive du ], sur brown.edu via Internet Archive, Brown University, (consulté le ).
  11. 1 2 Dayan 1998, p. 4.
  12. 1 2 3 Girard 2021, p. 430.
  13. ↑ Rémy Zamor, Histoire d'Haiti de 1804 à 1884 : fin du gouvernement de Salomon, Imprimerie Le Natal, , 308 p. (lire en ligne)
  14. 1 2 3 4 5 6 Popkin 2011, Ch. 5, The Struggle for Independence, 1802-1806, p. 137.
  15. ↑ (en) Graham. T. Nessler, An Islandwide Struggle for Freedom : Revolution, Emancipation and Reenslavement in Hispaniola, 1789-1809, Chapel Hill, University of North Carolina Press, , 312 p. (ISBN 978-1-4696-2686-4), chap. V
  16. ↑ (en-US) Pr. Julia Gaffield, « Perspective | Five myths about the Haitian Revolution », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le ).
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  18. ↑ Girard 2021, p. 430-431.
  19. ↑ Blancpain 2001, p. 7.
  20. ↑ Pluchon et Abénon 1982.
  21. ↑ Girard 2021, p. 438.
  22. ↑ Girard 2021, p. 434.
  23. ↑ Girard 2021, p. 432.
  24. 1 2 Girard 2021, p. 433.
  25. ↑ Kieran M. Murphy, « White Zombie », Contemporary French and Francophone Studies, vol. 15, no 1,‎ , p. 47-55
  26. ↑ Carolyn Fick (trad. de l'anglais), Haïti : Naissance d’une nation, Mordelles, Les Perséides, , 512 p. (ISBN 978-2-915596-97-7)
  27. ↑ Girard 2021, Ch. 19 : Haitian Independance, p. 434.
  28. ↑ Popkin 2011, Ch. 6 : Consolidating Independence in a Hostile World, p. 141.
  29. ↑ Thédoat 2003, p. 33.
  30. ↑ (en) Philippe R. Girard, « Caribbean genocide: racial war in Haiti, 1802–4 », Patterns of Prejudice, vol. 39, no 2,‎ , p. 138–161 (ISSN 0031-322X, DOI 10.1080/00313220500106196, lire en ligne, consulté le )
  31. ↑ (en) Philippe R. Girard, « Missed Opportunities: Haiti after Independence (1804–1915) », dans Paradise Lost: Haiti’s Tumultuous Journey from Pearl of the Caribbean to Third World Hot Spot, Palgrave Macmillan US, (ISBN 978-1-4039-8031-1, DOI 10.1057/9781403980311_4, lire en ligne), p. 55–75
  32. ↑ (en-US) « Perspective | Five myths about the Haitian Revolution », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le )
  33. ↑ (en) Chelsea Stieber, « Jean Pierre Le Glaunec.Le cri de Vertières : libération, mémoire et débuts d'Haïti.Montréal: Presses de l'Université McGill-Queen's, 2020 » Inscription nécessaire, sur wikipedialibrary.wmflabs.org/, The American Historical Review, (DOI 10.1093/ahr/rhab549, consulté le )
  34. ↑ Girard 2021, p. 437.
  35. ↑ Nicholas A. Robins et Adam Jones (dir.), Genocides by the Oppressed: Subaltern Genocide in Theory and Practice, Indiana University Press, 2009, introduction et chap. 2.
  36. ↑ René Depestre, Bonjour et adieu à la négritude, Paris, Robert Laffont, , 257 p. (ISBN 2-221-00570-8), p. 183
  37. ↑ Théodat 2003, p. 105-106.
  38. ↑ Cf André-Marcel d'Ans, Haïti: Paysage et société, Karthala, 1987 (chapitre VII : La décolonisation difficile).
  39. ↑ Catherine Porter, Constant Méheut, Matt Apuzzo et Selam Gebrekidan, « À la racine des malheurs d’Haïti : des réparations aux esclavagistes », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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