Louis Ganne (compositeur)
Gustave Louis Ganne, né le à Buxières-les-Mines et mort le dans le 17e arrondissement de Paris, est un compositeur et chef d'orchestre français. Succédant à Isaac Strauss et à son confrère Olivier Métra, il est, à partir de l'année 1898, le dernier chef d'orchestre des bals de l'Opéra. Grâce à la collaboration de Léon Jehin, alors directeur musical dans la principauté de Monaco, à partir de 1905, Louis Ganne fonde à l'opéra de Monte-Carlo une formation orchestrale exclusivement composée de premiers prix du Conservatoire, orchestre dénommé les Concerts Ganne, qui auront une très grande vogue à la Belle Époque à Monaco, concerts qu'il dirige jusqu'aux derniers instants de sa vie. Musicien exquis de cette « Belle Époque » triomphante, le compositeur Louis Ganne est l'un des maîtres de l'opérette française par sa musique brillante et entraînante pleine de verve. Il est le père de deux hymnes nationaux intemporels, de la chanson du Père la victoire (qui est plus tard dédiée à Georges Clemenceau en 1918) et de l'immortelle Marche lorraine (une deuxième Marseillaise pour les Lorrains). En parallèle à sa carrière de maestro, il compose de nombreuses musiques militaires, musiques scéniques de ballet, pièces de piano, mazurkas, valses, menuets, opérettes ou opéra-comique.
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Louis Ganne reste un compositeur atypique à la facture culturelle étrangement si française, dont l'expression du génie créateur et musical a toujours été guidée par un incomparable esprit patriotique.
Biographie
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Louis Ganne naît à Buxières-les-Mines (Allier) le . Il est le fils cadet d'Annet Ganne un Auvergnat originaire de Saint-Pierre-Roche, affecté par l'administration minière au bassin houiller de Buxières-La-Grue où, comme chef porion, il vient se fixer dans la vallée de l'Aumance dans le bocage bourbonnais avec Anne-Marie Prudhon son épouse. Orphelin à sept ans à la suite du décès accidentel à la mine de son père en 1868, sa mère, une énergique Bourguignonne alors dans une situation des plus précaires avec la charge de quatre enfants, décide de se fixer en région parisienne pour parfaire l'éducation de ses deux fils aînés.
Les premières années de cette nouvelle vie parisienne sont alors pleines de découvertes et d'inconnues pour ces petits orphelins d'un chef mineur tragiquement disparu. À propos de ce destin incertain, sous la plume de Max Heller, chroniqueur théâtral et musical au journal Gil Blas en 1906, le compositeur Louis Ganne en personne donne cette confidence des plus surprenantes : « Jusqu'à l'âge de quatorze ans, je m'étais contenté de faire dans divers collèges parisiens des études convenables, indécis sur le métier que j'exercerai plus tard, lorsque ma mère un jeudi, me conduisit au Palais-Royal. La musique de la Garde républicaine y jouait ce jour-là. Entre autres morceaux, les excellents artistes exécutèrent plusieurs passages de Lucie de Lammermoor. Cette audition m'énivra. Au point que le soir même, comme ma mère s'informait à table de l'impression que j'avais emportée de cette promenade : « Je serai musicien ! » m'écriai-je avec feu. Les ressources de la chère femme étaient modestes : elle s'effara, mais je rangeai hardiment le métier de compositeur parmi les plus lucratifs. Alors elle ne s'opposa plus à mon entrée au Conservatoire. Sa joie fut immédiate et sans bornes lorsque j'y remportai un premier prix d'harmonie[1] ».

Boursier, le jeune Louis Ganne grandit à Issy-les-Moulineaux où il devient élève pensionnaire à l'Institution religieuse de Saint-Nicolas d'Issy de 1869 à 1877. Voyant ses intérêts et ses prédispositions pour la composition musicale, le frère Engelbert, enseignant de la Congrégation, décide de le présenter au Conservatoire national de Paris. Après des études assidues au Conservatoire sous la direction, entre autres, de Théodore Dubois et de Jules Massenet, Louis Ganne remporte un premier prix en classe d'harmonie en 1881[2]. Il se voit également décerner en 1882 lors de l'examen du un second prix d'orgue du Conservatoire dans la classe de César Franck[2] pour une composition de son cru, Prière (pour grand orgue) pièce musicale dédicacée à son maître Théodore Dubois. Pour cette même œuvre, un prix d'honneur est en outre décerné le par le jury composé de Théodore Dubois, Eugène Gigout, César Franck, Guilmant, Niedermeyer, Clément Loret, Steenmann, lors de la fondation de la société internationale des organistes et des maîtres de chapelle.
En cette année, l'apprenti musicien, qui tient l'harmonium de l'Institution de Saint-Nicolas, dirige également la société chorale des Enfants de Saint-Nicolas d'Issy, dont il est le directeur. Il présente le à Vanves sa formation chorale à la salle Vaillant pour un concours[3] de chant choral, examen placé sous l'appréciation émérite de l'illustre Laurent de Rillé alors président du jury. Le morceau de concours imposé est Le Chant du ruisseau, d'Achille Dupont.
Contraint par la situation économique précaire de sa mère et de sa fratrie, après une année malheureusement écourtée de formation musicale auprès de son maître Massenet (qui lui gardera toujours une grande et admirative affection), le jeune Louis Ganne doit hélas très tôt gagner sa vie comme professeur de musique. Dans ses Souvenirs d'enfance et de jeunesse, durant ses années estudiantines passées au lycée Michelet, l'homme de lettres Fernand Gregh se souvient tout particulièrement de ce jeune professeur de musique débutant.

« Le professeur de musique dont le passage bien que fort court, qui fut pour moi le plus marquant, s'appelait M. Louis Ganne. C'était un tout petit homme avec une moustache de gendarme et des yeux tendres. Il tenait l'harmonium les jeudis et dimanches à la chapelle du lycée. Et tous les soirs il dirigeait jusqu'à deux heures du matin l'orchestre des Hydropathes, rue Fontaine, menant l'existence de Célestin et Floridor dans Mam'zelle Nitouche d'Hervé […] Il savait que mon père était musicien et voyait que j'aimais la musique ; aussi, au lieu de me faire exécuter mes exercices, me jouait-il ses plus récentes compositions. C'est ainsi qu'il me régala un jour, au piano, d'une marche brillante qu'il venait d'écrire pour un ballet des Folies Bergère, intitulé, si je ne me trompe, Fleurs et Plumes et qui, arrangée avec des paroles, est devenue…Le Père la Victoire. Il avait un vrai talent de compositeur, et c'était un charmant homme[4] ».

Bien que de formation originellement classique, Louis Ganne se trouve attiré précocement par la musique dite « légère ». Il a tout juste 20 ans quand Léon Sari, directeur du théâtre des Folies Bergère, accepte de produire la musique de son premier ballet, divertissement sur un livret d'Armand Lafrique et intitulé Les Sources du Nil. Au lendemain de la première représentation donnée le , le journal satirique Le Tintamarre, sous la plume du critique théâtral Grandgousier (), écrit brièvement à propos de ce musicien, encore un parfait inconnu : « […] Constatons toutefois que M. Lafrique (un nom tout à fait de circonstance) a complètement réussi, en composant ce divertissement sur lequel M. Ganne, un élève de Massenet, a écrit une musique à la fois agréable et savante[5] ».
Dans la presse nationale, rares sont les grands quotidiens de l'époque qui relatent cet événement musical. Le journal Gil Blas évoque aussi succinctement avec louange cependant cette première musicale : « Grâce à un de nos jeunes confrères, M. Armand Lafrique, Les Sources du Nil sont découvertes…chorégraphiquement. Le nouveau ballet vient de remporter un immense succès sur le scénario plein d'originalité et de couleur de M. Armand Lafrique. M. Ganne a écrit une musique remarquable[6] ».

Au lendemain de cette appréciation, le critique théâtral et musical Pierre Decourcelle (sous le pseudonyme de Choufleuri) écrit dans le journal Le Gaulois : « La musique des Sources du Nil est de M. Ganne, un jeune élève de Massenet, qui procède de son maître[7] ».
La presse généraliste ou musicale souligna l'exceptionnalité que l'on avait donné ici une rare confiance et une chance inconditionnelle à un jeune musicien de 20 ans, encore débutant certes, mais offrant un fort potentiel de créativité. Il est vrai que cette première production scénique donnée par le jeune Louis Ganne remporta en un immense succès. En cette fin de XIXe siècle, le jeune compositeur s'était-il laissé gagné par la vogue de l'orientalisme ? Sous la plume de Paul Veck, rédacteur en chef de l'Album Théâtral, on pouvait lire : « Tous les soirs, grand succès pour Source du Nil, le ballet de MM. Lafrique pour le scénario et Ganne pour la musique. Ce divertissement a parfaitement réussi; la musique est très intéressante et plusieurs motifs ont été très remarqués. La Légende de Sources du Nil ne laisse rien à désirer comme intérêt. Le public si connaisseur des Folies Bergère a beaucoup applaudi[8] ».

Si de nombreux quotidiens nationaux ignorent les débuts professionnels du jeune Louis Ganne, c'est également le cas en grande partie de la presse spécialisée musicale, à l'exception notable du journal Le Ménestrel, qui rapporte à ce propos : « Un jeune musicien, qui suit encore les cours du Conservatoire, où il a remporté cette année le premier prix d'harmonie dans la classe de M. Théodore Dubois, vient de s'essayer dans la carrière de compositeur par un ballet représenté aux Folies Bergère : Les Sources du Nil. Il y a là des qualités de jeunesse et de verve qui méritaient d'être signalées et des promesses sérieuses pour l'avenir. Ganne est le nom du maestro en herbe[9] ».
À ses débuts, Ganne reste incontestablement un musicien de formation classique, dans laquelle il puise toute son inspiration. À cette époque, un des maîtres vénérés de l'École française d'orgue du XIXe siècle, l'organiste Alexandre Guilmant, avait fondé vers 1880 un grand concert d'orgue avec orchestre qui se tenait dans l'auditorium du Palais du Trocadéro, concert très prisé de l'élite parisienne, dans lequel le virtuose n'hésitait pas à mettre à l'honneur dans la programmation de son récital, des œuvres méritantes de jeunes compositeurs, encore inconnus du grand public. En , Le Ménestrel en fait le compte-rendu suivant : « Il y avait foule au Trocadéro pour le premier concert d'orgue ; cet empressement du public s'explique facilement, puisque les concerts de M. Guilmant sont les seuls où on puisse jouir du magnifique instrument de M. Cavaillé-Coll, et faire connaissance avec des œuvres qu'on entend que là […] C'est aussi avec beaucoup de plaisir que nous avons entendu une Marche Nuptiale, d'un jeune organiste M. Louis Ganne, morceau qui a été couronné par la société internationale des organistes[10],[11] ».

Ces concerts classiques programmés[12] au grand orgue avec orchestre (Édouard Colonne) étaient fort en vogue, attirant toujours une vive attention de la presse et du public ; aussi trouve-t-on à propos du concert précité du : « M. Guilmant, qui ne se contente pas d'initier le public aux belles œuvres des maîtres, nous a donné la Marche Nuptiale de M. Louis Ganne. Ce morceau couronné par la société internationale des organistes est une œuvre magistrale d'un caractère élégant qui convient tout à fait au sujet traité[13] ».
Depuis sa sortie du Conservatoire de musique, Ganne, âgé d'à peine 21 ans, est un musicien en recherche d'inspiration, encore incertain dans l'accomplissement de la musique scénique. Cependant, le nom de Louis Ganne commence à circuler dans le Tout-Paris. En , le jeune compositeur se trouve engagé par Georges de Lagrenée directeur et jeune imprésario du théâtre du Château d'Eau, lors de la première représentation populaire de l'opéra Norma du compositeur Vincenzo Bellini, où il est chargé, lors de l'ouverture de la saison lyrique, de diriger l'orchestration des chœurs. Dans les pages Progrès Artistique, le critique musical Léon Vien, délivre l'appréciation suivante : « Les chœurs sous la direction de M. Ganne, un jeune compositeur de grand talent, déjà connu par un ballet des Folies Bergère, ont marché de la façon la plus correcte[14] ».
En , Georges de Lagrenée alors directeur de l'Opéra-Populaire (ancien nom du Théâtre de l'Alhambra) sollicita la collaboration de François Coppée pour écrire un ballet dont la musique serait confiée au jeune compositeur Louis Ganne. Plusieurs journaux de l'époque[15],[16] annoncèrent ce projet culturel prometteur, qui n'eut, semble-t-il, pas de suite.
En , le dramaturge Paul Milliet (librettiste de Massenet) projette de monter Maître Jean[17],[18] pour le théâtre de la Gaîté-Lyrique, une farce moraliste en un acte, dont il confie au jeune compositeur Louis Ganne l'écriture de la partition musicale.
« […] M. Milliet a écrit sa farce moralisée […] avec une verve remarquable ; l'action dure vingt-cinq minutes à peine et elle est entremêlée d'un menuet ravissant l'auteur M. Gane (Ganne) un élève de Massenet) et d'une vieille chanson […][19] ».
Le quotidien Le National est un des rares organes de presse à porter le plus vif intérêt à cette œuvre de Paul Milliet, et où l'on peut lire dans la rubrique musicale (première représentation) sous la plume d'Edmond Stoullig, cet éclairage bienveillant suivant : « […] La musique de Maître Jean est de M. Ganne, un élève de Massenet, qui a écrit une Vieille chanson et un menuet tout à fait délicats. La représentation de la Gaîté était donnée au profit de l'Union française de la jeunesse, une association d'instruction et d'éducation populaires pour laquelle la Comédie-Française se met en frais chaque année[20] ».

À la fin du XIXe siècle, époque où l'usage de cet idiome dit du Volapük fut très en vogue, une composition du musicien en herbe Louis Ganne est acceptée par Marius Lallemand, nouveau directeur des Folies Bergère. Cette musique de ballet est justement intitulée Volapuck sur un livret de René de Cuers et de Georges de Bompar, fut la deuxième œuvre du jeune maître à être acceptée par le music-hall parisien. Assuré d'obtenir auprès du public parisien un grand succès, excepté le journal hebdomadaire La Jeune Garde, peu de quotidiens du temps se firent l'écho de cet événement musical. Pourtant en voici un digne du plus grand intérêt : « Le ballet Volapuck une très ingénieuse fantaisie de nos confrères R. de Cuers et de Bompar, sur laquelle le jeune et déjà très apprécié compositeur Louis Ganne a composé une partition d'une réelle valeur musicale, qui a beaucoup plu ; nous sommes heureux d'en constater le franc succès[21] ».

À travers le mouvement culturel des Arts incohérents, le jeune compositeur Louis Ganne se sent quelques affinités avec une certaine musicalité sortie des nombreux Cafés-concerts nés dans les milieux montmartrois, et où gravite une forte influence de nombreux poètes ou chansonniers hétéroclites autour de l'emblématique cabaret du Chat noir, fondé par Rodolphe Salis. En cette pleine époque de décadentisme, le mouvement incohérent, guidé par Jules Lévy, son fondateur, connaît aussi quelque popularité auprès du public parisien dans l'organisation de concerts ou de bals. Le Café des Incohérents fréquenté par de nombreux Hydropathes était situé au 16bis, rue Fontaine et décoré par Jules Grün, voit le jour en 1884 et veut se démarquer du cabaret du Chat noir comme un lieu culturel et musical et fréquenté par une clientèle moins bohême et plus sélecte. Les sieurs Émile Goudeau, Jules Lévy, Jules Jouy, etc. sont tous dans la proximité relationnelle du jeune Louis Ganne. Selon un essai de Louis Oster, dans les années 1886-1888, Louis Ganne est connu comme directeur musical et chef d'orchestre du Café des Incohérents :

« […] il accueillait l'après-midi un "orchestre symphonique" dirigé d'abord par Louis Ganne puis par Demarquoy; il se changeait le soir, en café-concert. On y projetait des ombres "incohérentes" et Jules Jouy, grand-maître de l'Ordre des Incohérents, y organisait des Expositions de peintures "incohérentes"[22] ».
En pleine période du décadentisme, la vogue artistique des cafés-concerts montmartrois est parvenue à son apogée. Certains cabarets ont de brèves existences parfois à l'histoire mouvementée. Toujours à l'avant-garde artistique, ce monde marginal de peintres, de chansonniers, de cocottes déguisées en ballerines de pacotille fait émerger toute une créativité débridée.
« […] Une des nouvelles attractions parisiennes, c'est le Café-Concert des Incohérents que viennent de fonder MM. Cohl et Marx. Rien de plus Incohérent que la galerie de tableaux qui orne la salle et une troupe d'artiste de choix constitue un spectacle des plus agréables. »
Parallèlement à son métier de musicien et de chef d'orchestre au bal des Incohérents à l'Eden-Théâtre, le jeune Louis Ganne qui habitait alors dans le quartier des Batignolles au 7 rue des Dames, fonde en 1885 une petite société orphéonique baptisée France-Fanfare composée de 60 exécutants, dont il devient le directeur. Le [23], il se produit avec sa nouvelle formation orphéonique, lors d'une brillante fête donnée dans les jardins du Pré Catelan, où il fait entendre et dirige lui-même l'allegro de sa Marche parisienne. Dès , le jeune compositeur (25 ans) donne un deuxième ballet Fleurs et Plumes sur un livret de M. Beaumont au théâtre des Folies Bergère. Lors de la première représentation donnée le , Raoul Toché dit Frimousse, critique théâtral et musical au quotidien du Gaulois, écrivit dans sa Soirée Parisienne, l'impression suivante : « […] Sur une étrange intrigue palpitante, un jeune musicien, M. Louis Ganne, a écrit de la musique, chose extraordinaire par le temps qui court. J'ignore s'il recevra des compliments de M. Gounod, de M. Saint-Saëns, ou même de Paladilhe, mais le public convié à cette fête m'a semblé faire bon accueil à sa petite partition […][24] ».
C'est à cette époque le temps des kiosques à musique, où chaque ville ou village de France possède alors une grande ou petite formation harmonique. En 1887, Louis Ganne qui a déjà fondé la sienne, se produisant en matinée lors d'un concert donné au bénéfice des écoles du XIe arrondissement, audience placée sous l'égide de l'Union musicale de Paris et donnée au Gymnase Voltaire avec le concours des harmonies parisiennes La Gauloise et de France-Fanfare : « L'harmonie a dit sa gracieuse ouverture de l'opéra-comique Les Diamants de la couronne, d'Auber. La fanfare, que nous ne connaissions pas encore, nous a fait plaisir; sa justesse a été remarquée et son jeune directeur M. Louis Ganne a dû être satisfait des suffrages qu'il a reçus si unanimement de l'auditoire enchanté[25] ».
L'ascension glorieuse
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Au casino municipal de Royan, Louis Ganne compose la musique du grand ballet-pantomime Phryné en 3 actes sur un livret d'Auguste Germain, dont la première représentation en 1896 est particulièrement remarquée, avec éloges, dans l'interprétation dans le 1er rôle par la ballerine de l'Opéra de Paris Cléo de Mérode[26].
Louis Ganne se rend célèbre en composant la musique de l'opérette Les Saltimbanques en 1899.
Chef d'orchestre, il compose de nombreuses opérettes, musiques pour ballets, marches militaires et chansons populaires. Il fonde les Concerts Ganne à Monte-Carlo en 1905.
Vie privée
modifierDe Marianne Emmanuelle Justine Stempowska avec qui il se marie en 1890, il a un fils Paul Louis Alexandre né à Paris (1894-1995), qui se distingue dans l'aviation pendant la Première Guerre mondiale[27]. Après leur divorce (Marianne Stempowska se remarie en 1902 avec Jean Richepin), Ganne se remarie le avec Jeanne Marie Massador.
Il meurt au 18 rue Brochant à Paris 17e le [28] et est inhumé au cimetière parisien de Saint-Ouen.
Distinctions
modifierQuelques œuvres
modifierChansons
modifier- La Marche lorraine, paroles de Jules Jouy et Octave Pradels, 1892
- Le Père la victoire, paroles de Lucien Delormel et Léon Garnier, créée par Paulus, 1888
- La Czarine, chanson franco-russe. Paroles d'Armand Lafrique, 1891
- Le Cocher, paroles d'Octave Pradels. Répertoire de Kim-Hill, 1891
- Le Chanteur bavard, paroles de Delormel et Garnier. Dédiée à Ouvrard. Créé par Vaunel à l'Eldorado, 1892
- Chansons Enfantines (compilation de 10 pièces pour chant et piano) musique de Reynaldo Hahn, Edmond Missa, Paul Puget, etc., dont celle de Louis Ganne pour la Lettre d'Enfant, sur une poésie de Michel Carré, dédiée à sa fille Marie-Thérèse. Édition supplément de L'Illustration. - Paris . Cette partition enfantine rééditée à Paris chez Costallat en 1900, l'année même où le compositeur Louis Ganne perd tragiquement, le , sa fille à 9 ans.
- La Marche des Étoiles. Chanson de route franco-américaine. Livret de Maurice Boukay. Partition musicale de Louis Ganne. Édition Ricordi - Paris 1918 - (Composition dédiée au président Wilson)
Opérettes
modifier- Rabelais opérette-vaudeville sur un livret d'Oscar Méténier et de Dubut de Laforest. Nouveau Théâtre -
- Les Colles (L'École) des Femmes, opérette vaudeville en 4 actes sur un livret d'Adolphe Jaime et d'Henri Kéroul. La première représentation est donnée le au Théâtre des Menus-Plaisirs.
- Les Saltimbanques, sur un livret de Maurice Ordonneau. La première représentation est donnée avec un énorme succès le , au Théâtre de la Gaîté.
- Hans, le joueur de flûte, opérette sur un livret de Maurice Vaucaire et Georges Mitchell, 1906[29]
- Le Paradis de Mahomet, opérette en 3 actes d'Henri Blondeau. Musique de Robert Planquette, complétée par Louis Ganne. Première représentation au Théâtre du Trianon Lyrique - Paris
- Miss Bouton d'Or, opéra-comique en 7 tableaux de Michel Carré. Théâtre de l'Olympia. Paris 1902
- Rhodope, opérette gréco-égyptienne en 3 actes. Livret de Paul Ferrier et de Paul de Choudens. Première représentation donnée au Casino de Monte-Carlo le .
- Cocorico[30], opérette en 3 actes. Livret de Georges Duval, Maurice Soulié et Pierre Jailly. 1913
- L'Archiduc des Folies Bergère. Opérette. Théâtre des Folies Bergère - Paris
- La Belle de Paris, opérette de Lucien Boyer et Fernand Rouvray, Théâtre Apollo, [31]
Autres œuvres scéniques
modifier- Les Sources du Nil, ballet divertissement en 3 actes, sur un livret d'Armand Lafrique. Théâtre des Folies Bergère - Paris,
- Maître Jean, farce moraliste en 1 acte, livret de Paul Milliet. Théâtre de la Gaîté. Paris,
- Ophélia, ballet divertissement en 2 tableaux. Livret de M. Henri Justamant. Théâtre des Folies Bergère.
- Volapuck, ballet sur un livret de René du Cuers et Georges de Bompar. Théâtre des Folies Bergère (1886)
- Fleurs et Plumes, ballet - Livret d'Edmond Beaumont & Gredelue. Théâtre des Folies Bergère ()
- L'Heureuse Rencontre, divertissement pantomime par MM. Léon Roger-Milès et Charles Akar. La première représentation est donnée au casino de Paris, le .
- La Fin d'un monde, divertissement pantomime. Livret d'Albert Vallin. Casino de Paris -
- Tout Paris, pièce à grand spectacle en 5 actes et 11 tableaux de M. Georges Duval. Théâtre du Châtelet - Paris, 1891
- La Puce, ballet-pantomime en 1 acte, sur un livret de Charles Aubert. Casino de Paris - 1894
- Pignerolle malade, comédie en 1 acte de Richard O'Monroy. Musique et chanson de Louis Ganne. Comédie-Parisienne le
- Merveilleuses & Gigolettes, ballet pantomime en 2 actes et 3 tableaux. Livret de Jules Jouy- Paris, 1895
- Un raseur ou l'Importun, pantomime dansé en 1 acte. Livret de Georges Boyer et de J-Hansen. Paris, 1895
- Qui veut de l'amour, revue en 1 acte sur un livret de Léon Xanrof et Garnier- Théâtre des Ambassadeurs - Paris 1899
- La Princesse au Sabbat, ballet pantomime en 3 tableaux de Jean Lorrain. Théâtre des Folies Bergère.
- Cythère, ballet en 3 tableaux, sur un livret d'Auguste Germain. Théâtre des Folies Bergère.
- L'Heure du berger, ballet en 5 tableaux. Livret de MM. Gaston Arman de Caillavet et de Robert de Flers. Exposition universelle de 1900 - Palais de la Danse - Paris 1re représentation le
- La Petite milliardaire, comédie en 3 actes de MM. Henri Dumay et Louis Forest. Théâtre de l'Athénée. Paris, 1905
- Glatigny. Drame funambulesque en 5 actes et 6 tableaux de Catulle Mendès. Musique d'Olivier Métra, des frères Lionnet & de Louis Ganne. Théâtre de l'Odéon - Paris, 1906
- Les Ailes, ballet de Chekri Ganem. Avec Mariquita et Caroline Otero. Théâtre des Folies Bergère. Paris 1910.
- Pompéi, ballet en 2 actes sur un livret de Camille Blanc (?). Monte-Carlo
Musique instrumentale
modifier- Andante et Scherzo pour flûte et piano. Composée en 1901, cette œuvre est dédiée à son confrère le compositeur Paul Taffanel. Cette œuvre est sélectionnée dès 1901 pour devenir un des morceaux de concours pour les élèves du conservatoire national supérieur de musique. Ganne est sélectionné comme examinateur auprès du conservatoire de musique et fait partie des membres des jurys de 1901-1905 - 1939
- Le Chant du pâtre, pastorale pour clarinette et piano, 1893 ; réédition Sempre più Editions, 2012
- Villanelle, partition pour flûte et piano (ou violon), Édition Enoch, 1891
- Écho lointain, rêverie pour clarinette et piano, 1888 ; réédition Sempre più Editions, 2012
- Le Val fleuri, mélodie pour saxophone alto et piano, 1888 ; réédition Sempre più Editions, 2012
- Vieille chanson, fantaisie gavotte pour cornet (ou trompette) et piano, 1888 - réédition Sempre più Editions, 2012
- Apparition, mélodie pour violoncelle et piano, 1904 ; réédition Sempre più Editions, 2012
- Invocation, pour violon, orgue, harpe (ou piano) Édition Costallat & Co, Paris, 1903
- Prière pour grand orgue, couronnée en 1882 par la société internationale des organistes et maîtres de chapelle. Cette première œuvre est dédiée par le jeune organiste à son maître Théodore Dubois - réédition Sempre più Editions, 2012 (Restitution - extrait)
- Marche nuptiale pour orgue, 1898
- Marche nuptiale pour orgue, arrangement pour quintette de cuivres de Jean-Louis Couturier, 2012, Sempre più Editions EAN 9790232300238
Direction d'orchestre
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Le , le musicien Louis Ganne est nommé chef d'orchestre du Théâtre Moderne.
Le , le compositeur et chef d'orchestre Louis Ganne dirige au Nouveau-Théâtre, la première du ballet-pantomime Scaramouche sur une musique des compositeurs André Messager et Georges Street[32]. Il en dirige avec brio l'orchestration. De nombreux journaux soulignèrent la parfaite exécution orchestrale de cette œuvre chorégraphique, dont le critique musical à L'Événement Émile Pessard qui souligna les effets exquis de cette composition inédite, félicitant au passage la parfaite direction d'orchestre d'un jeune chef nommé Louis Ganne[33].
Le , Ganne conduit l'orchestre du Nouveau-Théâtre lors de la première du Collier de Saphirs[34], pantomime en 3 actes sur un livret de Catulle Mendès et sur une musique de son camarade du Conservatoire, le compositeur Gabriel Pierné.
Le est donnée par la direction du Nouveau-Théâtre la première représentation de Barbe-Bleuette[35], pantomime en 1 acte sur un livret de Raoul de Najac et sur une musique de Francis Thomé.
Le [36], Louis Ganne chef d'orchestre au Nouveau-Théâtre dirige le ballet-pantomime La Danseuse de corde, livret en 3 actes de MM. Aurélien Scholl et Jules Roques sur une musique du compositeur Raoul Pugno. Après Scaramouche, de nombreux journaux ou revues musicales soulignent le grand succès que remporta ce spectacle chorégraphique et lyrique donné au Nouveau-Théâtre. Le musicien Raoul Pugno qui tient chaque soir le piano fait également sensation. Quant à l'orchestre de M. Ganne, il se montre brillamment à la hauteur du maître et est salué unanimement par la presse nationale, si bien que Le Monde illustré relève entre autres :

« C'est M. Pugno en personne qui tient la partie si prépondérante du piano dans l'orchestre brillamment conduit par M. Ganne et le compositeur s'est montré virtuose merveilleux dans sa façon d'accompagner son œuvre[37] ». Dans une édition du , le journal des spectacles L'Entracte confirme aussi dans ses pages ce plein succès musical de Ganne : « La musique improvisée par Raoul Pugno sur le scénario de La Danseuse de corde est tout à fait charmante. M. Ganne, l'excellent chef d'orchestre du Nouveau-Théâtre la fait du reste, valoir à merveille ».
En 1893, Louis Ganne dirige au Nouveau-Théâtre la première représentation de la comédie chorégraphique et lyrique Bouton d'Or de son ami lorrain du conservatoire Gabriel Pierné, qui fut comme lui un élève de Jules Massenet. Cette année-là, à propos de l'actualité sur les Redoutes du Casino de Paris d'où il vient donner avec succès plusieurs de ses ballets. Pour cette circonstance, à la une du quotidien Le Journal (Supplément illustré des Concerts et des Bals) fondé par Fernand Xau, est publié le dimanche un portait de Louis Ganne dessiné et lithographié par Albert Mantelet, ainsi qu'une notice biographique du jeune et brillant chef d'orchestre.
En 1895, Louis Ganne devient le premier chef d'orchestre et est nommé directeur musical du nouveau casino municipal de Royan (Gaston Redon architecte). Cette année-là, Gabriel Pierné lui dédie l'une de ses compositions pour piano : Sérénade à Colombine.
Distinctions et hommages
modifierEn , le compositeur Louis Ganne est nommé Syndic (Sociétaire du Comité Permanent) de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique[38].
Le , Louis Ganne est nommé officier de l'Instruction publique[39],[40].
En 1897 paraît l'ouvrage dédié à Louis Ganne : Montmartre, suite de valses, sur des motifs des chansons de Paul Delmet par Edmond Missa, Édition Enoch, Paris, 1898, édition illustrée par Steinlen.
La première assemblée générale de la Société des artistes musiciens d'orchestre se tient à l'initiative des compositeurs Louis Ganne et Georges Auvray. Lors de cette réunion du , la société est présidée par le maître Vincent d'Indy. Parmi les adhérents, on relève les noms de Chausson, Parès, etc. comprenant plus de 600 signataires.
Le , le musicien Louis Ganne préside le Concours de l'Orphéon municipal d'Auvers-sur-Oise, village où il composa en l'opérette Les Saltimbanques[41].
Louis Ganne est nommé chevalier dans l'ordre de François-Joseph d'Autriche, le [42].
En , le compositeur Louis Ganne est reçu officiellement à Rome à la Villa Médicis.
Par ordonnance du palais princier de Monaco, émise officiellement le , le compositeur Louis Ganne est fait chevalier de l'ordre de Saint-Charles[43].
Relevant de la promotion du , il est nommé chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur en même temps que le compositeur Reynaldo Hahn. Il reçoit, dans la principauté de Monaco[44], ses insignes de chevalier de la Légion d'honneur des mains d'Émile Flach.
En , une nouvelle et luxueuse salle de musique nommée salle Ganne est inaugurée au grand casino de Monte-Carlo. Quelques mois avant sa mort, le compositeur des Saltimbanques a la joie de voir son inauguration. Enthousiaste comme un jouvenceau, Ganne se confie à Gabriel Davin de Champclos, l'envoyé du journal Le Petit Bleu de Paris : « On inaugure samedi me confie-t-il, ma grande salle de concerts, la plus vaste et la plus luxueuse peut-être du monde entier. Mon orchestre est composé exclusivement de Premiers Prix du Conservatoire. Et tous mes musiciens sont français, exclusivement français[45] ».
Attribuée en 1930, dans le 20e arrondissement de Paris, une rue Louis-Ganne lui rend hommage.
En 1931, une rue Louis-Ganne est inaugurée à Dijon[46], sa mère Marie Prudhon étant originaire de Perrigny-sur-l'Ognon, distante de 40 minutes à l'est de Dijon, où il séjourna durant son enfance.
À Buxières-les-Mines, son village natal dans l'Allier, une place Louis-Ganne est inaugurée en à son nom.
Une rue Louis-Ganne est inaugurée à Auvers-sur-Oise où le compositeur, qui y posséda une demeure, écrivit la musique de son opéra-comique Les Saltimbanques.
En 1962, pour le centenaire de la naissance du compositeur, création d'une promotion Louis Ganne au collège de Saint-Nicolas d'Issy.
En 1979, la Poste de la principauté de Monaco fait éditer un timbre commémoratif sur Hans le Joueur de flûte, timbre émis à l'occasion du centenaire de la création de la salle Garnier, architecte de l'opéra de Monte-Carlo.
En , inauguration de l'Espace Louis Ganne par la municipalité et les musiciens de l'Harmonie de Forbach, ville frontière de Lorraine[47].
Bibliographie
modifier- De la musique française (volume 2) : de Franck à Debussy, par Paul Landormy - Réédition SHS, 2022
- Dictionnaire amoureux de la Belle Époque et des Années Folles, par Benoît Duteurtre, Edition Plon, Paris, 2022 (ISBN 978-2259218221)
- Louis Ganne et le Sang des Arvernes, par Élisabeth-Marie Ganne (petite-fille du compositeur). Édition Delatour, Paris, 2015 (ouvrage biographique publié grâce au concours de la SACEM) (ISBN 9782752102515)
- Deux notes qui s'aiment, Sonate pour Piano & Violoncelle, roman dédié à son grand-père, par Élisabeth-Marie Ganne, Édition Varensin, Paris, 2015
- Parisian Music-hall 1871-1913, par Sarah Gutsche-Miller, Édition Rochester University Press, 2015
- Les Français qui ont fait la France, par Philippe Boitel (p. 574), Édition Sud-Ouest, 2009
- Guide raisonné et déraisonnable de l'Opérette et de la Comédie Musicale, par Louis Oster et Jean Vermeil, Éditions Fayard, Paris, 2008 (ISBN 978-2-213-63765-5)
- Mille et un opéras, Paris, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique », , 1856 p. (ISBN 978-2-213-60017-8, OCLC 417460276, BNF 39099667)
- Dictionnaire de la musique française au XIXe siècle, Collectif, Éditions Fayard, Paris, 2001
- Louis Ganne (1862 - 1923) L'œuvre musicale, Thèse, Université de Tours, 1999
- À Bâtons rompus, écrits radiophoniques, par Francis Poulenc (ouvrage en parti consacré à L. Ganne), Édition Actes Sud, Paris, 1999
- Benoît Duteurtre, L'opérette en France, Paris, Fayard, , 222 p. (ISBN 978-2-213-62578-2, OCLC 690432486)
- Cléo de Mérode, Le Ballet de ma vie, Paris, Éditions Pierre Horay, (lire en ligne)
- Les origines et le destin du compositeur Louis Ganne, par Julius-Marcel Lechevin, Édition des Cahiers Bourbonnais, Moulins, 1974 (tirage à part monographie)
- Ma belle opérette, par Maurice Yvain. Édition de la Table Ronde, Paris, 1962
- L'Âge d'Or : Souvenirs d'Enfance et de Jeunesse, par Fernand Gregh, Édition Bernard Grasset, Paris, 1947
- Gabriel Astruc, Le Pavillon des Fantômes. Souvenirs, Édition Bernard Grasset, Paris, 1927
- A Arte Musical (Spécial Louis GANNE) - Anno X - no 236 - Lisbonne,
- Nos auteurs et compositeurs dramatiques : portraits et biographies suivis d'une notice sur les sociétés d'auteurs, droits, règlements, statistique et sur les transformations de l'affiche théâtrale, par Jules Martin. Préface de Maurice Donnay, 1897
Notes et références
modifier- ↑ « Avant-Premières : Le Paradis de Mahomet, musique Robert Planquette et de M. Louis Ganne au Théâtre des Variétés », Gil Blas, no 9704, .
- 1 2 Cyber Centre Culturel de l'Allier.
- ↑ La France chorale : Moniteur des Orphéons et des Sociétés Instrumentales. - no 12 - 14e année, concours sté chorale des Enfants d'Issy - Salle Vaillant à Vanves.
- ↑ L'Âge d'Or (…), Fernand Gregh, op. cit., p. 104.
- ↑ Émile Chomet, « Une musique à la fois agréable et savante », Le Tintamarre, , p. 6.
- ↑ « Courrier des Théâtres », Gil Blas, no 1092, .
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- ↑ « Une foule au Trocadéro pour le premier concert d'orgue », L'Univers, no 5642, .
- ↑ « Programme quotidien des Théâtres, Concerts, Cirque, Skating », Paris-Spectacles, no 2190, Programme imprimé du grand concert d'orgue d'Alexandre Guilmant). Dans la sélection de l'organiste Guilmant, Louis Ganne est mentionné parmi les plus grands compositeurs classiques.
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- ↑ « Légion d'honneur », Journal de Monaco, no 917, , p. 2.
- ↑ Gabriel Davin de Champclos, « Lettre de Nice », Le Petit Bleu, 1-2 janvier 1923, p. 3/4 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Nouvelles rues de Dijon. Inauguration de la Rue Louis Ganne », Le Progrès de la Côte-d'Or, no 363, .
- ↑ « Harmonie Municipale de la ville de Forbach », sur harmonie-forbach.com (consulté le ).
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :
- Ressources relatives au spectacle :
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Éditions Enoch sur editions-enoch.com
- « Sempre più Editions », sur semprepiu-editions.com
- Musique instrumentale de Louis Ganne sur jlcouturier.com