Maurice Vaucaire

homme de lettres français

Maurice Vaucaire, né le à Versailles et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un chansonnier et dramaturge français.

Maurice Vaucaire
Maurice Vaucaire vers 1900.
Biographie
Naissance
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Rue Carnot (d) (Versailles)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Maurice Jules Amable VaucaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Distinctions
Œuvres principales
  • Les Petits pavés
  • À la belle étoile
  • La Chanson du cœur brisé
signature de Maurice Vaucaire
Signature au bas d'une lettre adressée à Raoul Blondel.

Auteur fécond, il a publié huit recueils de poèmes, dix-huit romans, fait représenter dix-huit pièces de théâtre et dix livrets d’opéras ou opérettes, dont des adaptations françaises de Puccini.

Biographie

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Son emploi de secrétaire de Félix Martin, directeur des Chemins de fer du Sud, lui laissant beaucoup de de temps libre, Maurice Vaucaire débute dans les lettres, en 1883, avec un livre de poésie : Arc en ciel, suivi de Petits Chagrins et du Panier d’argenterie[1]. Son premier grand succès est la légendaire chanson des Petits Pavés[2].

Vers 1890, il rencontre, au Chat-Noir, le compositeur Paul Delmet[3], qui écrit la musique de quelques-unes de ses chansons : Petit chagrin, À la belle étoile, Chanson de rien, Mirlitaine et Mirliton, Avril et, surtout, Les Petits Pavés qui, ayant touché et fait vibrer intensément la fibre populaire[1], a connu une vogue immense[a].

En 1891, il débute au théâtre par Un beau soir, un acte en vers créé au Théâtre-Libre. En 1893, il donne le Carrosse du Saint-Sacrement, un acte en vers à l'Odéon, et Valet de Cœur, en trois actes au Théâtre-Libre, Poète et Financier, en un acte en vers, sur la même scène. La Comédie Française a monté son Amoureuse Amitié, Léonie Yahne a créé son Petit Chagrin au Gymnase. André Antoine a monté ses Girouettes et la Reprise. Une de ses dernières pièces représentées est le Cas de Mme Luneau, d'après Maupassant, au Grand-Guignol[2].

Romancier, il a publié Chipette ou la Dame frivole, le Piège, Patatras, la Petite Madame, Bec et ongles, Maison de poupée, l'Apprenti millionnaire. Il avait en carton un certain nombre de pièces tirées de ses romans, car il avait su s'adapter aux nécessités de la vie moderne. Une de ses dernières œuvres, la Demoiselle du Cinéma, est consacrée à l'étude des milieux cinématographiques. Attiré par le cinéma, sa mort prématurée l'empêche de fournir des scénarios intéressants au septième art[5].

Librettiste fécond, il a collaboré avec Fernand Sardou. Il est l'auteur de l'adaptation française de Manon Lescaut et de La fanciulla del West, de Giacomo Puccini, de Chatterton et de Malbrough s'en va-t-en guerre, musique de Leoncavallo, et de Hans, le joueur de flûte de Louis Ganne.

Maurice Vaucaire a également écrit La Chanson du cœur brisé qui, pendant plus de cinquante ans, est un tube aux États-Unis sous le titre Song of Songs. Il fait paraître (avec Henri Büsser) un recueil de mélodies destinées aux jeunes, Maman chante avec nous.

Emporté en huit jours de maladie, il a été, à l'issue de ses obsèques célébrées à l'église Saint-Jean-Baptiste de Neuilly, inhumé au cimetière Notre-Dame de Versailles[6]. Il est le père de Michel Vaucaire, parolier, époux de la chanteuse Geneviève Collin, dite Cora Vaucaire.[réf. nécessaire]

Poèmes

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  • Arc en ciel, 1883.
  • Effets de théâtre, poèmes, 1886.
  • Le Panier d’argenterie, poème.
  • Petits chagrins, poème, 1901.
  • Quelques poèmes dans Anthologie des poètes français du XIXe siècle, IV (1888), Alphonse Lemerre.
  • Quelques poèmes dans Anthologie des poètes français contemporains, II (1906), par G. Walch.
  • Quelques poèmes dans Anthologie des poètes de Montmartre (1909, 7e éd.), par Bertrand Millanvoye.
  • Demi-grand monde, roman, 1902.
  • Le Danger d'être aimé, roman, 1903.
  • Le Masque de sable, roman, 1905.
  • Maisons de poupées, roman.
  • Chipette, roman, 1906.
  • Valet de cœur, 1893.
  • Un beau soir.
  • Les Girouettes.
  • Le Carrosse du saint-sacrement.

Pièces de théâtre

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Paroles de chansons

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Notes et références

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  1. Un jour, entendant un chanteur des rues chanter les Petits Pavés, Vaucaire a été si heureux qu’il a versé le contenu de son porte-monnaie dans la main du chanteur qui crut que le passant était devenu fou[4].

Références

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  1. 1 2 « Maurice Vaucaire », Excelsior, Paris, vol. 9, no 2646, , p. 4 (ISSN 2513-7697, lire en ligne sur Gallica).
  2. 1 2 « Maurice Vaucaire », La Rampe, Paris, vol. 4, no 104, , p. 9 (ISSN 2024-7060, lire en ligne sur Gallica).
  3. « Énorme succès », Le Chat noir, Paris, vol. 9, no 443, , p. 4 (ISSN 1149-3003, lire en ligne sur Gallica).
  4. Maurice Donnay, « Maurice Vaucaire », Candide, Clermont-Ferrand, vol. 13, no 679, , p. 13 (ISSN 2592-3498, lire en ligne sur Gallica).
  5. « Maurie Vaucaire », Ciné-journal, Paris, vol. 12, no 444, , p. 21 (ISSN 2546-793X, lire en ligne sur Gallica).
  6. « Nécrologie », Figaro, Paris, 3e série, vol. 64, no 43, , p. 3 (ISSN 2496-8994, lire en ligne sur Gallica).

Liens externes

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