Michel Morvan (linguiste)

linguiste français

Michel Morvan, né le à Paris, est un linguiste et étymologiste français.

Michel Morvan
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Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité

Germaniste de formation (Paris X-Nanterre et Paris IV-Sorbonne où il passe un doctorat de troisième cycle en linguistique et phonétique), il se tourne ensuite vers la langue basque et la question de ses origines.

Études sur les origines du basque

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Après avoir obtenu en 1992 un doctorat d'études basques à l'université Bordeaux-III[1] sous la direction de Jean-Baptiste Orpustan (et avec Jacques Allières comme membre de jury), Michel Morvan publie en 1996 Les origines linguistiques du basque, où il théorise des liens entre le basque et les langues ouralo-altaïques[2]. Membre du Centre de recherche sur la langue et les textes basques du CNRS (ex-URA 1055, puis ERS 142[3]), il publie dans diverses revues telles que Fontes Linguae Vasconum (Pampelune), Euskera (revue de l'Académie de la langue basque), le Bulletin du Musée Basque, Lapurdum ou encore le Bulletin de la Société de Linguistique de Paris.

Piste proto-eurasienne

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Michel Morvan affirme que le basque ne serait pas une langue aussi isolée qu'on l'avait cru depuis les débuts de la linguistique basque mais appartiendrait à un très ancien macrophylum eurasien[réf. nécessaire].

Accueil critique

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Les thèses de Michel Morvan ne font pas l'unanimité au sein de la communauté linguistique[4]. La principale critique formulée à l'encontre de ses méthodes réside dans la superficialité des ponts qu'il jette entre le basque et les états actuels d'autres langues qu'il étudie, alors que l'évolution passée de celles-ci n'a pas laissé de traces : aussi, pour le bascologue et romaniste Jacques Allières, « des linguistes « traditionnels » de ce genre ne voient-ils pas sans un certain scepticisme mêlé d'inquiétude d'audacieux chercheurs tenter des comparaisons, des apparentements, des parallèles dans des domaines dont l'histoire nous est totalement inconnue, et se fonder sur des ressemblances actuelles, alors que chaque idiome concerné a vécu, postérieurement à la « communauté » primitive, une longue existence »[5].

La linguiste Marie-Lise Beffa reproche par ailleurs à Michel Morvan, dont elle qualifie l'ouvrage Les origines linguistiques du basque de « canular de grande envergure »[1], de se fonder sur des sources de qualité très variable, dont des récits de voyage jugés peu fiables, et de commettre de nombreuses erreurs dans la définition ou même l'existence des vocables qu'il compare. De plus, il ne propose pas, au-delà des simples analogies mot à mot qu'il suggère, de lois phonétiques systématiques et cohérentes qui les valideraient scientifiquement[6].

Ouvrages et articles publiés

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  • À propos de Calpe, Ilumberri et les autres, Lapurdum I, Bayonne, 1996, p. 20-24.
  • À propos du basque *(h)il, Fontes Linguae Vasconum 53, 1989-1, p. 45-48.
  • À propos d'un ancien nom du vaurien en japonais, Euskera, 1991-3, 997-1000.
  • Dictionnaire étymologique de la langue basque, Internet/Lexilogos, 2023.
  • Erensuge, La Linguistique 23, 1987-1, p. 131-136.
  • La langue basque défigurée, Lapurdum I, Bayonne, 1996, p. 223-226.
  • La notion d'âge dans le terme "ami" en basque et en tcherkesse, Euskera , 1991-3, 993-995.
  • La racine toponymique pré-celtique *BAR, Lapurdum I, Bayonne, 1996, p. 11-18.
  • Le basque et ses origines, La Langue basque parmi les autres, Izpegi, Saint-Étienne-de-Baïgorry, 1994, p. 71-76.
  • Le nom de la hache en basque, Fontes Linguae Vasconum 45, 1985-1, p. 169-173.
  • Le nom de la hache en basque (suite), Fontes Linguae Vasconum 49, 1987-1, p. 11-14.
  • Le pronom de troisième personne en proto-basque, fiction ou réalité?, Fontes Linguae Vasconum 46, 1985-2, p. 209-214.
  • Les noms de montagnes du Pays basque, Lapurdum IV, Bayonne, 1999, p. 167-190.
  • Les origines linguistiques du basque, Presses universitaires de Bordeaux, 1996 (ISBN 978-2867811821) [lire en ligne]
  • Lexicografia vasca, Fontes Linguae Vasconum 52, 1988-2, p. 167-169.
  • L'ibéro-basque ili-/iri "ville", La Linguistique 22, 1986, p. 137-142.
  • Noms de lieux du Pays basque et de Gascogne (2500 noms expliqués), Paris, éditions Christine Bonneton, , 231 p. (ISBN 2-86253-334-3, présentation en ligne)
  • Note sur l'origine du nom des Kirghizes, Fontes Linguae Vasconum 51, 1988-1, p. 17-18.
  • Problèmes de substrat (suite), Lapurdum II, Bayonne, 1997, p. 23-28.
  • Réflexions sur la toponymie euskaroïde pré-gauloise, Eusko Ikaskuntza, Hizkuntza eta Literatura 5, 1985, p. 13-18.
  • Varia, Bulletin du Musée Basque, 121, 1988-3, p. 129-134.
  • Le basque langue eurasienne, Euskera , LIII, 2008, 1, p. 85-90.

Notes et références

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  1. 1 2 Marie-Lise Beffa, « Comptes-rendus : Morvan, Michel, Les origines linguistiques du basque », Études mongoles et sibériennes, centrasiatiques et tibétaines, no 29,‎ , p. 211-217 (lire en ligne) ; p. 217.
  2. ↑ Beffa 1998, p. 211
  3. ↑ Beffa 1998, p. 212
  4. ↑ Hector Iglesias, « Affinités toponymiques cantabropyrénéennes et énigmes historiques », Lapurdum, no 4,‎ , p. 123-166 (DOI 10.4000/lapurdum.1557), § 32.
  5. ↑ Jacques Allières, « Michel Morvan, Les origines linguistiques du basque », Lapurdum, no 3,‎ , p. 315-317 (DOI 10.4000/lapurdum.1746), § 2.
  6. ↑ Beffa 1998, p. 213-214
  7. ↑ Base de données chronologique des articles et auteurs du Bulletin du Musée Basque depuis 1924

Voir aussi

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