Michel Lelièvre

criminel belge

Michel Lelièvre (Namur, ), Belge, a été membre du gang de Marc Dutroux et impliqué dans l'affaire Dutroux.

Michel Lelièvre
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Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité

Biographie

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Il naît le à Namur dans un milieu difficile qui oblige la Justice à le placer dès l’âge de 11 mois dans une famille d’accueil qui compte déjà huit enfants, à Arsimont. Il y est bien soigné mais ne reçoit ni affection ni tendresse de la part de la maman de substitution « revêche, autoritaire, avec pour référence quasi unique les évangiles » qui, en outre, exprime du mépris pour la famille d'origine de l'enfant. À l'adolescence, selon ses condisciples et amies, ceux des mouvements de jeunesse qu'il fréquente, c'est un jeune homme « gentil, gai et sympa, très sociable mais toujours suiveur »[1].

Après un parcours scolaire compliqué, il arrête l’école et enchaîne des petits jobs. Il devient très vite toxicomane[2].

En tant que toxicomane dépendant, Michel Lelièvre est considéré comme une marionnette de Dutroux, dont il est le locataire, et dont il devient associé dans un trafic de drogue. Il va avouer tous les chefs dont il sera accusé.

Enlèvement de Laëtitia Delhez et complicité d'assassinat

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Le , il participe à l'enlèvement par Marc Dutroux, en début de soirée, de Laëtitia Delhez, quatorze ans, à sa sortie de la piscine de Bertrix. Selon leurs propres déclarations, les deux hommes se sont rendus tous deux à Bertrix dans le but d’enlever une jeune fille si l’occasion s’en présentait. Après le rapt, Dutroux a drogué et violé l'adolescente avant de l'enfermer dans une cache de Marcinelle avec une autre enfant, Sabine Dardenne. Elle n’en seront délivrées que quelques jours plus tard par les enquêteurs du juge Connerotte.

Michel Lelièvre a aussi aidé Marc Dutroux dans d'autres crimes, dont l'enterrement de An Marchal et Eefje Lambrecks, vivantes, avec l'ancien complice de Dutroux Bernard Weinstein, à 3 mètres de profondeur sous un hangar de Jumet.

Condamnation

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En , Michel Lelièvre, 33 ans et en détention provisoire depuis 1996, est condamné à 25 ans d'emprisonnement par la cour d'assises d'Arlon. Il est transféré à la prison d'Ittre le mois suivant pour y purger cette peine qui inclut les huit années passées en détention provisoire.

En , après avoir purgé un tiers de sa peine, il demande pour la première fois une libération conditionnelle ; cette demande est rejetée car il n'a toujours pas versé d'indemnisation à ses victimes.

En 2007, Michel Lelièvre se voit accorder des dommages-intérêts de 6 000 euros par la Cour européenne des droits de l'homme parce que la durée de sa détention provisoire jusqu'au procès a été trop longue[3].

L'année suivante, une nouvelle condamnation tombe, décidée par le tribunal correctionnel de Nivelles : 6 mois de prison pour avoir possédé à titre personnel et consommé de petites doses d'héroïne, haschisch et cannabis entre et [4]. Ce problème de drogue intervient dans le rejet de ses demandes de libération conditionnelle. En 2011, le tribunal de l'application des peines de Bruxelles refuse encore sa libération conditionnelle[5].

Libération

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À partir de 2013, Michel Lelièvre est autorisé à sortir plusieurs fois de prison, pendant quelques heures et sous surveillance, pour consulter un psychologue et trouver un endroit d'insertion socio-professionnelle, ce qui ne va pas de soi. Une asbl, par exemple, qui dans un premier temps accepte de lui dispenser une formation en menuiserie, va renoncer à ce projet parce qu'elle se doit de protéger les autres personnes qu'elle forme de la pression des médias qui l'assaillent[6].

En 2018, Michel Lelièvre obtient pour la première fois un congé pénitentiaire et passe une nuit à l'extérieur de la prison.

Le , le Tribunal d’application de peines de Bruxelles décide de sa libération conditionnelle[7], ce qui provoque des réactions négatives en Belgique[8] et le suivant, environ 400 personnes descendent dans la rue à Bruxelles pour protester contre cette libération par une « Marche noire » qui se veut le pendant de la Marche blanche du [9],[10].

La libération de Michel Lelièvre ne peut toutefois être effective que s’il parvient à conclure un bail locatif. En outre, il lui est interdit de se rendre à des endroits se situant à proximité des lieux de résidence de ses victimes ou de leurs familles[11]. Ces conditions étant remplies, Michel Lelièvre, 48 ans, est libéré le [12], sous conditions : se présenter régulièrement à son assistant de justice, ne pas commettre de nouveaux crimes, ne consommer ni alcool ni drogues, suivre une formation ou chercher du travail, indemniser ses victimes, n'avoir aucun contact avec elles ou d'autres auteurs, et éviter un certain nombre de régions (dont les provinces du Brabant flamand, du Limbourg, du Hainaut, de Liège et de Luxembourg) comme certains lieux de la région de Bruxelles[13].

Reconnu et invectivé dans la rue quelques jours après sa libération, Michel Lelièvre voit son domicile saccagé par des inconnus et, le , est agressé par des personnes non identifiées[14],[15].

Bibliographie

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Source de traduction

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Notes et références

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  1. Roland Planchar, « La vie contre Michel Lelièvre », La Libre Belgique, Bruxelles, Groupe IPM, (lire en ligne, consulté le )
  2. « Les 25 personnages clefs de l'affaire Dutroux: Michel Lelièvre », sur RTBF (consulté le )
  3. « Belgique condamné pour détention provisoire Michel Lelièvre », Het Nieuwsblad, .
  4. Belga, « Lelièvre condamné pour usage de drogue en prison », 7sur7, Vilvorde, DPG Media, (lire en ligne, consulté le ).
  5. Michel Lelièvre ne sera pas libéré, mardi , dépêche Belga, Le Soir.
  6. Loïc Struys, « Michel Lelièvre perd deux bons de sortie », 7sur7, Vilvorde, DPG Media, (lire en ligne, consulté le ).
  7. Marc Metdepenningen, « Michel Lelièvre, «l’esclave de Dutroux», libéré », Le Soir, (lire en ligne, consulté le ).
  8. Vincent Schmidt, « Une marche noire contre la libération de Lelièvre », La Libre Belgique, (lire en ligne, consulté le ).
  9. « Quatre cents manifestants à Bruxelles pour la Marche Noire », De Standaard, (consulté le )
  10. « Marche noire contre la libération de l'homme de main Dutroux », NOS News, (consulté le )
  11. An. H., « Michel Lelièvre, ancien complice de Marc Dutroux, sera libéré sous conditions quatre ans avant la fin de sa peine », La Libre Belgique, (lire en ligne, consulté le ).
  12. « Michel Lelièvre est sorti de prison », sur lesoir.be, (consulté le ).
  13. Hanne Decré, « Michel Lelièvre, complice du meurtrier d'enfants Marc Dutroux, est sorti de prison après 23 ans », VRT NWS,
  14. Annick Hovine, « Michel Lelièvre a été agressé et son domicile saccagé », La Libre Belgique, (lire en ligne, consulté le ).
  15. Michel Lelièvre agressé à Anderlecht, De Standaard, 19 décembre 2019