Michel Larionov

artiste franco-russe (1881–1964)
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Mikhaïl Fiodorovitch Larionov (en russe : Михаил Фёдорович Ларионов), dit Michel Larionov, né le à Tiraspol (gouvernement de Kherson, Empire russe) et mort le à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), est un peintre, graveur et décorateur russe naturalisé français.

Michel Larionov
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Михаил Фёдорович ЛарионовVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
française (à partir de )
russeVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Conjoint
Nathalie Gontcharova (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Mouvements
Représenté par
Genre artistique

Biographie

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Michel Larionov étudie à l'école de peinture de Moscou. Son style passe de l'impressionnisme au fauvisme ; il est l'un des pionniers du rayonnisme et parmi les premiers animateurs de l'avant-garde en Russie.

Il se lie avec Kasimir Malevitch, a pour élève Vladimir Tatline et fonde, en 1910, le groupement du Valet de Carreau puis, en 1912  après une dispute avec David Bourliouk , Queue d'Âne[1]. En 1911, sous son influence Tatline crée son tableau Le Marin.

Il épouse Nathalie Gontcharova, autre artiste peintre russe célèbre, avec qui il élabore, dès 1909-1910, les fondements du rayonnisme, dont il écrit le manifeste en 1912 (publié en 1913 à Moscou). Il crée l'année suivante le mouvement du Toutisme avec Mikhail Le Dentu et le poète Ilia Zdanevitch, également connu sous le nom de Iliazd.

Larionov expose au Salon des indépendants à Paris, en même temps que Nathalie Gontcharova et l'artiste peintre Alexandra Exter, grâce à l'appui des époux Sonia et Robert Delaunay, sollicités par Exter.

En , il accompagne Nathalie Gontcharova qui, sur invitation de Serge de Diaghilev, se rend à Paris pour préparer les décors du ballet Le Coq d'Or. Ils restèrent à Paris jusqu'au déclenchement de la Première Guerre mondiale. Mikhaïl Larionov, soumis au service militaire, retourna immédiatement en Russie en et fut envoyé en Prusse-Orientale. Après un mois de combats, il fut grièvement blessé et hospitalisé à Moscou, puis démobilisé en [2]. Lorsque Serge de Diaghilev l'apprit, il bombarda Gontcharova et Larionov de télégrammes l'invitant à venir le voir en Italie, puis en Suisse, pour travailler sur les Ballets russes. Gontcharova et Larionov se rendirent en dans la villa louée par Diaghilev à Ouchy, près de Lausanne, pour travailler sur Les Noces et Liturgie (Natalia Gontcharova) et Soleil de Nuit de Nikolaï Rimski-Korsakov (Mikhail Larionov). Pour eux, le décor de ballet est un "art décoratif théâtral" à part entière, qui ne doit pas se contenter de représenter le décor dans lequel se situe l'action, mais faire partie intégrante de l'expérience du spectacle[1].

Si leur travail s'inscrit dans les mouvements avant-gardistes de leur époque, ils revendiquent aussi des inspirations plus anciennes, notamment l'art religieux orthodoxe et les traditions populaires russes[1].

Après cela, Larionov s'installe à Paris, se consacrant à des décors pour les Ballets russes de Serge de Diaghilev, qu'il réalise entre 1915 et 1922. Il ne retourne plus dans son pays natal après la révolution bolchévique de 1917[3].

Il repose avec son épouse au cimetière parisien d'Ivry (7e division).

Collections publiques

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En France

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En Russie

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En Suisse

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Le détenteur de la plus grande collection d'œuvres de Larionov, Andréi Nakov, a été poursuivi par la justice de Genève pendant plus de dix ans sur un soupçon d'authenticité des peintures déclarées[2].

Publications

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  • Konstantin Bolshakov, Le Futur, illustré avec Gontcharova, Moscou, 1913 — ouvrage confisqué par la censure.
  • L'Art décoratif théâtral moderne, illustré avec Goncharova, Paris, La Cible, 1919.
  • Alexander Blok, Les Douze, illustré avec Goncharova, Paris, 1920.
  • Une avant-garde explosive, Textes traduits, réunis et annotés par Michel Hoog et Solina de Vigneral, lausanne, L'Âge d'Homme, 1978.
  • Manifestes, traduit du russe par Régis Gayraud, présentés par Gabriella di Millia, Éditions Allia, 1995 (ISBN 2-9042-3592-2).

Galerie

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Notes et références

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  1. 1 2 3 Marie Cléren, « Natalia Gontcharova et Mikhaïl Larionov, « un nouvel art décoratif » (1914-1924) ? », Double jeu. Théâtre / Cinéma, no 18, , p. 105–120 (ISSN 1762-0597, DOI 10.4000/doublejeu.2930, lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 « L'exposition « Mikhaïl Larionov : La voie vers l'abstraction » », sur Andrei-nakov.org
  3. Kovtun, Evgeniy Fedorovich. Mikhail Larionov. 1881-1964. St. Petersburg, Aurora Publishing House, 1998. - 175 p. (ISBN 5-7300-0668-3) (Ковтун, Евгений Фёдорович. Михаил Ларионов. 1881—1964. Санкт-Петербург, издательство «Аврора», 1998. - 175 c. (ISBN 5-7300-0668-3)). Pp.136-138.

Annexes

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Bibliographie

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Archives

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Liens externes

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