Mitsu-gusoku (三具足?) est, dans le bouddhisme japonais, un ensemble rituel traditionnel composé de trois objets, souvent disposés devant une peinture représentant le Bouddha ou d’importantes figures bouddhiques[1].

Dessin représentant le mitsu-gusoku, tiré du Senden-shō (XVe – XVIIIe siècle).

Caractéristiques

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Ces objets sont généralement constitués d’un brûle-parfum, d’un chandelier — qui prit par la suite la forme d’une grue du Japon — et d’un vase destiné aux offrandes florales. Ils sont disposés côte à côte sur un plateau ou une petite table. Ce type de composition devint populaire durant les époques de Kamakura et de Nanboku-chō.

Le style tatehana (« fleurs dressées ») du mitsu-gusoku constitue la plus ancienne forme de composition florale au Japon et fut par la suite formalisé en tant qu’art de l’ikebana. Il est rapporté qu’à partir du milieu du XVe siècle, le moine Ikenobō Senkei, du Rokkaku-dō à Kyoto, développa de nouvelles approches et techniques de composition florale, qui lui valurent de nombreuses louanges[2].

Variantes

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Il existe une variante composée de cinq objets, appelée go-gusoku (五具足).

Galerie

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Un arrangement de Mitsu-gusoku à l'exposition Ikenobō Autumn Tanabata.

Voir aussi

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Références

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