Morin-Jean
Morin-Jean, pseudonyme de Jean Alexis Joseph Morin, né le à Paris et mort le à Nantes[1], est un archéologue, peintre, graveur et illustrateur français.
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(à 62 ans) Nantes |
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Jean Alexis Joseph Morin |
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Morin-Jean |
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Biographie
modifierMorin-Jean est originaire de Montmartre, il fait une partie de ses études au lycée Condorcet à Paris. Il entre dans l'atelier du peintre Paul-Joseph Blanc, situé à Montmartre. Sur les instances de ses parents, il doit cependant aller travailler dans le cabinet d'assurance de son père, par ailleurs collectionneur. Il n'y reste que peu de temps, et se tourne vers l'archéologie. Il suit les cours de l'École du Louvre, séjourne à Rome, visite la Grèce. Il participe à la découverte par Édouard Fourdrignier d'une tombe à char à la Gorge-Meillet en Champagne.
Il publie Le dessin des animaux en Grèce d'après les vases peints en 1911, La verrerie en Gaule sous l'empire romain en 1912, et Les artistes préhistoriques en 1933.
À partir de 1911, il se consacre peu à peu à la peinture et à la gravure, conseillé par son ami Maxime Maufra et avec l'aide d'Eugène Delâtre. Il pratique la taille-douce, l'eau-forte, la gravure sur bois. Il devient en 1920 sociétaire de la Société de la gravure sur bois originale et produit des vues des ports de Bretagne, des natures mortes, gravures en couleurs après 1935. Il rédige un Manuel pratique du graveur sur bois en 1926[2].
Pendant la Première Guerre mondiale il effectue des campagnes contre l'Allemagne du au . Il est ensuite mis à disposition du service de la navigation du Ministère des Travaux Publics[3].
Il se marie à Nantes le avec Mme Marthe Marguerite Sauvaget (1872-1930), veuve d'un premier Mariage[4]. Par la suite il adopte en 1936 sa nièce par alliance, Germaine Sauvaget, fille de Jules François Sauvaget frère de sa femme. Germaine prendra le nom de Sauvaget-Morin-Jean[5] et en 1951 fera un important don des oeuvres de son père adoptif au Musée d'Arts de Nantes.
Après la Première Guerre mondiale, Moreau expose des gravures et des peintures à différentes reprises, notamment à la galerie Durand-Ruel à Paris.
Il illustre 13 livres de poésie de René Druart (1925-1940), des ouvrages de Gustave Flaubert, Henry de Montherlant, etc. parus dans la collection Le Livre de demain des Éditions Fayard, et dans des revues. Il écrit sur l'art. Esprit ouvert, il s'intéresse à une époque au cubisme.
Il est chargé de mission en 1933 par la direction des musées nationaux à Fontainebleau, où il est nommé conservateur-adjoint du musée jusqu'en 1939. Il grava 19 burins pour Huysmans (1925-1940) qui ne furent jamais publiés. Il grava quelques séries sur les métiers, les saints, des bouquets de fleurs, et des paysages des Ardennes[6]
Il est domicilié au 23, avenue des Martyrs à Nantes lorsqu'il meurt, le . Il est inhumé deux jours plus tard au cimetière La Bouteillerie (carré E, rangée 7). Peu de temps après sa mort, Pierre Doignon publie dans le journal L'informateur de Seine et Marne du un article retraçant les principales étapes de la vie de Morin-Jean qui avait le don de « condenser en quelques descriptions suggestives l'essentiel des multiples connaissances qu'il faut posséder pour comprendre et faire comprendre l'art »[7].
Illustrations
modifier- André Gide, La Porte étroite, 24 bois gravés, Librairie Arthème Fayard, collection « Le Livre de Demain », 1947.
- Francis Carco, L’Homme traqué, 39 bois gravés, Paris, Librairie Arthème Fayard, collection « Le Livre de Demain », 1927.
- Henry de Montherlant, La petite infante de Castille, 29 bois gravés, Paris, Librairie Arthème Fayard, collection « Le Livre de Demain », 1935.
- Colette, La Vagabonde, 31 bois gravés, Paris, Librairie Arthème Fayard, collection « Le Livre de Demain », 1936.
- Pierre Louÿs, Aphrodite, 36 bois gravés, Paris, Librairie Arthème Fayard, collection « Le Livre de Demain », 1927.
- Louis Bertrand, Les bains de Phalère, 30 bois gravés, Paris, Librairie Arthème Fayard, collection « Le Livre de Demain », 1929.
- Jean Fayard, Oxford et Margaret, 25 bois gravés, Paris, Librairie Arthème Fayard, collection « Le Livre de Demain », 1930.
- Gustave Flaubert, Salammbô, 31 bois gravés, Paris, Librairie Arthème Fayard, collection « Le Livre de Demain », 1931.
- Mathias Tresch (lb), Contes et nouvelles de chez nous, bois gravés et compositions, Luja-Beffort, Luxembourg, 1935.
Publications
modifier- Archéologie de la Gaule et des pays circonvoisins depuis les origines jusqu'à Charlemagne., Paris, Félix Alcan, , 230 p. (lire en ligne).
- Le dessin des animaux en Grèce d'après les vases peints, Paris, Librairie Renouard - Henri Laurens, , 263 p. (lire en ligne).
- La verrerie en Gaule sous l'empire romain. : Essai de morphologie et de chronologie. (préf. Ernest Babelon), Paris, Librairie Renouard - Henri Laurens, , 307 p. (lire en ligne).
- « Essai sur la gravure sur bois originale moderne », L'Art et les Artistes, tome I, 1920, pp. 117-126 (consulter en ligne).
- « Mes autrefois », La Grive, , pp. 19-28.
- Manuel pratique du graveur sur bois, Éd. Henri Laurens, 1926 ; réed. 1961.
- Le château de Fontainebleau, Collections publiques de France, 1937[8].
- Gravures d'archéologie
- Coq corinthien.
- Plat avec trois poissons.
- Œnochoé rhodienne
- Gravures
- Fenêtre ouverte sur la Jungfrau
- Saint Georges
- Paysage de l' île de France
- La fuite en Egypte
- Le peintre
Œuvres dans les collections publiques
modifier- En France
- Nantes, musée des beaux-arts : 83 gravures diverses[9].
- Paris, Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou : Port Joinville, la vue sur le phare (huile dur toile)[10] et Saint-Germain-en-Laye (encre sur papier)[11].
- Au Royaume-Uni
- Londres, British Museum : une suite de dix gravures sur bois de natures mortes[12].
- Aux États-Unis
- Washington, National Gallery of Art : Soir d'hiver à Montmartre (gravure)[13].
- Syracuse, Université de Syracuse : Pêcheur à la ligne (gravure)[14].
Notes et références
modifier- ↑ Acte de décès N° 126 page 14/61
- ↑ « Morin-Jean », in: Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France (1830-1950), AMG-Flammarion, 1985, p. 233.
- ↑ Matricule de recrutement N° 2826 de Jean Alexis Joseph Morin
- ↑ Acte de mariage N° 88 page 45/140
- ↑ Voir note en marge de l'acte de naissance N° 529 page 89/95 de Germaine Sauvaget
- ↑ André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre. Peintres, sculpteurs, graveurs, dessinateurs, illustrateurs, plasticiens aux XIXe et XXe siècles, Éditions André Roussard, 1999, p. 432.
- ↑ L'informateur de Seine-et-Marne du 15 mars 1940
- ↑ Le château de Fontainebleau
- ↑ 83 gravures du musée d'art de Nantes
- ↑ Port Joinville, la vue sur le phare
- ↑ Saint-Germain-en-Laye
- ↑ Natures mortes
- ↑ Soir d'hiver à Montmartre
- ↑ Pêcheur à la ligne
Annexes
modifierBibliographie
modifier- René Druart, « La vie et l'œuvre de Morin-Jean », La Grive, , pp. 11-18.
- Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France. 1830-1950, Flammarion, 1985.
- André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre. Peintres, sculpteurs, graveurs, dessinateurs, illustrateurs, plasticiens aux XIXe et XXe siècles, Éditions André Roussard, 1999, p. 432.
- Agnès de Belleville, Dictionnaire des graveurs de la Société de la gravure sur bois originale (SGBO) (1911-1935) : sociétaires et invités français et étrangers, L'Échelle de Jacob, 2000.
- Christophe Comentale, « Morin-Jean, archéologue et botaniste xylographe », Arts et Métiers du livre, no 230, juin-, pp. 64-69.
- Philippe Le Stum, La Gravure sur Bois en Bretagne, 1850-2000, Spézet, Coop Breizh, , 319 p. (ISBN 9782843468216).
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la recherche :
