Mostafa Pourmohammadi

homme politique iranien

Mostafa Pourmohammadi (en persan : مصطفی پورمحمدی) est un hodjatoleslam, un procureur et un homme politique iranien né le à Qom.

Mostafa Pourmohammadi
(fa) مصطفی پورمحمدی
Illustration.
Mostafa Pourmohammadi en 2024.
Fonctions
Ministre iranien de la Justice

(4 ans et 5 jours)
Président Hassan Rohani
Gouvernement Rohani I
Prédécesseur Morteza Bakhtiari
Successeur Alireza Avayi
Ministre de l'Intérieur

(2 ans, 8 mois et 25 jours)
Président Mahmoud Ahmadinejad
Gouvernement Ahmadinejad I (en)
Prédécesseur Abdolvahed Moussai Lari
Successeur Mehdi Hashemi
Biographie
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Qom (Iran)
Nationalité Iranienne
Parti politique Association du clergé militant
Famille Abdolkarim Haeri Yazdi (arrière-grand-père maternel)
Ali-Asghar Pourmohammadi (fa) (cousin)
Diplômé de Université de Machhad
Profession Procureur
Religion Islam chiite duodécimain

Il assume la fonction de ministre de l'Intérieur du au . Il est nommé en ministre de la Justice du gouvernement dirigé par le président de la République Hassan Rouhani.

Biographie

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De 1979 à 1986, Pourmohammadi est procureur de la Cour révolutionnaire (en) et en 1986, procureur de la Cour révolutionnaire des Forces armées. De 1987 à 1999, Pourmohammadi est vice-ministre du Renseignement et de la Sécurité[1]. En tant que représentant du ministère du Renseignement, il siège au sein de la commission chargée des procès-minute de l'été 1988 au cours duquel plusieurs milliers de prisonniers politiques sont exécutés[2]. De 1990 à 1999, il est directeur des services secrets du ministère du Renseignement.

En , l'ONG Human Rights Watch a publié un rapport dans lequel il est expliqué que Mostafa Pourmohammadi est impliqué depuis 20 ans dans de graves violations des droits de l'homme, impliquant des crimes contre l'humanité en rapport avec le massacre de dizaines de milliers de prisonniers politiques[3]. Lors des débuts de la République islamique, Mostafa Pourmohammadi était un jeune procureur de la Cour révolutionnaire dans plusieurs provinces iraniennes (Khouzistan, Hormozgan, Kermanchah, Khorassan). Il est accusé, selon des rescapés qui ont ensuite témoigné dans des médias iraniens basés à l'extérieur de l'Iran, d'avoir à ce titre condamné et fait exécuter plus de trois cents personnes rien que dans la prison de Bandar Abbas. À la fin des années quatre-vingt, Mostafa Pourmohammadi est un des trois juges membre d'une commission qui condamne à mort et fait exécuter des milliers de prisonniers politiques notamment à la prison d'Evine. Cette commission était surnommée « Commission de la mort ».

Membre du cabinet du ministre de l'Intérieur Ali Fallahian, (sous la présidence de Hachemi Rafsandjani) qui a commandité le meurtre d'opposants kurdes iraniens à Vienne en et en à Berlin, Mostafa Pourmohammadi a également siégé dans le tribunal spécial jugeant les membres du clergé qui en 1999 a condamné à cinq années de prison Abdollah Nouri, religieux réformateur ministre de l'Intérieur de Mohammad Khatami, qui sous la pression des conservateurs avait dû abandonner son poste. Mostafa Pourmohammadi est également un proche de l'ayatollah Mesbah Yazdi, religieux ultra-conservateur. À la suite de la révélation des meurtres en chaîne des années 1990, il doit quitter son poste au ministère du Renseignement[1].

Pourmohammadi est candidat à l'élection présidentielle de . Il s'agit d'une élection anticipée entraînée par la mort du président Ebrahim Raïssi dans un accident d'hélicoptère. Sa candidature est autorisée par le Conseil des gardiens de la Constitution[4]. Pendant le premier débat présidentiel, il est le seul candidat à se montrer ouvertement critique du soutien iranien à l'invasion russe de l'Ukraine, estimant notamment que celui-ci donne un prétexte pour intensifier les sanctions contre l'Iran et aggraver son isolement international[5],[6].

Références

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  1. 1 2 (en) « Who’s Who in Iranian Politics : Mostafa Pour-Mohammadi » [archive du ], sur Iranian diplomacy, (consulté le )
  2. Henry Sorg, Le massacre des prisonniers politiques de 1988 en Iran : une mobilisation forclose ?, Raisons politiques, 2008/2 (n° 30), pages 59 à 87
  3. "Ministers of Murder: Iran’s New Security Cabinet", Iran Press Service 16.12.05
  4. « Election présidentielle en Iran : six candidats autorisés à prendre part au scrutin du 28 juin », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
  5. (fa) « پورمحمدی: در ماجرای جنگ اوکراین، ما بیشتر هزینه دادیم اما نفعی نبردیم؛ برعکس بهانه هم دادیم برای تشدید فشار‌ها و تحریم‌ها / دلیلی ندارد که ما به راحتی منابع ملی را در اختیار بگذاریم اما بهره آن را نبریم », sur Entekhab (en), (consulté le )
  6. (fa) « ویدیوی کامل مناظره اول کاندیداهای ریاست جمهوری 1403 », sur Tabnak (fa), (consulté le )

Voir aussi

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Liens externes

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